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 Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]

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Yamiko Naru
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MessageSujet: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Lun 28 Jan 2013, 00:30

Pratiquement un mois était passé depuis leur rencontre, pour le moins mouvementée, si on pouvait le dire ainsi. Naru l’avait aidée à trouver un boulot au bar où lui-même bossait. Il ne lui avait pas fallu grand-chose pour convaincre Tatsurô, allez savoir pourquoi. Bof, il s’en fichait un peu, tout ce qui comptait, c’était qu’elle avait un job à présent. Et ça avait l’air de lui plaire. Il en avait du coup profité pour lui présenter ses collègues de boulot, mais surtout son amie, Omi. Ils avaient fumé ensemble tous les trois, pendant les pauses, avant et après le service surtout. Ils avaient même passé une bonne heure une fois à rire autour d’une bonne bouteille d’alcool que Naru avait ramenée spécialement pour eux trois. Il l’avait un peu taquinée, mais également sa nouvelle amie, si on pouvait dire ça comme ça, Iwako, en disant qu’elles feraient un joli couple toutes les deux. Bon, il savait l’orientation sexuelle de son amie androgyne, mais pas celle d’Adamantine. Et puis, c’était juste pour rire. Même si c’était allé en confidence après. Du coup, ils avaient tous les deux passé dix bonnes minutes à parler sur la « nouvelle conquête » d’Omi, une belle brune nommée Emiko. D’ailleurs, c’était la protégée de Naru, alors il lui avait fait savoir qu’il lui faisait confiance pour prendre soin d’elle. Même si la jeune louve avait dit qu’elle avait déjà bien prit soin d’elle. Naru n’avait pas eu besoin d’un dessin pour comprendre. Enfin bon ! Tout ça pour dire qu’eux trois s’étaient bien amusés ce soir-là, ce qui les avait un peu rapprochés d’ailleurs.

A la fin du service de ce soir, Naru s’approcha d’Iwako, posant sa main au-dessus de la tête de la belle Reine de Carreau. Ben oui, elle est belle hein ! Alors autant le dire sans peur. Ca veut pas dire qu’il la draguerait après tout. Il était à peu près deux heures du matin, voire un peu plus. Le service était terminé pour ce soir, car c’était en semaine, et cette nuit, le boss allait fermer pour quelques petites rénovations comme il disait. Il allait juste donner un coup sur les peintures et tout ça quoi.

« Eh Iwako. Ca te dit d’aller passer le reste de la nuit avec moi ? J’connais un coin sympa où on pourrait s’amuser et s’détendre un bon coup. »

Il lui montra une plaquette d’un bar qui disait bien ce qu’il y avait dedans. Il n’avait de bar que le nom… et aussi la vente des boissons alcoolisées. Mais il y avait bien d’autres choses dedans, comme de la drogue, vendue à doses réduites, normal, pour éviter les overdoses. Mais il y en avait. Et c’était là que Naru allait se « fournir » pour s’envoyer en l’air avec modération. Pour l’alcool et le tabac, il s’en foutait, il pouvait se prendre des bonnes cuites, ça ne lui faisait rien. Mais la drogue, il faisait déjà plus attention. Il n’avait pas envie de mourir aussi jeune, il avait encore un tas de choses à faire dans sa vie.

« Toi qui veux t’éclater, crois-moi, c’est l’endroit parfait pour ça ! »

Et il s’y connaissait, il n’y avait pas à dire ! Depuis le temps qu’il était là en même temps, il avait eu le temps de voir de tout ici, et d’expérimenter les différents endroits qui pratiquaient telle ou telle proposition de divertissement. Et là-bas, dans ce « bar » là, il y avait tout ce dont on pouvait rêver pour s’amuser. A part des filles de joie. C’était pas sex drug and rock. Juste drugs and alcohol. Et ça allait très bien ! De toute façon, Naru n’était pas pour les filles de joie. C’était comme considérer les femmes comme des objets, et il n’aimait pas ça. Et oui ! Sous son look de gros dur terrifiant, il avait un cœur grand comme ça. Le grand frère qu’on aimerait tous avoir en fait.

Une fois Iwako décidée, il lui prit la main et sortit du bar avec elle, après avoir salué tous ses camarades et collègues, leur souhaitant une bonne nuit ou fin de soirée, peu importe. Les rues étaient encore bien calmes. C’était sans doute parce qu’on était en semaine. En tout cas, ce bar-là était très souvent ouvert. Il n’était fermé que l’après-midi, sans doute pour le réapprovisionnement en particulier, en plus du repos des employés. Il y avait tout de même quelques personnes dans les rues, qui semblaient plus ou moins sobres, que ce soit pour l’alcool ou la drogue. Naru préférait les éviter au maximum, ces personnes qui n’avaient plus toute leur tête. Il ne voulait pas d’affrontement, ce n’était pas la meilleure solution pour passer une bonne soirée, ça non !

« Ah on y est presque ! »

Il voyait l’enseigne lumineuse, qui était difficilement manquable. Elle était bien imposante et luisait bien dans la pénombre de la nuit. C’était un peu comme une grosse lumière, comme ces lampes à lumière bleue qui attirait les insectes pour mieux les faire chuter et tomber dans leur piège. Ben là, c’était le cas. Ca attirait l’œil et la curiosité, donc les clients, donc la déchéance dans la débauche la plus totale.

« Alors ma belle ? Toujours partante pour une virée aux pays imaginaire et de la zénitude absolue ? »

Comme il adorait l’appeler, cette sensation lorsque la drogue faisait son effet.
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Nakamura Iwako
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 13:34

Un mois avait passé. Jamais le temps ne lui avait paru si court. Depuis sa rencontre avec Naru Yamiko, la reine de carreau avait troqué sa couronne, et sa vie monotone pour un virage à 180° dans le monde de la nuit. De même qu’elle avait abandonné partiellement son appartement, elle avait aussi mis de côté son investissement auprès des ingrates cartes de l’île pour venir travailler en tant que serveuse dans le bar où travaillait Naru. Cela ne faisait pas longtemps qu’elle avait pris le parti du changement, pourtant, la jeune femme était déjà bien différence de ce qu’elle avait toujours été. Abordant un look vestimentaire plus sexy, elle commença à se maquiller de façon moins discrète, à porter des choses qui ferait se retourner son père dans sa chemise. Son comportement quant à lui n’était pas en reste puisque désormais on pouvait lire une pointe d’insolence dans son ton. Elle avait troqué sa pudeur et son extrême politesse pour une attitude assurée et je-m’en-foutiste, à l’image de celui dont elle suivait l’exemple. Ce dernier lui avait d’ailleurs présenté ses amis, ses collègues, et notamment une personne étrange répondant au nom d’Omi.

Ils avaient passé la soirée ensemble d’ailleurs, passant un excellent moment de rire et d’insouciance. Lorsque Naru avait ri des deux filles en disant qu’elles feraient un beau couple, l’idée d’une nouvelle expérience traversa l’esprit de la Dame qui chassa cela aussi vite. Décidément, elle n’était pas encore prête à tout tenter. La soirée s’acheva sans incident, et alors qu’elle se trouvait assise aux côtés de son nouvel allié, ce dernier lui proposa de passer la nuit avec lui. La jeune femme dévisagea son aîné, qui appuya sa demande en lui tendant un flyer du fameux établissement où il souhaitait se rendre. Un bar. D’apparence un simple bar, mais à voir la mine satisfaite du garçon, elle ne comprit que trop bien qu’il cachait quelques chose.
« Toi qui veux t’éclater, crois-moi, c’est l’endroit parfait pour ça ! »

S’éclater ? Oui, c’est ce qu’elle voulait à présent. Il la tenait par cet argument à chaque fois. « S’éclater ». Et effectivement jusqu’à présent il ne l’avait jamais déçue. Lorsqu’elle accepta enfin de le suivre, ils dirent au revoir au petit groupe restant, et c’est main dans la main qu’ils s’éloignèrent sous les sifflets de leurs amis. C’était la seule chose pour laquelle elle avait encore de l’appréhension : la proximité de Naru. Lui n’avait aucun mal à tenir la main d’une amie, à câliner quelqu’un sans arrières pensées. Mais pour la jeune femme, ce genre de contact était encore bien loin d’être familier, et bien qu’elle se laissa faire, elle se tendait toujours quelque peu dans ce genre de situation. Parce qu’on lui avait fait du mal. Parce qu’elle ne parvenait à assimiler le toucher à l’insouciance. Parce que trop souvent, elle l’avait ressenti : les abus de Takeru. Takeru qu’elle n’avait plus revu, mais dont elle ressentait toujours la présence. Elle le sentait certain soirs se tendre dans l’étreinte, et cela lui nouait violemment la gorge. L’imaginer dans les bras d’une autre femme lui donnait la nausée, mais il fallait passer à autre chose. De toute façon, pas une fois elle ne l’avait senti prenant du plaisir, alors au moins, ça la rassurait un peu, et ça calmait un tant soit peu son malaise.

Dans le silence de la rue, seul le bruit des talons de la jeune femme claquant sur le bitume venait rompre le silence. Quand enfin le dessin d’un néon bleu ne laissant aucun doute sur l’emplacement du bar vint apparaître devant ses yeux, le fameux sentiment de dégoût qui l’étreignait depuis quelques temps vint la saisir.
Quand Naru lui demanda si elle était toujours partante elle ne put répondre, et se crispa violemment. Elle ne devait en aucun cas fermer les yeux, elle avait bien trop peur que cela dessine les images de la scène dans son esprit. La colère monta en elle. Merde, il fallait se faire une raison ! Toutes ces sensations de chaleur, ces frissons de plaisir, tout ça ce n’était que Takeru. Takeru qui lui avait oublié, Takeru qui lui se payait du bon temps avec elle ne savait quel genre de nana. Et cette colère toujours, qui la rongeait, lui grignotant peu à peu le peu de lucidité qu’il lui restait. C’en était trop, alors oui, elle était partante ! Partante pour oublier elle aussi, partante pour prouver, à lui comme à elle, qu’elle valait mieux qu’une pauvre petite reine laissée à son triste sort.

Serrant un peu plus la main de Naru, elle plongea son regard dans le siens et hocha la tête en guise de « oui », un fin sourire sur les lèvres.
Cela sembla ravir son ami qui sans plus attendre les mena à l’intérieur de l’établissement. La musique était assez forte, très forte. Mais surtout, il y faisait très chaud.
Dans la pièce pas de banquettes, ni de tables bien droites. Juste des coussins, des tapis, des poufs…
Tout semblait suinter le confort dans cette atmosphère discrète et mi-close. Se laissant embarquer, elle s’asseya aux côtés de Naru sur l’un des tapis duveteux qui recouvrait le sol, et laissa son dos se lover contre les coussins moelleux qui servait de dossier.
Posant sa tête contre l’épaule de Naru, elle se laissa bercer par l’ambiance, avant de faire enfin entendre sa voix.

« Je te fais confiance… »

Se rapprochant, elle vint blottir sa tête au creux du cou du jeune, et lui susurra un « étonne-moi », des plus provoquant qu’elle accentua en venant prendre doucement le lobe de son oreille entre ses dents. Lorsqu’enfin elle obtint le frisson qu’elle attendait elle revint à sa position initiale.
Oui, désormais son monde se limiterait à Naru.

Takeru et ses poules d’un soir pouvaient bien aller se faire voir, elle allait vivre. S’éclater.
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Yamiko Naru
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 19:19

Iwako semblait prête à aller se jeter dans la gueule du loup, du moins, si on pouvait le dire comme ça. Lui, en tout cas, lui tenait la main pour lui prouver qu’il ne la laisserait pas tomber et la laisser ce perdre dans cet endroit. Il ne valait pas mieux être quelqu’un de perdu ici, surtout vu que les réactions étaient plutôt hétérogènes vis-à-vis de la drogue. Certains supportaient bien mieux que d’autres. Il fit un doux sourire à son oui, et mêla ses doigts à ceux de la jeune femme, avant de passer la porte battante du bar, étant déjà envahis par les fumées toxiques de la drogue.

Il faisait chaud ici, mais ça n’avait rien d’étonnant. Les vapeurs qui propageaient les produits illicites stagnaient partout dans le bar, venant s’inviter dans les narines des nouveaux venus, pour les tenter. Naru la fit venir avec lui jusqu’à un assortiment de coussins, un peu éloigné des autres, afin d’être tranquilles et pas dérangés par les autres drogués qui étaient venus prendre leur dose ou les clients venus prendre du bon temps. Il souriait, arrangeant sa place car il savait qu’il valait mieux être assis confortablement pour quand la drogue ferait effet. Il tourna à peine la tête en sentant la tête d’Adamantine sur son épaule. Il lui caressa doucement le visage et les cheveux, à ses paroles.

« Tu peux, t’en fais pas. J’te laisserai pas toute seule ici. »

Ca serait bien trop risqué. Et puis, qu’est-ce qu’il y gagnerait de toute façon ? Il avait plus à perdre, une nouvelle amie, qu’à gagner quelque chose en l’abandonnant totalement. Surtout en étant droguée. C’était la mort assurée, ou en tout cas, de sacrés soucis.

Il ouvrit grand les yeux en sentant la proximité d’Iwako, ainsi que le timbre de sa voix. Un frisson violent et bref parcourut son corps lorsqu’elle vint lui mordiller le lobe de l’oreille. Son regard se tourna vers elle, se disant intérieurement qu’il ferait mieux de se calmer. Et surtout, il espérait qu’elle ne fasse rien de tel lorsqu’il planera. Parce que là… Il réagit uniquement à l’instinct. Il resta à la regarder encore un peu, avant de rapprocher son visage du sien. Ah elle voulait le provoquer, eh bien elle allait voir. Il n’était pas un petit joueur lui. Sinon, il ne serait pas familier des vices ni n’aurait d’amis qui sont aussi connaisseurs en matière de débauche. Son visage fut bien proche de celui de la jeune femme, tellement proche que son souffle se mêla au sien, et leurs lèvres se frôlaient presque. Mais il ne touchait pas.

« Fais attention... Je suis pas un p’tit joueur moi. Si tu veux me provoquer, sois sûre que je resterai pas de marbre. »

Il ne précisait pas sur quel type de provocation vu que c’était pour tous. Que ça soit pour faire un concours d’alcool, ou alors prendre de la drogue, ou encore pour des relations charnelles.

« Alors tente pas si t’es pas aussi joueuse que moi... »

Il se recula, allant commander de la drogue. Autant commencer par quelque chose de simple, alors ce fut d’abord de la chicha. Mais évidemment, il acheta plusieurs types de drogues, douces, pour commencer et ne pas lui faire faire d’overdose alors qu’elle venait se défouler. Il mit de la vodka à la place de l’eau, pour faire un bon mélange. Naru mit en route la machine, et l’amorça en en prenant quelques bouffées le premier. Une fois qu’on pouvait bien sentir la drogue, au goût amélioré par l’alcool, il tendit la pipe à Iwako.

« Eclate-toi… »

Il lui sourit, avant de se prendre un joint pour sa part. Il s’en roula un, ayant payé un peu plus cher pour pouvoir le fabriquer lui-même et non pas avoir la dose standard. Il mit une assez bonne dose de tabac, et l’alluma, tirant une bonne latte, soufflant la fumée. Naru se laissa glisser lentement sur les coussins, étant pratiquement allongé du coup. Il avait un début de sourire béat aux lèvres, ayant prit le tabac le plus cher, donc le meilleur et le plus efficace. Il planait bien là… Il se rapprocha même d’Iwako, posant sa tête sur la cuisse de la jeune femme, tirant à nouveau une latte, avant de lui tendre le joint, pour qu’elle en profite aussi.
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 20:50

Si Iwako pouvait se montrer quelque peu entreprenante, c’était bien peu de chose comparé à ce dont était capable son camarade de débauche. Et il le lui fit très vite comprendre. Lorsqu’elle le sentit si proche, la jeune femme dut se retenir considérablement pour ne pas lui faire remarquer son sursaut. Leurs yeux étaient plongés les uns dans les autres, et près de ses lèvres, elle sentait très distinctement la chaleur de son souffle. Pour peu, elle se serait presque mise à pleurer de trouille ! Car elle avait bien cru que la limite serait franchie. Par chance, Naru était encore sage, et accepta de lui donner une seconde chance en la mettant simplement en garde.
Puis, ce à quoi il avait souhaité l’amener durant toutes ces semaines où ils ne s’étaient plus quittés arriva.
Des shot de vodka pour commencer. Bon, elle n’avait pas l’habitude de boire, mais c’était encore quelque chose de très simple : elle se laissa donc faire. Deux seulement, elle ne se sentait pas d’aller plus loin aussi vite. Puis, vint le narguilé. Saveur pomme. Prenant la pipe que lui tendait le jeune homme, elle pinça le bec entre ses lèvres et inspira avant d’écarter l’objet aussi sec en toussant.

Naru se moqua d’elle, et lui fit remarquer que même pour les fumeurs aguerris, lorsque l’on fumait la chicha, on n’avalait pas la fumée. Elle poussa son visage en grognant malgré le sourire qui ornait ses lèvres afin de lui faire comprendre qu’il aurait été plus utile de lui dire ce genre de chose avant, mais apparemment, lui semblait prendre un grand plaisir à la voir s’initier.
Elle commençait enfin à prendre le coup. Ce n’était pas désagréable, c’était même bon, et étrangement, ça ne tournait pas du tout la tête. Tout en fumant à intervalles régulières, elle observait son nouvel ami en train de tasser des morceaux d’une barrette brune à du tabac dans une feuille de papier cigarettes. Certes elle n’y avait jamais touché, mais Iwako n’était pas non plus une jeune vierge qu’on avait enfermée au couvent, et savait bien par conséquent de quoi il s’agissait. Ce qui l’inquiéta un peu plus, c’était les effets que cela aurait sur elle.
Par ailleurs, Naru semblait de plus en plus détendu à chaque latte, et vint finir sa course la tête posée sur les cuisses de la jeune femme. Quand il lui tendit le joint, la mine moqueuse il la prévint que cette fois il fallait qu’elle avale la fumée.
Une petite moue se dessina sur le visage de la jeune femme qui n’était pas franchement friande de ce genre de position : d’habitude, lorsqu’elle se rendait à la prison de l’île, c’était-elle qui expliquait aux autres la marche à suivre, et à qui on obéissait. L’inversion ne lui saillait guère, mais après tout, elle avait besoin de ses conseils.
Prenant à deux doigts la petite roulée, elle la glissa entre ses lèvres, inspira, avala. La fumée lui chatouilla la gorge, pourtant, elle se retint pour ne pas tousser, et se raclas juste la gorge histoire de ne pas être repérée. Elle continua, une fois, deux fois, trois fois. Quand Naru récupéra le joint pour en prendre sa part, la jeune femme sentit enfin les effets de cette drogue lui tourner la tête.

Elle se sentait plus légère, sa vue se brouillait quelque peu. Son sourire ne parvenait pas à redescendre, et soudain, alors que Naru l’appelait en chantonnant, détachant chaque syllabe de son prénom, elle se mit à rire. Sans vraiment savoir pourquoi, elle ne s’était même pas posée la question à savoir si c’était vraiment drôle ou pas. Elle baissa un peu la tête pour le regarder alors même que le jeune homme leva le bras pour qu’elle se penche vers lui.
Merde, il n’allait quand même pas essayé de l’embrasser ? Ça y ressemblait énormément en tout cas ! Mais cette fois elle n’avait plus la force de se reculer, et suivit le mouvement que Naru lui imposait. Il lui ordonna alors d’entrouvrir la bouche. Son cœur se mit à battre à toute allure. Non. Non elle ne voulait pas ça. Pas maintenant, pas comme ça. Mais qu’est-ce qu’elle voulait vraiment avec lui au fond. Sa tête lui tourna encore un peu plus à mesure que s’amorçait sa descente vers les lèvres de Naru. Non, NON ! Elle n’était pas comme ça, elle devait… Elle devait l’arrêter, mais ils étaient déjà si proches, et la main de Naru dans sa nuque qui la poussait vers lui l’attirait sans qu’elle ne puisse rien y faire. Fermant les yeux, elle le laissa donc agir, les mains toutes tremblantes.

Mais ce à quoi elle s’attendait ne vint pas. Leurs lèvres à quelques centimètres l’une de l’autre, Naru vint poser ses mains près de la bouche de la jeune femme et laissa la fumée que contenait ses lèvres remonter vers celles toujours entrouvertes d’Iwako qui l’invita docilement. Encore quelques peu troublée par l’expérience, elle le regarda incrédule lui dire que cela s’appelait une « soufflette ».

Les joues en feu, elle se redressa, se sentant soudain extrêmement bête, et surtout extrêmement naïve. Glissant ses doigts dans la chevelure du jeune homme sans même s’en rendre compte, elle commença à les caresser, alors que de nouveau adossée aux coussins, elle laissa ses paupières retomber. La main de Naru vint guider le reste du joint entre ses lèvres. Elle inspira fortement, et pour la première fois ne toussa pas. Tout en continuant de caresser son ami, elle demanda alors :


- « T’es sûr que c’est pas trop chiant pour toi de sortir avec une fille comme moi ? Je connais rien à tout ça, j’ai l’impression d’être une gamine à qui on apprend à marcher. C’est pitoyable… »


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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 21:29

Ils de laissaient aller tous les deux, tombant avec délice dans les plaisirs de la drogue et du tabac. Oh ça oui, ça allait être une bonne soirée. Pleine de vices, ça c’était certain, mais ça permettait de se lâcher un bon coup. Et qui serait contre ça ? Certainement pas Naru qui adorait passer ce genre de moments, à lâcher totalement prise et d’aller divaguer un peu, oubliant les soucis de la vie. Ok, il s’en foutait d’être ici, sachant que sa vie était liée à celle de quelqu’un d’autre, et en tous points. Enfin presque.

Il s’amusait bien à la voir essayer, tenter, ici et là. Elle ne s’y connaissait vraiment pas, ça se voyait. Même si Naru lui avait fait un peu goûté, surtout au tabac et l’alcool. Savourer la drogue, surtout si on voulait varier les plaisirs, on pouvait pas le faire chez soi. Il n’était pas assez bien équipé pour ça, et surtout, il n’avait pas envie de risquer la santé de ses chats. Il aimait bien se moquer un peu d’elle, mais ça restait très gentil. Il n’était pas méchant, du moins pas pour ce genre de choses, loin de là. Il était avec un physique de gros dur, rebelle et pas le genre qu’on veut approcher, mais en fait, il était très doux comme garçon. Eh oui, faut pas s’arrêter à l’apparence physique !

Puis, il avait envie de lui faire découvrir quelque chose de nouveau : une soufflette. Alors il attrapa sa nuque, l’obligeant à descendre son visage vers le sien. Sauf qu’elle gardait sa bouche close… Ca n’allait pas être pratique. Il dut alors lui demander d’ouvrir les lèvres, et les fit se rapprocher des siennes. Elles ne furent séparées que de peu, avant qu’il puisse laisser la fumée aller de sa bouche à celle d’Iwako, en en perdant le moins possible.

« Ca, c’est une soufflette. C’est vachement cool et agréable. »

Il espérait qu’elle avait autant apprécié que lui s’était amusé. Mais ce qui le faisait surtout sourire, c’était la réaction de la jeune femme. Naru leva sa main vers le visage de la belle Reine, lui frôlant les joues de ses doigts.

« Pourquoi t’es aussi rouge… ? »

Ses doigts glissèrent vers les lèvres d’Iwako, les lui frôlant du bout des doigts, son regard tombant sur elles.

« Tu croyais que j’allais t’embrasser ? Ca t’emmerderait autant que je le fasse ? »

Vu sa réaction, où elle avait semblée soulagée, c’est ce qu’il en avait conclu. Peut-être s’était-il trompé, il ne savait pas. Mais en tout cas, elle devait s’être fait tout un film dans sa tête. Il préférait ne pas en parler plus, et ne pas dire ce qu’il pensait par rapport à ça.

Fermant à moitié les yeux sous les caresses de la jeune femme, Naru tira une dernière latte du joint, profitant bien des effets relaxant de cette drogue douce. Il rouvrit les yeux, les posant sur le visage d’Iwako, alors qu’un sourire se dessinait à sa question.

« On apprend tous à marcher. Soit seul, soit avec quelqu’un. Le mieux, c’est sans doute accompagné, pour ne pas tomber trop bas et se faire mal. Alors non, ce n’est pas pitoyable et ça m’fait pas chier de sortir avec une fille comme toi. Dans tous les sens du terme, même si y’en a qu’un qui soit approprié et véridique. »

Sortir ensemble dans le sens d’aller dehors, et non pas être en couple. Ca le dérangerait pas, c’était vrai, Iwako était une belle femme, et elle semblait avoir quelque chose qui l’attirait. Un petit quelque chose qu’il ne saurait expliquer, mais un secret qu’elle ne voulait pas dévoiler.

« Et toi alors ? Ca va pas trop vite pour toi ? T’as pas peur de te brûler les ailes ou de perdre ta couronne en étant avec un mec comme moi ? J’suis pas la meilleure fréquentation pour quelqu’un comme toi après tout. »

Il se redressa vivement, se retrouvant à nouveau très proche d'elle, son visage très près du sien, à peine séparés de quelques millimètres.

« Je n'ai pas peur de me faire mal, mais toi ? Es-tu vraiment prête à braver les interdits, à dire aux lois d'aller se faire foutre, tout en sachant les risques que ça comporte ? »
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 22:34

Ça s’était fait soudainement, et honnêtement, elle ne s’y était pas attendue, mais il venait bel et bien de poser le doigt sur un problème qu’elle évitait depuis longtemps déjà. Et il n’appuyait pas en douceur pour une première approche. Pour le peu qu’elle le connaissait déjà, elle savait bien que Naru n’était pas vraiment le genre de personne qui vous prenait avec des pincettes et qui tournait cent ans autour du pot avant de se lancer, mais là, autant dire qu’elle aurait presque préféré qu’il agisse ainsi.
Se sentant profondément meurtrie par ses questions, elle détourna le regard. Parce qu’il l’interrogeait à propos de sujets qu’elle évitait du mieux qu’elle pouvait, parce qu’elle fuyait depuis des semaines dans le seul but de se voiler la face sur sa situation, et qu’il venait de lui arracher son voile en une seconde. La voix tremblante d’une boule qui lui serrait la gorge elle lui répondit du tac-au-tac.


- « Si, je suis morte de trouille. »

Un léger silence vint s’installer entre eux. MERDE ! Pourquoi avait-il fallu qu’il parte sur ce sujet alors que la soirée avait été si bonne jusqu’à présent…

- « Je sais même pas ce que je suis en train de faire là… Ma couronne je m’en fous, c’est le reste qui… »

Elle se stoppa net. Son regard fuyant dans la salle, sans rien regarder vraiment. Son cœur venait de se serrer à lui en faire mal. Non. Pas le sien. Celui de son jumeau. L’expression plus troublée que jamais, elle porta la main à sa joue pour y découvrir une larme qu’elle n’avait même pas versé. Un sentiment de manque terrible vint lui étreindre le corps. C’était un symptôme horrible et inévitable : dès que l’on avait connaissance de son soseiji, on le pressentait davantage, et bien plus fort. Et que dire dans le cas d’Iwako qui elle en était amoureuse ? Qui elle, s’était offerte à lui ? Depuis que le Joker lui avait révélé l’identité de son jumeau, et que ce dernier malgré son rejet avait fait son nid dans sa vie, toutes ses émotions étaient décuplées. Et ce qui était un véritable délice lorsqu’ils étaient encore ensemble se transformait à présent en véritable cauchemar émotionnel pour la jeune femme qui jusqu’à présent s’était toujours habilement cachée de Naru lorsque ce que ressentait Takeru l’étouffait trop. Elle jura, traitant de con une personne qu’il devinait, heureusement, ne pas être lui, tandis qu’elle essuyait toujours rageusement des larmes qui n’étaient pas les siennes.
Quand elle fut enfin certaine que ses joues étaient sèches, elle répondit enfin aux questions que son ami lui avait posées :


- « Le rôle que j’ai sur cette île je m’en contre carre, qu’ils aillent tous se faire foutre ! Tout ça me concerne plus… » Elle se coupa, soupira, puis repris plus doucement, une mine légèrement dégoûtée d’elle-même sur le visage. « Non… Faut que j’arrête de mentir. Je n’arrive pas à être si détachée. Cette île, ce rôle, tout ça, et même avant que j’arrive ici… J’ai l’impression qu’il s’est passé un siècle depuis la dernière fois que j’ai goûté à l’insouciance. »

Mêlant son regard à celui d’un Naru bien décontenancé, elle se décida à vider son sac. Après tout, ç’aurait été stupide de sa part de ne pas aller au bout après tout ce qu’elle venait de lui déballer. Et puisqu’elle était certainement en train de le blesser, autant être honnête à présent histoire de ne pas être à la fois une garce et une menteuse.

« Je te suis aveuglément mais je ne suis même pas certaine d’être prête pour quoi que ce soit. Je te suis parce que je jalouse ton insouciance… Parce que je t’apprécie en tant que personne. Je te suis tellement reconnaissante aussi… Je te dois tellement. » Elle détourna les yeux, trop honteuse pour continuer en le regardant. « Et pourtant je ne t’ai jamais rien dit de moi pratiquement. Par exemple, j’aurai du te dire que contrairement à toi je vivrai pour toujours avec la peur de me faire mal parce que… »
Ça y’est. Elle allait lui révéler sa faiblesse. Elle s’était tue jusqu’à présent, non pas parce qu’elle ne pensait pas cela important, mais parce que tous ceux qui avaient été un jour au courant de cela avait fini par faire tourner son handicap en méthode de revanche. Son père. Le Joker. Ses sbires. Arashi, la reine de Carreaux. Takeru. Tous sans exceptions avait abusé de sa maladie pour la blesser, alors, autant dire qu’en rencontrant Naru, elle ne s’était pas vanté de cela. Mais encore une fois, elle se décida à prendre le risque.

- « Telle que tu me vois, je vaux pas mieux que ça » Se saisissant d’un des verres de shot à proximité, elle le leva au-dessus de sa tête et le laissa tomber sur une partie du sol non-recouverte par le tapis. A peine l’objet fut il en contact avec le sol qu’il se brisa en mille morceaux, alors qu’au même moment, un sourire amer se dessina sur ses lèvres. « Des os en verre… Pas franchement pratique lorsqu’on veut outrepasser les limites… Mais ça à la limite… C’est pas vraiment le gros du problème.»

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Yamiko Naru
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Dim 10 Fév 2013, 23:33

Morte de trouille ?

« Pourquoi… ? Je te parais si peu respectueux ? »

Il avait pourtant plutôt prouvé le contraire, pas vrai ? Il avait toujours traité Iwako avec respect et honnêteté, ne lui ayant rien cachée et l’ayant toujours protégée pour qu’elle ne tombe pas trop bas ni trop vite.

Il l’écouta, et la vit être coupée, commençait à pleurer. Naru se demandait ce qu’il se passait, mais il comprit bien vite, par ses agissements. Il y avait quelque chose avec son jumeau, ses sentiments à lui, ou elle si c’était une femme, qui venaient dans le corps et l’esprit d’Adamantine. Il attendit alors patiemment qu’elle se détende, espérant tout de même avoir la suite de l’histoire. Il n’avait pas envie de rester sur sa fin.

Heureusement elle reprit, et Naru écouta avec attention, buvant ses paroles et les retenant. C’était l’heure des confessions apparemment, ou du moins des poids qui devaient s’envoler. Il n’était pas contre. Et qu’elle ne s’inquiète pas, il savait parfaitement garder les choses pour lui. Même sous la torture ! Son expression devenait bien plus sérieuse et mature, démontrant par ces « nouveaux traits », son âge véritable. Il attendit qu’elle ait terminé, regardant les éclats de ce verre qui étaient au sol, éparpillés. L’explication d’Iwako lui donna l’éclaircissement dont il avait besoin. Il tourna les yeux vers elle, la regardant toujours avec ce sérieux qui pouvait faire penser qu’il ne venait pas de se shooter avec plusieurs substances différentes.

« C’est pas vraiment le gros du problème ? »

C’était ça qui l’intriguait le plus en fait.

Passant ses doigts dans les cheveux de la jeune femme, alla lui embrasser la joue, tout doucement, avant de plonger son regard dans le sien. Il lui prit la main, pour la rassurer et lui faire comprendre sa sincérité.

« Tu sais, c’est en se limitant qu’on arrive à rien. Faut que tu te dépasses. Ca sera pas facile avec ce que t’as, c’est clair. Mais si t’essaies pas, t’y arriveras jamais. »

Naru soupira, baissant la tête.

« Et puis… T’es pas la seule à avoir un problème de santé handicapant. Moi-même je suis… »

Mais il ne put finir sa phrase, des cris se firent entendre. Il leva les yeux vers la source de ce bruit et vit trois hommes de type armoires à glace avancer en poussant et bousculant les clients et même les gens employés ici, n’hésitant pas à casser le matériel. Naru haussa un sourcil, se demandant ce qu’il se passait. Il se mit debout lentement, ayant murmuré à la jeune femme de se lever et de venir avec lui. Valait mieux qu’ils partent. Sauf que les types pressèrent le pas et attrapèrent Naru pour le séparer d’Iwako. Deux l’attrapèrent, pour le maintenir, alors que le troisième le roua de coups. Le gars se tourna vers Adamantine et lui ordonna de la suivre, qu’elle devait retourner là où était sa vraie place. Il lui attrapa le bras pour la forcer, serrant avec brutalité. Naru soupira.

« Eh, enfoiré. Tu la lâches. »

Les trois types regardèrent Naru, les yeux grands ouverts, avant de se mettre à rire, se moquant de lui. Ils le firent tomber à terre, lui écrasant la tête au sol, ricanant toujours. Celui qui tenait Iwako se mit à la faire avancer de force, la jetant en avant en l’engueulant et l’insultant.

« Bon. Comme tu voudras. »

Il attrapa la cheville du gars qui lui maintenait la tête sur le sol, l'obligeant à tomber au sol. Maintenant libre, il se redressa et attrapa le deuxième, le faisant voler plus loin, dans un poteau. Attrapant rapidement l'autre, il lui attrapa la tête, le martelant au visage avec des coups de genou, jusqu'à ce qu'il perde connaissance, le visage en sang. Le deuxième revint vers lui et Naru lui donna un coup à la gorge, lui coupant le souffle, avant de lui donner un coup de coude dans le dos, le faisant tomber à terre. Les yeux plein de fureur, il s'approcha de celui qui avait violenté Iwako, l'air menaçant.

« J'ai jamais aimé qu'on manque de respect à une femme... »

A peine fut-il approché que Naru se prit un coup de poing au visage, lui ouvrant la lèvre. Il recula d'un pas, touchant sa lèvre pour y voir du sang. Un sourire machiavélique se dessina sur un son visage, avant qu'il ne renvoie un coup de poing qui fit tomber l'armoire à glace par terre, se tenant le nez qui était en sang.

« Ca, c'est un coup de poing. »

Il s'approcha tranquillement, lui écrasant la main qui avait violenté la jeune femme. Puis, il s'accroupit et l'obligea à en faire de même, lui tenant la main dans le dos. Avec sadisme, il lui brisa les doigts un à un, savourant bien les cris de douleur, avant de lui briser le poignet pour terminer. Il lui murmura que c'était sa juste récompense pour avoir osé lever la main sur une femme. Lui attrapant la gorge, l'entourant de son bras, il l'étranglait un peu, le forçant à lever les yeux vers Iwako.

« Alors maintenant, tu lui demandes pardon. »
« ... »
« Pardon ? J'ai pas bien entendu. »

Il tordit un peu plus le bras qu'il maintenait dans son dos, puis serra un peu plus la gorge, appuyant sur la trachée.

« Dis pardon. »
« P...Pardon... »
« Eh ben voilà. »

Et Naru lui fracassa la tête contre le sol, l'assommant sans le tuer non plus. Il se redressa, époussetant ses vêtements, avant de prendre la main d'Iwako, jeter une liasse de billets sur le comptoir pour payer les dégâts, et sortit de l'établissement, le regard et l'aura toujours haineuses et sombres.
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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Jeu 14 Fév 2013, 11:26

Quand il lui demanda indirectement si elle était morte de trouille à cause de lui, elle voulut le retenir, lui dire qu’il faisait fausse route. Elle n’était pas effrayée par Naru mais par le mode de vie vers lequel il l’entrainait. Le sien. Bien que cela fasse partie de son choix, elle n’arrivait pas à faire confiance à ce soudain revirement qu’elle avait pourtant voulu. Ce nouveau boulot qui lui imposait le port d’une jupe bien trop courte, cette nouvelle habitude qu’elle prenait de boire en compagnie du jeune homme après le service, et surtout cette proximité qui se développait bien trop vite entre eux. Elle s’y était jeté bras ouverts, mais aussi vite qu’elle s’était décidée à changer vie, elle revenait immuablement en arrière.
Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit, les lèvres du garçon vinrent effleurer sa joue, lui faisant monter le rouge au visage. Il lui conseilla de se dépasser, sans quoi elle n’arriverait à rien. Se dépasser ? Là, tout de suite, alors que les sentiments de Takeru l’étouffaient cela lui semblait impossible. Elle allait à contrecœur vers cette voie qu’elle avait choisie par dépit, par besoin d’oublier, par besoin de passer à autre chose. Car malgré tout la vie continuait. Mais sa vie d’avant ne lui convenait pas alors cela semblait inévitable.
Il commença à se confier à son tour. Il aurait lui aussi un handicap, mais lequel ? Elle n’eut pas le temps d’en savoir plus que le jeune homme se tendit et lui intima de se relever. Dans le bar venait d’entrée une bande de gars pas bien net, le genre de mecs qu’elle ne voyait que trop souvent dans les prisons du château. L’un contre l’autre, ils tentèrent de s’éclipser discrètement, mais les choses ne se passèrent pas comme prévu, et tournèrent bientôt au drame. Alors que l’un des hommes la tenait, les trois autres s’en donnaient à cœur joie pour frapper le jeune tatoué. Paniquée, la jeune femme tenta de se défaire de celui qui la tenait, lui criant qu’elle était la reine de carreau, et que s’ils ne les lâchaient pas immédiatement ils courraient à de graves problèmes. Mais ces abrutis ne faisaient pas partis du district des carreaux et ne craignaient pas les hiérarchies, bien au contraire. Se faisant bousculer davantage, elle s’apprêta à se dépasser. A faire quelque chose d’insensé : se laisser briser le bras volontairement pour échapper à la poigne de l’imposant.
Mais avant qu’elle n’ait esquissé le moindre geste, Naru sembla se transformer. Encaissant sans broncher, il rendit les coups au centuple les uns après les autres. Sa violence choqua profondément Iwako, car là où leurs agresseurs s’étaient contentés de coups de poings, Naru, lui, se déchainait littéralement sur eux, jouant des pieds et des coudes pour faire souffrir leurs assaillants. Au-delà du geste défensif, elle décela dans son regard le plaisir et le sadisme dont il faisait preuve en corrigeant ces hommes. Lorsque vint le tour de dernier, la jeune femme retint son souffle. Il allait finir par tuer quelqu’un. Voilà l’idée qui lui traversa l’esprit. Lorsque retentit le pardon de leur agresseur, ses jambes se mirent à trembler plus violemment, tandis que sa voix cria à Naru d’arrêter ça. Avant même qu’elle n’ait eu le temps de réaliser tout ce qui venait de se passer, voilà qu’elle se retrouvait de nouveau dehors, Naru lui tenant la main.
Le jeune homme semblait furieux, ou du moins, son visage trahissais une expression bien plus sombre que tout ce qu’elle lui avait connu jusque lors, mais cela ne suffit pas à décourager la reine qui ôta vivement sa main de la sienne, révulsée.


- « Ne me touche pas ! »

Tout ce sang, et ces coups qu’il avait envoyé sans jamais se soucier de ce qu’il adviendrait de ces hommes… Elle ne pouvait le supporter. Sa violence venait de faire ressortir en elle un dégoût sans nom. Dans son esprit des images valsaient : celles de la dépouille de sa mère assassinée, des mauvais traitements du Joker, de la trahison de Takeru. Non, elle ne pouvait pas rester avec lui. C’en était presque viscérale cette peur, ce mépris qu’elle avait envers les gens violents désormais. Et s’il était vrai que ceux qu’il avait mis au tapis n’étaient pas franchement des enfants de chœur, elle l’aurait préféré simple victime, que coupable.
Car c’est ainsi qu’elle le voyait : un coupable. Un homme qui avait répondu à la violence par la violence, comme le font les imbéciles qui finissent en prison pour un simple règlement de comptes.
C’était inadmissible, peu importe elle tentait de changer, peu importe à quel point elle avait tenté d’ignorer ce qui avait fait ce qu’elle était aujourd’hui. Et l’évidence lui sauta d’ailleurs aux yeux.
Pourrait-elle vraiment un jour s’oublier à ce point ? Oublier ses valeurs, ses principes, la façon dont on l’avait élevée ? Etait-ce vraiment ça qu’elle désirait ? Là, tout de suite, la réponse était non.
Non, elle ne voulait pas faire partit de ceux ignorant la justice. Elle n’était bercée que de ça depuis toujours, et à présent que ses yeux s’ouvraient, elle ne voulait pas être bercée d’autre chose.

Se reculant un peu plus, tremblante au possible, elle répéta plus doucement
« Ne me touche pas… ». Naru la dévisageait étrangement, mais elle n’en tenait déjà plus compte. Sa voix tremblait, trahissant une boule coincée dans sa gorge. Elle avait peur. Encore plus à présent que lorsque cet abruti de gros bras l’avait saisi. Par ailleurs, jetant un œil à son bras, elle y remarqua des traces d’hématomes bien visibles. Reportant alors son attention sur le jeune homme pantelant, la voix de la justice vint se trahir. L’Iwako insouciante que Naru avait tenté de modeler venait de faire marche arrière comme un animal craintif devant une main inconnue.

- « Tu aurais pu tuer ces hommes… Te rends-tu seulement compte… » Soudain, malgré les trémolos toujours présent, elle cria, faisant sursauter son compagnon. « QUE TU AURAIS PU LES TUER ?! »

Le fusillant du regard, elle attendit qu’il se justifie, ou plutôt qu’il trahisse un certain regret que pourtant, elle savait bien qu’il n’avait pas. La dispute semblait inévitable, mais elle ne flancherait pas. Elle ne flancherait plus.


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MessageSujet: Re: Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]   Ven 15 Fév 2013, 18:00

L’ambiance s’était alourdie. Mais pas seulement. Elle s’était également refroidie. Et pas qu’un peu… La tension était palpable, mais bien différente de celle dans le bar. A peine eurent-ils fait quelques mètres dehors qu’Iwako ôta vivement sa main en lui ordonnant de ne pas la toucher. Naru ne chercha pas à reprendre cette main. Il resta immobile, droit, et dos à elle car il l’avait précédée pendant leur marche assez rapide. Il laissa les secondes, peut-être même les minutes défiler jusqu’à ce qu’elle parle à nouveau, ou qu’elle fasse un geste, peu importe. A nouveau, l’ordre retentit hors de la bouche de la Reine de Carreau. Cet ordre qui lui disait de ne pas la toucher. Il obéissait à cet ordre, par parce qu’elle avait un statut, mais parce sa voix lui faisait comprendre que chercher à avoir à nouveau un contact physique avec elle ne ferait qu’empirer cette situation malsaine.

Finalement, il tourna son regard vers elle, cherchant à comprendre ce qui lui arrivait. Pourquoi le repousser lui ? Avait-elle eu si peur que ça ? Ou bien est-ce qu’il y avait autre chose derrière cette réaction violente de la part d’Iwako ? Il savait juste qu’elle s’éloignait de lui. Très peu physiquement, mais énormément psychologiquement.

Son regard était calme, peut-être beaucoup trop calme. Au fond de ses yeux, il y avait cette lueur effrayante qu’il ne pouvait contrôler. Elle était devenue bien rare ces temps-ci, mais existait toujours au fond de lui. Et il savait parfaitement qu’il ne pourrait pas s’en débarrasser. Elle était apparue, et ce n’était pas une bonne chose pour quelqu’un qui ne le connaissait pas. Oui, il était dangereux quelque part. Mais jamais de manière volontaire. C’était plus un fardeau pour lui qu’autre chose, car il ne contrôlait rien. C’est comme si c’était quelqu’un d’autre.

Même lorsque la jeune femme se mit à crier son indignation, il ne broncha pas. Il la regardait comme si cette éventualité n’était rien, juste une possible petite erreur qui n’aurait aucune conséquence.

« Toi, peut-être mieux que quiconque, devrait savoir que c’est une règle avec laquelle il faut jouer ici, si on veut continuer la partie. »

Il s’approcha, se penchant pour pouvoir la regarder dans les yeux. Comme il ne devait pas la toucher, il n’avait pas le choix que de tordre son corps pour avoir un contact visuel permanent avec cette femme.

« Tu n’en as pas assez de devoir penser aux autres, alors que eux n’en ont rien à foutre de toi ? Tu n’en as pas marre de faire attention à ce que tu fais pour éviter de blesser, alors que eux t’écraseront sans le moindre remords et même jubileront de ta faiblesse ? Si tu as envie d’être pitoyable et de te faire piétiner, vas-y. Mais ça sera sans moi. »

Il se redressa, la regardant avec sérieux.

« Moi, je vis, j’existe. Si tu n’es pas prête à vivre et non plus survivre, je suis là. Mais si tu préfères t’agenouiller et dire merci quand on te crache dessus, je serai insensible à tes pleurs. Et même en disant ça, je suis moins cruel que le Joker. Moi je ne joue pas avec la vie des autres pour mon petit plaisir personnel. Tu voulais sortir de cet engrenage, tu voulais prouver à toi, à lui, à tout le monde, que tu n’es pas la Reine de Carreaux, mais Iwako Nakamura. Alors fais-le ! Mais si tu renonces, ne t’étonnes pas de te retrouver seule à nouveau. Je ne t’ai pas tendu la main pour moi, mais parce que tu avais besoin d’un appui pour commencer. Tu n’es encore qu’une enfant qui a besoin qu’on lui tienne la main et qui a peur et pleure quand on la lâche. Et ça, le Joker en jubile. Tu joues son jeu. Alors reste un pion qui peut se faire éjecter d’un moment à l’autre si ça t’amuse. »

Il marqua une pause, se calmant un peu.

« Quand on joue un jeu, on le joue à fond. Et si on perd, on a pas de regret. »

Naru lui tourna le dos, faisant quelques pas, avant de se stopper.

« Tu connais l’histoire de l’épée de Damoclès ? C’est ce que j’ai. Autrefois, je n’étais pas Naru l’insouciant, le fêtard, et tout ça. J’étais un enfant qui passait sa vie à l’hôpital et qu’on éloignait des autres, parce que malade. Malade psychologique. Un autiste. Ca m’a prit des années avant d’aller de l’avant, mais j’ai réussi. Je n’ai jamais abandonné malgré les difficultés. Je suis devenu quelqu’un qui aime la vie et qui en profite à fond. Malgré tout, je reste autiste et je peux avoir des comportements liés à ma maladie, qui arrivent comme ça, sans prévenir. Il suffit d’un simple mot, d’un simple geste, pour le déclencher. J’ai des réactions que je ne contrôle pas. Oui, j’aurais pu les tuer. C’est vrai. Je ne contrôle rien. Je ne cherche pas d’excuses à tes yeux en te disant ça. Je suis moi, je suis un homme qui a des crises d’autisme, et qui devient non plus un grand gamin qui rit et se défoule à faire les quatre cent coups, mais un homme violent, sadique et cruel, qui peut commettre des horreurs sans remords. Mais… Je n’ai pas de regrets. Parce que je vis ma vie. Je ne survis pas. Et ça, je te le souhaite, Iwako. »
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Let's give a f*ck to these bastards ! [Nakamura Iwako]

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