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 Release [PV Eisuke & Iwako]

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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Release [PV Eisuke & Iwako]   Mer 23 Mai 2012, 20:59

Tout avait commencé par une journée aussi banale que les autres. Il n’y avait à première vue aucune raison qui prêtait à penser que ce jour puisse être différent. Elle s’était levé à l’aube, s’était préparé, étiré, puis avait gagné le fauteuil de cuir qui la soutenait chaque jour devant la machine.
Iwako aimait cela. Ce calme, ce silence constant qui l’entourait. Elle avait beau être une « tête », sa triste condition l’avait conduite comme bien souvent à la solitude. A franc parlé, elle n’était pas sûr elle-même de savoir si elle appréciait cet état ou si elle s’y était simplement habitué au fil du temps. Elle ne le savait pas, et ne se posait pas la question. La clarté de l’écran de l’ordinateur vint éblouir son regard, l’obligeant à plisser les paupières. Là aussi, elle s’y habitua.

Pas de véritable tâche à faire. Du moins, rien qui ne la tire de sa routine. Comme tous les jours, elle contrôla un à un les différents réseaux administratifs, s’assura qu’aucune présence malveillante n’était entré dans le système durant la nuit. Elle ne put retenir un léger sourire en s’imaginant qu’un jour il puisse exister quelqu’un d’assez fou pour tenter de pénétrer de force la partie virtuelle du monde du Joker. Si tel était le cas, que ferait-elle ? L’aiderait-elle ? Après tout, ce fameux Joker elle ne le supportait pas. Et puis peu lui importait de réfléchir à une telle éventualité, ça n’arriverait pas. Un point c’est tout.
Midi sonna.
A l’heure que chacun attendais pour se remettre des tâches de la matinée, Iwako elle soupirait d’avance en sachant ce qui l’attendait. Son valet ne fut pas long à venir. Il ne tardait jamais, était toujours à l’heure. Après une courte entrevue il posa sur son bureau les dossiers contenant les affaires de juridictions dont elle aurait la charge à présent. C’était pesant, allant parfois jusqu’à l’intolérable. Les papiers volaient entre ses doigts avant de reprendre leur place dans les pochettes cartonnées, et chaque fois le même triste constat. Sur l’île du Joker la vie ne tient qu’à un fil, et l’obéissance était de rigueur.
Alors qu’elle l’invitait à quitter son bureau, l’asservit plaça un autre dossier tout en haut de la pile déjà bien assez imposante.

- «Celui-ci est assez pressant… Mademoiselle Arashi m’a interdit d’agir alors cette fois vous devrez agir sans mon aide. Pardonnez-moi »

Un dossier pressant ? L’implication d’Arashi dans l’affaire ? Rien de bon à pressentir.
Iwako commença par régler quelques affaires sans grande importance avant de reporter son attention sur le dossier au nom d’ « Eisuke Sato ». Une carte parmi tant d’autres, et pourtant...

Une altercation. Très mauvaise rencontre pour ce jeune homme sans nul doute. Le rapport mentionnait que peu de temps après son débarquement sur l’île, l’homme du même âge qu’Iwako avait tenu tête au leader des carreaux. Shimizu Arashi. Véritable bombe humaine, le « Roi » de carreaux n’est certainement pas la personne à qui il est bon de répondre. Enorgueillie par le pouvoir, cette officier de marine responsable des débarquements a en horreur ceux qui ne l’estime pas à ce qu’elle considère comme sa juste valeur. Et à première vue, cet Eisuke ne s’était pas privé de la redescendre de son piédestal.
Enfermé dès lors dans les prisons du centre de l’île, le danseur n’avait pas encore eut l’occasion de découvrir sa nouvelle demeure qu’il se trouvait privé de sa liberté.

Iwako fit tourner sa chaise de gauche à droite, puis de droite à gauche, pesant le pour et le contre de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Daisuke n’interviendrait pas, ne l’accompagnerait même pas comme il avait l’habitude de le faire. Bien qu’il lui fût sincèrement dévoué, le Valet n’avait jamais hésité à lui préférer le Roi. Sa loyauté ne connaissait pas de failles, alors elle se résolu. Se levant en douceur, la jeune femme coupa son écran sans arrêter la machine, enfila sa gabardine couleur crème et glissa le dossier dans son sac avant de quitter le bureau.

Iwako était tout le contraire de ce qu’on pouvait qualifier comme étant une femme de terrain. Elle ne sortait que rarement seule, et ne s’aventurait presque jamais en dehors du centre de l’île.
Les prisons étaient assez éloignées mais au moins elles ne se trouvaient pas hors du district. Rassurée et convaincu que le malheureux aurait à subir l’une des peines excessives d’Arashi si elle n’intervenait pas, la Dame marcha. Elle marcha longtemps, et s’encourageait elle-même devant l’étonnante résistance de ses jambes en ce jour. Elle ne ressentait aucune fatigue, et au contraire, se sentait légère dans ses pas. Quand elle eut enfin atteint les lieux visés elle fut conduite aux fins fonds de l’établissement. Bien qu’elle n’en fût pas à sa première visite elle s’interrogea sur la raison de cet éloignement exagéré.

A son arrivée devant la cellule, elle dévisagea l’homme emprisonné. Le geôlier lui ouvrit et les conduisit dans l’une des salles d’interrogatoires. A présent assis l’un en face de l’autre, Iwako tenta de comprendre le personnage à son seul aspect avant d’entamer leur conversation de sa voix la plus douce.

- « Sato Eisuke, je me présente, je suis Adamantine, la Dame du district auquel on vous a affecté. »



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Sato Eisuke
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MessageSujet: Re: Release [PV Eisuke & Iwako]   Jeu 24 Mai 2012, 16:25

    Tu n’avais pas eu le temps de découvrir l’île sur laquelle on t’avait emmené. De loin, ça ressemblait à une vulgaire ville semblable en tout point à un quartier lambda de Tôkyô. Il n’y avait rien de paradisiaque ou d’exceptionnel. C’était simplement un endroit isolé et d’après ce que tu avais entendu de réellement coupé du monde. A peine le bateau avait-il atteint le port que tu sentais la colère monter en toi. On ne t’avait rien dit, aucune explication n’avait été faite durant le voyage. Tu avais pourtant posé des questions à ceux qui voyageaient avec toi, mais ils affirmèrent qu’ils n’étaient pas plus au courant que toi. Ca ne t’étonnait même pas. La personne qui était venue te chercher n’avait pas l’air très bavarde. L’homme avait parlé d’une maladie qui t’avait touché, mais il ne t’avait pas dit quoique ce soit pour que tu puisses comprendre ce qui allait t’arriver. C’était suspect, mais à cet instant tu étais encore trop faible pour te révolter et t’enfuir.

    Mais voilà, tu avais fait le voyage sur ce ferry tout en ressentant un désir intense de frapper la première personne que tu allais voir. Mais tu arrivais à te contrôler car toutes ces autres personnes étaient au même niveau que toi. Personne n’avait rien demandé, personne n’avait été informé. Vous étiez menés par le bout du nez mais vous ne pouviez rien faire pour arranger la chose. Tu n’avais d’autre choix que d’attendre sagement assis sur une caisse. Il ne fallait rien dire. Plus facile à dire qu’à faire.

    Tu commençais à bouillir lorsque ton pied frôla le sol de cette île maudite. Tu avais un mauvais pressentiment. D’ailleurs, le visage de la femme qui s’occupait visiblement de votre débarquement ne t’inspirait pas du tout. Elle avait l’air hautaine et de vouloir être la meilleure dans son domaine. C’était assez étrange de ta part, mais ce genre de personnes t’insupportait. Tu n’avais pas pour autant manqué une seule miette de son discours. Tes doutes s’étaient confirmés, elle était exactement à l’image que tu t’étais faite d’elle au premier coup d’œil. Ca ne te plaisait pas, et tu ignorais que donner ton avis n’était pas permis ici. Ce n’était pas un séjour en Club ou une colonie de vacances, non, c’était complètement différent. Lorsque la jeune femme eut fini son discours, chacun des passagers fut appelé pour rejoindre un secteur. Tu n’écoutais pas, tu fixais cette femme que tu regardais avec dégoût. Il te fallait une victime, tu avais besoin de te venger ou surtout avoir des explications. Tu ignorais qu’elle n’était pas la personne qu’il fallait se mettre à dos. Il ne le fallait surtout pas. Lorsque ton nom fut appelé, tu ne répondis pas. A la première interpellation, tu n’avais pas entendu. La seconde atteint tes oreilles mais tu préféras ne pas bouger d’un poil. Lorsque l’on demanda qui était ce fameux « Sato Eisuke », ta voisine avec qui tu avais discuté un peu plus tôt te dénonça. Elle semblait être effrayée, tu le voyais mais tu ne pouvais que lui en vouloir.

    Et c’est là que ta descente aux Enfers débuta. Une gifle que tu n’avais pas vue venir, puis deux hommes s’emparèrent de toi et enfin cette phrase qui ne te quitta plus depuis cet instant « Qu’on n’en entende plus parler. » Impossible de savoir ce qu’elle avait voulu dire par là. Dès lors, tu commenças à te faire tout un tas de films. Tu te préparais mentalement à être exécuté. Même si pour toi cette sentence serait abusive, tu avais commencé à imaginer le pire. Tu te méfiais de tous les habitants de cette île, anciens comme nouveaux. La preuve, cette jeune femme t’avait dénoncé sans scrupules. Heureusement, la sentence que tu avais envisagée n’allait pas t’être assignée. Du moins, pas pour le moment. Mais on t’avait enfermé dans la prison de la ville. C’était déjà mieux mais ce n’était pas vraiment la situation que tu avais espérée en arrivant sur cette île. Au fond, privé de liberté dans cette prison ou en dehors, ça revenait sensiblement au même.

    Voilà quelques semaines que tu étais enfermé dans ce trou. Tu n’avais presque rien avalé tant la nourriture était à vomir. Tu aurais presque opté pour les rats plutôt que ce qui était servi, si on pouvait appeler ça un service… Tu ne pouvais même pas danser. Ce n’était pas vraiment l’absence de musique qui t’en empêchait car tu savais faire sans et surtout tu étais capable de siffler un air, mais c’était surtout l’environnement qui te décourageait à chaque fois que tu tentais de faire quoique ce soit. Alors tu restais assis sur ce qui te servait de lit toute la journée à penser. Tu essayais de savoir quelle heure il était en observant le déplacement du seul rayon de soleil qui s’infiltrait dans ta cellule. Et lorsqu’il pleuvait, tu étais obligé de te réfugier sur ton lit car évidemment tout n’était pas bien isolé, il ne faudrait pas que le confort soit trop excessif, il y a des limites.

    Pas une seule visite durant tout ce temps si ce n’est celle de l’homme qui t’apportait ton repas. En même temps, qui aurait pris la peine de venir te voir ? Tu ne connaissais personne, tu n’avais même pas espéré un seul instant un quelconque miracle. Mais ce jour-là, un bruit de pas inhabituel se fit entendre au loin. Il n’y avait pas beaucoup de détenus dans ton couloir, mais tu étais persuadé que la visite n’était pas pour toi. Pourtant plus le pas se rapprochait, plus ton cœur battait. Etait-ce l’heure d’être libéré ? Est-ce que la femme qui t’avait dénoncé venait s’excuser ? Contre ton gré, tu envisageais toutes les situations possibles. Tu voulais que quelqu’un te rende visite. Même si c’était quelqu’un qui était payé pour tenir compagnie aux détenus dépourvus de proches. Tu avais besoin de parler, ça devenait urgent.

    La personne s’était effectivement arrêtée devant ta cellule. Tu voulais afficher un sourire de satisfaction, mais tu n’arrivais pas à bouger tes lèvres. Puis le geôlier ouvrit la porte pour te conduire dans une salle à l’écart dans laquelle on te demanda de t’asseoir afin de discuter tranquillement avec la personne qui s’était présentée. C’était une jeune femme, elle devait avoir le même âge que toi ou peut-être légèrement plus. On lisait sur son visage que c’était quelqu’un d’assez mûr et de réfléchi. Tu avais beau chercher, il ne te semblait pas l’avoir déjà vu quelque part. Mais tu ne posas aucune question, c’était à elle d’entamer la conversation. Ce qu’elle fit aussitôt.

    « Sato Eisuke, je me présente, je suis Adamantine, la Dame du district auquel on vous a affecté. »

    Les mots « Dame », « district » et « affecté » résonnèrent dans ta tête. Tu ne comprenais rien au discours qu’elle te tenait. Ca avait surement un rapport avec ce qu’avait dit la femme lorsque tu avais débarqué sur l’île. Mais après ton incarcération, tout avait quitté ton esprit. Tu ne savais même plus pourquoi tu étais là, en prison. Tu fixas du regard Adamantine. Tu trouvais ce nom plutôt étrange. Ca ne devait être qu’un simple pseudonyme. Tu ne savais pas quoi répondre. Qu’attendait-elle de toi ? Tu n’avais même pas besoin de te présenter, elle semblait déjà connaître ton nom et surement tout un tas d’autres choses. Tu posas tes mains sur la table qui vous séparait, te rapprochant un peu plus d’elle. Tu la fixais encore, réfléchissant à une quelconque réponse censée. Mais en vain…

    « »

    Tu avais ouvert ta bouche et aucun son n’en était sorti. Ne pas avoir parlé pendant plusieurs semaines t’avait fait perdre l’usage de la parole provisoirement. Tu te raclas la gorge et repris.

    « Pour quelle raison m’avez-vous fait venir dans cette salle ? Je ne vous connais pas, je doute que vous ne veniez rendre visite à un détenu pour le plaisir. »


Dernière édition par Sato Eisuke le Dim 10 Juin 2012, 13:17, édité 1 fois
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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Re: Release [PV Eisuke & Iwako]   Jeu 24 Mai 2012, 20:39

Il avait l’air vide ce garçon. C’était la première chose qu’elle avait semblé y voir. Son visage était fermé, et son regard trahissait une avalanche de choses difficilement retenues.
Il était étrange ce garçon. Il n’avait pas l’air mauvais, au contraire. Il était jeune. A dire vrai il avait son âge, elle le savait.
Voir cet homme la déchirait au plus profond. Iwako ne s’était jamais vraiment préoccupée de son propre avenir. Elle portait à bout de bras son handicap tel une épée de Damoclès au-dessus de son front. Sa tante le soir où elle avait enterrée sa mère le lui avait dit, « la vie est une chose fragile, et dans ton cas elle l’est bien plus encore ».
Iwako vivait depuis bien longtemps avec l’idée que le moindre faux pas pourrait la briser définitivement. Elle faisait partie de ces rares personnes qui disaient ne pas avoir peur de mourir et le pensait vraiment. Elle était résignée dans toute ses attitudes, consciente de son sort. Mais pour ce qu’il s’agissait de ce jeune prisonnier, peut être en était-il tout autre.

Tandis qu’elle le dévisageait, le voyant ouvrir la bouche sans produire le moindre son, elle se plut à imaginer quelle genre de vie cet Eisuke pouvait avoir avant. Peut-être était-il encore étudiant ? Travaillait-il ? Etait-il heureux ? Tout en rêvant à cela, Iwako sentit bouillonner son sang à ses tempes.
Qu’importe le passé qu’il pouvait avoir, cette île anéantirait tout et avait déjà bien entamé son travail. Le sentiment d’impuissance et d’injustice l’étouffait. Qu’importe combien elle se battait, ça ne s’arrêterai jamais.
Soudain, alors que se prolongeait l’attente d’une réponse quelconque, son interlocuteur parvint à lui répondre entre deux raclements de gorge.

- « Pour quelle raison m’avez-vous fait venir dans cette salle ? Je ne vous connais pas, je doute que vous ne veniez rendre visite à un détenu pour le plaisir. »

Des questions. Les gens de cette île en étaient inondés, et lui qu’on avait enfermé dès son arrivée en avait d’autant plus.
Réalisant subitement que sa présentation n’avait pas été des plus chaleureuses, la dame parvint à radoucir son expression. Sortant de son sac le précieux dossier portant le nom de l’indiqué, elle le présenta à Eisuke avant de répondre plus précisément.

- « Nous sommes ici car j’ai besoin de discuter avec vous. »

Avec toute la précaution du monde elle ouvrit la chemise cartonnée délivrant aux yeux d’Eisuke les informations le concernant. Tout y était conservé : ses dossiers médicaux, son parcours scolaire, des photos de moments de sa vie, les papiers remplis de sa main avant son départ. Rien n’était laissé au hasard. Pourtant, plutôt que de fouiller l’affaire, Iwako se contenta de ne tirer qu’une unique feuille, la seule à laquelle elle s’était intéressé, le rapport d’arrestation.

- « Le rapport stipule que votre arrestation a eu lieu le jour même de votre arrivée sur l’île, je vais donc devoir vous expliquer certaines choses. Mon rôle de « Dame » est de faire valoir la justice sur la partie « Carreaux » de l’île, le secteur auquel vous avez été affecté d’office.
Vous être libre de sortir de votre secteur, il est juste recommandé d’y limiter vos déplacements en dehors de cette zone. Chaque zone est contrôlée par une hiérarchie de quatre personnes. Celle que vous avez défiée à votre arrivée est la plus forte tête de notre hiérarchie, le roi.
»

Point par point, Iwako continua à expliquer au mieux au jeune homme le fonctionnement de l’île, et surtout, elle accentua sur le fait qu’à l’avenir il devait se montrer très prudent quant à ses réactions, le Joker et son roi n’étant pas des enfants de chœur.

- « Je suis disposée à vous faire sortir d’ici Monsieur Sato. Je ne cautionne pas les punitions abusives, et il me semble que vous avez déjà suffisamment payé votre peine. Tout ce que je vous demande en retour… »

A cet instant, l’homme qui les avait conduits dans la pièce vint poser sur la table une feuille vierge et un stylo à bille bon marché.

- « Est une lettre d’excuse adressée à Mademoiselle Arashi. Quoi qu’il vous en coûte personnellement, j’ai besoin de cette pièce afin de clore cette affaire. Vous serez alors libérez sous serment et pourrez entamer votre nouvelle vie ».

Elle le sentait. Elle était bien trop formelle pour mettre vraiment qui que ce soit en confiance. Malgré sa voix douce et son expression concernée, Iwako ne se voilait pas la face quant à l’impression qu’elle avait toujours donnée aux autres. N’ayant plus d’autre choix que de persuader l’homme en face d’elle de ravaler sa fierté, la jeune femme tentant le tout pour le tout osa un geste dans la direction de son interlocuteur. Se courbant légèrement pour se rapprocher, elle vint placer sa main sur la table près de celles d’Eisuke. Elle expira un peu plus fortement qu’elle ne l’aurait voulu, soupir lâché en guise de dépit. Elle voulait le toucher, lui transmettre la chaleur de sa main pour qu’il ne soit pas méfiant. Mais elle l’était elle-même constamment, difficile d’inspirer la confiance en pareille situation. Tout simplement, elle attendit.


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MessageSujet: Re: Release [PV Eisuke & Iwako]   Dim 03 Juin 2012, 13:37

    Tu avais plongé ton regard dans celui de ton interlocutrice. Tu n’avais pas confiance en elle, ni en personne sur cette île de toute manière. Tu anticipais une quelconque réaction violente de sa part tout en attendant qu’elle te réponde. On ne t’avait rien dit au sujet de cette dame et elle n’avait fait que se présenter. Tu étais en droit de t’interroger sur toutes les raisons de ta présence dans cette salle. C’était la première fois que tu t’y étais rendu, la première visite depuis ton arrivée. Au fond, ça te faisait chaud au cœur. Tu avais envie de voir en cette entrevue un geste attentionné même si c’était loin d’être le cas. Ca te réchauffait un peu le cœur, c’était une bonne chose car dans ta cellule il faisait froid. Très froid.

    Tu suivis ses mains lorsqu’elle sortit un dossier de son sac qu’elle posa délicatement sur la table. Tu ne t’y intéressas pas plus que ça, tu voulais simplement une réponse à ta question et tu ne supportais pas que l’on dévie du sujet. Mais elle finit par te répondre. Elle t’expliqua que vous aviez besoin de discuter tous les deux. Mais tu ne la connaissais pas, tu ne voyais pas du tout de quoi elle voulait te parler. Avait-elle un rapport avec ta mère ? Lorsqu’elle ouvrit le dossier qu’elle avait en main, tu remarquas que ça te concernait directement et que ta mère n’avait rien à voir avec ce qu’elle allait te dire. Elle commença à te parler de ton arrestation. Comme si tu voulais te souvenir de ce moment. Ca te rappelait le monde dans lequel tu vivais avant que tout ça ne commence.

    « Mon rôle de « Dame » est de faire valoir la justice sur la partie « Carreaux » de l’île, le secteur auquel vous avez été affecté d’office. »

    Dame ? Partie Carreau ? Tu aurais cru au départ qu’elle parlait d’un jeu de carte. Tu ne comprenais pas un traître de mot de ce qu’elle te racontait. Tu avais donc été affecté à un secteur mais depuis la prison tu n’avais pas vraiment l’occasion d’en profiter. Puis elle continua son explication te parlant d’une certaine liberté de circulation. Comment pouvait-elle se permettre d’évoquer la liberté alors que tu étais encore enfermé entre ces murs. Mais elle n’y était certainement pour rien. Déverser ta haine sur elle n’était pas la bonne solution. Alors tu restais calme, écoutant la suite de ce qu’elle avait à te dire. Et c’est là que la chose devint intéressante. Elle te parla de la personne à qui tu avais tenu tête en arrivant sur cette île. Cette réaction qui t’avais à ton plus grand malheur envoyé au cachot. Jamais tu n’avais pensé que ne pas répondre à ton nom pouvait te coûter aussi cher.

    Le Roi. Alors cette femme était le roi de ton secteur. Ca te surprenait un peu que ce soit une femme qui détenait ce rôle. Non pas parce que tu pensais qu’une femme ne pouvait pas gouverner ou quoi, mais surtout parce que pour toi un Roi était généralement un homme. Soit, si telle était sa position, tu allais devoir t’y faire. Mais ce qui retint le plus ton attention par la suite, ce fut lorsque cette Dame évoqua la possibilité de te libérer. Tu ne songeais qu’à ça. Même si tu ignorais tout des conditions de vie à l’extérieur, tu étais on ne peut plus certain qu’elles étaient bien meilleures que celles que tu avais connues jusque là. Tu avais besoin de parler et d’être entouré. Même si la confiance n’allait pas être de la partie, tu ne peux pas vivre normalement sans te sociabiliser un minimum. C’est dans ta nature.

    Un homme, celui qui t’avait conduit ici avec cette jeune femme, apporta une feuille blanche ainsi qu’un stylo. Tu te doutais déjà de ce que l’on allait te demander de faire pour sortir d’ici. Tu avais beau désirer cette liberté plus que n’importe quoi d’autre au monde, tu n’avais pas envie de t’abaisser à ce genre de choses. C’était bien ça, Adamantine t’expliqua que tu avais à rédiger une lettre d’excuse auprès du roi. Et puis quoi encore ? S’excuser de n’avoir pas répondu à son nom ? C’est un comble. D’après ce que tu avais saisi du fonctionnement de l’île, vous n’aviez même plus d’identité, vous étiez considérés comme des cartes à jouer. Et pourtant on trouvait quand même le moyen de vous reprocher de ne pas répondre à votre nom qu’on vous demande d’oublier. Non, tu ne voulais pas écrire cette lettre. Tu avais beaucoup trop de fierté pour faire plaisir à cette femme qui se proclame roi. Roi de quoi au fond ? Tu le savais, personne sur cette île n’avait plus de valeur qu’un autre. Peu importe les titres qu’ils voulaient bien se donner, pour toi ils étaient tous les mêmes.

    « Vous croyez vraiment que je vais m’abaisser à ce genre de choses ? Vous croyez vraiment que je suis prêt à m’excuser d’avoir commis une faute qui n’en est pas une ? Alors je dois me montrer comme étant inférieur pour mériter ma liberté alors que l’on m’a incarcéré abusivement ? »

    Tu savais qu’elle n’allait pas te répondre que tu avais raison. Peut-être bien parce qu’elle ne pensait pas du tout comme toi et qu’elle fonctionnait exactement comme ce foutu roi. Mais surtout parce qu’elle semblait obéir à des ordres et que sa place ne lui permettait pas de dire ce qu’elle pensait réellement du système. Elle se disait « Dame », comment aurait-elle pu se ranger du côté d’une pauvre et simple carte qui ne veut pas se ranger comme tout le monde. Elle aurait été bien trop mal vue.

    Tu regardais ses mains qui s’étaient rapprochées des tiennes. Ce n’était pas par simple contact qu’elle allait réussir à te faire faire tout ce qu’elle désirait. Tu ne voulais pas rédiger cette lettre, et elle allait devoir se montrer très convaincante pour que ce soit le cas. Car tu avais bien compris que tu n’avais de toute évidence pas d’autre choix pour te sortir d’ici. Tu ne voulais pas montrer que tu étais prêt à être en position de faiblesse. Si tu pouvais résister un peu plus longtemps, tu ferais le possible pour que ce soit le cas.

    « Je n’écrirai rien sans être certain qu’un tel comportement abusif ne se reproduira pas à mon égard. »


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MessageSujet: Re: Release [PV Eisuke & Iwako]   Dim 03 Juin 2012, 15:16

Comme elle s’y était attendue, la jeune femme se heurta au refus d’Eisuke. Ce dernier était fier, cela se lisait sur son visage. Mais Iwako l’était autant que lui et il était hors de question de finir sur un échec. Il n’était pas question qu’un innocent reste emprisonné ici tant que ce district serait sous sa juridiction.
Tout en se reculant dans sa chaise, la jeune femme soupira fortement, toisant Eisuke d’un regard déterminé. Non, elle ne permettrait pas une injustice de plus.
Sans quitter son « client » des yeux, elle appela le garde présent dans la cellule et lui intima l’ordre de les laisser seuls. Ce dernier, septique, refusa dans un premier temps prétextant qu’en vue de sa constitution il ne pouvait laisser un prisonnier en sa compagnie.

Cette fois-ci, Iwako le fusilla du regard avant de demander, plus autoritaire que jamais :

- « De quel droit vous permettez-vous d’évoquer ici une telle information ?! Sortez d’ici où je vous assure que vous aurez droit à de sévères représailles ! »

Devant la fulminante Dame de carreau, le pauvre homme n’eut d’autre choix que d’acquiescer et de sortir à la hâte. Elle se mettait rarement en colère, Iwako était une femme qui préférait le calme à tout autre chose. Pourtant cette situation lui mettait les nerfs à vif. Comme s’il n’était pas déjà assez difficile de réparer derrière son dos les injustices d’Arashi, il fallait en plus qu’elle supporte l’arrogance de l’homme qu’elle souhaité aider et la désobéissance du personnel sous ordres. Quoi de plus pour envenimer son humeur…
Retournant son attention vers le jeune homme face à elle qui n’avait pas bronché, elle se pinça légèrement les lèvres et se saisit de la feuille et du stylo, rédigeant de nombreuses lignes sous le regard étonné du captif. Cela fait, elle tira une seconde feuille vierge de sa pochette et recommença de plus bel.
Cela prit quelques minutes. Quand elle eut finit, elle renvoya les deux feuilles en direction d’Eisuke.


- «Voici pour vous un contrat signé de mon nom vous garantissant qu’à l’avenir toute commande abusive faite à votre encontre sera réglée dans les plus brefs délais en votre faveur. Mais monsieur Sato, vous devez bien comprendre que je n’ai aucune autorité contre le Roi et le Joker, de ce fait, si vous ne corrigez pas votre comportement envers eux, je serai impuissante ».

Elle s’était apaisée, certaine que personne de normalement constitué ne refuserait de s’apaiser en échange de la tranquillité. Après tout il en était de même dans la vraie vie : ceux qui manquaient de respect envers les forces de l’autorité en étaient punis. La règle ne changeait pas beaucoup.

- « L’autre feuille est la lettre d’excuse que j’espérai vous voir écrire mais que je ne vous demande que de signer. Je ne suis pas ici pour vous faire tomber mais au contraire pour vous aider, alors je vous en prie faites appel à votre bon sens : signez et nous en resterons là. »

Elle prit le temps de reprendre son souffle. L’expression faussement tranquille mais surtout pleine de méfiance de son interlocuteur l’agaçait. Elle n’était peut-être qu’une personne méprisable aux yeux des petites cartes mais toujours était-il qu’elle était la seule à les soutenir réellement parmi tous les membres des différentes hiérarchies. Être ainsi mise sur la sellette lui paraissait injuste, mais justement ce domaine était le sien, alors il n’était pas question de flancher !
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Sato Eisuke
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MessageSujet: Re: Release [PV Eisuke & Iwako]   Dim 10 Juin 2012, 13:15

    Ton comportement avait peut-être un peu trop exagéré. Tu n’étais pas en position d’exiger ce que tu voulais. Après tout, si tu ne signais pas le papier, ils allaient simplement te laisser crever au fond du trou et ça ne les regardait plus. Mais tu tentais ta chance, tu n’aimais pas être soumis au système. Tu attendais que ton interlocutrice réagisse. C’est lorsque tu la vis appeler le garde de la cellule que tu compris que c’était fini pour toi. Après tout, plus personne ne t’attendait dehors et tu n’allais pas facilement t’intégrer sur cette île. C’était peut-être ton destin de finir tes jours enfermé ici. Mais ce qu’elle demanda au garde ne correspondait pas du tout à ce à quoi tu t’attendais. Elle avait fait la demande de rester seule avec toi. Evidemment l’homme refusa, il était vrai que tu étais un véritable danger, tu étais capable de lui sauter au cou afin de pouvoir t’échapper sans avoir à rédiger cette lettre. Personne ne te connaissait réellement ici, il était donc normal que l’on pense ça de toi. Tu comprenais donc le refus de cet homme, mais la jeune femme sembla insister.

    « De quel droit vous permettez-vous d’évoquer ici une telle information ?! Sortez d’ici où je vous assure que vous aurez droit à de sévères représailles ! »

    Tu ne comprenais plus trop ce qu’il se passait dans cette cellule, tu devenais peut-être fou à force d’enfermement. Mais tu écoutas attentivement ce qu’elle avait à te dire. Peut-être qu’en réalité elle comptait régler ses comptes par elle-même et que sous cette carrure faible à vue d’œil, se cachait une femme beaucoup plus puissante que tu ne t’imaginais. D’ailleurs, lorsqu’elle reposa son regard sur toi, tu reculas de quelques centimètres, intimidé par sa prestance. Mais tu fis tout de même en sorte de ne pas trop montrer ta surprise. Elle retira aussitôt la feuille et le stylo qu’elle avait précédemment mis à ta disposition. Ca y est, tu étais persuadé qu’elle allait tenter de te les faire avaler en guise de punition ou quoi. Mais contrairement à ce que tu avais imaginé, elle se mit à rédiger quelque chose. Une demande d’exécution ? Tu étais bien loin de la vérité, très très loin.

    Après avoir sorti une deuxième feuille vierge et rédigé toute une autre séries de lignes que tu n’arrivais pas à lire de là où tu étais, elle plaça finalement les deux feuilles juste sous tes yeux, te donnant à nouveau le stylo qu’elle t’avait fait parvenir un peu plus tôt. Elle s’expliqua. La première feuille était visiblement une sorte de contrat que tu devais signer afin de t’assurer que tout comportement abusif à ton égard serait rapidement réglé en ta faveur. Tu ne comprenais pas trop cet agissement de la part de cette jeune femme, mais elle ne te laissa pas le temps de répliquer à vrai dire, elle était déjà partie pour t’expliquer le but de la deuxième feuille. Elle avait rédigé à ta place cette lettre d’excuse. Elle te demandait de la signer afin de mettre fin à toute cette histoire qui n’avait de sens ni pour elle visiblement, ni pour toi. Elle ajouta qu’elle était là pour t’aider, ce que tu n’avais pas saisi dès le départ.

    Tu ne comprenais pas, tu étais là assis sur cette chaise encore plus surpris qu’au départ. Tu avais les bras croisés, tu alternais un regard vers la jeune femme et un autre vers ces deux feuilles que tu devais signer. Tu allais le faire. Si c’était ton passeport pour une sorte de liberté, alors tu n’avais pas le choix… Mais tu voulais des explications.

    « Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi m’aidez-vous ? J’ai refusé d’écrire cette lettre, je me suis montré arrogant. Vous auriez simplement pu me laisser crever ici et repartir traiter des affaires qui sont plus importantes… »

    Tu te rendais compte petit à petit que plus tu discutais, plus tu avais de chance pour qu’elle change d’avis sur le sort qu’elle te réservait. Tu relus rapidement chacun des contrats et t’empressas de les signer. Tu voulais t’assurer d’être sorti d’ici rapidement avant de recevoir les explications que tu attendais et aussi de fournir les tiennes. Elle se fichait peut-être du pourquoi du comment. Mais tu voulais, pour la remercier, lui faire comprendre que tu n’étais pas le genre de personne à vouloir chercher les problèmes. Ta violence n’était que maladive et pouvait être neutralisée à condition de pouvoir danser et surtout de ne pas être contrarié. Il était resté plutôt calme lorsque le malentendu avec le « Roi » s’était produit, mais il est certain que si on l’avait laissé libre plus longtemps, il aurait pu ne pas rester calme car l’idée d’être trainé de force sur l’île ne lui avait pas du tout plu.

    « Je veux vous promettre qu’il ne se passera plus jamais quoique ce soit d’indésirable en ma présence. Mais je ne peux réellement tenir cette promesse. Je suis parfois sujet à des accès de violence incontrôlables. Je ne sais régler ça autrement que par la danse, mais je ne peux pas non plus me mettre à danser comme ça, sans raison. Mais je ferai de mon mieux pour qu’aucun incident ne se reproduise. J’entends bien vous avoir mis dans une situation inconfortable, et j’espère vraiment ne plus avoir à le faire… »

    Tes paroles était sincère. La générosité de cette femme, même si ce n’était que son boulot, t’avait apaisé. Mais ce n’était pas simplement ses agissements. Tu ressentais quelque chose d’étrange, c’était un peu comme ces fois où tu avais souffert sans raison, mais cette fois-ci c’était une sensation de bien être et de confiance. Tu étais incapable de refuser à nouveau quoique ce soit. C’était vraiment… étrange.
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