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 Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha

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Yamada Tatsurô
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MessageSujet: Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha    Dim 09 Oct 2011, 03:13



Début d’après midi sur l’île ; le mois d’octobre tendait à rendre l’endroit en moins en moins accueillant. Les journées se faisaient plus froides et moins longues, les nuits se refroidissaient rapidement ; la réel nature de ce morceau de terre perdu semblait plus évidente, glacial et sombre. Tasurô marchait vers le château de Cartes ; il n’y allait que très rarement et essentiellement pour récupérer des affaires. Il était bien trop loin du bar pour y retourner tout les soir après des nuits bien souvent trop arrosés… Mais le retour des soirées fraiches forçait le jaune a y aller pour récupérer des sapes plus chaudes, propres au passage. Les mains lourdement enfoncées dans les poches de son cuir, le brun se sentait d’humeur maussade sans avoir aucune idée pourquoi, mais il ne chercha pas à comprendre, juste à ruminer en silence. Oh oui, de toute façon être mal gratté était une seconde nature chez lui, juste après mentir comme un arracheur de dent ! En ce moment, les choses n’allaient pas vraiment dans le sens qu’elles auraient dû dans son petit crâne, ça le travaillait… Pauvre enfant. Tatsu’ n’avait pas beaucoup à faire aujourd’hui ; prendre ces broutilles et retourner au bar attendre l’ouverture, encore du temps à tuer. Étrangement il avait l’impression de n’avoir que du temps à tuer ces derniers temps, agaçant. Plus que quelques mètres avant d’entrer dans le refuge d’y Joker, des fois le jaune s’étonnait que plus de malade ne tentent de venir fouiller ici pour le zigouiller ou quoi que ce soit du genre. Ou peut être que cela c’était déjà produit, mais ces personnes en question ne peuvent plus en parler, fort probable. Le roi trèfle ne se posait plus de question quant à l’existence même du Joker depuis longtemps ; il était là, dans ces quatre murs à nous observer sans doute en se fendant la poire. Tatsurô dû sortir ces mains de leurs abris confortable pour pousser la grille froide ; il frémit au contact de sa peau chaude contre la ferraille. Une sale journée se disait-il en tiquant contre cette sensation désagréable, se dépêchant d’aller vers la porte. Deux tour de clé plus tard, il était à l’intérieur.

C’était relativement drôle au final, de se dire que le QG de cette mascarade soit si imposant et kitch. Ah ce Joker, un petit rigolo en fait. Le brun activa son pas à travers les couloirs et les escaliers en direction de sa chambre , il passa d’ailleurs devant la porte de celle d’Ageha légèrement entr’ouverte. En effet, chaque groupes se partageaient une aile, les figures trèfles n’étaient pas loin de leur supérieur. Le jaune soupira en arrivant dans sa grotte ; encore un tas de bordel a mettre en ordre. Il jeta sur le lit le sac qu’il avait sur le dos , contenant des affaires à laisser ici. Il le vida ; des chemises sales, chaussettes, sans importance… Une fois la chose vide, Tatsurô se retourna vers son armoire pour l’ouvrir. Sans trop s’attarder il en sortit des sapes pour les engouffrer dans son sac tout aussi sec. Et voilà, pas besoin de plus. Sa mission du jour était accomplie et il n’avait rien d’autre à faire. Le roi s’installa sur son lit sortant de sa poche son paquet de cigarette, machinalement en alluma une etc. Il essayait de se souvenir qui bossaient ce soir ; non pas Omi, ni Natsuko , presque personne. Et ça l’emmerdait. Il tira de longues lattes sur son cylindre cancérigène ; ça ne lui convenait pas. Il voulait quelqu’un avec lui ce soir, mais qui ? On ne se poussait pas spécialement devant la porte de Tatsu’ pour avoir la grande chance de rester une soirée avec lui. Hélas ! Quelques minutes de réflexion en s’étalant de tout son long sur le lit, une main déboutonnant sa chemise. Lentement, lentement… Au passage, il fallait se changer. Deux dernières taffs sur la cigarette avant de la laisser tomber dans un verre sur la table de nuit ; il se leva en retirant sa chemise noire pour enfiler celle a coté de lui, oh noire avec de fines rayures verticales grises, que de folie ! Alors qu’il fermait les boutons, il eut une idée soudainement ; et Ageha ? Et oui, il avait vu la porte de sa chambre ouverte, peut être qu’elle était là elle aussi ! Oh, cette idée lui plaisait bien, dessinant un très léger sourire sur son visage. Le sac sur une épaule, cuir à la main il se retourna dans le couloir.

Elle ne travaillait pas non plus ce soir. Tatsu’ s’organisait vraiment n’importe comment des fois, un coup il avait bien trop de monde au bar, le soir suivant presque personne. Pas étonnant vu le personnage, l’ordre c’est pas sa tasse de thé. Le brun arriva devant la porte, n’entrant pas de suite. Il hésita ; toquer, ne pas toquer ? Oh, il opta pour la deuxième solution ayant envie de la surprendre, dans une situation gênant peut être ? Haha. Il poussa la porte lentement, s’avançant en catimini pour ne pas faire trop de bruit ; elle était dos à lui, se changeant elle aussi. Ce sale voyeur ne se manifesta pas, la regardant tranquillement descendre son pull le long de son corps fêle. Malade, ce mot lui sauta à la gueule ; une pauvre fille malade. Le roi se souvint qu’à l’époque, sa faiblesse l’avait touché au point de se démener pour elle, il ne comprenait pas comment le sadisme du Joker pouvait le faire aller jusqu’à rapporter des personnes vraiment mal, qui n’allaient vraisemblablement pas survivre longtemps. Toujours silencieusement , Tatsurô avança d’un pas ou deux en poussa la porte pour qu’elle se ferme, mais pas totalement. Il voulait garder la faiblesse physique d’Ageha entre ces quatre murs lui comme seul spectateur, le maître et la victime dans un environnement clos, privé. Ce doux spectacle continuait ; elle passait la main sur sa nuque pour dégager les cheveux coincé sous le pull, ajustant ce morceau de plaine peu seyant. Autre passe-temps auquel s’adonne ce grand con ; le voyeurisme, surtout avec la brune dès qu’il le pouvait. Tatsurô savait bien qu’elle le détestait, mais il n’en tenait pas rigueur vu que ces sentiments à lui n’avaient pas changer, bien que toujours difficile à définir. Il laissa son sac glisser par terre, son blouson par la même occasion ; il mourrait d’envie de coller ces mains froides contre la peau chaudes de ces flancs. Mais n’en dit rien, se reposant juste sur la porte, se mordant la lèvre inférieur ; la porte claqua doucement.


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MessageSujet: Re: Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha    Lun 10 Oct 2011, 21:49

Ageha était gelée. Elle avait froid, plus que d’habitude. Elle était habituée à avoir tout le temps froid, sa maladie la rendait moins résistance et elle enfilait toujours de grosses vestes ou des pulls même avec plus de 20° pour échapper aux maladies hivernales. Les mois froids étaient sans doute les pires de l’année. Elle soupira et se cacha sous sa couette. Elle aimait cette sensation d’être protégée, d’être coupée du monde. Bien que cela ne durait jamais longtemps, à croire que les gens s’affrontent pour le titre du celui qui arriverait à emmerder le plus de personnes. Son Roi serait sous doute en tête. La jeune femme le chassa vite de sa tête. Elle était en congés, seuls jours où elle n’avait, normalement , pas à le voir. Elle poussa sa couette et fixa le plafond de sa chambre, fatiguée. Elle n’aimait pas vraiment se rendre au Château, la proximité avec le Joker était bien trop grande et elle le détestait. Se réjouir de la voir malade, il n’y a que lui pour en jouer. Mais elle préférait y aller pendant ces jours de repos, son appartement était bien trop près du bar de Tatsurô, ce dernier en profite pour aller et venir comme il veut et cela l’agace au plus au point. Mais que peut-elle y faire ? Alors, elle vient là, dans sa chambre, pour dormir… ou se cacher, regarder son plafond quelque peu froid et sordide, comparé à celui de sa chambre dans l’appartement.

Elle se leva, avant de se rallonger bien vite, prise par un mal de tête soudain. Elle s’était levée un peu trop vite. Elle tourna la tête sur la droite, tendit la main et glissa ses doigts lentement sur chaque bordures de la table qui se trouvait près de son lit. Elle aurait voulu rester là, au calme, seule, faire ce qu’elle avait envie de faire quand elle le voulait. Une quinte de toux cassa tous ces petits rêves inaccessibles et elle se releva. Ses pieds se posèrent sur le sol froid, dur et elle se mit debout, vêtu simplement d’un grand et long t-shirt noir. Elle enjamba son sac, gentiment posé sur le sol et attrapa un jean noir qu’elle enfila rapidement. Cherchant un pull assez chaud à mettre, elle fouilla chaque recoin de sa chambre. Son attention fut attirée par le miroir. Avant, voir à quoi elle ressemblait, l’attristait, maintenant, elle n’en avait plus rien à faire. Maigre. Même son jean, qui devait être la plus petite taille du marché était bien trop grand pour elle. Elle avait ce regard désintéressé lorsqu’elle fixait son reflet. Elle se détourna et attrapa son sac qu’elle vida sur le lit. Une écharpe, un parapluie, une bouteille d’eau à moitié vide, un carnet, des stylos, un livre et ce qui prenait surement le plus de place dans son sac, une multitude de boîtes de médicaments presque vides. Elle grimaça, elle allait bientôt devoir en demander de nouvelles.

Jetant son regard sur une pile de vêtement sur une chaise, elle remarqua un pull qui semblera sans doute satisfaire ses envies de confort et de chaleur. Elle devait vraiment être désespérée pour se sentir satisfaite rien qu’en enfilant un pull. Glissant le pull sur ses hanches, elle dégagea ses cheveux dans un mouvement lent, elle commençait à avoir mal au cœur. Perdue dans son mal-être, elle n’entendit même pas les légers bruits feutrés qu’avaient produis le sac et le blouson sur le sol. Elle ne se rendit compte de l’autre présence que lorsqu’elle entendit le claquement de la porte. Ageha sursauta et se retourna brusquement. Elle retint un soupir de désespoir. Encore lui. Tatsurô. Son Roi. Il ne pouvait donc pas la laisser tranquille au moins un jour, il l’avait presque tout le temps sous la main, sauf ces jours-là. Elle ne lui demanda même pas depuis combien de temps il était là. Elle ne le connaissait que trop bien pour savoir qu’il aimait s’incruster chez les gens sans dire un mot. À la vue de son sac et de son blouson, il était surement en train de rechercher la compagnie d’une personne qu’il pourrait coller pour la soirée. Elle recula instinctivement d’un pas et croisa ses bras devant sa poitrine.

« Qu’est-ce … que tu fais là ? » demande-t-elle, légèrement mal-à-l’aise. Elle se tut un instant avant de reprendre. « Tu as besoin de quelque chose ? »

Surement. Tatsurô avait TOUJOURS besoin de quelque chose. Une chose qui pouvait être aussi bien futile qu’importante. Mais à chaque fois, il fallait qu’il l’ait tout de suite et qu’importe ce qu’elle avait à faire, elle. Il passait avant. Ses yeux passèrent de droite à gauche, toujours en prenant bien soin de contourner Tatsurô, ne pas le regarder dans les yeux. Cela lui rappelait la cruauté des hommes. Cela lui rappelait ce qu’elle voulait fuir. Elle voulait fuir loin de tout ça et surtout de lui. Celui qui l’avait trompé, trahi, blessé. Elle hésitait à lui tourner le dos, alors elle ne faisait que se tortiller sur ses deux jambes, ne savant pas où aller, ne savant pas quoi faire, et surtout ne savant pas quoi dire.

« Tu n’es pas au bar ? » fut la première chose qui lui passa par la tête.

Peut-être que si elle lui rappelait qu’il avait un bar, il y retournerait et la laisserait tranquille, ne serait ce qu’une journée. Il irait emmerder les clients et les quelques employés qui y travaillaient ce soir. Oh oui, ça serait parfait s’il faisait ça. Mais ce n’était qu’une douce illusion. À croire qu’elle était fichée en tant que personne sur qui on pouvait passer ses nerfs et ses pulsions puisque de toute façon, elle ne réagira pas. Ne voulant pas chercher de problèmes inutiles, que son Roi serait tout à fait capable de créer tout seul, elle se tut et posa ses mains sur la table derrière elle, lui créant un point d’appui, au cas où. On ne pouvait jamais rien prévoir avec lui.
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Yamada Tatsurô
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MessageSujet: Re: Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha    Lun 07 Nov 2011, 22:13

( c'est pas super désolé, mais je voulais te répondre ! je t'ai déjà bien fait attendre désolée ... )

La jeune Ageha avait bien raison de se méfier de son roi ; il trouvait toujours un prétexte pour l’emmerder et lui bouffer de son temps. Allez savoir, c’est son petit trip de faire le parasite à longueur de journée, spécialement chez tout ceux qui n’ont pas envie de le voir. Et foutre ! Tatsurô savait très bien que la brune le vomissait intérieurement depuis un moment ; ça l’excite en réalité. Ce jaune là fait partie de ce genre de personne qui ne réussit qu’à triquer uniquement sur le dos des autres, celui qui ne prends son pied qu’en voyant son partenaire mal en point. Manque de bol … Ageha était une victime toute trouvée avec sa maladie et ses multiples problèmes de santé. Cette raclure de fond de toilette la reluquait salement en s’appuyant sur la porte, se pinçant la lèvre en voyant qu’elle reculait ; ah … ça allait bien mieux d’un coup. « J’ai envie de compagnie. » Ce pauvre homme n’avait pas beaucoup de potes avec qui trainer ; en même temps, un connard pareil me direz-vous … Lui-même ne se supporterait pas. De toute manière, le trèfle n’a jamais été très ami, il ne sait pas trop comment se comporter avec les gens pour qu’une relation passe du rien à de la camaderie. Aussi loin qu’il s’en souvienne, il ne se rappelle pas avoir eut spécialement de bons potes ; des gens comme ça vite fait, mais sans plus. Quand il était jeune peut être, mais grand amateur de coup de pute, ça l’a rapidement saoulé. Non, on est bien mieux seul pensait-il, il suffit de trouver l’une ou l’autre nenette pour tuer le temps parfois. Tuons le temps d’ailleurs.

Le bar, le bar … ah oui, le bar. Il avait encore du temps avant de devoir y aller ; au pire des cas, on se débrouillerait très bien sans lui. Certaines seraient sans doute contents de savoir que le patron n’est pas là, ça signifiait un peu de tranquillité ! Du calme que cherchait certainement Ageha au château ; haha. Après l’avoir lourdement détaillé de la porte, le brun se décida à changer de poste ; il se redressa un peu pour aller vers la table de nuit y tripoter les trois pauvres bibelots qui y trainaient ; rien de folichons. « J’ai encore du temps avant de devoir y aller … Pis tu sais bien que je sers pas à grand-chose là bas, un vrai pot de fleur.. » il en est conscient en plus ! Ouah ! Pas complètement anesthésié le vieux. Tatsu’ laissait ses doigts se balader sur les objets tout en s’intéressant de nouveau à la jeune femme ; elle se cramponnait à la table derrière elle, comme s’il allait lui sauter dessus d’un moment à un autre. « Je t’ai jamais tapé dessus il me semble, pas la peine de t’accrocher à cette pauvre table … hey détends toi ! » du moins, il ne s’en souvenait pas. Peut être qu’il l’avait déjà brusquée ou violentée sous emprise de l’alcool ou d’autre choses follement amusantes. Tatsurô préférait se dire qu’il s’occupait bien de sa petite poupée, à sa façon. Même s’il n’en paraissait plus grand-chose, il tenait pas mal à elle et crèverait certainement de jalousie à l’idée qu’un autre pose la main sur elle. Ces doigts s’arrêtèrent sur petite boite en carton, il posa directement le regard dessus en décrochant d’elle ; des médocs. Le roi savait très bien qu’elle devait se goinfrer de saloperies à longueur de journée pour tenir le choc, mais une fois devant le fait accompli, ça le dégoutait. Sa pauvre chose allait mal, et si ça se trouve elle clamserait du jour au lendemain. Soudainement, son visage changea de ton, marqué d’une certaine compassion il lui posa la question suivante ; « Sinon .. hmf, ça va aujourd’hui ? » il ne lui posait pas juste la question comme ça, comme on le fait tout le temps pour meubler, non Tatsu’ pensait à sa maladie ; il se retourna vers elle la boite de médicament en main pour qu’elle comprenne.



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MessageSujet: Re: Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha    Ven 09 Déc 2011, 11:00

Ageha était toujours appuyée contre la table, ses mains tremblaient et ses doigts étaient crispés sur le rebord. Elle la tenait tellement fortement que ses phalanges en étaient blanches. Sa lèvre inférieure tremblait, comme si elle allait se mettre à pleurer d’une seconde à l’autre. Elle inspira difficilement alors qu’il l’observait avec cet air … particulièrement salace, comme tous ces hommes au bar. Elle détestait ça, elle n’était pas un objet qui avait pour but d’exciter les gens. Mais elle ne disait rien, de toute façon, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire contre eux. Et en particulier lui. Elle chancela légèrement sous le regard bien appuyé de son roi et baissa les yeux. Sa voix lui parvient à ses oreilles après un léger silence… Besoin de compagnie ? Il avait toujours besoin de compagnie et ce n’était pas que le soir, le jour aussi. Elle s’était déjà demandé s’il avait de véritables amis ici. Elle en doutait fortement vu son attitude. Elle-même n’en possédait pas beaucoup, mais elle savait qu’elle pouvait quand même compter sur Scott si quelque chose n’allait pas. Ils étaient pareils, tous les deux étaient blessés et blasés. Elle tenta une vaine réplique afin de l’orienter ailleurs qu’ici.

« Et tu ne préférais pas une autre compagnie. » Se rendant compte qu’elle s’était véritablement très mal exprimée, elle se justifia. « Enfin, je… je veux dire que je suis un peu fatiguée et je ne serais sans doute pas de très bonne compagnie ce soir… Mais après tout, c’est toi qui décide »

Elle prit conscience que sa dernière phrase fut prononcée avec une amertume bien visible, beaucoup plus qu’elle n’aurait du. On appelait ça de l’insubordination. Oh, elle ne voulait pas de problème, mais épuisée comme elle était, elle n’était pas capable de contrôler les intonations de sa voix. Espérons que Tatsurô ne le remarque pas. Entendant des bruits de pas, elle releva la tête et l’aperçut se déplacer, la contournant. Comme une proie avec sa cible. Elle déglutit difficilement, l’observant regarder un peu partout, manipuler quelques objets sans grande valeur. Il parla de nouveau et elle écoutait patiemment qu’il est fini son inspection et ses petits commentaires pour tenter, en vain, elle le savait déjà, de le faire sortir de sa chambre. Un silence s’était, ensuite, installé. Pesant. Trop pour elle, elle pesa ses mots, tourna sept fois sa langue dans sa bouche comme on disait et reprit la parole.

« Je… » Elle se coupa. Oui, en effet, Tatsûro ne servait pas à grand-chose au bar, à part à martyriser ses pauvres petits employés ou à rendre florissant le trafic de drogue des dealers aux alentours. Elle préféra finalement ne rien dire. Que pouvait-elle dire de toute façon …Oui, en effet, tu es un vrai pot de fleur, mais une fleur dérangeante ? Non, elle ne pouvait pas, elle n’en avait pas le droit. Croisant son regard, alors qu’il la fixait de nouveau, elle reprit appuie contre la table. Chose qu’il avait, pour sur, remarqué. Elle sursauta légèrement lorsqu’il reprit la parole. En effet, voilà une chose dont elle pouvait le remercier : il ne l’avait jamais frappé. De temps à autre, quand il était complètement bourré, il lui arrivait juste de la bousculer un peu plus que d’habitude, mais c’était surtout par ses mots qu’il devenait blessant. Respirant faiblement, elle se redressa et lâcha, à contrecœur, la table de nuit derrière elle. Ses doigts craquèrent légèrement lorsqu’elle les fit bouger. La pression exercée à coup sur. Elle rebaissa les yeux, par habitude, les levant de temps à autre pour voir ce qu’il fabriquait, mais elle s’évertuait à ne plus croiser son regard. Pour ce soir en tout cas.

Entendant de nouveau sa voix, elle leva les yeux. Elle fut frappée par quelque chose de flagrant. Un souvenir en fait. L’expression de Tatsûro lui rappelait « avant ». Il avait le même que lorsqu’ils n’avaient encore aucunes fonctions dans le système de cet île. À cette même époque, il compatissait réellement –ou pas – à ce qu’elle endurait. Il lui posa alors une question. La question. Cette question qu’elle se posait elle-même chaque jour. Comment est-ce qu’elle allait ? Mal. Elle l’observa prendre une boîte de médicament, comme si elle n’avait pas compris dans quel contexte la question lui était posée. Elle se concentra sur sa respiration pendant quelques secondes : inspirer, expirer, inspirer, expirer. Elle ne savait pas quoi répondre à cette question. Elle ferma brièvement les yeux avant d’ouvrir la bouche, sa voix était légèrement chevrotante, mais elle tenait.

« Ça … ça pourrait être pire… » Comme toi qui déciderait de camper éternellement dans ma chambre, pensa-t-elle. Elle ne dit rien de plus. Il pourrait l’utiliser contre elle. La briser encore et encore. Il savait où appuyer pour que cela fasse mal, elle ne voulait pas lui donner encore plus de domaines exploitables. Autant changer de sujet de conversation.

« Sinon… pou-pourquoi tu es venu ici ? Tu ne t’y rends pas très souvent … Et puis il n'y a pas grand monde généralement...» Elle pria pour qu’il ne prenne pas ça pour une critique, un reproche, un jugement. Elle n’avait pas le droit de juger son roi, mais elle voulait à tout prix changer de sujet. Elle n'espérait pas une véritable réponse sur le pourquoi du comment son Roi était venu au château. S'il cherchait de la compagnie, il savait très bien qu'au bar, il en aurait. Ici... c'était morbide. Et très peu habité.

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MessageSujet: Re: Too late i'm lost in human nature ▬ Ageha    Lun 09 Juil 2012, 17:12

Tous savaient que lorsque Tatsurô parlait, demandait quoi que ce soit, la plupart du temps il avait une idée mal tournée cachée derrière la tête. Surtout Ageha ! Si bien, que même lorsque le peu de fois ou il demandait réellement quelque chose gratuitement, on se méfiait tout de même. Normal, comment croire un fifre menteur le seul moment ou il ne ment pas, et y a t’il un seul moyen de s’en rendre compte ? Triste fatalité ! Le brun reposait la boite en carton, amer. Oh ce n’était pas une surprise qu’elle réagisse de cette façon, en restant aussi distante, mais ça piquait. Oh elle ne terminait pas ces phrases, de peur que tout cela lui retombe dessus. C’était touchant . Sa position et sa réputation était elle que beaucoup préférait se taire plutôt que de risquer quoi que ce soit . Un peu megalo sur les bords – un peu ? – il n’hésitait pas à en faire des tonnes pour trois fois rien. Oh toi là bas, tu as pris la main de la femme que le roi convoitait pour attirer son attention au bar ? On te la coupera histoire que ce genre de chose ne se reproduisent plus. Mais à force … Mise à part tirer de grande tirade dans le vide pendant que les quelques personnes dans l’obligation de le côtoyer baissent la tête, il n’avait plus grand-chose à faire. Il ne lui restait plus qu’à délirer de temps à autre ; « Tu ? … ça devient lassant cette habitude que vous avez de ne pas terminer vos phrases. Entre nous Ageha, tu sais bien que je souffrirais trop de tordre ton petit cou. Qui est-ce que je pourrais forcer à m’écouter ? » Mais la jeune femme était toujours collée à cette table à l’autre bout de la pièce, si sa constitution le lui permettait, elle se serait déjà certainement enfuie par un trous de souris. Malheureusement pour elle, il ne lui restait qu’à supporter cette discussion imposée par son bourreau. Eh bien celui-ci pris ses aises, tant qu’à faire. Il n’était motivé à rien mis à part trainer ici et là en loquant, même l’idée de se faire un petit verre histoire de se revigorer ne lui parlait pas. On touchait le fond.

Il se déplaça lentement jusqu’au lit pour s’assoir dessus. Un matelas de merde, des meubles de merde, une ambiance de merde. Ce château était le pire endroit de toute cette île de merde. Chaque petit endroit vous rappelle que le Joker n’est pas loin et tout le tralala. D’ailleurs, si ça se trouve, il n’était qu’à deux pas d’eux en train de rire jaune. Mais ça, personne ne le saura jamais. Toujours les même réflexion à ce faire , la plus terrible des prison même en l’absence de barreau. Ce qu’il faisait ici ? Il ne le savait plus. Il y avait certainement une raison précise pour l’amener à ce bordel, mais son esprit était incapable de se fixer à une seule idée trop longtemps, elle avait disparue. « Prendre l’air du bar, puis j’irais prendre l’air du château après. C’est … toujours le même parcours au final. Oh ! Ma fille, tu n’as pas idée comme je m’ennuie en ce moment. Plus rien ne m’occupe, même plus la défonce, rien rien … Et toi, qu’est ce que tu viens faire ici ? Mis à part te cacher de moi. Ha ha. » Son rire était cinglant. Ce n’était même pas tourné spécialement contre elle, mais envers l’inutilité de son action . Il y avait peut être d’autres raisons qui l’amenait ici, mais Tatsu’ devait être dans le lot. Et tout comme lui n’arrivait plus à tromper l’ennuis, elle ne pouvait pas plus fuir ces problèmes. Ah ! Malgré les rangs, les classes les privilèges et toutes ces conneries … Tout le monde au même rang, pas de bol !

Tout ce dos, Tatsurô faisait dos à la brune, en agitant les bras, riant de façon dérangeante de leurs situations. Soudainement il se laissa tomber sur le lit, regardant le plafond. Il reprit son discours lentement « Ceci dit. Je ne suis pas sûr que l’herbe soit plus verte, là bas au Japon. Les marioles portent juste de beaux costumes et tiennent de grands discours auxquels ils ne croient même pas. Ici au moins on sait à quoi s’en tenir tu sais … Couches-toi à coté de moi. » Le ton de sa voix était assez lent, nonchalant. Il avait toute la nuit pour dire tout ce qu’il pensait, il n’usait pas pour une fois de son ton dur pour donner des ordres. C’est doucement qu’il l’invita à le rejoindre, pour voir sa réaction. Il renchérit ; « Je ne tenterais rien. Pour ces manchots en costards, c’est du moins ce que je me disais à l’époque, j’étais pas très malin non plus à vivre dans mes poubelles … Toi qui est ici depuis moins longtemps que moi, dis moi … C'était quoi ton chez toi ? » Vous ne rêvez pas. Tatsurô tentait de commencer une discussion sensée. En plus sur un sujet délicat qu’il n’évoquait pas avec tout le monde ; l’ancien temps, quand il vivait encore ‘ là-bas’.


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