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 (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]

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Nakamura Iwako
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MessageSujet: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Jeu 14 Juin 2012, 01:52

Posé sur le bureau près de son ordinateur, son portable vibra, clamant les premières notes de « Time after time » dans le silence bourdonnant de l’appartement. Vêtue simplement d’un micro short noir, d’un débardeur de la même couleur et d’un haut beige transparent à manches longues ouvert dans le dos et bien trop grand pour elle, Iwako revint avec peine de la cuisine une tasse de café à la main. Elle était très pâle. Sur sa joue se dessinait clairement les traces rougeâtres d’un hématome encore très frais tandis que sa démarche trahissait de blessures non-visibles mais bel et bien là.
Prenant difficilement place devant l’écran, elle ramena un genou à elle, le talon posé sur le bord de la chaise de bureau alors que son autre jambe se balançait dans le vide. Soupirant, elle attrapa le petit téléphone, fit glisser la sécurité de l’écran tactile, et constata avec une tristesse non contenue qu’il s’agissait toujours du même expéditeur.

Deux semaines. Cela faisait à présent deux semaines depuis qu’ils s’étaient retrouvés dans la rue, et surtout, depuis qu’ils s’étaient très clairement avoué leurs sentiments. Tout n’était pas encore très clair, certes, mais ils avaient témoigné l’un comme l’autre, l’envie et le besoin pressant de se revoir au plus vite. Ils auraient d’ailleurs dû se revoir exactement trois jours après, jouir du précieux temps passé l’un près de l’autre.
Mais sur l’île régnait en maître une figure bien plus puissante qu’eux deux réunit. Un homme qui savait déjà tout sans que personne n’en ai rien vu. Le Joker.

Le soir où elle et Takeru s’était séparés, il n’avait pas été long à réagir. Le soir suivant, elle avait reçu un coup de fil d’Arashi lui ordonnant de se rendre au « château ». Cela ne présageait rien de bon, elle le savait. Personne ne ressortait jamais indemne de ce lieu de l’épouvante où le Joker menait le jeu selon ses règles. Et Dieu sait qu’elle avait eu raison de se méfier. Restée seule avec lui, l’homme de tous ses cauchemars lui avait sauvagement heurté le visage de son poing en l’insultant.
Une dame et une carte c’était selon lui « dégoutant et absurde». Elle avait gémit ne comprenant pas le mal qu’elle commettait. Et c’est ainsi qu’après de longues supplications il lui avait craché l’impossible vérité : Takeru Fujiwara n’était pas un homme ordinaire, et cette impression de lien entre eux n’était pas dû à une simple attraction. Elle l’avait entendu de sa bouche avec la plus grande attention : Takeru était son étoile compagne, son jumeau.

Son Soseiji.

L’homme impulsif, volage, et colérique qu’elle ressentait depuis toujours n’était autre que lui. Elle n’en avait même pas douté, ça tombait vraiment sous son sens. Et le Joker était le seul sur l’île à savoir quelles personnes étaient liés, il n’avait aucune raison de mentir. Le Joker ne voulait pas qu’ils se lient. Deux Soseiji ensemble étaient plus forts, du moins, ils pouvaient se protéger l’un l’autre. Ce n’était « pas drôle », c’était de « l’anti-jeux ». Il ne voulait pas qu’Iwako continue à le voir.
Il savait fort bien que lui rompre les os ne la ferait pas réagir, elle supportait ce genre de douleur depuis trop longtemps, et de toute façon, elle ne lui serait pas utile enfermée dans une chambre d’hôpital. De ce fait il s’était simplement « amusé » avec elle sans y aller trop fort. Abimée mais pas cassée, elle avait fait le serment à l’homme qui avait contrôle sur son existence de ne plus revoir Takeru.

Son influence était trop importante. C’était lui qui lui permettait de travailler, personne d’autre que lui n’avait besoin de ses dons en informatique. C’était lui qui lui permettait un accès illimité aux soins hospitaliers tant importants à sa survie. S’il les lui ôtait, elle ne donnait pas cher de sa peau. Enfin, c’était par ses ordres qu’elle était constamment protégée lors de ses déplacements. Elle lui devait son salut sur cette île, et n’avait qu’une chose à faire en retour : se plier aux règles de son jeu.
Et comme de bien entendu, le Joker n’était pas homme à supporter « la tricherie ».

Dès lors elle avait laissé passer tous les appels de Takeru, ses sms, ses messages. Le soir, la gorge serrée elle réécoutait plusieurs fois d’affilée le son de sa voix pleine d’incompréhension sur son répondeur. Elle voulait l’appeler, elle voulait le voir. Tout son corps le réclamait, et son besoin de le voir l’oppressait à tel point qu’elle n’arrivait plus à trouver la force de rien faire. La télé faisait effet de fond sonore depuis lors. Elle n’avait pas changé de chaine ni touché le volume. Elle n’y faisait même pas attention.

Le téléphone vibra de nouveau bruyamment tandis que la voix de Cindy Lauper chantait :


[Lying in my bed I hear the clock tick,
Allongée dans mon lit j'entends le tic-tac du réveil,
And think of you
Et je pense à toi] ♫


Elle voulait sourire : s’il appelait autant chaque jour depuis la dernière fois, cela signifiait bel et bien qu’elle n’était pas que l’une des passagères de ses nombreuses nuits. Elle n’y arrivait pas, ça ne la faisait même pas esquisser un sourire. C’était trop douloureux de le savoir dans une attente qu’elle ne pouvait combler. Elle ne voulait pas le mettre en danger, elle ne voulait pas que l’on s’en prenne à lui. La sécurité de Takeru avant son envie inhumaine de le voir. La sonnerie continua de plus belle.

[If you're lost you can look and you will find me
Si tu es perdu tu peux me chercher du regard et tu me trouveras
Time after time
Heure après heure] ♫


Croisant les bras sur le bureau Iwako y cacha son visage secoué de larmes. Bon sang, pourquoi ne raccrochait-il pas plus vite ?

[If you fall I will catch you I'll be waiting
Si tu tombes je te rattraperai je patienterai
Time after time
Heure après heure] ♫


Le téléphone se tue. Par réflexe, sans même prendre le soin de lever la tête vers l’appareil, elle tapota l’écran à plusieurs reprises. La voix de Takeru inonda la pièce
« Iwako… C’est toujours moi. Si tu regrettes ce qui s’est passé entre nous, si… Si tu penses que c’était une bêtise… » Il se coupait lui-même pour ne pas exploser. Elle pouvait le ressentir au simple ton de sa voix. « Au moins dis le moi de vive-voix ! Ne me laisse pas comme ça Iwako ! Rappelle-moi, au moins pour me dire ce que tu veux, je suis vraim… »

Elle coupa l’appel à la messagerie. Elle n’en pouvait plus, ça allait la détruire. Ses traits étaient tirés par la prolongation incessante de ses nuits blanches, ses cheveux emmêlés. Malgré la fatigue harassante, une fois sous les draps elle ne trouvait pas le sommeil, le corps et le cœur inondés de lui. De même lorsqu’elle avait faim elle ne se trouvait même pas le courage de préparer quoi que ce soit. Son frigo et ses placards étaient pleins mais elle n’y touchait pas se contentant de grignoter des biscottes lorsque son estomac la tiraillait trop. Elle n’avait pas fait le ménage cette semaine non plus, ni changer ses draps. Sur son lit était étalés les vêtements qu’elle portait ce fameux soir. Ceux portant une infime partie de l’odeur de Takeru. Elle se méprisait d’autant de lâcheté et de faiblesse mais était pourtant certaine de faire le bon choix.

Une heure quarante-cinq du matin. Au dehors la pluie faisait rage, cognant sans douceur les carreaux de l’appartement. Certaines personnes considéraient cela comme berçant. Iwako n’aimait pas ça.
Alors qu’elle se laissait choir dans son fauteuil de bureau, les yeux vides fixant sans grand intérêt le bulletin d’information dont elle n’entendait rien à cause de l’orage, de grands coups vinrent marteler sa porte d’entrée. La jeune femme sursauta. Personne en dehors de son administration et du Joker ne savait où elle résidait, alors nulle doute qu’il devait s’agir de représailles. Sa joue endolorie la lançait toujours malgré le temps passé, et ses jambes malmenées ne lui faisaient pas du bien non plus. Elle avait été conduite à l’hôpital dès sa sortie du château du Joker. Elle n’avait semble-t-il rien de cassé mais son état justifiait tout de même qu’on s’en préoccupe. Eteignant la seule lumière de l’appartement, elle glissa sa main dans l’un des tiroirs de son bureau et en tira une arme à feu qu’elle chargea avant d’en ôter la sécurité. Le Joker était puissant, mais elle ne se laisserait pas faire. Les chiens qu’il utilisait pour accomplir ses méfaits, en plus de ce qu’il commandait aux As, ne lui étaient pas bien chers. Si elle pouvait justifier ses actes par un comportement lui plaisant, elle n’aurait aucunes représailles pour avoir éliminé les sbires du Joker. Mais les excuses elle les trouverait plus tard. Pour l’heure, elle se gifla intérieurement en entendant sa porte d’entrée s’ouvrir. Elle n’avait pas le souvenir d’avoir remis le verrou. Quelle conne !
Déjà des bruits de pas se firent entendre. Etant pieds nus, la jeune femme profita de la faible lumière qu’offrait l’écran de télé pour se faufiler par derrière ses grands rideaux sans faire de bruit. Son appartement n’étant pas bien grand, son canapé convertit en lit était dans le salon. Elle vit une silhouette d’homme de dos. Ce dernier, seul, caressait du bout des doigts les vêtements qu’elle avait laissé sur la banquette. Elle ne voyait pas de qui il s’agissait, et sans plus perdre un instant se rua sur l’individu qui en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire fini allongé dos au lit, l’arme sur la tempe tandis qu’Iwako le chevauchait. Sa main inoccupée serrait la gorge de l’homme tandis que celle de ce dernier tentait de la retirer. Elle n’était pas bien forte, mais sa hargne et l’effet de surprise avait eu raison de cela. Sans l’avoir encore vu elle hurla littéralement au visage de l’homme trempé sous elle :


- « Qui êtes-vous ?! Déclinez votre identité !! »

C’est alors que le passage d’une pub très claire vint illuminer le salon. Elle reconnut immédiatement les traits de son visage. C’était Takeru. Les yeux ronds comme des soucoupes, tremblant comme une feuille, elle se jeta en arrière et recula au maximum. Arrivée contre le mur, elle actionna l’interrupteur sans quitter le jeune homme se relevant des yeux. Apeurée au possible à l’idée que sa présence ici soit découverte, elle continua à le pointer de son arme. Il n’avait encore rien dit, elle commença donc par la question qui la torturait le plus :

- « Ta-Takeru… Qu’est-ce que tu fous ici putain ?! »

Elle n’avait jamais tremblé ainsi. Dire qu'elle avait peur aurait été un euphémisme, elle était tout bonnement terrorisée. Ses jambes lui faisaient mal. Cet homme était celui qu’elle aimait à en perdre sa santé mentale. Cet homme était son jumeau. Et de toute évidence puisqu’il se trouvait là, cet homme savait à présent qu’elle était une reine. Une bien pitoyable reine.


Dernière édition par Nakamura Iwako le Sam 16 Juin 2012, 02:19, édité 1 fois
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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Jeu 14 Juin 2012, 05:29

Il pleuvait des cordes. Un véritable orage. Il était tard. Ses cheveux trempés par la pluie lui collaient au visage. Depuis plusieurs longues dizaines de minutes il se contentait de lever les yeux vers cette fenêtre d'où émanait de la lumière. Peu importe le vent et la tempête, il était resté là dans la même position, se demandant quoi faire maintenant qu'il était là. Ce quartier, jamais il n'y avait mis les pieds avant. Et jamais il n'aurait imaginer y mettre les pieds un jour. Mais pourtant ses recherches l'avaient mené ici. Le centre de l'île, le quartier des cartes. Que faisait-il dans un endroit pareil ? Il fallait remonter deux semaines en arrière pour comprendre...

Cette nuit-là, Takeru l'avait retrouvée totalement par hasard. Il était tard aussi mais le temps était beaucoup plus chaleureux. Après s'être cherchés, s'être jaugés l'un l'autre, ils s'étaient finalement avoué l'évidence. Leurs sentiments n'étaient pas anodins. Ils n'étaient pas passagers non plus. Ils étaient forts et incontrôlables. Tellement puissants que de passionnés baisers avaient été échangés, leur faisant perdre le contrôle d'eux-mêmes. Cette nuit-là ils s'étaient quittés en se donnant leur numéro de téléphone et avec la promesse de se revoir trois jours plus tard. En rentrant chez lui, Takeru s'était laissé tomber sur son lit, songeur. Mais qu'est-ce que tu fabriques ? n'arrêtait-il pas de se demander. Il ne se reconnaissait pas mais tout ce qu'il ressentait était tellement hors de contrôle. C'était la première fois qu'il ressentait quelque chose d'aussi intense, lui faisant même oublier l'espace d'un instant ce pourquoi il se battait depuis des années. Il ne cessait de se dire que ce n'était pas bien, qu'il commettait une grave erreur, qu'il compromettait ses plans en se laissant influencer par des sentiments aussi futiles. Il s'en rendait bien compte, mais c'était trop tard. La raison n'avait plus d'emprise sur lui. De toute façon bloqué sur cette maudite île, il ne pouvait pas faire grand chose pour mettre son plan à exécution, alors pourquoi ne pas se laisser tenter ? Comme dit le proverbe, la meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y succomber. S'il s'évertuait à combattre ce qu'il ressentait au plus profond de lui, ça ne sortirait jamais de sa tête. Il y penserait à chaque instant, à chaque minute, à chaque seconde. Toute bataille était veine, il l'avait bien compris. Il ferma les yeux et son visage apparut tout de suite. Quoiqu'il fasse c'était elle qui était là, qui occupait son esprit, la moindre de ses pensées. Elle avait pris possession de tout son être. Elle. Nakamura Iwako.

Trois jours plus tard il se retrouvait devant sa penderie, des vêtements éparpillés sur le lit. Cela avait été les trois jours les plus longs de sa vie. Son absence avait été insoutenable. Il voulait la voir, il avait besoin de la voir. Mais voilà. Une importante question se posait. Qu'est-ce qu'il allait se mettre ? Cela faisait maintenant plus d'une heure qu'il farfouillait en large et en travers afin de trouver la tenue idéale. Takeru avait toujours été un jeune homme soucieux de son apparence physique, mais là ça frisait l'hystérie. Il en était conscient, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Las de chercher à tords et à travers, il opta finalement pour quelque chose de basique mais classe : un jean noir, un haut blanc col en V très prolongé et des bottines en cuir. Il ajouta quelques breloques qu'il tira de son tiroir à accessoires et se contempla dans son miroir en pied. Oui, ça devrait faire l'affaire. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être à la fois très en colère contre lui-même. Mais bon sang, que lui arrivait-il pour se prendre la tête pour de simples vêtements ? Il se trouvait bien bête de faire tout cela pour qu'Iwako le remarque, pour lui plaire. Déjà, ça ne servait à rien de s'embêter autant pour plaire à une femme et de deux, quoiqu'il porte il plaisait toujours aux femmes. C'était dans sa nature, dans ses gênes, il ne pouvait rien faire contre ça et cela lui convenait fort bien.

Alors qu'il consultait l'heure sur son téléphone portable, une douleur lancinante lui prit dans la joue et dans les jambes. Cela faisait maintenant deux jours que ce cinéma durait. Ces douleurs, ce n'était pas à lui qu'elles appartenaient, mais à l'autre, son double. Il lui arrivait assez fréquemment de souffrir de ce genre de douleurs, mais ces derniers temps elles avaient presque disparu. Takeru s'était toujours demandé si son jumeau était un bagarreur infatigable ou s'il adorait réellement défier la vie pour toujours se retrouver avec des bleus ou des cassures. Bah, peu importe, il ne le saurait sans doute jamais et c'était peut être mieux comme ça. Ces sensations douloureuses allaient et venaient, ce n'était pas constant mais il ressentait bien la souffrance de l'autre. Et une certaine tristesse aussi. Mais bon, il était habitué à en faire abstraction depuis le temps. Il sortit alors de son appartement pour se rendre au lieu de rendez-vous. Il arriva avec une bonne quinzaine de minutes d'avance, tellement pressé de pouvoir enfin la revoir. Le jeune homme s'assit sur un banc et commença à attendre. Il attendit jusqu'à l'heure du rendez-vous, puis encore quinze minutes. Rien de plus surprenant, il paraît que les filles arrivent souvent en retard. Il s'amusa à penser qu'Iwako avait perdu du temps en se préparant dans la salle de bains pour lui plaire. Après plus de vingt minutes de retard il se décida à l'appeler pour savoir si elle était encore loin. Pas de réponse. Peut-être était-elle dans un endroit où on ne captait pas bien ? Il attendit encore. Trente minutes de retard, il rappela de nouveau. Pas de réponse. Quarante minutes de retard. Toujours pas de réponse. Cela faisait maintenant plus d'une heure que le moment du rendez-vous était passé. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien foutre pour être autant à la bourre ? Cette fois ça ne l'amusait plus. Pendant un instant il s'imagina même qu'elle avait finalement décidé de ne pas venir. Non, c'était impossible. L'autre soir, il l'avait bien senti, ses sentiments, ses paroles, elle s'était montrée sincère, il en était sûr. Alors pourquoi ne viendrait-elle pas aujourd'hui. Takeru préféra se persuader qu'un événement imprévu était survenu et qu'elle finirait bien par arriver. Alors il attendit. Il attendit et attendit encore. Il attendit des heures, la rappelant toutes les quinze minutes sans jamais avoir de réponse. Il faisait nuit maintenant. Il était tard. Takeru n'eut d'autre choix que se résoudre à rentrer chez lui. Sur le chemin de retour, il se demanda quel sentiment était le plus fort. Était-ce la tristesse d'avoir été abandonné et ignoré ? Ou alors la colère d'avoir été abandonné et ignoré ? Il était triste et horriblement déçu de constater qu'elle n'était pas venue, et terriblement en colère de n'avoir même pas reçu un seul message d'excuse. Comment avait-elle osé jouer avec lui de la sorte ? Une fois arrivé chez lui, il se servit un verre d'eau afin de se rafraîchir. Il soupira et le verre termina contre le mur, éclaté en plusieurs morceaux maintenant éparpillés sur le sol de la cuisine. La colère, la tristesse, la déception, tous ces sentiments se mêlaient. Il avait un besoin urgent de faire sortir toute cette rage. Il se changea en à peine quelques secondes et commença à se défouler sur les sacs et autres outils qui lui servaient à ses entraînements d'art martiaux. Il passa toute la nuit à les maltraiter expulsant les mauvais sentiments qui le dévoraient. Le soleil venait à peine de se lever. Takeru était assis par terre, jambes allongées, bras tombant le long du corps, le regard dans le vide. Non, l'autre soir elle n'avait pas joué avec lui. Il en était certain. Alors pourquoi Iwako l'ignorait à présent ? Ça n'avait pas de sens. Il fallait qu'elle se justifie, il ne la laisserait pas disparaître comme ça, sans explication. Elle ne voulait pas répondre au téléphone ? Comme si c'était ça qui allait l'empêcher de la retrouver. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire.

Plusieurs jours s'étaient écoulés, mais toujours la même rage l'animait. Il la retrouverait, peu importe les moyens qu'il aurait à utiliser, il la retrouverait et elle devrait lui fournir des explications. Il avait usé de ses capacités en informatique pour essayer de trouver quelque chose, mais en entrant « Nakamura Iwako » il ne tomba que sur des informations inutiles de sa vie d'avant l'île. Même en cherchant dans le réseau interne de l'île, il ne trouva aucune donnée correspondante. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Peu importe les obstacles, sa détermination était sans limite. Durant ces journées qui lui avaient paru extrêmement longues, Takeru n'avait jamais cessé de lui téléphoner ou de lui envoyer des messages. Il n'avait jamais eu aucune réponse en retour, mais il n'abandonnerait pas. Il la trouverait.

Deux semaines. Cela faisait maintenant deux semaines qu'ils s'étaient retrouvés par hasard au cœur de la nuit, comme si le destin les avait guidés. Cela faisait maintenant deux semaines qu'ils avaient joué franc jeu, s'avouant à demi-mot ce qu'ils ressentaient, mais cela avait été clair autant pour l'un que pour l'autre. Cela faisait maintenant deux semaines qu'il n'avait plus eu de ses nouvelles, deux semaines qu'elle avait disparu dans la nature sans laisser de trace. Deux semaines qu'il restait collé à son ordinateur, cherchant en vain la moindre petite information qui l'aiderait à la retrouver. Et puis finalement il trouva. De peur qu'il lui soit arrivé malheur il avait déjà essayé plusieurs fois de rentrer dans les dossiers de l'hôpital mais les données étaient extrêmement bien protégées. Cependant, après plusieurs jours de lutte il finit par trouver la faille et c'est là qu'il tomba dessus. Le lendemain soir de leur dernière rencontre, Iwako avait dû être hospitalisée. Son nom apparaissait enfin quelque part. Si ça n'avait pas été dans un registre hospitalier il s'en serait sûrement réjoui davantage. Néanmoins il remarqua que cela faisait déjà pas mal de jours que la jeune femme était rentrée chez elle. Son état ne devait pas être aussi grave qu'il se l'était imaginé l'espace d'un instant. Il farfouilla davantage dans la base de données et il finit par tomber sur son adresse. Heureux de savoir enfin où la trouver, son sourire disparut cependant bien vite. Iwako habitait le centre de l'île. Takeru le savait : le centre de l'île appartenait au Joker et à ses Figures ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Il continua ses recherches et finit par découvrir sa véritable identité. Cette jeune femme n'était autre que la Dame de Carreau, Adamantine. Takeru resta sous le choc durant plusieurs minutes. Alors comme ça elle faisait partie de ses serviteurs ? Elle exécutait ses ordres ? Elle participait à l'enfermement d'innocents sur cette île ? Impossible. C'était impossible. Non. Pas Iwako. Pas elle. Non. Takeru se leva d'un bond et commença à tourner en rond dans le salon de son appartement, se prenant la tête dans les mains. Pourquoi lui avait-elle caché quelque chose d'aussi important ? Mais d'un autre côté, aurait-il eu envie de s'intéresser à elle s'il l'avait su ? Comptait-elle lui mentir encore longtemps quant à sa véritable identité ? Il avait envie de crier, de hurler aussi fort qu'il le pouvait tellement cette histoire lui prenait la tête. Mais une évidence lui traversa tout à coup l'esprit. Non elle n'avait pas menti. Son nom, Nakamura Iwako, était totalement introuvable sur la toile. Le seul nom sous lequel elle était connue du public c'était Adamantine. A lui, elle avait révélé sa véritable identité. Avec lui, elle avait était elle-même, à chaque instant. Elle n'avait jamais cessé d'être sincère. Ce fut soudain un sentiment de soulagement qui l'envahit. Elle n'avait pas menti. Elle n'avait pas joué un rôle. C'était avec eux qu'elle jouait la comédie, avec tous les autres. Lui, il avait eu droit à la vraie personne qu'elle était. Il en était sûr. Mais alors pourquoi disparaître de cette façon ? Il fallait qu'il comprenne. Il fallait qu'il la voie. Il fallait qu'il lui demande. D'un geste vif, Takeru attrapa un crayon et nota l'adresse affichée à l'écran. Il saisit la première veste qui lui tomba sous la main et commença à courir en direction de cette adresse. L'heure tardive et la pluie qui lui fouettait le visage n'avaient pas d'importance. Maintenant qu'il savait où chercher, elle ne pourrait pas lui échapper.

Voilà comment il s'était retrouvé dans ce quartier inconnu au milieu d'un orage particulièrement violent. Les yeux rivés sur cette fenêtre illuminée, Takeru était incapable de bouger. Il réfléchit longuement à ce qu'il devait faire maintenant qu'il était ici. Il avait couru dans un élan incontrôlable, sans même comprendre ce qu'il faisait et ce ne fut que maintenant qu'il se rendit compte de ce qu'il avait fait. Il voulut donner une dernière chance à la jeune femme avant de débarquer sans prévenir au beau milieu de la nuit. Il téléphona encore une fois. Il tomba comme toujours sur la messagerie. Il lui laissa alors un énième message...

« Iwako... C'est toujours moi. Si tu regrettes ce qui s'est passé entre nous, si... Si tu penses que c'était une bêtise... » Il se tut un instant, tellement la colère était forte, car pour lui ce qui s'était produit était tout sauf une bêtise. Il continua... « Au moins dis-le moi de vive voix ! Ne me laisse pas comme ça Iwako ! Rappelle-moi, au moins pour me dire ce que tu veux, je suis vraiment inquiet de ne pas avoir de tes nouvelles. Donne-moi juste une explication... S'il te plaît. Rappelle-moi. »

Après avoir raccroché il fixa encore de plus belle la fenêtre afin de guetter le moindre mouvement de la part de la jeune femme. Mais rien. Il attendit encore un bon moment au cœur de la nuit avant de se décider enfin à aller frapper à sa porte. Takeru donna de grands coups afin d'être sûr d'être entendu. Personne ne répondit. Comme d'habitude, pensa-t-il. Il frappa encore une fois. Toujours pas de réponse. Pourtant la lumière qu'il avait vu de l'extérieur témoignait bien de sa présence dans l'appartement. Il posa alors sa main sur la poignée, dans un ultime espoir. A sa grande surprise la porte était ouverte. Il entra. L'appartement était plongé dans l'obscurité la plus totale, seulement éclairé par le tonnerre et l'écran de la télévision laissée allumée. Si maintenant la lumière était éteinte et si la télévision fonctionnait, cela voulait dire qu'Iwako était bel et bien ici. Il avança calmement, sans faire trop de bruit. Il arriva dans le salon qui servait aussi de chambre à en juger par le canapé déplié en lit. Alors qu'il essayait de discerner ce qu'il y avait dessus, un éclair vint l'iiluminer. Il reconnut tout de suite les vêtements qui se trouvaient sur la banquette. Iwako les portait... il y a deux semaines. Retrouvant enfin une partie de l'être qui n'avait cessé de le tourmenter depuis leur rencontre, il en fut ému et ne pu s'empêcher de les caresser délicatement du bout des doigts. Perdu dans ses quelques souvenirs, il ne vit pas que quelqu'un surgit derrière lui. Avant qu'il ne parvienne à comprendre ce qui se passait, il se retrouvait allongé sur le lit avec une arme sur la tempe tandis que son agresseur le chevauchait. Une forte pression se fit alors sentir sur sa gorge, on était en train de l'étranglait. Il essayait tant bien que mal de retirer cette main qui l'étouffait mais la pression de l'arme sur sa tempe se fit plus forte. L'obscurité l'empêchait de distinguer le visage de cet agresseur. Comment avait-il pu se faire avoir comme un débutant ? Plus d'une fois il s'était introduit chez ses victimes et les avait surpris puis abattus comme allait sûrement le faire cette personne d'ailleurs. Puis une voix se fit entendre. On lui intima de décliner son identité. C'était une voix de femme. Takeru la reconnut tout de suite. C'était Iwako. C'était elle. Une pub particulièrement claire vint inonder le salon de lumière et il put alors constater qu'il ne s'était pas trompé. C'était elle. Elle le reconnut également et fit un bond en arrière gardant toujours l'arme braquée sur lui. La jeune femme ralluma la lumière et Takeru se releva, passant sa main droite dans son cou encore douloureux. Il releva le regard vers elle au moment où elle lui demanda avec agressivité ce qu'il foutait là. Ce qu'il foutait là ? Ce n'était pas évident ? Il se tenait droit devant elle, n'accordant aucune importante à l'arme qu'elle tenait. Alors qu'au bout de ses cheveux perlait l'eau de pluie qui l'avait trempé pendant presque une heure, il ne put s'empêcher de rire nerveusement. Il répéta alors...

« Qu'est-ce que je fous ici ? » Puis d'une voix bien plus forte il réitéra. « Qu'est-ce que je fous ici ?! T'es sérieuse là ? T'en as pas la moindre idée ? » C'était la colère qui parlait maintenant. Au fond de lui il avait peur, il ne comprenait pas pourquoi elle était là mais cette peur ne faisait qu'augmenter sa colère. « Ça fait deux semaines Iwako. Deux semaines ! Deux semaines que tu ne m'as pas donné de nouvelles. Deux semaines que t'as disparu sans prévenir. Je t'ai laissé des dizaines de messages, je t'ai appelé des dizaines de fois, t'as jamais répondu. Pourquoi ?! POURQUOI ?! » Il se tut quelques secondes, essayant de mieux contenir la rage qui voulait éclater. « Si... Si vraiment t'avais fini par t'apercevoir que ce soir-là ne représente rien pour toi, que c'était juste un baiser comme un autre, sans importance, t'aurais dû me le dire. T'aurais dû me le dire plutôt que de me laisser poireauter des heures assis sur un banc à t'attendre ! Alors... Qu'est-ce que je fous là hein ? C'est simple. Je suis venu chercher une explication. Je veux juste comprendre. Comprendre pourquoi t'agis comme ça avec moi. Une fois que ce sera fait, je partirai d'ici et je foutrai la paix à la grande Dame de Carreau que tu es. Car c'est bien ce que tu es non ? Hein ? A-da-man-ti-ne ? »

Takeru avait soigneusement détaché chaque syllabe de son nom. Il voulait lui faire comprendre qu'il savait pour son rang, qu'il était en colère qu'elle le lui ai caché. Il aurait voulu être plus tendre, plus doux. Il s'était tellement inquiété, il avait passé tellement de temps à la chercher, il avait dépensé tellement d'énergie... Mais là, en la voyant, la colère était plus forte que tout. Il lui en voulait de l'avoir laissé sans nouvelle, en proie au doute et à l'inquiétude. Il lui en voulait de l'avoir fait souffrir.
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Jeu 14 Juin 2012, 17:39

Alors que tout son corps était agité de soubresauts, Takeru ne sembla pas en tenir compte. Ni de ça, ni de l’arme chargée et pointée dans sa direction. Elle ne lui faisait pas peur le moins du monde là ou, au contraire, sa présence l’aliénait. Dans la tête de la Dame de Carreaux tout se mélangeait : comment était-il entré dans ce district sans se faire prendre ? L’avait-on vu ? Etaient-ils surveillés au même instant ? Une longue goutte de sueur vint rouler de son dos au creux de ses reins à l’idée de ce qu’ils subiraient tous les deux si les patrouilles du Joker en charge de protéger le district venait à les découvrir.
Mais très vite, elle fut bien obligée de se concentrer sur sa situation. Déjà le rire nerveux de Takeru résonnait dans la pièce bientôt suivit de toute sa fureur. Il voulait des explications, et il les voulait maintenant ! Quoi de plus naturel au fond ? Elle l’avait bien laissé promener durant tout ce temps. Répétant plusieurs fois la question qu’elle venait de lui poser, il explosa littéralement, hurlant sans ménagement son inquiétude et son attente. Son attente interminable. Enfin, il termina sur une phrase qui la brisa de l’intérieur


« Une fois que ce sera fait, je partirai d'ici et je foutrai la paix à la grande Dame de Carreau que tu es. Car c'est bien ce que tu es non ? Hein ? A-da-man-ti-ne ? »

Il n’en avait pas fallu plus pour qu’Iwako se ressaisisse quelque peu. C’était clair à présent : il savait. Il savait pour elle, pour son rang qu’elle n’avait pas choisi, et la rejetterai pour cela. Une voix amère au fond d’elle lui disait que finalement elle avait eu tort de croire qu’il serait différent sous toutes les coutures. Non il n’était pas si différent des autres cartes, il n’était qu’un mouton tout juste bon à juger celle qui était la seule Justice sur cette île. Elle se rappela de ce Sato Eisuke qu’elle avait délivré avant même de le rencontrer lui. Ce garçon l’avait méprisé au possible parce qu’elle était une Dame alors qu’elle n’était venu à lui que dans le but de le tirer de la prison où il avait injustement été enfermé. Et si Iwako n’était pas forcément quelqu’un de rancunier, en femme juste qu’elle était, l’intolérance et l’injustice que l’on lui faisait subir la mettait hors d’elle. Elle en venait à détester les gens qui se servaient de cela pour la rabaisser. Elle était la seule sur cette foutue île à se battre pour le bien des cartes, mais les cartes la lynchait sans la moindre pitié. Et Takeru ne dérogeait pas à la règle.

Se reprenant, elle se tint alors plus droite malgré son cœur qui battait la chamade.


- « Oui c'est vrai. Je suis la Dame du district des Carreaux, ta Dame. Mon nom est Adamantine, et à partir de maintenant, je te demanderai de ne plus user d’un autre nom avec moi, si tant est que l’on se recroise un jour. »

Elle tentait de prendre une voix hautaine et assurée sans grande réussite. Elle tentait de lever le menton et de le regarder droit dans les yeux pour lui faire croire qu’elle le méprisait. Peine perdue, tout son corps criait qu’elle mentait, et les blessures sur son visage ne jouaient pas en la faveur du rôle qu’elle voulait se donner. C’était là son pire défaut, elle était une piètre actrice. L’improvisation et le mensonge se trahissait sur son visage et dans sa voix comme si un panneau lumineux au-dessus de sa tête l’avait signalé à la face du monde. Lorsqu’on lui avait assigné le rôle de Dame, elle avait tenté de mentir au Joker pour n’être qu’une carte parmi les cartes. Il l’avait démasqué en quelques secondes et lui avait fait payer le prix fort. Et bien qu’il n’en sache rien, Takeru était son Soseiji. Elle aurait beau lui mentir encore et encore, il ne la croirait pas parce qu’il était capable de ressentir sa peur et son désir de lui.
Elle aurait voulu s’échapper, détaler et disparaitre de sa vue. Se cacher était bien plus facile. Mais elle choisit de continuer sur sa lancée : certes, il saurait évidemment qu’elle mentait, mais si elle parvenait à trouver des mots assez durs, il serait peut-être certainement assez déçu pour ne pas vouloir en savoir plus. Elle se décida donc et opta pour une solution des plus simples : lui dire tous le contraire de ce qu’elle ressentait.

- « Je n’ai pas d’explications à te donner ! Cette nuit-là ne représentait absolument rien pour moi, je n’ai fait que jouer avec toi, et j’espérais simplement que tu te lasserais assez vite pour que je n’aie pas à perdre mon temps et ma salive pour te le dire. C’est plutôt simple à comprendre non ?! »

Au même instant, pitoyable qu’elle était, des larmes vinrent poindre à ses yeux. Elle se sentait bien plus blessée que lui de dire des choses pareilles. Baissant son arme, elle lui tourna le dos le temps d’essuyer les perles d’eau salées qui coulaient de ses yeux sans qu’elle ne puisse les retenir, et ne parvint pas à se retourner. La voix entrecoupée de sanglots, elle lui dit avec détresse.

- « Il faut vraiment que tu t’en ailles Takeru… Je… Je ne… Je ne t’aime pas, alors… rien ne te retiens. Je suis une figure après tout. Nous n’avons rien à voir l’un avec l’autre. »

Elle planta avec force ses ongles dans son bras pour s’éviter une nouvelle humiliation. A l’instant précis, elle était partagée entre le bonheur de le voir, le bonheur de s’assurer qu’il allait bien, et la peur. Il allait la rejeter puisqu’elle venait de lui infliger la pire blessure possible. Elle se haïssait, se maudissait pour tout cela, mais la voix lui murmurant qu’elle faisait ce qu’il y avait de mieux à faire pour le protéger la soutenait dans sa lutte. Enfin elle se retourna vers lui.
Takeru n’avait pas bronché, ni même fait un pas vers la sortie. Il la regardait fixement. Elle paniquait. S’il ne partait pas bien vite elle allait craquer. S’il ne partait pas elle serait incapable de continuer longtemps ainsi. Plusieurs minutes défilèrent dans cette même ambiance glacée. Elle sentit sa gorge se serrer encore davantage. Elle était à bout, il fallait vraiment que l’un d’eux réagisse. Elle prit les devants.

Dégainant à nouveau son arme, la belle jeune femme se rapprocha à toute vitesse de Takeru, passa un bras autour de sa nuque pour le maintenir avec force contre elle tandis que le canon de l’arme à feu reprenait place contre sa tempe luisante.
Tout en faisant cela elle lui avait crié :


- « Qu’est-ce que tu n’as pas compris ?! Je t’ai dit de partir !! »


Elle était à présent blottie contre lui de la même façon qu’ils l’avaient été cette fameuse nuit, aussi menaçante que désirable. Le corps de Takeru étant trempé, l’humidité de son corps vint bientôt se glisser sur sa partenaire. Il était sublime… Sans sa raison pour la contrôler et la douleur sur sa joue pour lui rappeler les risques qu’elle lui faisait courir, elle l’aurait sans doute embrassé sans plus de détours. Ses lèvres étaient si proches… Elle se claqua mentalement. Elle devait être forte à présent. Assez forte pour rejeter l’homme sans lequel elle ne s’imaginait plus vivre.

Un instant elle le regarda avec une tendresse infinie. Elle n'avait pas encore bien réalisé à quel point le lien de Soseiji rendait leurs émotions visibles et compréhensibles l'un pour l'autre. Elle ressentait sa colère, sa frustration, et sa tristesse avec une distinction anormale. C'était même encore plus fort depuis qu'elle avait connaissance du fait qu'il s'agissait de lui. C'était comme le ressentir soi-même à quelques différences près, et à présent que leurs yeux se croisaient elle remercia le ciel : quoi qu'ils puissent traverser l'un comme l'autre, et même si après ce soir elle était condamné à ne plus jamais le revoir, elle partirait en même temps que lui...









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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Ven 15 Juin 2012, 03:21

La Reine se tenant bien droite devant lui déclina alors sa véritable identité. Elle lui demanda, non, plutôt elle lui ordonna de l’appeler dorénavant par son nom de Figure. Takeru la regardait d'un air amusé. Elle faisait la fière, elle voulait se montrait forte mais le jeune homme n'était pas dupe. L'ayant prise au dépourvu, elle était incapable de jouer la comédie correctement et ça Takeru l'avait bien remarqué. Elle essaya alors de le blesser en lui disant que cette nuit dans le parc ne représentait rien à ses yeux, qu'elle n'avait fait que jouer avec lui. Mais en vain. Ces paroles ne l'atteignirent pas car il savait qu'elles n'étaient pas sincères. Oui, car celles qui l'avaient été, c'était justement celles de ce soir là à côté de la balançoire. A ce moment-là ils s'étaient tous les deux dévoilés l'un à l'autre, du moins juste ce qu'il fallait pour prouver à l'autre la véracité de ce qu'ils ressentaient. Takeru ne pouvait pas l'expliquer mais il savait qu'elle mentait, c'était comme s'il lisait en elle comme un livre ouvert. Il avait finit par s'habituer à ces sentiments étranges en sa présence, il s'était habitué à elle. Iwako ne pouvait pas le tromper.

Et il avait vu juste : Iwako commença à pleurer. Au final, en disant des paroles aussi dures c'était elle-même qu'elle blessait, plus que Takeru. Il ne comprenait pas pourquoi elle s'évertuait à mentir. Il avait pourtant senti que malgré son statut de Dame, elle ne l'avait pas pris de haut, qu'elle avait été tendre et gentille envers lui, comme si elle avait été son égale. Alors pourquoi elle s'obstinait à dire ces choses qu'elle ne pensait pas ? Takeru ne comprenait pas et de toute façon il ne pourrait pas inventer la réponse à cette question. C'était à elle de la lui donner. Il la laissa se retourner le temps de sécher les gouttes d'eau salée qui venaient de marquer son visage. De dos, elle lui demanda alors de s'en aller, lui assurant qu'elle ne l'aimait pas. Takeru n'en croyait pas un mot. Il ne pouvait pas non plus s'empêcher de penser que cette demande ressembler plus à une supplication. Décidément, tout était encore plus confus que d'habitude. Il préférait se taire pour l'instant. Iwako avait l'air de paniquer. Elle finirait bien par se calmer une fois l'effet de surprise passé, se disait-il. Il se contentait de la fixer car il était totalement hors de question pour lui de partir. Il avait eu assez de mal à la retrouver, il ne partirait pas sans l'explication qu'il était venu chercher et ne se contenterait pas non plus des mensonges qu'elle lui avait servi. Lorsqu'elle se retourna enfin vers lui, leur regard se croisèrent immédiatement. Takeru ne broncha pas. Il attendait. Il était patient. Elle finirait bien par lui avouer toute la vérité qu'elle désirait si ardemment lui cacher. Il ne lui en laisserait pas le choix.

Mais alors qu'il la défiait du regard depuis plusieurs minutes, Iwako prit les devants. Il la laissa faire lorsqu'elle s'approcha de lui à vive allure pour lui coller une nouvelle fois l'arme contre la tempe. Il aurait été si facile pour lui de l'envoyer valser ou de lui retirer le pistolet des mains, mais il n'en fit rien. Non, il préférait la laisser agir à sa guise. C'était peut-être le meilleur moyen de la calmer. Maintenant blottie ainsi contre lui, il se rappela de cette nuit d'il y a deux semaines lorsqu'ils étaient dans cette même position, les choses qu'ils s'étaient dit, les baisers qu'ils avaient échangé... Il pouvait sentir la chaleur du corps de la jeune femme à travers ses vêtements trempés par la pluie. Il n'y avait pas vraiment fait attention avant cet instant, mais Iwako était vraiment belle avec cette tenue quelque peu légère. Il se plut à remarquer que leur soudaine proximité rendait également humides les vêtements de la jeune femme. De cette façon son haut beige était devenu encore plus transparent qu'il ne l'était déjà et commençait à lui coller à la peau, laissant alors encore mieux apparaître ses formes féminines. Lorsqu'il ramena ses yeux vers les siens, il remarqua de suite toute la tendresse qu'il y avait dans son regard. Elle était réellement bien incapable de mentir ou de faire semblant. Que voulait-elle ? Qu'il s'en aille ? Impossible. Il ne partirait pas. Il était hors de question qu'il parte sans avoir eu son explication. En réalité, il ne voulait surtout pas partir loin d'elle. Elle qui lui avait tellement manqué. Elle qui l'avait tellement fait souffrir. Elle qui avait une totale emprise sur sa raison. Leur visage étaient maintenant tellement proche qu'il sentait le souffle chaud de Iwako caressait son visage glacé. Il essayait tant bien que mal de garder le contrôle de son corps, ce qui, il faut l'avouer, n'était pas du tout facile face à une telle créature. Prenant une voix douce il lui dit alors, murmurant presque...

« Non. Non Iwako je ne partirai pas. Je ne partirai pas tant que tu n'arrêteras pas tes stupides mensonges. »

Il avait bien insister sur le réel prénom de la jeune femme. Il refusait de l'appeler Adamantine comme le faisait toutes les autres cartes et figures de cette île. Pour lui, elle était Iwako. Point. Mais cette trop longue proximité de leurs corps commençait à devenir insoutenable pour Takeru. Il n'avait pas peur de cette arme collée sur sa tempe car il savait qu'elle ne tirerait pas. Adoptant maintenant un regard provocant et sensuel il lui murmura en la fixant bien dans les yeux...

« Non, je ne partirai pas parce qu'il y a quelque chose que j'ai très envie de faire. Si tu désires tant que ça me voir partir ou si tu veux m'arrêter, tu n'as qu'à presser la détente. »

Doucement, se délectant de chaque petite seconde qui s'écoulait, il combla le vide qui les séparait encore et vint poser ses lèvres sur celles de la jeune femme. Il se contenta de l'embrasser calmement, retenant le plus possible la passion dévorante qui le brûlait de l'intérieur. Il fit durer ce baiser pendant plusieurs longues secondes prenant plaisir à pouvoir de nouveau goûter les lèvres sucrées d'Iwako. Lorsqu'il y mit fin, il ne s'éloigna pas vraiment de son visage. Il resta à quelques infimes centimètres, et la dévorant du regard il lui dit... 

« Est-ce que tu es sure de vouloir que je parte ? »
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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Ven 15 Juin 2012, 17:52

Malgré toute la violence dont elle avait pu faire preuve envers lui, le jeune homme n’avait pas scillé un seul instant. Bien au contraire, il avait clairement deviné ses véritables attentions et savait qu’elle mentait. Ce n’était pas bien difficile à comprendre, pourtant Iwako se sentit des plus honteuses lorsqu’il lui murmura avec une certaine sensualité qu’il ne partirait pas tant qu’elle ne lui aurait pas dit la vérité. Il avait insisté sur le fait de l’appeler Iwako quand quelques instants plus tôt elle lui avait sauvagement ordonné de l’appeler Adamantine. Avait-elle donc si peu d’emprise sur lui ?
Elle ne pouvait déjà plus tourner son regard de lui. Dans ses yeux, elle devinait toute la force de l’homme qu’il était, et toute son assurance. Il ne se soumettrait pas à elle : pas maintenant, pas dans ces circonstances. Il avait le dessus sur elle et le savait parfaitement.

Bien qu’ayant toujours l’arme posée contre la tempe, il soutenait la vue d’Iwako sans une once de peur. Puis, la pressant toujours plus contre lui, elle redécouvrit celui qui l’avait poussé à vider le sac de ses sentiments cette nuit-là. Cet homme provoquant et désirable au possible, sa voix suave… Il redevenait le prédateur, et malgré l’arme qu’elle tenait contre lui, elle n’était jamais rien de plus que sa victime. Il répéta qu’il ne partirait pas, notamment parce qu’il y avait une chose qu’il souhaitait faire. Si elle désirait à ce point son départ ou même l’empêcher d’assouvir son dessein, elle n’avait qu’à avoir le cran de lui tirer dessus, lui ne broncherai pas.
C’est ainsi que de la même manière que la première fois, il brisa les dernières distances qui les séparaient et l’embrassa, lentement, avec toute la douceur du monde.
C’était tellement bon, comme reprendre une grande bouffée d’air frais après plusieurs minutes sous l’eau. Assez bon pour qu’elle s’oublie. Elle ne sentait plus la douleur dans son corps, la peur qui lui tordait le ventre, ni même le manque de sommeil. Tout s’évapora sur ses lèvres en un instant.
Elle reprenait vie. Quand leur baiser prit fin, restant toujours l’un contre l’autre, il lui demanda si elle souhaitait toujours le voir partir.

Totalement effacée de la réalité, elle laissa tomber son arme sur le sol et passa son bras redevenue libre autour de la nuque de Takeru, l’encadrant complètement tandis qu’elle plaquait sauvagement ses lèvres sur les siennes. Là où lui s’était contenu, elle s’abandonnait littéralement. Elle ne pouvait pas y résister, elle l’avait tellement voulu, tellement rêvé, et surtout, elle pensait que cela n’arriverait plus jamais. Elle s’enivrait de lui à s’en couper le souffle. Très vite, dans sa hardiesse, elle fit reculer quelque peu Takeru qui perdit l’équilibre et tomba sur le lit l’entrainant avec elle. Iwako était vraiment une femme incompréhensible dans sa façon d’agir. Non pas qu’elle était folle ou quoi que ce soit de similaire, elle essayait seulement de rester quelqu’un de raisonné et de calme comme elle l’avait toujours été, mais la tâche devenait impossible dès lors que lui se trouvait là. Elle se combattait constamment mais finissait toujours par perdre pieds. Et cette fois-ci plus que jamais, elle avait besoin de sentir physiquement qu’il était là.
Le chevauchant, elle continua la course folle de ses baisers, les yeux clos. Puis vinrent ses mains qui le caressèrent de toutes parts, puis vint sa bouche qui s’attarda un long moment sur sa nuque, y laissant les traces de son désir. Enfin vinrent ses soupirs de contentement. Elle semblait se nourrir de lui plus férocement qu’elle ne s’en savait capable.
Mais quand suivant son doux manège, Takeru attrapa sa hanche dans le but de la faire basculer sur le côté, l’alarme sonna dans sa tête.

Arrêtant tout, la jeune femme se redressa vigoureusement sur ses jambes, l’air perdu.


- « Je… Je… Désolé, je n’aurai pas dû ».

Elle baissa les yeux, se sentant soudain méprisable. Takeru la regardait sans comprendre, et il y avait bien de quoi. Que pouvait-elle faire à présent à part lui dire la vérité ? Quel genre de mensonge pourrait justifier ce qu’elle venait de faire dix minutes après avoir affirmé qu’elle ne l’aimait pas et que la soirée qu’ils avaient passés ensemble la dernière fois ne comptait pas pour elle ?
Rien, elle n’avait absolument rien en tête. Ses premiers mensonges elle les avait déjà planifiées plus d’une semaine à l’avance : comment pouvait-elle décemment inventer quelque chose de plus crédible en l’espace d’une minute. Soupirant fortement, elle passa ses mains derrière sa nuque et les noua entre elles tandis que son visage se tendait vers le plafond avec un air de profonde réflexion. Adossée à l’un des murs du salon, elle songeait à comment lui avouer tout cela. Que pouvait-elle se permettre de dire et que devait-elle taire ?

Il était tout bonnement hors de question d’évoquer maintenant leur lien de Soseiji. C’était la principale cause du danger qu’ils couraient, et elle était certaine qu’en l’apprenant, Takeru ne voudrait plus la quitter. Or, elle s’était fait battre pour cela, pour ne pas avoir voulu le quitter. Non, mieux valait qu’il la déteste pour de bon plutôt que de l’exposer ainsi aux folies du Joker.
Justement, en parlant de ce dernier, pouvait-elle vraiment lui dire comment les choses s’étaient passées ? S’il tenait à elle autant qu’elle tenait à lui, et en vue de son caractère impulsif, il serait certainement tenté de la venger. Rien ne pouvait être pire…
Elle était dans une impasse…
Dénouant finalement ses bras, elle laissa ses yeux retrouver ceux de Takeru qui n’attendait plus qu’un mot de sa part. L’expression de la jeune femme trahissait son inquiétude, et cette dernière se refléta aussitôt chez son jumeau. Elle revint vers lui. Resté assis sur le canapé convertit, elle le dépassait largement. La main fragile de la Dame de carreau se glissa avec douceur sur la joue de sa carte avant de venir se loger dans son cou. Elle joua du bout de ses doigts avec ses mèches de cheveux noir de jais tandis que d’entre ses lèvres s’échappait ce pour quoi Takeru était venu ici.


- « Le lendemain de notre dernière rencontre, le Joker m’a convoqué. » De sa main libre, elle pointa l’hématome qui ornait sa joue. « Ça, c’est ma punition. Le châtiment qu’il m’a octroyé pour avoir eu le culot de tomber amoureuse… Je n’ai jamais choisie le rang de Dame, il me l’a imposé. Tout comme aujourd’hui il m’impose de ne plus te voir ».

Reculant, elle délaissa la peau de Takeru pour venir croiser les bras sur sa poitrine, à présent incapable de le dévisager.

- « Et peu importe combien ta présence me manque, peu importe à quelle point je peux crever d’envie pour toi, je ne peux pas lui désobéir ! » Elle avait haussé le ton, prête à exploser. Par chance, elle parvint cette fois à se contenir, et n’eut besoin que d’une courte pause avant de reprendre.

- « De plus, tu n’es pas sans savoir que sur cette île la vie des gens ne leur appartienne jamais vraiment. Il y a quelque part quelqu’un lié à moi, quelqu’un que je dois protéger » Elle lui jeta un regard empli de détresse… Il comprendrait certainement mieux si elle le lui disait… Mais non ! Elle se rétracta.

- « Et en vue de ma condition physique je ne peux pas tenter le diable. Le Joker me fait protéger, il me donne du travail, me nourrit, et s’acquitte de tous mes nombreux frais médicaux. Je ne le porte vraiment pas dans mon cœur, je peux même affirmer que je le déteste, et c’est d’autant plus fort depuis qu’il me prive de toi. Mais je lui suis redevable. J’ai contracté la plus grande des dettes envers la seule personne dont je souhaite le trépas, et ça il ne me permettra jamais de l’oublier. »

Revenant vers la banquette, elle se pencha pour ramasser le pistolet toujours au sol, vida le barillet par terre des deux seules balles qu’il contenait, et disparut un instant le temps d’aller le ranger au bureau. De retour dans la pièce principale, alors qu’elle s’agenouillait au sol afin de ramasser les douilles, elle lui dit d’une voix éteinte.

- « J’ai acheté ce flingue ici à une époque où je n’avais qu’un seul projet : celui de coller une balle à ce salopard et de me finir ensuite… » Elle retrouva ensuite la tendresse et la douceur habituelle de son ton. « Mais un soseiji c’est quelqu’un de précieux… Que je désobéisse au Joker ou que tente de le tuer, le résultat sera le même, j’y passerai et lui avec moi… Je ne peux pas prendre ce risque. Il est devenu trop important »

Sa tache achevée elle s’immobilisa quelques secondes le temps de faire le point sur ce qu’elle venait de dire. Elle se gifla mentalement priant pour qu’il n’ait rien décelé de curieux dans ses paroles.
Déjà, le jeune homme se relevait et s'approchait d'elle…

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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Sam 16 Juin 2012, 00:08

Après quelques secondes, un bruit sourd résonna dans l'appartement de la Dame. L'arme qu'elle tenait braquée sur la tempe de Takeru tomba à terre. La réponse qu'elle lui donna alors était on ne peut plus claire : elle se jeta littéralement sur lui. Tout comme la dernière fois dans le parc, Iwako laissait enfin sa passion prendre le contrôle de son corps. Et tout comme la dernière fois Takeru avait été surpris par son geste, tellement surpris que sans le vouloir sa partenaire le fit reculer par son élan et il perdit l'équilibre. Ils se retrouvaient maintenant allongés sur le lit, l'un contre l'autre. Cette proximité qu'il avait tellement attendu de retrouver lui faisait tourner la tête. La chaleur de son corps réchauffait le sien glacé par la pluie battante. Il sentait qu'une excitation démesurée était en train de prendre possession de son bas ventre. L'assurance soudaine de Iwako lui conférait tellement de sensualité qu'il ne pouvait faire autrement que de se laisser entraîner par ses caresses frénétiques. Il en oubliait presque la raison qui l'avait amené chez elle à une heure aussi tardive. Mais à ce moment-là peu importait les explications car au moins il était maintenant sûr d'une chose. Ce soir-là il ne l'avait pas laissée indifférente, pour elle aussi il représentait quelque chose d'important. Ce n'était pas un jeu, elle avait été sincère. Et c'était surtout de ça dont il voulait être totalement sûr. Maintenant il l'était, alors peu importe le pourquoi du silence de ces deux dernières semaines car il la retrouvait enfin. Elle était là, emportée par une passion dévorante, lui montrant à travers le moindre de ses gestes l'étendue de sa sincérité. Il ne voulait qu'elle. La toucher, l'embrasser, le contact de sa peau contre la sienne. Il n'avait que ça en tête. D'ordinaire il n'aimait pas se faire dominer sexuellement mais là ce n'était pas pareil. Il prenait un plaisir sans nom à se soumettre aux mains de la jeune femme. Ses lèvres s'emparaient maintenant de sa nuque où elle laissa une trace rouge, preuve de sa passion. Quant à lui, il ne pouvait s'empêcher de balader ses doigts sur le corps de sa partenaire. Passant ses mains sous le haut beige transparent puis sous le débardeur noir, il parcourait son dos, ses hanches, le creux de ses reins, l'attirant toujours plus vers elle, désirant combler le moindre espace vide qui pouvait encore exister entre eux. Le plaisir qu'il ressentait à cet instant était totalement démesuré. Jamais il n'avait ressenti une telle excitation. C'était comme s'il arrivait à ressentir à la fois ses propres sentiments et ce que elle, elle ressentait. Tout était tellement incompréhensible, tellement déroutant mais tellement attractif. Il commençait à arriver aux limites du supportable. Lui aussi voulait lui montrer ce dont il était capable. Il posa alors ses mains sur ses hanches cette fois dans le but de la faire basculer sur le côté pour pouvoir prendre le dessus.

Alors qu'il y était presque arrivé, Iwako se releva d'un coup et lui présenta ses excuses. Takeru était resté sous le choc. « Hein ? Quoi ? Nan mais elle est sérieuse là ? … Euh... Pourquoi cette scène me semble si familière ? Ah oui... Le parc... » Encore ? Décidément Iwako aimait faire souffrir les hommes ou quoi ? C'était encore pire que la première fois, tellement l'excitation qu'il avait ressenti avait été intense. Il se redressa alors et s'assit sur le bord du lit en serrant les jambes afin de cacher toute la frustration qui pointait dans son pantalon. Si elle n'avait pas mis fin à leurs ébats, cela aurait pu aller très loin, ça il en était sûr car lui, il aurait été bien incapable d'y mettre un terme. Il la regardait avec un air penaud et incompréhensif, trahissant sa déception mais elle ne le remarqua pas. Elle semblait préoccupée mais pas par ce qui venait de se produire, par quelque chose qui paraissait beaucoup plus sérieux, plus grave... Il se contentait de la regarder en attendant qu'elle lui explique. Lorsque les yeux de la jeune femme croisèrent enfin les siens, Takeru put ressentir toute son inquiétude et commença à être inquiet lui aussi. Qu'allait-elle lui annoncer ? Elle vint s'asseoir à côté de lui et lui donna ce qu'il était venu chercher : une explication. Il écouta attentivement le moindre mot qui sortait de sa bouche. Le Joker. La punition. Sa joue. Alors tout était de la faute de cet enfoiré de Joker ? Ca ne lui suffisait pas d'enfermer les gens sur son île, il fallait aussi qu'il leur mène la vie dure ? Et encore, c'était peu dire. En regardant le bleu sur la joue de Iwako il dut serrer fermement les poings pour ne pas exploser de rage. Comment cette ordure avait-il pu oser la frapper au visage avec autant de violence ? Déjà qu'il n'avait pas beaucoup d'estime pour ce personnage, cela n'arrangeait rien. Il sentit la colère monter au fond de lui, pas seulement à cause du châtiment qu'il lui avait infligé mais aussi parce qu'il savait qu'il ne pourrait jamais obtenir vengeance. Il ne pouvait rien contre ce tyran omnipotent, il en avait pleinement conscience, et cela le dégoûtait. C'était totalement injuste. Il savait aussi que cette colère était inutile alors il essaya tant bien que mal de se calmer.

Iwako reprit la parole lui expliquant que malgré toute l'envie pour lui qu'elle pouvait ressentir, elle n'était pas en mesure de désobéir au Joker et il comprit vite au ton de sa voix que cette situation lui déplaisait au moins autant qu'à elle. Elle continua en lui rappelant que sur cette île leur vie ne leur appartenait pas réellement, qu'ils la partageaient avec un autre. Le soseiji. Avec toute cette histoire, Takeru en avait presque oublié son double. Il n'accordait pas plus d'importance que cela à son jumeau, se contentant juste de faire abstraction le mieux possible des sentiments de l'autre. Mais Iwako avait l'air de voir les choses totalement différemment. Lorsqu'elle évoqua son autre moitié, son regard s'était empli d'inquiétude. En voyant cela, Takeru ne put réprimer un intense sentiment de jalousie. Pourquoi se préoccupait-elle autant d'un inconnu ? A moins que... Iwako connaissait-elle l’identité de son double ? C'était cela, il en était presque certain. Le jeune homme commença alors à se poser tout un tas de questions à son sujet. Est-ce que Iwako l'avait déjà rencontré ? Etait-ce un homme ? Que ressentait-elle exactement pour cette personne ? Elle lui avait pourtant bien fait comprendre à quel point il était une personne importante pour elle malgré le silence de deux semaines, qui fut en réalité imposé par le Joker, mais Takeru ne put s'empêcher d'être jaloux de son double. Son jumeau qui devait sûrement ressentir tous les sentiments qu'elle avait pour Takeru, tout le désir, toute la passion... Comment cet inconnu osait-il ? Comment osait-il partager ces sentiments qui n'appartenaient qu'à eux deux ? Comment osait-il partager SA Iwako ? Ce n'était pas dans ses habitudes d'être jaloux,mais là c'était plus fort que lui. Comme à chaque fois que cela touchait à Iwako, tous ses sentiments étaient exacerbés. Il n'avait pas du tout envie qu'un autre s’immisce en eux, il ne l'accepterait pas. Il n'en dirait pas un mot à la jeune femme, trop honteux de ressentir un sentiment aussi futile que la jalousie, c'était un sentiment pour les faibles. Et il était tout sauf faible. Enfin, sauf quand elle était là, mais ça il avait presque fini par l'accepter. Il garderait juste cette intense jalousie secrète et ferait de son mieux pour ne plus penser à « l'autre ». Tant qu'elle ne l'évoquerait pas ça devrait aller, pensa-t-il.

Sans qu'il ne se rende réellement compte Iwako avait continué de lui expliquer sa relation avec le Joker, que d'une certaine façon il s'était montré bon envers elle et qu'elle lui en était grandement redevable. Takeru ne pouvait pas le nier. A sa manière, il prenait soin de la Dame. Mais pour cet être abominable elle n'était qu'un vulgaire pion alors qu'à ses yeux elle représentait tellement... tellement plus. Peu importe les menaces du Joker, il refusait de l'abandonner. C'était hors de question. Il avait besoin d'elle. Il avait besoin de la voir, de l'entendre, de sentir sa présence. Il ne laisserait pas un être aussi lâche que le Joker lui prendre ce qui était devenu le plus important dans sa vie. Takeru resta silencieux tandis que Iwako partit ranger le pistolet. Maintenant accroupie, elle finit de ramasser les douilles tout en lui expliquant la place qu'avait son soseiji pour elle et qu'elle devait le protéger... Quoi ? Ce n'était pas fini, voilà qu'elle en reparlait encore... Comment pouvait-elle lui dire cela aussi facilement ? D'un côté il était fier de voir qu'elle était une femme forte et qu'elle ferait tout pour protéger quelqu'un d'autre qu'elle, c'était un signe de courage et de générosité mais... Comment pouvait-elle coller les mots « précieux » et « trop important » à ce mec qu'il ne connaissait même pas ? Car maintenant il en était sûr. Le double de Iwako était un homme. Elle avait utilisé le pronom « il » en parlant de lui. Cela ne plaisait vraiment pas à Takeru et la jalousie ardente revint de plus belle. Pourquoi désirait-elle à ce point le protéger ? Pourquoi était-il devenu « trop important » ? Quels sentiments avait-elle pour ce mec ? Rien que de savoir qu'un autre homme que lui pouvait occuper les pensées de sa belle lui donnait envie d'exploser. Non, elle était à lui. Il ne la voulait que pour lui et lui seul. Il était hors de question de la partager. Takeru se leva alors et se dirigea vers elle avec son regard carnassier et séducteur qui le caractérisait si bien. Iwako intimidée eut pour réflexe de reculer mais se retrouva vite coincée par le mur derrière elle. Takeru en profita pour s'emparer de ses hanches tandis qu'il posait son autre main sur le mur à côté du visage de la jeune femme. Après lui avoir adressé un long regard profondément sensuel, il s'empara férocement des lèvres de sa proie. C'était la jalousie qui parlait. Elle ne devait penser qu'à lui et personne d'autre. Il devait être le seul objet de ses pensées et de ses désirs, et il était bien décidé à le lui faire comprendre. Il ne cessait la course folle des ses baisers torrides, lui laissant à peine le temps de respirer. Il voulait que la moindre cellule de son corps s'imprègne du sien. Il voulait qu'elle ne ressente que lui. Il voulait que l'autre ressente toute la passion dévorante qu'il faisait naître chez elle. Lorsqu'il mit fit soudainement fin à ses baisers après plusieurs longues minutes il planta son regard déterminé dans celui de celle qu'il désirait plus que tout et lui dit avec tout le sérieux dont il était capable...

« Je refuse de te laisser. Je refuse de ne plus te voir. J'ai besoin de toi, Iwako. Les menaces du Joker ne me font pas peur, qu'il vienne me chercher s'il a un problème avec ça, j'en ai rien à foutre. Mais je ne le laisserai pas me dicter ce que j'ai à faire. Je dirige ma vie comme je l'entends et là je veux juste être près de toi, c'est tout. Alors je ne m'en irai pas. Je ne fuirai pas. »

Après avoir prononcé le dernier mot, il reprit immédiatement la frénésie de ses baisers. Il ne pouvait plus se détacher d'elle. Il voulait se sortir l'autre de la tête, cet autre qui en ce moment même devait ressentir les frissons du corps de sa jumelle. Et Takeru était fier de cela, fier de faire comprendre à l'autre que celui qui était le plus important pour elle c'était lui, et pas son soseiji. Puis il s'arrêta une nouvelle fois brusquement pour ajouter...

« Par contre, s'il te plait, ne me parle plus jamais de ton soseiji. »

Il l'avait dit sans vraiment y réfléchir, poussé par la jalousie. Cependant, il resta figé quelques instants lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de dire car il venait sans aucun doute de se trahir. Lui qui ne voulait pas montrer cette faiblesse à Iwako, voilà qu'il la clamait haut et fort. Mais peut-être n'avait-elle pas compris l'allusion... Takeru s'empressa alors de lui sourire pour cacher sa gêne, mais son sourire se révéla maladroit malgré lui... Cette fois Iwako l'avait sûrement grillé... Il guettait néanmoins sa réaction avec une attente difficilement contenue, espérant le plus intensément du monde qu'elle n'avait rien remarqué de sa jalousie.
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Sam 16 Juin 2012, 02:40

Alors qu’elle priait avec force en son for intérieur pour que Takeru ne lui inflige pas une demande d’explication concernant son Soseiji, le jeune homme se leva d’un bond, et commença à avancer vers elle d’une façon qu’elle ne lui connaissait que trop bien. Elle prit peur un instant : avait-il deviné ? Pourquoi une pareille réaction alors qu’elle s’imaginait devoir discuter encore pendant des heures du Joker et toute leur histoire ? Elle n’en sut pas plus, déjà, il la coinçait entre lui et le mur.
Un sentiment de rage fit vibrer le corps de la jeune femme. A peine avait-il posé ses lèvres sur les siennes qu’une colère pure la submergea. Elle répondit avec autant de force que lui à cette étreinte, allant jusqu’à vouloir fusionner entièrement son corps au sien pour que plus jamais il ne la quitte. Elle avait toujours eu du mal à réguler les sentiments impulsifs et passionnés de son Soseiji. Elle était quelqu’un de trop calme et de bien trop mesuré pour y faire face. De ce fait, sa volonté était quelque part faite : elle ne faisait déjà plus qu’un avec Takeru. Ses sentiments, ses envies, ses désirs, et ses craintes. Elle l’apprenait par cœur comme la plus belle des histoires.

Elle ressentait sa jalousie, sa brûlure. Il ne voulait qu’elle, et elle ne voulait que lui. Elle était prête à tout lui offrir, tout, à aller au plus loin avec lui. Alors que son envie se décupla, faisant trembler ses jambes de désir, elle sentie la fierté de Takeru. De quoi était-il si fier ? Des effets de ses caresses sur elle ? Elle voulut rire mais se retint. C’était bien un homme pour se sentir aussi en joie d’un tel détail.
Or, bien qu’elle puisse ressentir les mêmes choses que lui, Iwako n’était pas médium pour autant. Elle ne sut donc pas que la raison pour laquelle Takeru se sentait si bien était qu’il pensait qu’ailleurs, quelque part dans le monde, le jumeau d’Iwako sentait l’accomplissement de la jeune femme. Il cessa enfin, plongeant son regard dans le sien. Par ses simples mots, il la possédait déjà tout entière. Elle ne put s’empêcher de fermer les yeux pour apprécier l’instant, et les rouvrit aussi vite pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas. Elle avait tant attendu ses mots. Elle qui pensait ne plus jamais le revoir, voilà qu’il lui assurait que Joker ou pas, il ne la laisserait jamais fuir pour la simple et bonne raison qu’elle représentait autant pour lui qu’il ne représentait pour elle. On ne lui dicterait pas sa conduite, on ne le soumettrait pas. Takeru était un homme fier, et sûr de lui. Cela se ressentait au moindre de ses gestes, et elle adorait ça. Son merveilleux orgueil lui redonnait courage à elle aussi.

Oui, peu lui importait, les coups, les injures, les privations, et les brimades, elle ne le quitterait jamais quoi qu’on lui fasse. Qu’importe si on la brisait à n’en plus finir, elle serait forte pour lui. Le pire qu’on pourrait lui infliger serait sa perte, mais là encore, elle s’en foutait pas mal. Le Joker pensait l’avoir mise pied au mur en lui apprenant que Takeru était son Soseiji : grossière erreur de sa part, désormais, elle se sentait plus forte que jamais. Et cette force, c’était de lui qu’elle provenait.
Il reprit alors de plus belle la danse de leurs baisers, faisant frissonner chaque parcelle du corps d’Iwako quand soudain il stoppa net le mouvement.

« Par contre, s’il te plait, ne me parle plus jamais de ton Soseiji »

Surpris lui-même par la teneur de ses propres mots, Takeru se figea tandis qu’Iwako, elle, restait bouche bée devant la phrase qu’il avait énoncé. Elle se serait presque pliée de rire si l’idée d’avouer leur lien à Takeru ne la rebutait pas autant. Non mais quel idiot ! Il était jaloux du Soseiji d’Iwako. Elle se sentait vraiment hilare bien qu’elle n’en laissa absolument rien paraitre vu de l’extérieur. Approchant son visage du sien, elle vint poser ses lèvres sur les siennes avant de prendre sa lèvre inférieure entre ses dents en un léger mordillement des plus érotiques. Ce faisant elle lui glissa un « promis » des plus doux alors que dans le même temps elle guidait les mains de Takeru contre ses hanches. Ce dernier se pencha alors pour soulever ses jambes qu’elle enroula automatiquement autours de ses hanches, tandis que ses bras vinrent entourer la nuque de son amant. Un sourire à la fois provoquant et espiègle orna le visage d’Iwako. Se penchant cette fois vers son oreille, elle lui glissa d’une voix suave :


- « Tu n’as pas à t’en faire, il n’y aura jamais que toi. »

Elle l’embrassa langoureusement tout en ondulant agréablement du bassin contre lui. Il se détacha le temps de reprendre son souffle, elle en profita pour continuer sur le même ton :

« Oui… Jusqu’à la fin, il n’y aura que toi, Ta-ke-ru »

Elle avait détaché chaque syllabe de son nom, plus provocatrice que jamais. Il jouait avec son désir, il ornait sa couronne des plaintes de plaisir qu’elle ne savait plus retenir. Mais comment lui en vouloir ? Elle se sentait tout aussi comblée de ses réactions à lui, notamment de celle qu’elle sentait pressée entre ses jambes alors que leurs bouches se retrouvaient comme à la suite d’une longue absence. Enroulée autour de lui le dos plaqué contre le mur elle plongea son regard dans le sien.
La fièvre qui les poussait à agir gagnait en ampleur à chaque seconde, au point que sans plus pouvoir se défaire de ses yeux, la jeune femme fit sauter du bout de ses doigts chaque bouton de la chemise de son jumeau, délivrant à sa vue le dessin parfait de son torse. Elle ne résista pas à la tentation et vint effleurer cette peau découverte du bout des ongles. Les frissonnements qu’elle lui provoquait prirent bientôt trop d’ampleur. En douceur, il la fit glisser le long de son corps jusqu’à ce que ses pieds retouchent le sol. Bien plus stable, et surtout bien plus à même de le découvrir ainsi, Iwako le fixa tout en l’attirant un peu plus contre elle par les pans de son vêtement qu’elle finit par faire glisser avec une lenteur atroce jusqu’au sol.

La peau de Takeru était encore froide d’avoir pris la pluie ; de ce fait, la femme de verre blottie contre lui, lui offrit une chaleur toute nouvelle du bout des lèvres. Parcourant son corps de baisers, elle prenait encore plus de plaisir à l’entendre gémir qu’à le faire elle-même. Elle se perdait totalement, griffant, mordillant, embrassant chaque recoin de son corps découvert. Mais lorsqu’avec lenteur, elle fit glisser ses ongles de ses épaules à sa ceinture qu’elle commençait à dénouer, Takeru qui jusque lors lui avait laissé le plaisir de mener la danse, reprit le dessus…

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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Sam 16 Juin 2012, 09:12

Après l'avoir rassuré avec un doux « promis », Iwako lui plaça ses mains sur ses hanches afin de lui faire comprendre ce qu'elle attendait. Il n'en fallu pas plus à Takeru pour aussitôt s'exécuter. Soulevant légèrement la jeune femme pour qu'elle puisse croiser ses jambes derrière son dos tout en la plaquant contre le mur, Takeru sentit une ivresse montante l'envahir. Cette fois il était quasiment certain qu'elle ne mettrait pas un terme à leur étreinte. Du moins, il l'espérait fortement car sinon cela voudrait dire que Iwako avait viré totalement sadique et pour le bien du jeune homme il ne fallait mieux pas. Se glissant vers son oreille elle lui murmura qu'il n'avait pas à s'inquiéter car il n'y aurait que lui. Cela voulait donc dire qu'elle avait bien compris l'allusion qui lui avait échappé... Il la remercia intérieurement de ne pas s'étaler davantage sur ce faible sentiment qu'il voulait vite oublier. Le son de sa voix avait légèrement changé, lui donnant des frissons de plaisir. Elle s'empara alors de ses lèvres. Takeru se laissa faire tant ce contact sucré lui était agréable. Lorsqu'il voulut rompre le contact juste l'espace d'une seconde, le temps de reprendre souffle, Iwako en profita pour réitérer ce qu'elle venait de lui dire, terminant sa phrase en détachant nettement chaque syllabe du prénom de Takeru. Le ton provocateur qu'elle avait utilisé pour prononcer son nom lui provoqua encore plus de picotements dans le bas-ventre. Il était presque certain qu'elle l'avait fait exprès. Si elle cherchait un partenaire de jeu, elle l'avait trouvé et c'était loin d'être un débutant en la matière.

Cela ne faisait que commencer et déjà il sentait le plaisir poindre entre ses jambes. Lorsqu'il releva les yeux vers elle, il croisa tout de suite son regard. Un regard dans lequel il pouvait facilement deviner tout le désir qui animait sa belle. Sans le quitter des yeux, Iwako commença à défaire un à un les boutons de la chemise de son jumeau. Ceci fait, elle écarta délicatement le bout de tissu qui lui gâchait encore la vue. Elle put alors se délecter de la physionomie parfaite de celui qui se tenait devant elle, tandis que lui s'amusait à l'observer alors qu'elle l'admirait. Takeru était parfaitement conscient de son physique avantageux et adorait en jouer. Il savait qu'il plaisait aux femmes et ne s'en cachait pas. Néanmoins, cette fois-ci c'était différent, comme toujours avec elle. Il voulait juste qu'elle le trouve beau, qu'elle le trouve parfait. Elle et seulement elle. Il n'avait maintenant que faire de plaire à d'autres femmes. L'important c'était juste que Iwako le trouve à son goût, et vu la réaction sur son visage il put en déduire qu'il l'était. D'un geste lent elle vint effleurer son torse du bout des ongles. Les frissonnements qui en résultèrent ne se firent pas attendre et il eut bien du mal à étouffer un soupir de plaisir. Un plaisir tellement intense qu'il manqua presque de vaciller. Si une simple caresse lui faisait déjà cet effet, il avait vraiment hâte de découvrir ce qui allait suivre. Cependant, afin d'éviter de blesser sa partenaire de verre dans un mauvais mouvement si un furtif étourdissement venait à le reprendre, il préféra lui faire regagner le sol. Maintenant plus stable, Iwako s'empara des pans de la chemise de Takeru pour l'attirer à elle. Leurs regards ne s'étaient pas quittés depuis une éternité, jouant la carte de la séduction et de la provocation. Puis d'une lenteur sans nom elle entreprit de faire glisser la chemise jusqu'à ce qu'elle atterrisse sur le plancher.

Son corps encore gelé par la pluie torrentielle commençait à se réchauffer petit à petit grâce au contact de la peau de Iwako. Elle remarqua sûrement l'effet ardent qu'elle avait sur son corps car elle vint se blottir contre lui. Il la serra fermement dans ses bras afin de profiter le plus possible de cette agréable chaleur. Elle continua son entreprise en couvrant le corps tiède du jeune homme de baisers. Takeru la laissait vagabonder autant qu'elle le voulait, tant il y prenait un plaisir incommensurable. Il avait atteint la limite de la retenue, il n'était plus capable d'étouffer ce qu'il ressentait et se laissa donc aller à des gémissements de plaisir. Mais lorsque ses mains dévalèrent toute la longueur de son dos pour venir s'emparer de sa ceinture, Takeru eut envie de reprendre les rênes. Elle avait assez joué pour l'instant, c'était à son tour maintenant. Toujours plaquée contre le mur, il lui adressait un regard empli de désir tandis qu'il finit de retirer sa ceinture pour la laisser choir sur le sol. Il se contenta d'ouvrir les premiers boutons de son pantalon afin d'être légèrement plus à l'aise sans pour autant le retirer. Puis il pressa encore plus la jeune femme contre le mur tout en lui offrant un baiser des plus torrides. Après plusieurs longues minutes où ils s'étaient amusés à faire danser leur langue, il s'interrompit afin de les laisser reprendre leur souffle. Haletants, il profita de ce court moment de répit pour de nouveau lui faire quitter le sol. Bloquant ses jambes contre ses hanches, cette fois il ne la plaqua pas contre le mur, mais la porta pour l'emmener vers un lien plus confortable. Avec une précaution extrême, il la déposa délicatement sur le lit mais de façon à ce qu'elle ne s'allonge pas tout de suite. Assise, il lui étendit les jambes une à une tout en les caressant lentement du bout des ongles du haut de la cuisse jusqu'à la cheville. Il ne manqua pas de remarquer le tressaillement qui s'en suivit chez sa partenaire. Il en profita pour se passer la main dans ses cheveux encore humides afin de les remettre en arrière pour ne pas être gêné, mais déjà des mèches rebelles revenaient vers l'avant.

Puis il vint la chevaucher, ses genoux entourant les hanches de Iwako. Il passa le revers de ses doigts sur la joue de la jeune femme tandis que son autre main vint se loger sur sa hanche. Il soutenait son regard sans défaillir, se délectant à l'idée de savoir qu'il allait le faire avec elle. Pour la première fois de sa vie, cet acte ne serait pas purement physique. Il ne le faisait pas exclusivement pour le contact charnel, mais pour avoir ce contact avec elle. Puis dans un élan de désir il prit possession de ses lèvres. Ses lèvres si douces et si sucrées dont il ne pouvait maintenant plus se passer. Il sentit les mains d'Iwako qui de leur côté s'emparèrent de son dos. Ils laissaient leur langue jouer sans plus aucune retenue. Un baiser long, intense, sauvage. Puis il délaissa sa bouche pour sa nuque où il déposa de multiples furtifs baisers avant de laisser la place à sa langue. S'amusant à dessiner des petits cercles dans son cou, il sentit le plaisir monter encore davantage dans son bas ventre, comme si c'était lui qui ressentait le plaisir de cette langue baladeuse. Il se délectait de tous les gémissements qui résonnaient dans la pièce sachant qu'il s'agissait de ses gémissements. Il descendit alors plus vers sa gorge mais se trouva vite devant un obstacle de couleur beige. Relevant alors la tête pour rencontrer son regard, il y chercha l'approbation qu'elle lui donna aussitôt. Passant lentement ses doigts sous le vêtement transparent, il se permit d'effleurer ses hanches tout en le lui retirant. Il s'attaqua finalement au petit débardeur noir qui lui faisait encore de la résistance. Une fois retiré, c'était maintenant à son tour de la contempler. Il ne put réprimer un sourire de plaisir qui vint illuminer son visage à la vue de la double fierté féminine de Iwako, encore légèrement camouflée par un dernier rempart qu'il préféra lui laisser pour l'instant. Il repoussa en arrière les mèches de cheveux de sa partenaire qui s'étaient retrouvées au mauvais endroit après lui avoir retiré ses vêtements puis lui offrit un nouveau baiser, toujours plus passionné. Il l'attirait le plus possible contre lui. Il voulait sentir le contact de son ventre contre le sien, de sa peau contre la sienne. Il s'était maintenant totalement réchauffé, mais le feu ardent qui l'animait n'arrêtait pas pour autant son ascension. Dans un élan de désir, il la fit basculer en arrière, la piégeant entre ses jambes. Il redéposa des baisers dans son cou avant d'entamer une très lente descente vers sa gorge puis se poitrine. Il jouait avec sa langue dans le creux de ses seins tandis que de sa main libre il la caressait. Il ressentit aussitôt le frisson qui parcourut le corps de la jeune femme qui, machinalement, recroquevilla l'une de ses jambes sous l'effet du plaisir. Cela eut pour effet de le faire frissonner lui aussi. C'était comme s'ils partageaient les mêmes choses au même moment. Cette sensation était tellement incroyable qu'elle ne faisait qu'attiser la passion incandescente de Takeru. Il s'attarda un moment sur sa poitrine avant de venir reprendre possession de ses lèvres d'un geste vif qui parut surprendre sa partenaire. De peur d'avoir fait quelque chose qui aurait pu la mettre mal à l'aise, il s'arrêta et, la chevauchant toujours, il fixa son regard interrogateur dans le sien. Il n'osa pas parler, craignant que les mots puissent rompre la magie de cet instant. Il se contentait de l'interroger du regard afin d'être sûr que tout allait bien pour elle avant de continuer.
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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Sam 16 Juin 2012, 18:47

Perdue. Elle était complètement perdue, envoûtée par le désir qu’il faisait réagir en elle. Avec délectation, alors qu’il lui restait encore un tant soit peu de conscience d’elle-même, elle se souvint de sa première fois, douloureuse, de toutes les autres fois ennuyeuses à mourir. Elle n’y avait jamais vraiment prit de plaisir, les trois seuls partenaires qu’elle avait eu était toujours trop rapides, trop effrayés par son corps de verre, ou trop intéressés par leurs sensations pour s’occuper des siennes.
Les seuls moments de plaisir qu’elle avait jamais pris se limitaient aux sensations de son jumeau. Cela lui faisait souvent perdre le sommeil par ailleurs.

De ce fait, alors qu’elle s’abandonnait dans les bras du seul homme ayant jamais su éveillé son désir, même à l’heure où elle ne le connaissait pas, elle perdait totalement pieds. Elle découvrait son assurance et son empressement en devenant soudain des plus entreprenantes. Il la laissa faire, elle aimait ça. Le faire frissonner, lui arracher ces doux soupirs de contentement. Sa voix rauque lorsqu’il lui laissait entendre sa satisfaction lui brûlait le corps d’un désir encore plus fort. Alors quand enfin se fut au tour de Takeru de prendre les commandes, il lui fit connaître des sensations si fortes qu’elle n’en soupçonnait même pas l’existence. Comment était-ce possible quelque chose d’aussi bon et d’aussi frustrant à la fois ? Comment cela pouvait-il être si agréable, si chavirant ? Elle n’en revenait pas, le laissant simplement faire à sa guise. Elle se sentait comme une enfant en plein éveil. Elle qui avait toujours craint son corps entamait avec lui une relation toute nouvelle et des plus plaisantes.
Takeru commença par s’amuser aux mêmes jeux qu’elle, mais très vite, l’état de son excitation le poussa à aller plus loin dans l’exploration du corps de la jeune femme sous lui. Elle offrit à ses yeux la vue de son corps alors si presque entièrement dévêtu. Son short était presque aussi court que le sous-vêtement porté en dessous, et sous l’effet des provocations de la langue de Takeru, sa poitrine se gonfla en même temps qu’une chair de poule faisait lever chaque pore de sa peau. Bien que ses seins fussent toujours retenus par le soutien-gorge, cela n’empêcha pas le jeune homme de s’y attarder un bon moment.
C’était étrange, cette partie de son corps lui semblait connectée à la partie la plus intime d’elle-même. Elle ne comprenait pas pourquoi la caresse de sa langue à cet endroit lui semblait l’éveiller davantage, de ce fait, lorsqu’il quitta sa gorge pour recapturer ses lèvres, elle en sursauta de sentir un froid où la bouche chaude de Takeru l’avait transporté. Il se redressa, l’interrogeant du regard. Cette attention la combla bien plus encore que tout ce qu’il lui avait fait jusque lors. Une émotion soudaine l’envahie, et avant même qu’elle n’ait pu calculer son coup, elle s’était déjà redressée, passant ses bras autours de son cou pour se tenir à lui afin de lui offrir la perdition de son baiser.

Alors que leurs lèvres allaient et venaient l’une contre l’autre dans une fièvre incurable, les mains de l’homme contre elle vinrent libérer ses seins de leur prison de dentelle, avant de s’en emparer. Elle retrouva alors l’agréable choc électrique de l’instant. Il la comblait, la transportait littéralement dans un monde où plus rien n’avait d’importance que lui. Le monde autour se serait écroulé que cela n’aurait eu aucune importance. Tant qu’il serait là elle n’aurait pas d’autre Dieu, pas d’autre homme. Rien que lui jusqu’à la toute dernière seconde de sa vie. Elle voulait l’aimer plus fort qu’il ne le pensait possible, elle voulait lui plaire, elle voulait tout de lui, plus possessive que jamais. Alors qu’il n’en finissait plus de couvrir ses seins et son ventre de caresses et de baiser, elle passa sa main sous son menton et lui releva la tête avec douceur pour qu’il la regarde, elle, totalement offerte, et entièrement dévouée à lui. Cette courte pause dans son affaire permis à la jeune femme de profiter de son corps. Elle posa ses mains sur les cuisses de l’homme qui l’entourait, les griffant légèrement jusqu’à parvenir en haut du pantalon, puis les passa sur les fesses musclées de son jumeau. Il se redressa afin de lui faciliter l’accès à lui. Il était parfait, à l’égale du divin selon elle. Il se savait beau de nature, mais il ne le penserait jamais plus fort qu’elle à cet instant. Remontant à ses hanches, elle glissa ses doigts entre la peau et les vêtements lui restant afin de faire glisser ces derniers, libérant sur son passage la virilité en éveil de son double. Pour la première fois de sa vie, la nudité ne la fit pas rougir, ni la sienne, ni celle de Takeru. Etait-ce son désir qui étouffait ainsi sa pudeur, ou le simple fait de vouloir le découvrir tel qu’il était sans artifice ? Elle ne saurait répondre que déjà, ses doigts vinrent entourer la chair de l’homme.
Elle entama un doux et lent va et vient de sa main, mais à peine s’était-elle mise en action que cela lui arracha un cri de plaisir. Son corps avait tant ressentit de ce traitement qu’elle en avait laissé sa tête retomber sur l’épaule de Takeru qui logea sa main dans sa nuque afin de la tenir dans cette position. Plus elle continuait et plus son corps la brûlait. Par chance, les râles de plaisir de son Soseiji parvenaient parfois à couvrir les siens, mais elle était de même « grillée » en quelque sorte. Elle eut peur une seconde qu’il ne la prenne pour une simulatrice, mais se rechigna, en vue de l’état dans lequel elle était, il était bien difficile de penser qu’elle faisait semblant. Elle le mordit à la naissance du cou pour étouffer ses propres gémissements tout en continuant ses caresses.
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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Dim 17 Juin 2012, 01:43

Son inquiétude avait vite été dissipée par le fougueux baiser que lui offrit Iwako. Des frissons parcouraient sans cesse son corps tandis que la fièvre intense du désir lui faisait perdre totalement pied. Jamais il ne s'était autant donné à quelqu'un, jamais il ne s'était autant abandonné à une femme. Lui qui était un grand amateur du plaisir de la chair n'avait encore jamais rien connu de pareil. C'était incontrôlable, limite destructeur mais complètement jouissif. Comprenant par ses gestes entreprenants que sa partenaire voulait aller encore plus loin, il lui ôta le dernier rempart qui protéger sa poitrine. Il sentit une chaleur ardente s'emparer de la moindre parcelle de son corps, des gouttes de sueur se mirent à perler sur ses tempes. Transporté par un appétit féroce, il dévora de baisers les seins de la jeune femme, puis s'attaqua à son ventre, se retenant de descendre plus bas pour le moment. Le feu qui animait son bas-ventre commençait presque à le faire souffrir tant le désir était puissant. Perdu dans l'ivresse du plaisir, Iwako lui releva doucement le menton pour lui faire retrouver le chemin de ses yeux. Ce regard l'enivra encore davantage. Il voulait plus. Il voulait toujours plus d'elle. Insatiable et possessif il ne désirait qu'elle et il était sûr que rien ne pourrait l'arrêter maintenant tant qu'il ne l'aurait pas eu toute entière rien que pour lui. Takeru se complaisait dans ce sentiment égoïste. Elle était à lui, elle s'offrait à lui sans condition. Attirante, séduisante, sensuelle.

Hypnotisé par tant de beauté il la laissa lui caresser les cuisses, remonter à ses hanches pour finalement lui retirer le dernier rempart qui retenait sa fierté masculine. Il ne put réprimé un fort gémissement de soulagement lorsqu'elle le libéra de cette « prison ». Il était maintenant totalement nu devant ses yeux, lui offrant avec plaisir son corps parfait. Tout à coup un violent frisson lui parcourut l'échine. La belle venait de s'emparer de sa chair qui se durcit encore plus au simple contact de ses doigts. Il ne s'attendait pas à autant d'audace de la part de sa partenaire mais il ne s'y opposait absolument pas, bien au contraire. La voir aussi entreprenante ne faisait qu'amplifier son désir. Elle le voulait autant que lui la voulait. Ce sentiment partagé lui apportait une incroyable délectation. Puis de ses doigts fins elle commença un doux va et vient sur sa protubérance masculine. Cette action eut un effet immédiat tant sur celui qui recevait ce divin traitement que sur celui qui l'infligeait. Le corps entier de Takeru se crispa aussitôt, serrant fermement dans ses poings le tissu des draps. Il ne manqua pas de remarquer le cri de plaisir que laissèrent échapper les lèvres sucrées de Iwako. Etonné dans un premier temps qu'elle puisse prendre autant de plaisir à le toucher à cet endroit, il ne put ensuite se retenir de sourire un court instant. Il se réjouissait de savoir que ce contact ô combien jouissif pour un homme lui apportait à elle aussi un plaisir non contenu. La jeune femme vint placer sa tête contre l'épaule de son partenaire qui s'empressa de poser délicatement sa main dans sa nuque afin de la maintenir dans cette position. Le dos légèrement courbé vers l'arrière, il prenait appui sur son autre main pour s'empêcher de s'effondrer sous cette avalanche de caresses portées à sa zone érogène. Les yeux fermés pour encore mieux ressentir ce contact, il la laissait aller et venir à sa guise, laissant échapper de sensuels gémissements à chaque passage.

Mais tout à coup une vive douleur prit naissance dans son cou, lui faisant ouvrir de grands yeux ronds. Submergée par le plaisir, Iwako n'avait pu se retenir de le mordre au cou, un endroit particulièrement sensible chez le jeune homme. Mais cette morsure était tout sauf douloureuse. Au contraire, elle augmenta encore plus le désir sauvage de Takeru. Dans un élan, il la repoussa en arrière pour lui retirer les derniers vêtements qui faisaient encore obstacle. Ainsi allongée, il lui écarta les jambes pour venir suçoter ses cuisses brûlantes. Caressant, léchant, mordillant cette peau incandescente il se délectait des gémissements jouissifs qui sortaient de la bouche de sa belle. Mais il voulait plus, toujours plus. Sa langue vint alors titiller la zone la plus intime de la jeune femme, les mains posées de par et d'autre de ses jambes pour les écarter toujours davantage. Il sentit son corps se raidir sous ses doigts. Les lèvres de sa partenaire le supplièrent d'arrêter mais il sentait bien que son corps n'était pas de cet avis. Il continua de plus belle, lui arrachant les plus beaux gémissements de plaisir qu'elle avait jamais émis. Ainsi contenté, il vint maintenant se positionner au-dessus de sa jumelle, prenant appui sur ses coudes. Tous deux haletants, leurs corps couverts de sueur, il posa sa main sur la joue de la jeune femme pour lui faire ouvrir les yeux. D'un seul regard il voulait lui faire comprendre à quel point il l'aimait, à quel point le plaisir qu'elle lui donnait était sans limite, à quel point il désirait l'avoir tout à lui. Concluant cet instant par un tendre sourire et une douce caresse sur sa joue, sa langue vint de nouveau s'emparer de son cou tandis que sa fierté masculine rencontrait pour la première fois celle de la jeune femme. Au même moment, un étrange frisson vint secouer leur corps de plaisir. Le contact charnel entre eux, toujours plus intense, plus puissant, plus frénétique continuait de les déconnecter de la réalité les emmenant dans un monde lointain où il n'y avait qu'eux deux. Plus rien d'autre ne comptait que ce contact, que l'autre, que le plaisir, son plaisir à elle encore plus que son propre plaisir. Takeru commença alors ses va-et-vient tandis que la jeune femme s'emparait de son dos, le griffant presque sous l'effet du plaisir. La fièvre ardente qui les animait ne tarderait maintenant plus bien longtemps à atteindre son paroxysme.
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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Dim 17 Juin 2012, 17:02

Ça y est. Ils ne pouvaient plus faire marche arrière, ils avaient atteint le point du non-retour. Lorsque Takeru entra en elle, la jeune femme ne sut retenir un soupir plus long que les autres. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait entière, complète, comme connectée à la partie d’elle-même qu’elle avait passé une vie à chercher. Alors qu’il mouvait en elle, l’émotion et le plaisir qui la submergeait lui firent réaliser l’intensité de ce lien hors du commun. Elle le comprit : Soseiji no Noroi n’était pas une maladie, encore moins une malédiction. C’était un don.
Un don qui lui permettait de s’épanouir comme jamais dans les bras de Takeru. A nouveau, la sensation était si merveilleuse de son côté qu’elle songea à le révéler à son jumeau sans aboutir. Elle devait absolument se contenir, ne rien lui délivrer de leur secret.
Pourtant c’était tellement plus fort en le sachant. Elle n’avait plus à penser à réguler son plaisir, elle ne se sentait ni observée, ni partagée. Oui, elle se sentait réellement libérée de tout le poids de ce qu’elle avait porté comme un fardeau, elle pouvait à présent s’abandonner sans crainte ni pudeur, car elle le savait, celui qui partageait ses sentiments était celui blotti au fond de son corps.
Et à présent qu’ils ne faisaient plus qu’un, sa hargne et sa possessivité se calmait.

Oui, elle ne s’était jamais sentie aussi vivante. De ce fait, lorsque auprès un long moment d’étreinte, elle sentit la virilité de Takeru se contracter en elle, l’orgasme qui les touchèrent tout deux fut foudroyant, les laissant l’un dans l’autre totalement éreintés.
Elle n’avait plus de force que pour l’embrasser et murmurer son nom qu’elle avait crié quelques minutes auparavant.
C’était trop fort. C’était trop bon.

Enfin, il se retira. Enroulant son corps dans le drap, elle le guida jusqu’à la salle de bain leurs corps incapables de vraiment se séparer. Il voulut prendre une douche, simplement pour se débarrasser de fluides de leurs ébats, mais cet acte simple redevint le théâtre de leur amour. Sous l’eau chaude ils s’aimèrent encore, comme si désormais le simple fait de ne plus faire qu’un leur était insupportable. Et c’était presque le cas. Une fois séchés, ils retrouvèrent la douceur du lit, mais ne furent pas capable de réitérer une troisième fois l’expérience, cette fois-ci bien trop épuisés. Leurs yeux se fermaient tout seul mais leurs mains n’en finissaient jamais de se toucher. Doucement l’atmosphère retombait vers quelque chose de plus calme, de plus tempérée. Adossée contre le mur, le corps toujours enroulé dans le drap blanc cachant sa nudité, elle caressait avec douceur la chevelure de Takeru. Ce dernier avait passé le bas de son corps nu sous la couverture afin de se réchauffer un peu tandis que sa tête reposait sur les cuisses de son amante. Il frissonnait les yeux clos, se laissant bercer par la douceur de la main de sa jumelle.
Elle aurait voulu le laisser ainsi en paix, mais la passion une fois chassée, elle n’avait pu que se sentir des plus honteuses : elle avait braqué une arme chargée sur lui qui ne demandait que des réponses. Avait-elle seulement prit le temps de comprendre ce qu’il avait pu vivre ? Non elle n’en savait rien. Elle avait alors beaucoup trop peur pour s’en préoccuper plus que cela, mais à présent que l’orage était passé, elle avait besoin de savoir. S’il avait eu aussi mal qu’elle, elle ne se le pardonnerait pas.

D’une voix très douce elle l’appela. Pour toute réponse, il poussa un « hum » lui faisant comprendre qu’il ne dormait pas, et qu’il l’écoutait. Elle saisit l’occasion.


- « Je suis vraiment désolée pour ce que j’ai fait tout à l’heure, et pour t’avoir mentit…. Je me sens vraiment mal quand j’y repense, j’aurai pu te blesser, ou pire… »

En baissant la tête, sa longue chevelure vint chatouiller le visage de Takeru qui se redressa, s’appuyant sur ses coudes pour pouvoir la regarder tout en restant un tant soit peu allongé. Il passa une main très tendre sur son visage, et avant qu’il n’ait pu lui parler, elle se décida à vider son sac.

- «Tu sais… J’ai honte de moi. Je suis là près de toi à recevoir tout de toi après ce que j’ai fait… Je ne me suis même pas excusée convenablement auprès de toi pour ce que tu as vécu durant ces dernières semaines… » Sa gorge se serra d’appréhension. « Pardonne-moi… Je n’agirai plus de façon aussi stupide, je te le promets. Tu sauras tout de moi désormais, je ne te cacherai plus rien. Je te dirai ce que tu voudras savoir, et je ferai ce que tu voudras que je fasse, et surtout… Je ne te ferai plus jamais souffrir. Plus jamais. »

Elle serra les dents pour ne pas pleurer. Plus elle le regardait, et plus elle culpabilisait de ce qu’elle lui avait fait. Mais elle aussi avait souffert de son absence, alors pour tenter de s’excuser convenablement, elle commença par respecter ce qu’elle venait de lui promettre en lui révélant point par point toute la douleur qu’elle avait ressenti loin de lui. Elle s’était sentie seule, et sale. Elle ne vivait plus, se contentant de survivre. Plus rien n’avait eu d’importance, et plus elle tentait de l’oublier, plus son image la prenait au corps.

Lovant sa main sur la joue de Takeru, ce dernier s’en saisit pour l’embrasser avant de la replacer sur son visage en la maintenant de sa propre main. Elle attendait qu’il lui parle de lui à présent, elle attendait qu’il lui dise tout ce qu’il avait pu vivre loin d’elle. Elle l’écoutait





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Fujiwara Takeru
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MessageSujet: Re: (X) Time after Time - [PV Takeru & Iwako]   Lun 18 Juin 2012, 00:27

En se levant ce matin-là, Takeru n'aurait jamais imaginé que la journée se terminerait ainsi. Il s'était réveillé aux aurores et, machinalement depuis deux semaines, il s'était installé devant son ordinateur, se disant que ça pourrait être bien s'il trouvait au moins un indice qui lui permettrait de retrouver Iwako. Rien qu'un simple petit quelque chose aurait pu illuminer sa journée. Mais ce qui s'était réellement produit était complètement au-delà de ses espérances. Voilà ce qui animait ses pensées tandis que, la tête posée contre ses jambes, Iwako lui caressait tendrement les cheveux. C'était arrivé sans qu'il ne l'ai vu venir. Il avait été transporté par une passion si ardente que la fièvre du désir l'avait comme entièrement consumé. Il se sentait las, comme si toute l'énergie de son corps avait disparu. Jamais une relation physique l'avait autant épuisé et jamais cela lui avait procuré autant de sensations si jouissives. Cette nuit-là, à deux reprises il s'était unifié à elle. Elle, qui n'avait cessé d'occuper ses pensées depuis leur rencontre, elle si différente qui lui faisait totalement perdre la tête. Il n'aimait pas être aussi impuissant face à des sentiments qu'il avait toujours jugé futiles, mais il ne pouvait pas lutter contre eux. Néanmoins, pourtant rafraîchi par la douche qu'ils venaient de prendre, il sentait toujours une intense chaleur au fond de lui, mais il ne s'agissait pas vraiment du même feu qui le brûlait maintenant.

Ainsi lové contre elle, sans force, il se laissait aller vers le pays des songes. Alors qu'il se laissait partir, Iwako l'appela. Il répondit par un petit « hum » pour lui faire comprendre qu'il ne dormait pas encore. Elle se sentait coupable et lui présentait ses excuses pour ce qui venait de se produire au cours des deux dernières semaines. Il sentit alors quelque chose lui chatouillait le visage. C'était les longs cheveux de la belle. Comprenant qu'elle n'avait pas fini de parler, Takeru puisa dans ses ultimes ressources et se redressa. S'appuyant sur ses coudes et caressant la joue de la jeune homme, il écouta silencieusement ce qu'elle avait à dire. Elle lui promit qu'à partir de maintenant elle ne lui mentirait plus, qu'elle ne lui cacherait plus ses secrets et qu'elle ne le ferait plus jamais souffrir. Takeru en fut grandement touché mais il se sentait coupable à la fois. Coupable car il savait que lui ne pouvait pas lui promettre la même chose, jamais il ne pourrait lui avouer ce qu'il avait fait par le passé, les crimes qu'il avait commis. Il n'avait pas honte de ce qu'il avait fait, ces types pourris jusqu'à l'os avaient mérité leur sort. Mais maintenant que quelqu'un avait ramené un peu de lumière dans sa vie, l'obscurité de la vengeance s'était un peu dissipée. Même s'il voulait toujours l'accomplir cela lui paraissait être une tâche moins pressante. La seule chose qui comptait pour le moment c'était Iwako, être avec elle, prendre soin d'elle... C'était tout ce qu'il voulait. La jeune femme continua en lui faisant part de toute la douleur qu'elle avait ressenti ces dernières semaines, loin de lui. Elle attendait sans doute que Takeru lui livre lui aussi ses sentiments avec de belles paroles, mais il n'aimait pas réellement s'étaler sur ce qu'il ressentait, ce n'était pas dans ses habitudes de se confier. Néanmoins, il essaya de faire un effort. Toujours dans la même position, les joues rougies par la fièvre, il parla d'une voix faible.

« Ne t'excuse pas. Je comprends. Tu voulais protéger ton double, et tu voulais me protéger aussi. Tu avais peur. Je ne t'en veux pas pour tout ça. L'important maintenant c'est que j'ai réussi à te retrouver. Je ne te lâcherai plus. »

Il s'arrêta un instant et chercha ce qu'il pouvait bien lui dire quant à ces deux semaines de silence. Se sentant de plus en plus faible, il retourna se blottir contre Iwako, tremblotant. Les yeux clos, la voix qui se faisait de moins en moins audible, il tenta tant bien que mal de continuer à parler.

« Juste, ne me fais plus jamais revivre ça. Ne disparais plus sans prévenir. Tu m'as tellement manqué et j'étais si inquiet... Je ne veux plus souffrir comme ça. Tu sais Iwako, je... »

Il n'eut pas la force de terminer sa phrase. La fièvre était devenue bien trop ardente pour qu'il puisse en supporter davantage. Grelotant, la peau couverte de sueur... Cette fois la pluie battante avait eu raison de sa santé. Iwako comprenant que quelque chose n'allait pas vint poser sa main sur le front de son amant tandis qu'elle posait l'autre sur son propre front. Elle remarqua tout de suite la grande différence de température. Prenant soin de poser la tête du malade délicatement sur l'oreiller, elle s'empressa d'aller chercher l'une de ces bandes rafraîchissantes que l'on appose sur le front lorsqu'on a de la fièvre. Ceci fait, elle continua de veiller sur lui tout au long de la nuit. Lorsque les premières lumière du jour pointèrent le bout de leur nez, elle se hâta à la cuisine pour lui préparer une bouillie de riz, remède efficace contre les rhumes paraît-il. Elle la garda au chaud en attendant le réveil de son amant, dont la fièvre avait déjà commencé à baiser grâce au sommeil réparateur et à la froideur des bandes. Assise à côté du lit, les jambes recroquevillées sur la chaise, elle ne pouvait détacher son regard du visage si parfait de l'homme qui faisait battre son cœur d'une passion sans nom. Un doux sourire sur les lèvres, elle finit elle aussi par sombrer dans les bras de Morphée, s'endormant sans crainte, sachant qu'il serait là à son réveil.
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