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 Besoin de tendresse |Masshiro Ageha|

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MessageSujet: Besoin de tendresse |Masshiro Ageha|   Lun 10 Oct 2011, 20:46

Une nouvelle nuit qui se levait pour le corbeau… L’heure de déployer ses ailes une fois encore. Une aube obscure pour le rapace solitaire, sous le signe de la tristesse l’homme se leva alors que le soleil se couchait… On pouvait aller jusqu’à dire qu’il était en synchronisation parfaite avec le crépuscule du soir. Alors qu’il ouvrit les portes de son entrepôt, les derniers rayons de soleil disparurent à l’horizon… A quoi bon continuer ? Qu’elle était le sens de chaque pas ? L’homme l’ignorait, mais ce rituel quotidien devenait si monotone… Pourquoi sortir de son havre de paix ? Pour le commerce, simplement le commerce… La fatigue de son âme était si grande… Il repensa à Emiko, mais que penser d’elle ? C’était la seule femme capable de semer un tel doute dans son esprit… La seule qui lui faisait vivre l’enfer… Un soupir tandis qu’il enfila un nouveau haut, un vulgaire tee-shirt… face à l’immensité qui se dressait devant lui, au loin les lumières de la ville… Son esprit hésitait, pourtant son visage ne montrait rien. Que faire ? Il l’ignorait, et ce doute qui régnait dans son esprit. Son ignorance, son hésitation, sa fatigue, tout ceci résonnait en lui tel un Requiem, mais un Requiem muet. Rien ne se dessinait sur son visage. Il prit une grande inspiration, et enfila un pull à capuche, sa veste en cuir, et ses vans.

Il était de sorti… Enfin, presque pouvait-on dire. Son esprit était ailleurs. Il enfila sa capuche dès lorsqu’il arriva à l’approche de population. Pourquoi ? C’était habituel chez lui, son visage devait rester caché aux yeux de la plupart. Il erra un long moment, et ignora même certains de ses clients… Oui, il n’avait vraiment pas la tête à vendre aujourd’hui. Il continua à marcher, tête baissé, et portant un casque. De la musique, cela lui faisait du bien. Sans prendre vraiment attention, il se dirigea vers l’ouest… Pourquoi l’ouest ? Sans aucune raison particulière, il laissa ses jambes avancer, et aller où elle voulait. Quand il s’arrêta et observa où il était, il eut comme une révélation, un éclat de génie ! De la compagnie Trèfle, oui ! Plus spécialement de la compagnie féminine lui plairait… Il avait le choix… Dame, Valet ou As ? Haru, Ageha ou Akeko ? Mmmh, un choix difficile… Un instant de réflexion s’imposait. Il s’arrêta à un bar en s’allumant une clope. Il commanda par la même occasion une boisson :


>>Une bière.

Simple et direct, il attendit patiemment sa boisson en fumant sa cigarette… Un sacré dilemme… Il avait le choix d’une compagne pour cette nuit… Pas d’amour, ni de sexe. Juste une présence douce. Et il y avait trop personnes sur l’île dont seule leur présence pouvait détendre le corbeau… Laquelle choisir ? Avant de faire un choix, il fallait s’accorder un long temps de réflexion. Pour faire ce genre de choix, Ren n’était pas très doué.

Sa bière arriva enfin. Il suffit de quelques gorgées pour que son choix se fasse. Il misa sur Ageha. Sa petite poupée favorite, un terme qui convenait parfaitement à la jeune femme… Malgré qu’elle est du mal à lui faire confiance. Il essai tout de même de lui faire croire aux plus beaux rêves. Peut être qu’un jour elle découvrira la vérité… Mais il ne le souhaitait pas. Il voulait qu’elle reste son jouet à vie. C’est le seul jouet qu’il souhaitait garder pour toujours… Son jouet favori. Il but d’une traite ce qu’il restait de la boisson, et se leva. Il était l’heure de se remettre en marche… Il quitta la terrasse de ce bar sans payer… Une chose était sur c’est qu’il n’allait pas revenir de si tôt ici. Mais pour le moment, il se remit en marche, mais vers le centre de l’île.

Le château de carte était un endroit destiné aux figures… L’entrée d’une petite carte dans cet endroit… Une chose rarissime, et Ren savait qu’il risquait gros en entrant ici… Mais il voulait voir Ageha… Il se dirigea vers la partie Ouest. Ageha ne semblait pas là, mais étais-ce sa fenêtre d’ouverte ? Mmmh, le corbeau dans son jeune âge avait prit l’habitude de grimpé aux gouttières pour éviter les ennuis… Ce ne serait donc pas sa qui allait lui faire peur. Mais par contre, le risque qu’il se trompe de chambre était assez risquer, mais il savait que la chambre de la belle Ageha était vers là-haut… Enfin, qui ne tentait rien n’avait rien après tout. Il prit une grande inspiration, et se mit à escalader la façade, remerciant l’inventeur de la gouttière. S’il savait à quel point cela pouvait aider…


>>Pfuiii, enfin arrivé…

La pièce était sombre, elle n’était donc pas encore là… Il s’assit sur ce qui semblait être un canapé, silencieusement puis ferma les yeux un instant… On peut même dire qu’il failli s’endormir. Mais des pas dans le couloir, ainsi qu’un bruit de clés s’introduisant dans la serrure sorti le jeune homme de sa transe. Elle ? Enfin… La lumière s’alluma, aveuglant un instant l’homme toujours assit, mais il reconnu presque qu’immédiatement Ageha… Surtout à son parfum. Il lui lança en souriant :

>>Voilà Cendrillon qui revient du bal

Première réaction de la jeune femme qui semblait ne pas l’avoir vu ? Elle semblait surprise… C’était compréhensible, c’était rare que le corbeau face intrusion comme ça chez les gens… Et surtout à cette heure, mais bon, ce soir s’était différent, et il était d’humeur impatiente.
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MessageSujet: Re: Besoin de tendresse |Masshiro Ageha|   Mar 11 Oct 2011, 13:00

Marre. Elle en avait marre. La jeune femme s’affaissa un instant dans un coin du bar, épuisée. À croire que la population d’ici était tellement désespérée qu’ils se mettaient tous à boire pour oublier leurs soucis. Elle qui détestait l’alcool, qui détestait les personnes qui l’accostaient sans gène complètement ivre. Elle tentait tant bien que mal de passer entre les clients, priant pour qu’aucun deux ne fasse attention à elle, mais ils y en avaient toujours pour tenter de glisser leurs mains quelque part sur son corps. Bien heureusement, elle était plus rapide et se dégageait, se mettant hors de leurs atteintes. Elle détestait qu’on la touche. Il ne fallait surtout pas que ces hommes ne la touchent. Elle inspira et expira profondément en regardant le plafond. On aurait dit que Tatsurô ne la faisait bosser que lorsque les pires alcoolos étaient de service au bar. Elle tombait toujours sur des goujats de la pire espèce. Jetant un bref coup d’œil à la salle, elle prit sur elle et se releva avant de revenir près du bar, d’une démarche assez peu assurée. Elle avait vraiment hâte de finir le boulot et de se rouler sous sa couette pendant des heures et des heures. Ou bien, elle ouvrirait sa fenêtre pour regarder les étoiles, libres, fortes et brillantes dans le ciel. La chance.

Elle attrapa sa grosse veste grise sur le porte-manteau et fila vite avant de croiser Tatsurô. Imaginons qu’il est besoin de quelque chose à … 2h du matin ? Les mains dans les poches, la tête baissée, elle marchait lentement, à la limite de compter ses pas. Toute frêle comparée aux rares personnes qu’elle croisait dans la rue, elle réfléchissait. Elle ne savait même pas si elle voulait rentrer chez elle, dans son appartement. Elle leva les yeux aux ciels : les étoiles brillaient. De sa chambre au Château du Joker, elle les voyait si bien, mais elle hésitait. Le pire scénario serait de le croiser, lui. Elle porta son regard sur ses chaussures, des ballerines, elle essayera de faire le moins de bruit possible. Se dirigeant vers le centre de l’île, elle arriva devant et poussa avec difficulté la grille d’entrée, devant même s’y prendre à deux fois. Elle était épuisée et ses membres douloureux le lui faisaient bien comprendre. Elle rentra dans la bâtisse et se dirigea vers l’aile ouest. Elle passa devant les chambres réservées respectivement au Roi, à la Dame et à l’As. Toutes fermées. Elle n’allait pas s’en plaindre. Elle glissa sa clef dans la serrure de sa chambre, poussa la porte et alluma la lumière.

« Voilà Cendrillon qui revient du bal. »

Elle eut un sursaut monstre quand elle entendit une voix sur le côté. Il ne devait y avoir personne dans cette chambre. Elle aperçut d’un simple coup d’œil, un homme, vêtements sombres et veste en cuir et sans même savoir pourquoi, elle eut une réaction très inattendue. Elle lui balança son sac. Sans violence, c’était comme si elle lui avait donné. Elle-même ne savait pas pourquoi elle avait fait ça, mais c’était fait. Après coup, elle reconnut Ren. Si cela avait été un voleur, il aurait été assuré de repartir avec son sac sans même avoir recours à la violence. Elle resta plantée devant sa porte, stupéfaite par sa propre réaction, avant de reculer de quelques pas en arrière, mal à l’aise. Mesure de sécurité.

« Comment es-tu rentré ici ? » demanda-t-elle, entortillant ses doigts entre eux, terriblement mal à l’aise qu’il soit rentré alors qu’elle n’était pas là. Qu’avait-il bien pu faire pendant qu’il l’attendait ? Et d’ailleurs.« Pourquoi tu es ici ? Tu as … besoin de quelque chose ? » demanda-t-elle, instinctivement. Phrase préconstruite, qui était répétée à longueur de journée lorsqu’elle croisait son Roi.

Elle ferma doucement la porte, en songeant juste après qu’elle aurait peut-être du la laisser ouverte. Elle recula encore un peu, se mettant derrière le lit, créant une barrière entre eux. Elle s’accrocha à l’un des poteaux du lit et attendit. Elle jeta un bref coup d’œil sur le réveil et remarqua que si elle voulait dormir correctement jusqu’au matin, elle allait peut-être devoir prendre quelqu’un de ses médicaments. Au total, elle en avait une dizaine à prendre. Enfin, elle préférait ne plus les compter et avait arrêté au bout du sixième. Elle marcha sur le côté, à la manière d’un crabe, ne voulant pas le perdre de vue, sans pour autant le regarder dans les yeux. Tatsurô avait la manie de se glisser derrière elle quand elle ne regardait pas, depuis elle avait pris bonne note. Elle posa son sac sur son lit et le déversa. Elle attrapa la petite bouteille d’eau et une petite boîte qui ne contenait qu’une dizaine de pilules qui s’y trouvaient. Avec difficulté, elle dévissa le couvercle de la boîte et avala rapidement deux pilules avant de boire une gorgée d’eau. Reposant le tout sur le lit, elle glissa un regard rapide sur Ren. Combien de temps allait-il vouloir rester ? Repensant à ce qu’il avait dit lors de son entrée, elle eut une pensée amère. Elle aurait bien aimé que cela soit vrai. Malheureusement, non. Le travail et toujours le travail.

« Euh… » Elle se tut, ne sachant plus quoi dire. « Tu veux de l’eau ? » proposa-t-elle attrapant sa bouteille, regrettant dès le début de sa phrase ce qu’elle venait de dire.

Comment se sentir gênée en moins de deux secondes. Ageha n’arrivait vraiment plus à réfléchir quand elle était toute seule avec une des personnes qui lui faisaient le plus peur : un homme. Si violent et cruel, elle en avait fait l’amère expérience et ne voulait pas recommencer. Pourtant, elle avait comme eu l’espoir de penser que Ren n’était pas comme ça. Pour le moment, il n’avait été ni violent, ni cruel. Mais une petite voix résonna à l’intérieur de sa tête : « pour le moment ».


HRP : Voilà, j’espère que ça te va u_u Si tu veux que je change quelque chose, n’hésite pas ;D


Dernière édition par Masshiro Ageha le Mer 12 Oct 2011, 21:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Besoin de tendresse |Masshiro Ageha|   Mar 11 Oct 2011, 14:51

De la surprise, cela se lisait sur le visage du Valet de Trèfle. C’était compréhensible après tout, ce n’était pas tout les jours que quelqu’un devait s’introduire de cette façon chez elle. Surtout de la part du Corbeau… Ce n’était pas dans son habitude de prendre tant de risque pour voir une personne. Mais après tout, Ageha était une poupée qu’il chérissait, c’était le seul jouet qu’il aimait. Il tenait à elle… Bizarre, n’est ce pas ? Mais il savait qu’un jour, elle serait la seule personne présente pour lui lors de sa chute en Enfer… Il la modelait pour lui… En tout cas, essayait, ce n’était pas une tache facile de remodeler une personne qui à déjà été modeler par des mains maladroite. Mais il n’était pas du genre à abandonné, bien au contraire. C’était un défi, et l’homme aimait les défis. Il n’était pas prêt à abandonner aussi facilement. Malgré que cela se voyait immédiatement, elle se méfiait de lui. Ren avait bien prévu sa réaction, un rictus amusé se dessina sur son visage lorsqu’elle lui lança son sac, surprise. Certes, l’homme se levait doucement en observant la jeune femme d’un regard doux.

Elle fit quelques pas en arrière… Ce n’était pas la peine ma belle, c’est quelques pas désolait le corbeau blessé. Comment était il rentré ici ? Les Corbeaux, ça vol non ? Un peu d’humour dans l’esprit de l’homme… Et puis ensuite, encore cette question. Beaucoup de fois il avait entendu cette phrase, il savait ce qui s’était passé entre elle et Tatsurô. Plusieurs fois il les avait observés dans un coin du bar… Qu’elle se mette sa dans la tête, il n’était Tatsurô. Elle était la pupille du corbeau, malgré qu’elle ne soit qu’un jouet, il s’était attaché à elle. Il ne souhaitait que de faire apparaître des étoiles dans ses yeux. Et pour sa, il était prêt à tout imiter, à lui faire croire n’importe quoi dans un jeu de manipulation parfait. Il fera tout pour qu’elle ne découvre jamais rien… Il répondit sur un ton doux et mielleux :


>>Je ne veux rien… Je ne suis pas Tatsurô. Mais toi, tu as l’air épuisée… Je voulais juste te voir, j’espérant futilement que cela te fasses plaisir…

Un mensonge ? En partie, cela était à la fois faux, et vrai… Un mensonge, et une vérité… Il s’avança doucement en gardant une certaine distance. Il le savait pertinemment qu’elle était difficile à approcher. La preuve, elle ne le quitta pas des yeux… Il soupira et baissa la tête un instant… Elle n’avait aucune raison de se méfier de lui… Quoique, si. Mais ce soir, il voulait tout faire pour elle… Enfin, il voulait la rendre heureuse au moins une fois. Une tache pas facile, oui, c’était sur. Le regard de l’homme fut attiré par les médicaments de la jeune femme. Une chose qui lui faisait mal… De la voir prendre tant de médicament. Mais il se contentait de l’observé sans aucune expression sur son visage. Il ne montrait rien quand quelque chose le touchait, il ne montrait rien en général. A l’exception quand il changeait de masque. Comme maintenant…

Elle lui demanda s’il voulait de l’eau, en un instant, le regard tendre, et un fin sourire amical apparu sur son visage. Un nouveau mensonge, une mimique si pure, si parfaite qu’elle était la réplique exacte d’un sourire sincère. Impossible de distinguer la vérité du mensonge. L’homme répondit en souriant tendrement :


>>Non, gardes-en pour toi. Mais dis moi, tu as l’air toute crispée, tu voudrais un massage ? Il parait que je suis assez doué pour sa.

Son sourire paraissait tellement sincère, sa voix était douce et calme. Il s’approcha doucement, quelques pas lent… S’assit à côté d’elle, sans être trop près ni trop éloigné. Il ne voulait en rien la brusqué. Il savait bien qu’il fallait du temps pour la mettre en confiance, mais un petit massage, rien de plus relaxant, il espérait qu’elle accepte.

|HRP: C'est parfait =P|
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MessageSujet: Re: Besoin de tendresse |Masshiro Ageha|   Mer 12 Oct 2011, 23:36

Ageha avait baissé les yeux, habitude. Depuis toute petite, pour éviter de voir la vérité et ensuite quand elle était arrivée sur l’île et après son entrée parmi les Figures. D’autres raisons s’étaient ajoutées à l’initiale. Elle avait peur, dès qu’elle sortait. Oh bien sûr, elle était Valet maintenant, et normalement, elle devait aussi jouer le rôle de la police, mais ça ne faisait que l’effrayer d’avantage. Elle ? Etre flic ? La blague. Jamais, on ne la verra s’immiscer parmi une bande de voyous afin de leur demander gentiment de ne plus importuner tel ou tel personne. Elle aurait bien trop peur de ce qu’il pourrait lui faire. Elle serait capable de se mettre à trembler et de vouloir fuir en courant. Elle n’arrivait plus à avoir confiance en eux. Elle connaissait les mauvaises facettes de l’homme et malheureusement, elle ne connaissait que ça. Alors quand elle rencontrait quelqu’un qui d’apparence n’était pas comme tous les autres, cela l’intriguait, mais sa méfiance était des plus accentuées. Tatsurô lui avait bien prouvé qu’un homme gentil pouvait devenir le pire en seulement quelques jours. Et il était normal qu’elle se méfie face à Ren.

Elle reprit soudainement conscience de la réalité quand elle entendit un froissement de tissus et le plancher craquer. Elle releva la tête et remarqua que Ren s’était levé. Elle se fit violence pour ne pas reculer de nouveau. Elle devait faire des efforts, de véritables efforts. Il avait l’air si gentil. Tatsurô aussi, avait l’air si gentil. Il ne l’avait jamais mal traité. Au début aussi, Tatsurô s’était bien comporté. À croire que son Roi allait lui gâcher sa vie et ses relations futures. Enfin, sa vie était déjà tout simplement foutue et elle ne pouvait rien y changer. Alors, elle se forçait à endurer jours après jours les contraintes et le sadisme de la vie. Il eut l’air blessé lorsqu’il lui précisa, encore, qu’il n’était pas son Roi et elle le savait bien, enfin elle voulait le croire, mais au fond d’elle, elle n’y arrivait pas. Voulant tout de même faire un effort, elle s’efforça à sourire, faiblement.

« Je… je sais que tu n’es pas comme lui… Je suis désolée, c’était l’habitude. » Elle se tut un instant, avant de reprendre. « Non, non… ça me fait plaisir de te voir… je… je suis juste, comme tu l’as dit, crevée. Le boulot était épuisant ce soir et j’ai passé ma soirée à éviter … des clients un peu trop collants » lui dit-elle.

Ressasser ses anciens souvenirs, ses vieux démons, lui avait donné la chair de poule. La compagnie de Ren lui serait surement appréciable et réconfortante. Elle ne s’endormirait sans doute pas avant plusieurs heures de toute façon. Elle le suivit du regard alors qu’il s’approchait, doucement. Il la connaissait. Il savait qu’elle était craintive. Elle culpabilisait, un peu. Elle ne voulait pas le blesser, elle ne voulait pas lui faire de mal. Elle n’aimait pas qu’on lui en fasse et elle ne voulait pas en faire aux autres. Pourtant, l’Enfer c’est les autres.

Il refusa gentiment sa proposition, pensant d’abord à elle et non à lui, ce qui la fit culpabiliser encore un peu plus. Mais quand il lui proposa un massage, elle ne bougea pas pendant plusieurs secondes ; aucune réaction externe, mais à l’intérieur ça travaillait dur. Rien que de penser à des mains, des mains d’hommes sur sa peau, elle en frissonna. Elle n’avait même pas à fermer les yeux pour revoir ces images, elle revoyait parfaitement bien les mains violentes et sadiques de son père sur le corps fébrile de sa mère. Cette dernière avait tant bien que mal réussit à éviter que sa fille ne voit ça, mais les crises de violences de son père étaient de plus en plus spontanées : à table, devant la télé, quand il rentrait du boulot ; elle avait donc eu l’occasion d’apercevoir ce que l’homme avait de plus mauvais en lui.

Des pas proches la sortirent de ses pensées. Ren s’était considérablement rapproché. Elle déglutit difficilement, mais elle se retint de faire au moins trois pas en arrière. Quand elle le vit s’asseoir, pas trop près, ni même trop loin, elle se promit d’être moins distante avec lui. Elle inspira et s’assit face à lui, laissant quand même une petite distance. Ses yeux passaient de droite à gauche, sans pour autant s’arrêter sur Ren. Allez, elle voulait vraiment lui faire plaisir, au moins une fois. Si elle refusait, elle le blesserait, chose qu’elle ne voulait pas. S’il était vraiment aussi gentil qu’il le paraissait, elle s’en voudrait de lui faire du mal.

« … Je… je veux bien… » réussit-elle à prononcer, ou plutôt à murmurer, baissant la tête.

Espérons au moins qu’il est entendu sa réponse, elle ne savait pas si elle était capable de le dire une deuxième fois. Elle se retourna et passa sa main près de sa nuque pour rassembler ses cheveux sur le côté droit. Elle commença d’ailleurs à tortiller, emmêler ses mèches autour de son doigts. Elle n’avait pas peur… ou plutôt si. Elle s’attendait presque à ce que la main qui se poserait sur elle soit violente. Elle expira doucement en fermant les yeux. Surtout ne fuis pas dès qu’il aura posé ses mains, pensa Ageha. Tout allait bien se passer, ce n’était qu’un massage et pas une séance de torture.

HRP : Comme je suis gentille, je te laisse faire un massage 8D Fais attention un coup de poêle est si vite arrivée XD #NANPASTAPER# =v= J’espère que ça te va O/
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