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 Kokoro ni dakarete [Rei]

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MessageSujet: Kokoro ni dakarete [Rei]   Ven 14 Oct 2011, 23:04

Les réactions de Rei me font toujours sourire, de la douceur, de la tendresse, du plaisir. Des rougeure et du plaisir. Tout peut se lire. Le désarroi comme le soulagement, la confiance comme la crainte, l’angoisse et la tristesse… La souffrance et le bonheur. Ces sensations qu’il laisse découvrir à travers lui et qu’il n’exhibe qu’à moi, je veux encore et toujours les voir. Sentir ses battements contre moi et me dire que ce sera à jamais. Que ce n’est que la vieillesse qui pourra nous tuer. Enlacé, mon double se fait tellement espérer par tout mon corps. Je retiens mes pulsions, même si quelques bises se déposent sur son cou, même mon odorat déguste. Je retrouve cette senteur qui exhale des draps… Son shampoing, son savon. Une inspiration saccadée, j’hume avec appétit cette fragrance et finalement, me détache pour ne pas que mes pulsions reprennent le dessus. J’aurais voulu l’envoyer sur le lit, lui dire combien je peux tenir à lui, capturer encore ses lèvres… Chut ! Chut ! Il va t’entendre, il va sentir ta frustration, tes ambitions… Le bruit de la machine à laver me fait revenir à la réalité et en quelques instants, je décide de ce qui va se passer. On va manger dehors oui. Ensemble. Qu’importe le danger, le risque, j’emmerde le monde et je te protégerai Rei. Je souris et le regarde se diriger vers la salle de bain, à ses talons, contemplant sa silhouette de dos. Depuis le temps qu’on s’est trouvé, j’ai beau faire le plus « fort », le plus « autonome » au fond de moi, je le sais. Je suis dépendant. Complètement dépendant. Un jour sans savoir où il est, ne pas le ressentir, ne pas l’entendre me parler même au téléphone, ne pas lire un de ses petits mots matinaux. Et, c’est comme je ne pourrais pas supporter ne pas pouvoir lui répondre, ne pas pouvoir lui envoyer les photos que je prends des beaux coins de l’île lorsque je l’explore, ne pas penser à lui lorsque les gens me regardent si méchamment mais aussi, lorsque je retrouve des fugitifs… Un jour, ça nous arrivera ?

Maintenant dans la chambre, seul, j’enfile mes habits de la veille et regarde les sweats proposés. Je les effleure et regarde la couleur. Un noir, un bleu marine et un gris. J’hésite puis prend le noir complétant mon jean de cette même couleur. Je fixe le miroir de la commode et une mélancolie s’y dessine. Pourquoi devoir se cacher ? Même si ça ne change rien pour moi, même si je peux vivre avec moi… A dire vrai, ça me brise. J’aimerai tant pouvoir me montrer souriant et heureux, lui prenant le poignet me baladant librement dans toute la ville, lui montrer les recoins les plus sauvages et les plus paisibles de cette archipel… Et maudire la personne qui nous y a cloitrés. Mais qu’importe, s’il est là, près de moi, je m’en fiche. Timidement, j’ouvre la porte de la chambre et enfile mes bottines pas mal abimées par l’eau salée. Je grimace puis finalement, me dis que de toute façon, je les nettoierai. C’est bien comme mon téléphone portable, je crois qu’il va falloir que j’en achète un autre… D’ailleurs, je veux l’emmener au restaurant… Mais comment je paye moi ? Je soupire et ouvre la porte de la salle de bain, prévenant ma moitié que je la retrouvais en bas, dans le coin des ordures… Certes, ce n’est pas glamour mais au moins, il n’y aura personne… Et on pourra partir d’ici plus calmement. Je m’arrête avant de repartir dans mon appartement en quatrième vitesse pour le fixer et, un déglutie… J’ai cette envie folle de l’embrasser, de le serrer fort contre moi. Mes pulsions s’accélèrent et par peur que mon jumeau se doute de quelque chose, je m’éclipse.

Dans les couloirs, la capuche sur la tête, je ferme bien derrière moi la porte de l’appartement et me barre en courant, croisant le valet de piques, lui lançant un regard méfiant et rempli aussi d’une certaine d’intimidation. Silence. Je sais qu’il nous « protège » nonobstant, je réclame son silence le plus complet. Arrivé chez moi, je balaye la salle et plisse des yeux devant le bordel ambiant. Je cherche à travers les piles de livres, de C.Ds et de vêtements mon porte-monnaie et trouve par pur hasard un téléphone mobile certes de dernière génération mais au moins, ça fera l’affaire. Je l’allume, le bidouille un peu et cherche dans ma nombreuse collection de puce électronique une neuve et l’y installe. En fait, ma maison c’est un peu la caverne d’Alibaba… Y a de tout et de rien. J’achète beaucoup, avec de l’argent qu’on me donne. Avec les quelques services que je rends. Je m’arrête sur une photo de nous deux et souris. Allez, encore une fois, encore une dernière fois, je fonce dans cet immeuble que je déteste tant, pestant sur le Joker et son silence si lourd. J’ai l’impression qu’il n’a pas de vie ce mec… Bref.

J’accours au lieu de notre rendez-vous et apercevant la figure si fragile et effacée du discret, je capture sa main, doigts entremêlés et le tire avec moi jusqu’à une petite guinguette paumée dans un coin du centre-ville. Les passants entre temps nous fixer. Aussi bien parce que deux hommes se tenaient la main que parce que nous avions l’air louche à baisser la tête et tirer nos capuches en avant pour ne pas qu’on nous regarde. Dans l’établissement, je rentre me dépêche de nous installer sur une table au fond de la salle, le serveur nous courant limite après… C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de monde à cette heure-ci, alors je ne sais pas si c’est réellement une bonne solution mais… Je crève la dalle, bon sang. Je me mets à chuchoter quelques mots avant qu’on vienne nous accueillir avec les menus, dans un silence de mort. Nos camouflages toujours bien perchés.


« Rei, je ne pense pas qu’on pourra réellement parler mais… J’aimerai vraiment pouvoir essayer de faire ce genre de chose avec toi… On aura qu’à s’envoyer de S.M.S ? »

Je sors le vieil appareil et le pose sur la table, l’écran allumé, ajoutant automatiquement le numéro de mon double. Je le connais par cœur. Je regarde maintenant les différents plats puis avec un certain embarras envoie à mon voisin d’en face.

Citation :
Tu prends quoi ? Je prendrais bien juste une omelette au riz et à la tomate… A moins que tu veux qu’on aille ailleurs ? En fait, tu veux qu’on s’achète à manger et qu’on aille manger dehors ?
Mes yeux se lève vers lui, vérifiant d’abord que personne ne nous fixe… Puis au final, je ne lui demande pas son avis et le rattrape pour partir au convini juste à côté, laissant les employés de l’établissement perplexe et en même temps soulagé que deux étranges personnages s’en vont. Nous perdant maintenant dans les rayons, un sourire et quelques « pardon »…

« Désolé, tu es obligé de subir mes pulsions et mes caprices à chaque fois… »

Regardant les différentes bentos, je continue de fixer mon meilleur ami et une douce lueur émane de mes iris… Il est beau et me paraît toujours si fort… Comment a-t-il pu supporter autant de mal ? Non Ryû, n’y pensant plus… Mais, je le promets, je trouverai un moyen de me racheter…
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MessageSujet: Re: Kokoro ni dakarete [Rei]   Sam 22 Oct 2011, 09:45

Rei n'eut pas le temps de faire quelque chose ou même de dire quelque chose que sa moitié rentrant la tête dans la salle de bain alors qu'il finissait de se préparer. Il sursauta légèrement l'écouta attentivement. Le coin des ordures ? Il y avait quand même mieux comme lieu de rendez-vous non ? Mais il comprit rapidement pourquoi ce choix. Et il se trouva bête de ne pas y avoir penser tout de suite. Ils allaient sortirent. Tous les deux. Ensemble. Il ne fallait donc pas qu'on l'ai voit sortir par l'entrée principale sinon... La galère. Il aurait voulue lui répondre mais Ryû avait déjà disparut de l'entrebâillement de la porte et il entendit même sa porte d'entrer se refermer. Il haussa un sourcil. Il avait si faim que ça ? Il soupira et se dépêcha de finir de se préparer.

Il attrapa une veste rembourrer à l'intérieur de couleur grise. Composée d'une capuche et de deux poches, il en profita pour prendre une boite de médicament si jamais un des deux garçons se sentaient mal. La main sur la porte d'entrée, le plus fragile des deux s'immobilisa. Pire qu'une statue de cire. Il fallait faire attention maintenant. Il ne fallait surtout pas que quelqu'un arrive à déceler leurs identités. Il savait pertinemment que si jamais on découvrait que les deux As étaient des Sôseiji, il était sûr d'avoir une tentative d'assassinat tous les jours que ce soit sur lui ou sur Ryû. Et ça, il ne pouvait même pas penser devenir encore plus un boulet pour l'autre. Il ne se le permettrait pas. Il rabattit sa capuche correctement sûr qu'on ne pouvait voir son visage, il sortie de son appartement et ferma bien à clé derrière lui.

Il ne rencontra aucune âme dans les couloirs de l'immense château de carte. Il se dépêcha de passer discrètement, rasant les murs et se retrouva en quelques minutes près des ordures. Personne. Ryû devait être passer à son appartement. Il se mit contre un mur, la tête baissée. Personne aux alentours. Le visage sans vie du Zéro prit doucement place. Un regard effacé, comme s'il n'était pas vraiment là. Quand il bougeait, il ressemblait à un pantin sans vie. C'était triste à voir quelque part. Il n'arrivait plus à être un temps sois peu humain quand il y avait des inconnus. Seul encore plus. Mais la petite marionnette qu'il était semblait être remplie d'une âme quand sa moitié était présente à ses côtés.

Il reprit contenance quand il sentit la main douce et chaude prendre la sienne. Rei avait l'étrange facultés à toujours avoir les mains froides. En tout cas toujours plus froide que celles de l'autre. Ils entremêlèrent leurs doigts ensemble et il se laissa guider à travers les petites ruelles de la ville. Il ne sortait pas beaucoup en ville sauf quand il en avait l'ordre. Il préférait rester cloîtrer la plupart du temps chez lui. Il s'y sentait en sécurité même si l'ambiance était parfois pesante à cause de la sois disant présence du Joker. Il ne le craignait pas. Il ne l'avait jamais vue. Alors qu'il continue à n'être qu'une chimère pour lui et Rei pourrait largement se sentir à l'aise dans sa solitude.

Ils s'installèrent dans un restaurant. Il ressentait la tension des serveurs qui ne devaient pas comprendre pourquoi ils restaient couverts ainsi. Il pouvait ressentir d'ici la faim qui tirailler le ventre de sa moitié et il eut un doux sourire. Lui, n'était pas un gros mangeur de toute manière. On le trouvait d'ailleurs un peu maigre. Mais il n'aimait pas se forcer à manger plus qu'il ne fallait. Et il était parfois même le genre de personne à oublier de se nourrir. Une vieille habitude que de savoir tenir deux jours sans manger. Quand on lui volait ses repas à midi et le soir pendant deux jours d'affilés. Il ne mangeait que le troisième jours et il ne disait jamais rien à personne sur le fait qu'il n'avait pas mangé. Il avait bien trop peur pour aller se plaindre. Autant des enfants que des adultes. Alors non. Il préférait attendre.

Bien que les Yakitoris soient son péché mignon. Là, vous pouvez être sûr qu'il en mangera trois barquettes sans problème.

Il reçu un s.m.s de Ryû. Il le lut mais encore une fois, n'eut pas le temps de répondre sur son choix pour manger qu'il se faisait déjà tirer à l'extérieur du restaurant sous les regards surpris des serveurs. Rei ne protesta pas. Il suivrait l'autre sans rechigner. Ca ne le dérangeait pas. Un convini. Il commença à observer les différents bentos proposés alors qu'il entendait les 'pardons' de son double. Rei fit la moue et leva les yeux vers lui. Les mains dans les poches, il dit doucement :

« Arrête Ryû. Ça me gêne pas tu sais. »

Il attrapa deux boites de bentos remplie de yakitoris. Froid ou chaud. Il s'en fichait, il aimait les deux. Il attendit que sa moitié choisisse aussi. Et fut bien gêné quand il comprit que Ryû payait pour tous les deux. Il n'aurait du prendre qu'un boite... Mais il aimait tellement ça. Et pour une fois qu'il pouvait manger avec lui ! Une fois sortie, il remercia son ami pour le nourrir en souriant.

« Bien... Et... Nous allons où ? »
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MessageSujet: Re: Kokoro ni dakarete [Rei]   Lun 05 Déc 2011, 19:15

Tout s’était très vite enchaîné ne laissant pas le temps à mon double de répliquer à l’une de mes actions, à dire vrai, je ne sais pas si c’est la sensation de sa main dans la sienne qui me donnait des ailes et faisait battre mon cœur… Ou bien peut-être l’adrénaline et la joie de pouvoir passer un moment rien que tous les deux ? Rallonger nos heures passées ensemble, sentir encore et encore ses émotions dans mon corps, devenir fébrile lorsque son sourire s’affiche sur son doux visage et que ses yeux plongent dans les miens.

Comme à son habitude son visage était plus stoïque que jamais et pourtant j’y voyais des millions de choses comme la gentillesse et la compréhension, une tolérance infime et une confiance aveugle. Je me le suis déjà demandé mais : Pourquoi devrions-nous obéir aux ordres établis par un illustre inconnu alors que nous sommes tous deux extrêmement liés ? Je veux dire, j’aimerai pouvoir être proche de lui sans arrêt, pouvoir garder ma présence proche de la sienne et finir mes jours à ses côtés, qu’on puisse sentir tous deux la mort nous prendre sans avoir peur qu’une atroce perte touche notre Sôseiji.

Mais qu’importe, ici dans l’instant présent sa main garde la mienne et nous nous sauvons vers une épicerie, lointaine et éloignée nous permettant d’être tranquille et c’est une fois arrêté que je me suis rendu compte que ma poitrine brûlait, de passion et d’essoufflement, frustration maladive et sentiments incertains. Je me demande bien à quoi pense Rei en cet instant ? Peut-être en a-t-il marre que je le traîne partout ? Que je ne le laisse pas décider ? Je suis assez impulsif et je sais bien qu’il n’est pas du genre à s’affirmer mais… Parfois, je me sens coupable et je me remets en question : Devrais-je laisser mon jumeau s’exprimer plus facilement ? Suis-je trop envahissant ?
Je m’excuse et puis tourne la tête vers les petits plats tout fait, la salive montant à ma bouche, l’appétit s’ouvrant petit à petit. Bien entendu, je souris lorsque j’aperçois la gourmandise préférée de mon compagnon entre ses mains, dans une quantité double et attrape quelques onigiris, des mochis aux haricots rouges et deux canettes de bières. J’avance gaiement vers la caisse et mes yeux tendres comme jamais prennent contact avec la vendeuse, intimidée et aussi plutôt charmée par le visage qui s’exhibe à elle. Je paye en sortant quelques pièces de monnaies et billets qui se baladaient dans un de mes portemonnaies et la salue doucement, prudemment, pour plus vite repartir avec mon ami sous le bras, épaule contre épaule, sac en plastique dans les mains, je nous traîne dans un jardin publique, vide. De toute façon qui s’approcherait de nous ? Et à cette heure-ci, les seules personnes qu’on pourrait croiser sont des enfants. Des enfants sur cette île ? C’est possible mais tellement terrible.


« Ben, dans un parc… C’est bien nan ? Je veux dire, caché derrière un arbre, c’est parfait ! »

Je m’assois sur le gazon et étale notre festin, tapotant doucement du bout des doigts sur les canettes de bières pour ne pas qu’elles s’ouvrent en nous éclaboussant. Je les décapsule et en prend une bonne gorgée, grimaçant et hoquetant de plaisir. Par la suite, j’ouvre les boîtes de chacun et les mets en cercle, piquant une Yakitori à mon voisin, lui souriant, victorieux. Je mâche frénétiquement et laisse un rire nerveux s’échapper de ma bouche lorsque je repense au nombre d’heures que nous venons de passer ensemble. Qui aurait cru que même interdit de fréquentation nous pourrions passer une nuit, un matin et une après-midi ensemble ? Et pour tout vous dire, je n’ai pas envie que cela s’arrête maintenant. Je peux même déclarer que ce soir, nous rentrerons ensemble !

J’alterne entre la boisson alcoolisée et la viande et sourit toutes les trois minutes en regardant mon ami. Emmitouflé dans tous ses sweats on pourrait se méprendre et trouver qu’il n’est pas beau, cependant, rien que son visage radieux contredit cette infâme spéculation. S’en suit donc son physique frêle qui pourtant démontre selon moi une force intérieur qui dépasse l’entendement. Même Rei a du mal à se rendre compte de son potentiel pour dire ! Ses yeux sont magnifiques et brillants, ses cheveux soyeux et satinés, son sourire ? Je pourrais m’y damner ! Alors oui, en racontant tout ça je commence à moi-même me poser des questions sur mes réels sentiments, nonobstant, je ne dis que la vérité ! Enfin, je devrais peut-être arrêter de le fixer silencieusement nan ?


« Hey… C’est bon, non ? Même si c’est juste tiède, c’est bon ! Et puis, les repas paraissent toujours meilleurs quand je mange avec toi. »

Je continue ma séance d’empiffrerie et retourne fixer Rei, la contemplation se lisant dans mes yeux. C’est vrai que grâce à cette maladie nous nous sommes retrouvés et sommes devenus proches… Mais je ne peux m’empêcher de douter des sentiments de mon Sôseiji en mon égard.

« Ca ne te dérange pas… Que ça soit moi ? Qu’on est à passer du temps ensemble à cause de notre malédiction ? Je veux dire… Je sais que tu me le dirais si tu en avais marre et j’ai entièrement confiance en toi… Mais tu es tout de même quelqu’un de silencieux alors parfois, j’ai peur… »

Je me mords la lèvre et renonce aux aliments que je venais d’empoigner pour mieux les engloutir pour m’approcher du garçon et plonger mes pupilles dans les siennes, une angoisse me prenant radicalement l’estomac.

« Rei, je suis… Bizarre ! »

Après m’être exprimer d’une façon complètement franche et directe, sans réfléchir aux conséquences ni même aux doubles sens, je secoue la tête de gauche à droite, me rendant compte de l’énormité de mes propos et rectifie le tir en déclarant :

« Je veux dire ! Ce n’est ni la fièvre, ni quoi que ce soit… C’est juste que j’aie l’impression de tenir à toi d’une façon… Bien trop envahissante ! »

Je me rassois à côté de lui et fixe l’herbe verte sous nos fesses, me demandant si j’ai bien fait de dire ça… Ce n’est pas que je ne regrette quoi que ce soit, c’est plutôt que je n’ai pas d’exemple sur quoi m’appuyer et que j’ai peur que mes sentiments d’affections ne soit pas conforme à l’amour fraternelle que je devrais ressentir ? Raaaah !!! J’en sais rien. Et tout bas, je chuchote :

« Mais ça ne me déplaît pas tant que ça... »
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MessageSujet: Re: Kokoro ni dakarete [Rei]   Dim 25 Déc 2011, 17:53

Rei... Incapable de prendre la moindre décision. Dans un sens, ça l'arrangeait bien que son Soseiji soit beaucoup plus fort que lui. Plus téméraire, plus sûr de lui. Alors non, ça ne le gênait pas le moins du monde que Ryû décide à la dernière minute qu'ils ne feraient pas ça. Qu'ils ne mangeraient pas là. Pas le moins du monde. Son jumeau vivait beaucoup de chose en ce moment. Il ne voulait pas le contrarier. Il soupira en regardant Jin payer pour lui. Un sourire naquit sur son visage qui depuis tout à l'heure restait pourtant de marbre. Il en profita pour réajuster sa capuche avec son pouce et son index de la main gauche, de profil par rapport à la vendeuse, juste derrière Ryû qui la payait. Jamais.

Jamais ils ne devaient être vue ensemble. Le pire, c'était bien quand ils se croisaient dans la rue. Ils devaient s'ignorer comme de parfait inconnus. Alors qu'au fond, leurs cœurs battaient si fort à ces moments là, se serrant de douleur de ne pas pouvoir se serrer dans les bras de l'un et de l'autre. Terrible était cette maladie. Cette malédiction des jumeaux. Il se demandait souvent comment aurait était sa vie s'il n'avait pas était son jumeau. Mais juste un simple ami. Depuis trop longtemps les questions affluaient dans son esprit et lui faisait se poser une question plutôt gênante. Il préférait utiliser le mode procrastination pour ne pas y avoir à faire. Mais plus il était avec Ryu... Sans oublier ce qui venait de se passer dans la chambre un peu plus tôt dans la journée, plus la question revenait... Est-ce que cette fameuse relation n'était-elle pas entrain de disparaître pour se transformer en quelque chose beaucoup plus fraternelle que deux frères ?
D'un point de vue externe, il n'y avait pas de souci. Ils n'étaient pas frères de sang. Mais d'esprit. Raah. Il allait encore avoir la migraine.

Il suivit son jumeau à travers un parc. Oh. Bonne idée. Rei laissa un nouveau sourire apparaître sur ses lèvres fines. Ils allaient être tranquille. Personne ne venait ici le soir. Les jambes repliées sur le côté, il observait encore son double préparait la ' table '. Il réussit à rire un peu en le voyant mordre dans un yakitori qu'il lui piqua sans délai. Le plus fragile des deux attaqua à son tour un des Yakitori. Dieu... S'il avait était un chat, il aurait certainement ronronner. C'était trop bon.

Alors qu'il continuait de manger tranquillement, jetant parfois des regards à Ryu comme pour se rassurer qu'il était toujours avec lui, buvant lentement la bière -il n'y tenait pas vraiment- il se sentit très vite observer. Il leva les yeux de son plat pour rencontrer ceux de Ryu qui semblait vide... Ou plutôt en pleine contemplation de... Ben de lui. Il ne se sentit pas mal à l'aise. Enfin... C'était plutôt gênant d'être le centre d'intérêt, il détestait ça en général mais là c'était sa moitiés, donc il n'y avait pas de souci. Le fait qu'il parle de lui même rassura Rei et décrocha un doux sourire. Adorable.

« Très bon... Et je suis d'accord avec toi. »

Continuant de manger doucement et silencieusement... Mais il sentait que ça gênait Ryu. C'est vrai que Rei n'était pas des plus bruyants. Et encore, il était plutôt bavard avec lui. Il fallait pas s'en plaindre. Mais il se sentit désoler pour son double. Il baissa un peu la tête et se frotta la nuque, mâchant lentement. Il regarda son ami, son double, sa moitié... Bizarre ?

« Gomen Ryu... C'est vrai que je suis un peu trop... Peu bavard. » il sourit « Et je t'interdis de dire ça ! Tu sais très bien que je suis heureux de passer du temps avec toi. Sinon... » il rougit, « Tu ne sentirai pas mon cœur battre aussi fort quand je suis avec toi... »

Le regardant s'approcher de lui, Rei gagna quelques couleurs au niveau des pommettes. Bon. Heureusement il faisait sombre, il ne pouvait pas voir ça. Il laissa ce qu'il était entrain de manger pour mieux regarder son jumeau dans les yeux. Il fit un peu la moue en le voyant se rasseoir à ses côtés. Comme s'il semblait avoir l'impression d'en avoir trop dut. Il fronça légèrement les sourcils avant d'avoir un geste... Un peu impulsif. Il glissa ses mains de chaque côté de la tête de Ryu et le force à le regarder. Collant leurs front l'un à l'autre, il plongea son regard dans celui de son miroir. Il lui sourit tendrement.

« Ryu... Tu n'es pas envahissant. D'accord ? On se voit si peu que vais quand même pas te repousser hein ? Alors ne t'en fais pas. »

Se rendant compte de leurs proximités comme s'il venait de se réveiller. Il recula en douceur pour ne pas lui faire mal et retourna manger calmement. Pendant plus d'une bonne demi-heure, les deux garçons discutèrent de tout et de rien, oubliant l'ambiance froide qui l'ai entourant tout en buvant, mangeant, riant comme des adolescents normaux. Quand un vent froid s'infiltra sous le haut, il frissonna violemment. Il sourit à l'autre. Il se leva, rangeant un peu ce qu'ils allaient jeter avant de regarder son double.

« Go ? »
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