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 {Fini} Under the Moonlight [Rei]

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MessageSujet: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Mer 14 Sep 2011, 18:28

La lune est haute dans le ciel, dessinant un cercle parfait, lumineux et miroitant sur la plage. Seul. Je n’arrive pas à m’endormir. Hâtivement, je m’habille. Un jean, un tee-shirt blanc, mes bonnes vielles bottines et c’est parti. Il faut que je bouge, il faut que je me fatigue, il faut que je sois proche de lui. Je n’ai pas eu le temps de le voir aujourd’hui, trop de missions, trop de tortures, trop d’horreurs. Le sang a coulé devant mes yeux et je suis le seul et unique responsable. Je peux cacher ceux qu’on me demande de tuer, mais en prison, je ne peux faire comme si je n’avais rien vu. Et, je l’avoue qu’entendre toutes ces atrocités. Toutes ces insultes. Ça m’énerve tant. Les menaces, les appels à l’aide, le mépris. Alors que beaucoup d’entre eux sont eux même tueurs, assassins, violeurs… J’en ai vu des mûres et des pas frais. On ne me dit pas souvent pourquoi je dois les tuer, mais demander, ce n’est pas bien compliqué.

Maintenant élancé dans le tempétueux vent, mes cheveux en arrière, les oreilles sifflantes, mon ventre se découvrant sous la force des bourrasques, je cours. J’halète. La chaleur prend possession de mon corps et l’humidité s’élève. Je n’aime pas prendre la voiture ou bien la moto, non, je me déplace à pattes ou en transport en commun. Nonobstant, à 2h du matin, il n’y a plus beaucoup de moyen de locomotion… Donc je cours. Et de l’endurance, ce n’est pas ce qu'il me manque. Cependant en y repensant, Rei et moi habitons à l’opposé… Et j’ai beau avoir exploré cette île comme j’aurais pu explorer ma cabine de douche, elle est toute de même longue à traverser ! Bon, tentons le train. De toute façon, qui oserait m’agresser ? Rien qu’en me voyant, les gens flippent. Enfin parvenu à la gare, je fonce dans le premier wagon de visible. Un pauvre gars accompagné de son Sôseiji me regarde. La barbe ayant poussé jusqu’à son cou, je le fixe en retour. Il détourne les yeux vers son jumeau et puis les reposent sur moi. Fatigués, épuisés de s'enfuir, c’est cette impression qu'ils me donnent. Je m’approche d’eux et m’assois en face. Il déglutit. Comme la plupart des gens qui me voient pour la première fois. Un long soupire s’échappe de mes narines. Je finis par poser mes pupilles sur la ville qui défile derrière lui. Les lumières, la mer qui s’éloigne, les arbres feuillus, le sable qui s’envole sous la pression de la boîte de fer. Un "Vracabam" incessant, constant… Le tremblement de l’appareil me détend. Je suis né ici. Je le sais, je l’ai lu. Et mes parents, c’est sûrement grâce à eux que j’ai été lié à Rei. Un sourire, le mien mais aussi le sien. Rei… Une douceur migre de ma gorge jusqu’à mon ventre… Mes bras croisés contre ma poitrine, mes lèvres s’étirent pour faire risette. Une accélération.

Le centre-ville. La station est là, les deux vagabonds descendent. Mais au fond, je suis comme eux, n’est-ce pas ? Perdu. Mes paupières clignent, vibrent, mais le sommeil n’arrive pas. Mes pensées coulent et fussent, elles ne veulent pas s’arrêter. Ce sont des flots d’images, de visions. Cruel. C’est cruel. Mes mains resserrant ma tête, je gémis de désespoir. Je vais devoir… Supporter ça. Longtemps. Encore longtemps. Mais je découvrirai comment en venir à bout, comment nous sortir de là. Je suis intelligent, je suis malin et je n’ai peur de ri…

Mes épaules se relâchent comme pour calmer mes ardeurs. Si, j’ai bien peur de quelque chose. J’ai peur de moi. De moi et mes bêtises, d’assassiner ma moitié. Après tout, il risque tous les jours de se faire poignarder dans le dos. Et ceci, sans même pouvoir faire quoi que ce soit. Je lie mes genoux à mon abdomen et me voilà du côté des Cœurs. Des joueurs, des manipulateurs… Ils ne doivent pas être tous comme ça, si ? Je me demande bien, le peu que je connais sont… Étranges. Bref, ma vrai raison de préciser cette partie du trajet est que nous y restons à peine cinq minutes pour enfin entrer dans la zone des Piques. Et à dire vrai, la fatigue ne m’a pas toujours pas trouvée, je dirais pire que ça. Elle me fuit. Comme la peste. Après dix minutes, le train s’arrête et hâtivement je le quitte. Un sprint. Venteux, frais, la lune éclairant avec toujours autant de passion, avec autant de persévérance. La buée s’échappe de ma bouche, quelques perles salées de mes yeux. Aujourd'hui fut une sale journée. Mon rythme cardiaque chantant à tue-tête, mes pieds tapant sur le sol avec énergie, ma tête se vide. Brusquement, je me stoppe et relève le menton vers la première falaise qui s'érige en travers ma route.

Un air prononcé sur le visage, je me lance entre les rochers, gravissant toujours et encore les cailloux, en en faisant chuter quelques uns derrière. Je bondis sur des pierres qui n’ont pas l’air des plus stables, je galope sur les chemins de minéraux et en dépit de l’effort, rien. Serait-ce Rei qui n’arrive pas à dormir ? Ou bien nos deux sentiments qui ne font que se renforcer ? Je continue ma marche sauvage et là, la mer s’étend à perte de vue. J’achève ici ma course et me laisse tomber sur le sol. Les fesses par terre, assis en tailleur, l’horizon gris et glacial me fascine. De ce côté de l’île, l’océan. Honshu se situe de l’autre bord, à l’air des Carreaux. C’est un plus beau paysage. Plus naturel. Mais aussi, moins rassurant. Aucun bruit, aucun être humain aux alentours. Juste… Moi.

Je sors mon téléphone portable blanc de la poche, c’est d’ailleurs un miracle que je ne l’ai pas perdu en le faisant tomber durant mon périple… Le clapet ouvert, je fixe le nom "Murakami" dans mon répertoire. Je ne l’ai pas vu. Je veux le voir. Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il va bien ? Est-ce qu’aujourd’hui lui aussi a dû supporter ces supplices et ces pensums ? Même si je tente de contrôler mes émotions pour ne pas le submerger de sensations qui ne sont pas siennes, j’aimerai pouvoir être au courant de celles qu'il peut ressentir, à longueurs de temps. J’aimerai tant être de nouveau près de lui. Qu’importe le temps. Qu’importe le moment. Qu’importe les gens autour.



Dernière édition par Aoki Ryûnosuke le Mar 20 Sep 2011, 20:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Mer 14 Sep 2011, 19:44

Un calme apaisant. Le corps sur le côté, il faisait face à la fenêtre de sa chambre plongée dans le noir. Mais pas totalement en fait. La lune était magnifique ce soir. Il n'arrivait pas à dormir. Il semblait être hypnotiser par cette énorme boule de lumière pur. Celle-ci éclairer sa chambre d'une luminosité rassurante. Étendue sur le lit, l'amie du Soleil venait doucement caresser son corps pour l'illuminer à son tour. Ses jambes fragiles, ses hanches fines, ses bras … Tout en faite. Ses yeux brillaient rarement mais il était vrai que quand la pleine lune était présente, cela rassurait bizarrement le jeune garçon. Une fois par mois, il savait qu'il aurait quelque chose à contempler. Elle était signe que quelque chose de bien allait se passer. Le soir où Rei et Ryû furent enfin réunis, ce fut un soir de pleine lune. Alors, il gardait l'espoir que cet astre allait continuer de lui porter chance pour le reste de sa vie. Elle était si grande ce soir, peut-être allait-il revoir son double bientôt.

Le doux bruit du vent et la fatigue s'accumulent facilement, il s'endormit tout en continuant de regarder son amie. Voilà. Maintenant, tout était calme. Il pouvait rêver sans rien craindre. Peut-être allait-elle le protéger d'une nouvelle insomnie ce soir. Qu'elle soit clémente avec lui. Il en demandait trop, il le savait. Mais il voulait juste dormir. Même une nuit sans rêve. Ça lui allait très bien. Un peu... Juste un petit peu. Juste cette nuit. Rei s'endormit paisiblement en faisant ce souhait. Dormir sans rêve. Il savait que ces cauchemars provoquaient des insomnies. Mais il n'oubliait pas que Ryû lui même, avait dû mal à dormir par la suite. Il n'était vraiment qu'un boulet inutile à ses pieds. Et ça, ça le rongeait. Il n'aurait peut-être pas dû penser à ça ce soir là. La lune ne fut pas amicale cette nuit là au contraire.

Il se débattait terriblement. Non. Non. Ça recommençait. On lui tenait les bras. Bientôt il fut attacher à des sangles. Des aiguilles. Des instruments de chirurgie. Il se voyait. Comme s'il n'était qu'un spectateur impassible. Il criait, se débattait alors qu'on introduisait des produits dans son corps, quand on le blessait à son bras. Personne ne réagissait pas. Les adultes ne comprenaient. Un non-contaminé ? Par pitié qu'ils arrêtent ! Ryû lui aussi souffrait. Rei de maintenant, contemplait impuissant son lui enfant. S'il avait sus... Jamais il ne se serait autorisé à avoir aussi mal. Son cœur se sera tellement fort. Une voix dans sa tête disait « Tiens le coup. » ou bien « Je suis là. ». C'était son imagination. Les jumeaux ne pouvaient pas communiquer par télépathie. C'était son subconscient qui le travaillait. Non. Ses bras le brûlaient. Boucher. C'était des boucher. Et encore, les gens faisant ce métier était bien plus honorable qu'ils ne pourraient l'être.

Rei se releva en sursaut de son lit. Il jeta un regard à la lune avant de se précipiter dans sa salle de bain. Il quitta ses vêtements en un temps record et se plongea sous une douche froide. Les mains sur le mur, il regardait l'eau froide tomber dans le tuyau. Il avait l'impression que son corps brûlait. Surtout ses bras. Il les tendit devant lui. Pincement au cœur. Un goût amer emplie son être tout entier. Il n'osait pas toucher ces cicatrices. Elles ne brulaient pas de l'extérieur comme si on se blessait non, mais de l'intérieur. Comme un feu qui ne s'éteindrait jamais. Il resta un long moment sous cette douche froide. Il réfléchissait. Il fallait qu'il se calme, il ne voulait pas inquiéter Ryû qui devait se reposer chez lui.

Il essaya de repenser à sa journée. Il avait dû donner un avertissement à un homme plus vieux que lui. Il avait une allure beaucoup plus dur que le sien, voir violent, Rei avait sentit une boule de peur se former dans son ventre quand il s'adressa à l'autre. Mais celui qui eut le plus peur, ce fut cet homme. Un As s'adressant directement à sois, ce n'est pas rassurant du tout, même pour le plus grand des caïds. Et il était repartie, la même boule au ventre, avec l'impression qu'il allait être poignardé d'un moment à l'autre par quelqu'un ou même par cet homme qui en paniquant, aurait put lui faire largement sa fête.

Il sortie finalement de sa douche. Il s'essuya à peine le corps, oublia complètement ses cheveux brun, ils sècheraient rapidement. Il enfila un sweat noir avec des écritures Kanjis dans le dos, un jean plutôt large au niveaux de ses hanches et jambes mais se rétrécissant légèrement autour de ses chevilles. Enfila des baskets et se dépêcha de sortir. Une fois dehors, il inspira une grande bouffée d'air. Il se sentit légèrement mieux. Il rabattu sa capuche et se faufila à l'extérieur des quartiers des Piques rapidement. Il fallait qu'il réfléchisse un peu. Juste un peu. Avec la lune pour le conseiller. Il mit sa main contre son cœur. Ryû était-il réveillé ? C'était sûrement sa faute... Il voulait le voir. Trop longtemps qu'il ne l'avait pas vue. Ça le rendait dingue. Il voulait entendre sa voix et sa présence si rassurante. Un endroit calme. Il se sentirait proche de Ryû au moins.

Il marcha silencieusement comme un fantôme vers les falaises. Son visage était marqué par la fatigue et l'amertume. La sensation de ses bras en feu c'était calmé. Mon dieu. Il était fou. Il imaginait des sensations... Ah moins que... Ryû ? Est-ce qu'il souffrait ? Est-ce qu'il ressentait ses délires psychiques ? Rei s'arrêta dans ses inquiétudes pour remarquer... Le vide. Rien. Pas un bruit, pas une âme qui vive. Les lumières du quartier étaient bien loin maintenant. Il sentit un long frisson lui caresser la colonne vertébrale. Ce n'était pas rassurant mais il continua sa marche silencieuse en regardant la lune cette fois-ci.

Des questions submergées son esprit. Il y a quelques temps, Ryû n'était pas bien. Qu'avait-il ? Lui avait-on fait du mal ? Avait-il vue des atrocités ? Les sourires de son double le rassurait tellement qu'il en oubliait presque tout de suite son inquiétude, mais elle revenait rapidement à la charge une fois sa moitié éloigné de lui. Il voulait lui demander, mais Ryû avait le droit à son intimité aussi ! Il n'avait aucun droit pour lui poser la question. Même si celle-ci lui brûlait les lèvres. Il était tellement malheureux. Il était égoïste

Il s'arrêta brutalement. Quelqu'un. Il y avait quelqu'un assis devant la falaise. La lune illuminé son corps. Ses cheveux pratiquement noir, cette carrure... Il la reconnaitrait entre mille. Les battements de son cœur s'accélérèrent brutalement. Non... Impossible. Il continua de marcher dans sa direction, ses pas furent plus sûr, plus rapide. Il courait presque. En peu de temps, il s'écroula à genoux à ses côtés, le souffle court. Il fit tomber sa capuche et regarda celui qui était tout pour lui dans les yeux. Rien que de le voir lui réchauffait le cœur. Il décrocha un petit sourire à son ami, son lui. Il n'arrivait pas à parler, il était trop heureux.

Finalement, son amie avait était clémente avec lui.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Mer 14 Sep 2011, 23:48

Assis à contempler le décor, mon thorax me brûle. Rei, fais-tu encore de mauvais rêves ? Je me torture encore à savoir… J’aurais dû réagir plus vite non ? J’aurais dû te sauver de ce pensionnat. J’aurais dû assumer le fait que je sois ton Sôseiji. Et que tu sois le mien. Je suis toi. Tu es moi. Nous sommes. Mais que dire d’autre ? J’étais jeune, j’avais peur de venir ici. Ou plutôt, d’y revenir. Tu le sais ? Je suis né ici. J’ai même mes parents habitant sur cette île. Qui sont-ils ? Comment sont-ils ? Sont-ils toujours vivant ? Cela reste un grand mystère pour moi. Je n’ai pas de racine à part cet endroit. Je ne suis personne. Juste Aoki Ryûnosuke. Ton jumeau, ta paire. Rien d’autre. Tu es ma seule attache et je compte bien te garder. A mes côtés. Pour toujours. Ô s’il te plait, calme ton cœur, je te sens d’ici. Tes bras ? Tes cauchemars ? J’aimerai tant les effacer… Mais où es-tu ? J’aurais voulu passer chez toi… Mais j’ai l’impression d’être épié ce soir. Qu’on me suit, qu’on m’observe. Et je me sens si sale. J’ai touché tellement d’obscénités aujourd’hui que j’aimerai pouvoir me purifier avant de te prendre dans mes bras. Rei… Je range mon téléphone portable. Je devrais te laisser tranquille… Tu dois m’en vouloir d’être toujours derrière ton dos alors que tu tentes de devenir plus fort, non ?

Mes iris se perdent dans le blanc innocent qui s’offre à moi. La lune… Tu aimes cet astre si mystérieux non ? Ce satellite pour la Terre… Cette dame qui laisse sa place au Soleil le jour. Serait-ce un peu comme nous deux ? Je suis le Soleil… Tu es cette sphère plaine. Je suis ce gaz, volatile et ardent. Tu es froid et attire les éléments vers toi. Les gens se protègent de moi… Au fond, je ne suis pas celui qui a le plus de chance… N’est-ce pas ? Et on a beau m’admirer, j’ai l’impression d’être… Si loin de tout ça.

Cependant, tu es seul aussi. Tu te réveilles lorsque les êtres vivants ferment les yeux, lorsqu’ils partent dans leurs songes. Pour qui es-tu exhibé ? Les plus curieux, les insomniaques, les scientifiques et les malfrats ? Mais aussi les amoureux ? Ah… La nuit qui t’accompagne n’est pas rassurante… Constamment glacée, constamment acerbe. Toutefois, je sais que tu ne me veux aucun mal… Bien au contraire.

Sache tout de même qu’il y a une chose qui nous sépare de ces objets célestes.

Toi et moi. Nous pouvons nous retrouver face à face. Et ceci, quand on le souhaite, autant qu'on le veuille. Une éclipse chaque mois, chaque semaine, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde… Un frisson le long de mon échine. Je grelotte et me frotte les épaules. Je me disais bien que j’ai oublié un truc ! Mon gilet ! Une plainte grave s’enfuit de mes cordes vocales. Bordel, je vais me les peler. Je me recroqueville encore une fois sur moi-même… Éclairé par cette lumière gelée. De la buée sort de ma bouche avec précipitation… Bon sang, je ne suis pas si con que ça tout de même, j’aurais dû y penser qu’il ne faisait pas 27 degrés à 3h00 du matin ! Mais bon, au moins ça me rafraichit. Ça me permet de penser à autre chose que ces afflux sanguins que j’ai pu déguster tout ce foutu mercredi. Tiens je me pose une question, en tant qu’As on a le week-end comprit ? Non parce que c’est vraiment répugnant. Dis comme ça, je n’arriverai même pas à me convaincre moi-même. Mon cerveau est congelé, je vais finir en sorbet. Je devrais peut-être rentrer ? Non. Je n’ai pas envie. J’ai l’impression de sentir le torse de Rei danser. Les pas se font plus lourds. Le miens se met à le suivre. Ma moitié est ?

Je n’ai même pas le temps de me retourner que j’entends une course effrénée derrière moi et une masse s’étale par terre. Je n’ai toujours pas vu qui c'est mais, par instinct, je sais que c’est toi. La capuche rabaissée, le visage souriant se tourne vers moi. Un silence d’or s’installe. Il n’y a que nos poitrines qui chantent à l’unisson. Je ne peux répondre qu’avec sensualité à ta risette, les pommettes légèrement relevées, les coins des yeux plissés, les lèvres doucement tirées… Je penche ma tête sur la droite et avec puissance et ferveur, j’attrape mon double dans mes bras. Tremblant encore de la basse température, son corps entier me réchauffe. Rien que sa présence a réussi à me faire regagner deux degrés Celsius ! Je me tais encore et passant mes mains dans ses cheveux humides, je grimace. Je recule brusquement, gardant ses épaules empoignées…


« Tu vas attraper un rhume Rei ! »

Je l’enlace à nouveau, remettant sa capuche en place. Non mais, sa chevelure est bien trop fraiche. Comme un cocon protecteur, je l’enveloppe dans le creux de mon épaule et le soulève sur mes jambes. A dire vrai, ça me permet aussi de me tenir au tiède. Ma profonde réflexion s’est enfin dissipée, je n’ai plus que lui en ligne de mire. Lui et sa gentillesse. Sa douceur. Je laisse un long souffle se dégager d’entre mes lèvres puis repose le plus fragile sur le côté, gardant tout de même mon bras autour de ses épaules. Je tourne mes yeux vers lui puis les détourne, en faisant la moue.

« J’arrivais pas à dormir alors j’ai décidé de me balader… Mais euh… J’ai oublié mon gilet. J’avais la tête ailleurs…»

Je pince ma bouche. Je ne sais pas si c’est une bonne idée de dire ça. Il va sûrement se faire du souci. J’angoisse un peu. Il sait bien que même si je suis impulsif, je suis tout de même un minimum prudent… Puis c’est vrai que je n’arrivais pas à me concentrer. Cet homme. Si j’en parlais à ce garçon ici présent, est-ce qu’il me détesterait de l’avoir tué ? Certes, j’étais énervé. Mais la colère n’est pas une raison valable, n’est-ce pas ? Je suis le premier à lever le bras s’il faut voter contre la rage et la haine… Malgré cela, je suis une vraie soupe au lait… Enfin, ce n’est pas le moment de réfléchir à ce genre de truc, il va vraiment se douter de quelque chose !

« Dis-moi Rei, tu as passé une bonne journée ? On ne t’a pas trop accablé de travail ? »

La réserve, la timidité, nous la perdons lorsque nous sommes réunis. Et je ne regretterai jamais d’être là maintenant, ici, avec la Lune de mes jours. Cette force hypnotique et magnétique. Je souris bêtement, je me sens mieux maintenant qu’il est là. Même si je ne souhaitais pas vraiment qu’il me voit alors que me trouve encore entaché, crasseux… Je suis bien trop heureux pour me plaindre.

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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Jeu 15 Sep 2011, 15:38

Même les mains liés, les yeux bandés par un foulard épais, avec des milliers de Ryû devant lui, il aurait été capable de reconnaitre son double sans aucune difficulté. C’était ça être jumeau non ? Se reconnaitre par la présence était le plus important. On pouvait mettre deux dragons devant lui, il savait qui était le sien. Il n’était pas égoïste de nature, mais il est vrai que le fait d’avoir était si malmené et d’avoir enfin quelqu’un qui vous promet de vous protéger alors là, vous pouvez avoir un sentiment de possessivité. Un sentiment où on à besoins de quelqu’un. Rei savait qu’il était énervant et collant. Il ne voulait pas étouffer son jumeau mais il ne pouvait pas non plus se sentir en totale délaissement. Triste non ? D’être obligé d’être dépendant à se point là.

Ses bras le brûlaient. Ce n’était qu’une illusion de son imagination mélangé à des brides de souvenirs. Il voulait le voir. Qu’importe s’il devait traverser toute l’île à pied. Il voulait voir son visage qui lui dirait que tout allait bien. La douleur disparaitre certainement. Oui certainement. Il était fou. Complètement fou en faite. Mais tant pis. Il était maintenant trop tard pour y faire quelque chose.

Alors il avait marché. Les falaises étaient un très bon endroit pour se vider la tête et réfléchir. Il voulait penser à autre chose, mais le sujet majeur de ces pensées du moment tourné malgré lui autour du comportement de Ryû. Il sentait bien que sa moitié voulait le protéger de tout problème. Mais c’était égoïste de ne pas être là pour lui… A moins que Ryû ne lui fasse pas assez confiance pour ça. Non… Ils se connaissaient, Les deux entités pouvaient se parler sans aucuns soucis. Il n’y avait pas besoins de cacher quelque chose à quelqu’un. Ils n’étaient pas comme ça. Rei était Ryû, Ryû était Rei. Il voulait qu’il lui en parle. Il sentait cette douleur et ça le tuait. Qui lui provoquait ces tourmentes ? Le Joker ? D’autres Figures ? Ça ne venait pas de lui au moins ? Peut-être qu’il commençait à détester son jumeau en fait. Ou pas. Tant de questions mon dieu !

Mais ce soir, la Lune qui c’était montré si cruel avec lui en début de soirée, se fit excuser rapidement d’une manière dont Rei n’aurait pas songé. Il avait vraiment raison de croire que l’astre était une amie. Cette gentille dame devait avoir un peu pitié de lui au final. Et pour ça, il l’en remerciait. Ou bien elle était incroyablement gentille et généreuse. C'était plus flatteur de penser à la deuxième réponse quand même. Quoi que... Les flatteries il n'aimait pas ça du tout et il ne pensait pas en mériter.

Humble ? Lui humble ? Pas du tout. C'était juste la vérité. Il ne se trouvait pas particulièrement beau, ni intelligent, ni agréable, ni rien du tout d'ailleurs ! Il réfléchissait beaucoup mais ça ne voulait pas dire qu'il était un petit Einstein. Il lisait énormément c'est vrai, ça pouvait lui servir pour sa culture. Il n'était pas vraiment d'une bonne compagnie. Il était vide comme une coquille, faible et n'avait presque pas de personnalité. Au fond, il ne se demandait pas s'il voulait un peu ressembler à Ryû. Mais c'était impossible. Parce que lui et Rei sont Un. Mais Rei est le Zero. Alors que reste t-il de Ryû ? Plus de chose d'une personne...Non, d'un chiffre signifiant le vide intersidéral. Est-ce qu'il était beau ? Dans un miroir il se trouvait quelconque. Il ne se plaignait pas, mais il n'aimait pas vraiment s'admirer dans le miroir. Il n'avait qu'une envie dans ses cas là: briser le miroir en petits éclats.

Est-ce que Rei s'aimait ? Sans non plus avoir envie de mettre fin à ses jours, ce n'était pas non plus le grand amour. Est-ce qu'il aimait Ryû ? La seule personne qu'il puisse aimait était bien sa moitié. Alors quelque part... Il s'aimait. Un peu. Parce qu'ils étaient unis.

Le temps s'arrêta presque aux yeux du fragile garçon. Son pas passa du stade marche lente à manque de souffle pour cause de course. Écroulé au sol à côté d'une ombre, d'une personne éclairée par son amie. Ryû. Il était là. Il n'arrivait pas à y croire. Il n'était pourtant pas si éloigné loin de l'autre dans le centre ville, mais n'importe qu'elle distance tant qu'ils n'étaient pas ensemble était une souffrance permanente. Le contact visuel, autant que le contact physique étaient d'une importance capital pour les Sôseiji. Même se tenir la main représentée bien plus que n'importe quel autre simple geste d'affection. Seuls les gens comme eux peuvent le comprendre ça. Personne d'autre ne le peu. Est-ce que le Joker pouvait le sentir lui aussi ? Peut-être. Peut-être pas. Ces réflexions s'éloignèrent rapidement de lui pour revenir sous la lune en compagnie de Ryû.

Leurs cœurs battent la chamade ensemble. C'était tellement agréable. C'était peut-être dû à sa petite course, mais celui de Ryû lui aussi c'était emballé. Rien que le fait de savoir qu'ils chantaient ensemble, réchauffa le cœur et l'esprit du garçon. Un silence s'installe. Court. Le bruit sourd de son cœur bat dans sa poitrine, sous ses tempes et dans sa tête. C'était une sensation incomparable à d'autres. Le sourire de l'autre lui fit agrandirent le sien. Il était heureux de le voir ! Rei le sentait dans tout son être. Et il en eut une confirmation plutôt irréfutable quand Ryû le prit dans ses bras avec force pour le serrer contre lui. C'était chaud. Si chaud. Au début, ça l'avait un peu gênait ses contacts physique plus jeune. Maintenant il y était habitué. Et il savait qu'il en avait besoins. Ils avaient froid tous les deux. Rei à cause d'une douche froide et des cheveux non essorés, et Ryû... Pour un manque d'habit chaud. Il fit un peu la moue en voyant ça mais ne fit aucun commentaire.

Ses mains chaudes dans ses cheveux firent tomber quelques perles d'eau froide dans son cou. Brr. Froid. Rei fit visiblement la moue que Ryû le réprimanda. Il avait d'accord après tout. Il remet sa capuche avant de le serrer avec force dans ses bras comme une douce couverture protectrice. Ils se réchauffaient mutuellement par la présence physique certes, mais rien que le fait de se voir était le plus grand cadeau qu'on pouvait leur faire.
Rei retourna finalement à côté du plus costaud des deux, mais il resta coller à lui quand même, l'autre le tenant par les épaules. Rei sourit, amusé de son caractère.

« Tu vas attraper un rhume Ryû ! »

Il imita le même ton que son double avait employé quelques minutes plutôt. Mais quelque part, ce n'était pas rassurant. Sa moitié était bien plus prudente que lui, alors pourquoi ? Rei avait peut-être raison de s'inquiéter pour l'autre. Il ramena ses jambes contre son torse, posa sa tête dessus et leva son regard sur l'astre lunaire. Chère amie, dites lui ce qu'il se passait avec Ryû. Il baissa le regard vers son double pour lui faire face quand il parlait.

« Non, ca va... J'ai juste dû donner un avertissement à un homme. »

Il fixa son ami dans les yeux un petit bout de temps. Avant de rebaisser ceux-ci. Est-ce qu'il devait lui demander maintenant ? N'allait-il pas le fuir ou tout nier en bloque ? Essayons en douceur...

« Et toi ? Ils t'ont demandés de faire... Des choses que tu voulais pas ? »

Ou belle manière de demander à sa tendre moitié s'il ne lui cachait pas quelque chose. Pitoyable Rei. Il se trouvait vraiment pitoyable.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Jeu 15 Sep 2011, 20:17

Un léger rire s’échappe de ma bouche. Rei est vraiment un être adorable.

« Bien mon capitaine ! En attendant, il va falloir que vous me serviez de radiateur ! »

Je me colle à lui et frotte ma joue droite contre sa gauche. Je lui demande gentiment ses péripéties quotidiennes et avec un certain soulagement, je me réjouis à l’idée qu’il n’a pas eu à passer à la prison ou pire encore, enterrer quelqu’un vivant dans la forêt… Je recule mon menton, gardant une distance minime. Il m’a l’air hésitant. Qu’est ce qui te ronge Rei ? C’est moi, n’est-ce pas ? J’imagine très bien que tu as pu ressentir toutes mes inquiétudes. Je suis tellement navré que tu es autant de problèmes à cause de moi. Sa question me rend nerveux. Je ne comprends pas pourquoi les autres se sont attaqués à lui dans notre jeunesse… Le pire, c’est qu’au départ, je ressentais toute sa douleur, tous ses maux… Je ne pouvais plus bouger, je me foutais dans un coin et restait statique portant mes mains à ma tête, mes bras, j’examinais toutes les parcelles de mon corps, des bleus, des plaies ? Rien. Si j’avais su depuis le début que c’était ce garçon-là qui prenait tout à ma place, j’aurais réagis plus tôt. Je ferais tout et n’importe quoi pour lui. Ce qui m’a même amené à tuer un homme. Mon cœur se crispe et mes sourcils se froncent. J’ai si peur de l’éloigner de moi en lui avouant. Près de l’autre, enfin lié l’un à l’autre. Ce contact seulement me comble. Ce câlin, cette cajole, elle m’est indispensable. Qu’un jour, je puisse avoir l’idée de ne plus jamais pouvoir faire ça. Que plus jamais je ne pourrais entendre la respiration de Rei, observer ses paupières cligner. Non, en aucun cas. C’est impensable. Mes doigts se resserrent sur ses épaules et je relâche vite la pression en dirigeant ma tête vers ses yeux.

« Je ne t’ai pas fait mal au moins ? »

Ses cicatrices, cette souffrance qu’il a dû supporter. Non, ne pense pas à ça Ryû. Il faut lui répondre maintenant, ça fait maintenant une bonne minute que tu le laisses sans réponse. Bien sûr que oui, il a dû deviner que tu as dû t’occuper d’affaires qui ne te plaisaient pas. Quelle poisse. J’aurais espéré que ce moment n’arrive jamais. Pouvoir lui cacher à jamais. Pouvoir anéantir ces sentiments si gênants pour simplement sourire, lui prouver combien je suis heureux d’être en sa présence. Mais Rei, je ne te mérite pas. Je suis si sale, je… Mes larmes s’engouffrent sous mes paupières, faisant gonfler la fine peau, pour finalement se déverser sur mes joues. Non… Je retire mon bras de son corps pour me replier sur moi-même… Le front sur mes avants bras nus, je sanglote à chaudes larmes. Le poitrail lourd et bien trop rempli d’amertume. Mais ma détermination est sans limite, ma confiance est présente. Je mise tout, je joue gros. Je joue son attachement. J’ai peur. Je reste silencieux et après m’être essuyé les yeux avec mon poignet, je plonge mes pupilles dans les siennes et avec un ton clair et net, je déclare calmement.

« Aujourd’hui, j’ai torturé. Hier, j’ai tué. »

Je me lève avec peine et mettant mes mains dans mes poches, je fixe la bille lunaire. Le vent, le froid, plus rien. Juste cette foutu panique. Il ne m’admira plus. Je ne serai plus son model. Je ne serais plus que ce meurtrier qui ose le toucher avec ses mains couvertes d’hémoglobine. Cette voix qu’il écoute si bien à oser se taire face à ces injustices, ces oreilles qu’il fait tant rougir de plaisir ont osé entendre des hurlements de terreur et de souffrance, qui ne m’empêchaient pas pour autant d’arrêter leurs martyres. Je suis un monstre. Pire que ça, je suis inhumain. Où est passé cette si tendre et belle pureté que je me tuais à cultiver durant toutes ces foutues années ? Mon Sôseiji trouvé, on ose me rendre si laid ? On tenter de m’en séparer ? Mon moi ? Impossible. Il ne m’en voudra pas hein ? Il ne m’en veut pas ? Si j’ai bien peur d’une chose, c’est de toi Rei. De tes réactions. Car j’ai beau tout ressentir de toi, j’ai tant l’impression qu’elles sont toujours nouvelles pour moi. Je me tourne subitement devant lui et m’écroule, à genoux.

« Ne… Ne me déteste pas… Je t’en prie. Je n’ai plus que toi. Je ne veux que toi. »

Avec beaucoup de timidité, j’applique ma main sur la sienne et le fixe. Je tremble. Avant, personne n’aurait pu autant m’affoler. Personne. Il n’y a que lui. Je ravale ma fierté et mes remords. Il est trop tard, je l’ai fait. Aussi bien pour moi que pour ma moitié. Même si ma vie n’était peut-être pas en danger, laisser ce type osé toucher à ce pont qui le relie à Rei indirectement. Abdiquer à ce que mon corps puisse être annihilé d’hématomes alors que je ne suis pas le seul à en subir les conséquences. Inadmissible.

« J’ai… Honte de moi. »

Je suis simplement un moins que rien. Je suis juste un lâche. Mon jumeau n’est pas faible. Non. Il ne l’a jamais été. Même la barbarie sous laquelle il a été soumis n’a réussi à le faire devenir aussi... Cruel. Nonobstant, il est devenu ce garçon tendant sa joue gauche lorsqu’on frappe la droite. Et pour ça, j’en suis admiratif. Ce n’est pas faible. C’est renoncer à se rabaisser à un niveau si bas. Et moi, je suis au pied de l’échelle.

Je fonds en larmes, gémissant d’asthénie. Insomnie, rage, haine. Tout me ronge. Rei, rassure moi, tu seras toujours là, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Ven 16 Sep 2011, 16:42

Il voulait bien servir d'objet réchauffant son jumeau, il n'y avait pas de soucis pour ça. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir. Son petit cœur se gonflait un peu plus de bonheur quand il réussit à faire rire l'autre. Si peu... Si peu pour le faire rire. Si seulement ils pouvaient passer le reste de leurs vies comme ça. Sous la lune, à se réchauffer l'un et l'autre en rigolant de tout et rien. Sans penser au futur. Sans penser au passé. Regarder les jours défiler en se disant qu'il n'y aurait plus rien d'autre. Seuls aux mondes. Pourquoi pas s'isoler sur une petite île et y vivre ? Ça serait pas mal ça non ? Oui. Personne ne pourrait faire de mal à Ryû. Personne ne pourrait lui faire du mal à lui. C'était bénéfique pour tout le monde.

Les deux moitiés sont si proches l'une de l'autre. Pourtant, Rei avait l'impression d'être à l'autre bout de la Terre quand il n'était pas avec lui. Surtout quand il ressentait son malêtre. Il ne savait pas qui lui causait cela, mais lui avait bien la peur suivante: que ce soit lui qui lui cause. A cause des insomnies. A cause des cauchemars. Heureusement qu'ils ne pouvaient pas partager les rêves. Le plus fragile des deux ne pourraient pas le supporter que Ryû le vois dans un tel état. Il ne pouvait pas se permettre de l'accablé plus qu'il ne devait l'être. Il regarda son ami dans les yeux. Son regard exprimé la douleur. Le sien une profonde désolation. Qu'avait-il ? Pourquoi ne pas lui dire ? Avait-il peur de sa réaction ? Rei n'était pas violent, loin de là... Alors pourquoi ? De quoi, la personne qu'il admirait le plus, avait-il peur pour ne pas lui dire ?

Ces souffrances qu'il avait dû supporter, ces cicatrices qu'il avait... Ce n'était pas pour rien. Il avait souffert oui, mais n'avait jamais détesté sa moitié pour s'être caché pendant si longtemps. Il le comprenait. Lui même, n'aurais certainement pas agi comme ça. Il serait resté amorphe dans son coin, souffrant en silence comme depuis toujours. Il n'avait pas vécût sa vie à l'orphelinat. Non. Il avait survécût avec des désirs de mourir pendant des années. Ne pas avoir quinze ans et déjà trouver tentant un morceau de miroir brisé, c'était quand même inquiétant.

« Non Ryû... Tu ne me... »

Le bras protecteur disparut en si peu de temps. Non ! Qu'il laisse son bras ! Rei le regarda, un air inquiet peint sur son visage éclairer par la lune. En moins d'une minute, il vit l'homme le plus fort qu'il connaissait s'effondrer en larme à ses côtés. Rei apporta sa main sur sa propre poitrine. Ca faisait mal... Très mal. Sa poitrine était lourde. Il avait l'impression qu'il allait s'écrouler au sol sous son poids. Non... Non... NON ! Qu'est-ce qu'ils avaient demander à Ryû !? Le garçon essaya de respirer du mieux qu'il le pouvait, il avait l'impression que sa tristesse allait elle aussi à éclater. Ses yeux commencèrent à le picoter, il allait pleurer lui aussi.

Deux mots. Deux mots qui arrêtèrent le cerveau du « Zero ».Torture. Tuer. Deux mots. Deux mots que Rei détesté le plus au monde. Non. Non. Non. C'était impossible. Ryû n'avait pas put faire ça... Tuer était une chose monstrueuse oui. Mais la torture était une chose dont Rei avait était exposé pendant si longtemps. Alors pourquoi... Pourquoi... Il l'avait fait sous ordre du Roi des Carreaux. Il sentait tout le dégoût de son lui à travers son être. Il ressentait toutes les sensations qu'il pouvait parfois sentir de son propre chef. Sentir la douleur. Sentir la sensation de n'être qu'une loque humaine. Sentir qu'on es sale. Sentir qu'on ne mérite rien.

Personne. Personne n'avait le droit de le faire se sentir comme ça. Ryû n'avait pas le droit de se faire massacrer psychologiquement pour ça. Le faire passer pour un tortionnaire. Le faire passer pour un meurtrier sans scrupule. Ryû... Ryû pourquoi ne lui avoir rien dit ? Il était si mal, et Rei avait fait semblant de ne rien voir. Qui était le plus misérable des deux finalement. Le voir s'écrouler à genoux en face de lui était une véritable torture. Quelqu'un d'aussi fière, d'aussi gentil, d'aussi … Lui n'avait pas à subir ça. Tout ça, c'était à cause de lui hein ? Ils obéissaient, car ils ne voulaient pas blesser leur moitié. Ils n'étaient pas seuls.

Sa main sur la sienne. Il tremblait. Impardonnable. Ils réduisaient Ryû dans cette état. Il comprenait sa honte. Elle lui brûlait la poitrine et l'esprit. Les larmes de Rei ne tardèrent pas à couler à leur tour. Pas de dégoût. Pas parce qu'il était déçu. Pas parce qu'il le détestait. Non. Il était … Tellement désolé. Rei se mit bien à genoux en face de lui et le prit doucement dans ses bras. Il le serra aussi fort qu'il le put contre lui, quitte à se faire mal aux articulations. Ses larmes se mêlèrent aux siennes. Leurs poitrines l'une contre l'autre, il serra comme il put la main de l'autre.

« Pardon... Pardon Ryû... Pardon... »

Ses mots étaient entrecoupés de larmes. Il hoquetait à chaque mot. Mais il fallait qu'il le sache. Il fallait qu'il lui dise ça.

« Tu seras...Toujours... Ryû. Jamais, jamais tu m'entends... Jamais je ne te détesterai. S'il te plait... Ne te fait plus de mal comme ça... »

Il connaissait le fait de ne jamais parler de son mal. On en parle pas. Et ça nous ronge pendant longtemps. Parler, se libérer. Il aurait dû réagir plus vite. Il aurait dû comprendre que son double n'était pas bien. Mais non, il pensait à lui. Un goût de regret s'installa en lui. Il voulait qu'il le serre aussi dans ses bras.

« C'est moi...Moi qui devrait avoir honte... Je n'ai pas réagis assez vite. Pardon Ryû... Pardon... »

A son tour, il tremblait dans ses bras. Mais le poids sur le cœur de Ryû était enlevé maintenant. Ils pouvaient en discuter. Ils pouvaient l'accepter. Ils pouvaient l'oublier. Non, pas l'oublier. Juste le garder dans un coin de leur mémoire cachée et fermée à double tours. Rei caressa doucement le dos de Ryû avant de reculer un peu pour le regarder sans pour autant le lâcher.

« Et toi Ryû... S'il te plait... Ne me déteste pas. »

Il approcha timidement sa main du visage de son double pour caresser les joues de l'autre, essuyant ses larmes. Pas vrai, qu'ils seraient toujours ensembles ?
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Ven 16 Sep 2011, 22:08

Des cordes basses résonnent dans tout mon être. Rei, tes sentiments sont mêlés aux miens. Pourquoi j’ai l’impression que tu me renvois ce que je ressens maintenant ? Pourquoi me diffuses-tu tant de rancœur… Mais envers toi ? Je suis le seul débile à oser faire ça, je suis le seul con qui te fait pleurer. Mes larmes sont les tiennes et les tiennes sont les miennes. Les autres n’existent pas pour moi, il n’y a que toi. Regarde-moi, qui est le plus dépendant finalement ?! Qui ?! Tes sanglots retombent sur le dos de ma main, comment pourrais-je encore me fixer dans un miroir maintenant ? Tu ne m’en veux même pas. Je sens tant de compassion pour moi, tant de volupté. Non ! C’est moi le démon, c’est moi cet ange déchu, cet ange qui t’a déçu ! Fais pas le con, ne te haït pas ! Déteste-moi ! Je…

Ses bras autour de ma carrure… Si imposante soit elle contrairement à la tienne et pourtant ta force me dépasse. Tant de chaleur. Je me souviens encore, à notre première rencontre, nous pleurerons et c’est moi qui t’ai enlacé. Les rôles s’inversent ? Je suis censé te protéger… Mais, je ne finis que par te chagriner… Robustes et agiles, mes mains s’apposent sur tes omoplates, appuyant si fort que nos deux corps s’assemblent. C’est comme si, nous étions enfin réunis. Comme si nous, jumeaux, avions réussi à ne devenir qu’un. Mais l’instant est éphémère, la supercherie ne me suffit plus. L’illusion ne me comble plus. Rei, pourquoi sommes-nous si loin d'un de l'autre ? J’ai toujours cette amertume au fond de la bouche lorsque je te vois clandestinement, semblable à deux mondes, semblable à la Lune et au Soleil. Ce n’est jamais assez, je ne serais plus jamais satisfait du peu que je peux t’observer. Plus. Il m’en faut plus.

Et regarde-moi ça, ne prends pas mes troubles pour les tiens. Ne t’efface pas devant moi et reste toi. Comment peux-tu, ne serait-ce qu'un instant oser méditer sur la honte que tu peux être ? Je suis fière d’être ton Sôseiji, je le crierai sur tous les toits si je le pouvais, cependant si je le fais, à tout moment tu risques de mourir. Et ce serait de ma faute. Si tu savais combien de personnes veulent ma mort, combien de personnes veulent ma perte. Combien de personnes veulent me rayer de ce monde… Ne me parle d’agir. J’aurais dû te l'annoncer plus tôt. J’aurais dû tout de suite courir jusqu’à chez toi et me jeter dans tes bras pour que tu me réconfortes, que tu me déculpabilise… Mais après ces heures de réflexion, je peux l’avouer facilement, je suis moi-même fautif de ce meurtre, je suis cet être aliéné qui s’oblige à pratiquer cette géhenne pour faire taire les ragots. Et même si, je le fais par dépit, que je le fais peu, que je le fais si on me cherche trop, que j’en sauve beaucoup, que j’en aide énormément… Je l’ai tout de même fait. Et j’ai agis. Là est l’action, tu n’avais rien à faire. Je suis le maître de ma vie et même si tu es la clé de mon cœur, ça n’empêche pas… Que je suis Aoki Ryûnosuke et toi Murakami Rei.

J’aimerai être, un.

Je relâche mon étreinte dans le silence, suivant ton mouvement. Plus léger d’avoir relâché tout ça, plus léger de t’avoir partagé tous ces ressentiments… Même si ce fut un barbarisme, un champ de bataille pour nos nerfs, les choses sont mises au clair. Et je te tiens à toi encore plus qu’avant. Je n’ai vraiment que toi. Ta main sur ma joue, essuyant ma tristesse, je m’empresse de la capturer et je la plaque contre ma poitrine, battante de mille feux. J’approche mon visage du tien et embrasse ses vagues se déversant sur ta bouille d’ange, sur tes pommettes. Mes lèvres charnues et roses se font un plaisir de suçoter cet océan qui est mien. Celui dans lequel je n’aurais jamais peur de me baigner, qu’importe la profondeur et l’obscurité qui peut y régner. Car après tout, je serais cette veilleuse au fond de ces abîmes. Cette lumière convalescence, effervescente. J’éclairerai les fonds marins et guiderai les courants. Je me noierai sans jamais en périr. Et cette sensation de t’appartenir… Mon avant-bras droit se glisse derrière ta nuque et ma bouche descend dans ton cou, laissant une trainée humide… Je m’accroche à toi une nouvelle fois et chuchote doucement à ton oreille :


« Comment pourrais-je te détester… Alors que je te l’ai dit il y a peu. Rei, je ne veux que toi. »

Cette maladie est cruelle. Ce besoin de possession est si grand, si pharamineux que j’ai cette sensation que je pourrais… Ne jamais être contenté. Mon front sur sa clavicule, je soupire doucement, tentant de récupérer une respiration lente et calme. Tout comme cette mer qui nous surveille. Je me tourne vers cette flaque interminable, prend la main de mon jumeau et nous relèvent.

L’astre lunaire attire les éléments. La mer la suit, les humains la surveillent… Et moi, j’aimerai l’atteindre pour nous y cloîtrer et vivre enfin sereinement. Ma paume se lève, me donnant l’idée que je peux la capturer entre mes doigts.


« Rei, je le sais, tu me fais confiance. »

J’empoigne fermement Zéro, le colle contre moi et nous élance tous deux dans le vide, profitant de cette vue… Magnifique… C’est comme si en l’air, l’un contre l’autre, le temps s’était arrêté. Plus un bruit, même le vent sifflant ne se fait plus ouïr. Ni même nos torses affolés par l’adrénaline. Je suis agrippé à ma moitié vigoureusement, rien ne me séparera d'elle. Le paysage défile sous nos yeux, la lune a grossi et tout disparaît. Nos os se font plus vaporeux, le sang s’arrête de circuler. Une étreinte… L’eau salée nous entoure complètement et naturellement, nos corps remontent vite à la surface, me laissant inspirer pleinement à la surface, faisant attention à ce que mon jumeau respire lui aussi. Illuminés par cet éclat de la nuit, je ris chaleureusement, faisant contraste avec l’humidité si glaciale nous enveloppant. Trempés, je souris.

« Je me sens plus apte à te parler. Plus propre. Ne dis plus jamais que tu as honte, ne penses plus que je puisse te détester, ne pleure plus. Souris moi. »

Rei, éternellement. Nous serons éternellement ensemble. Que tu le souhaites ou non.
Je replace ma tête à côté de la sienne, mon plastron se soulève contre le sien. Mon souffle devient chaud, l’hypothermie va nous atteindre si nous ne bougeons pas vite d’ici… Mais, ce sentiment qui nous fait flotter, qui nous rend… Si vulnérable… Je me sens si, humain.

Je me retourne puis installe le plus fragile sur mon dos, entamant la nage vers une crique que je connais bien. J’y avais planqué plusieurs personnes avant, peut-être y sont-elles encore ? Je n’envisage pas cette possibilité. Nous faisant remonter sur de la pierre, je nous allonge, me plaçant à côté de lui. Le dos de ma mimine sur son ventre, surveillant ses abdos se soulever et redescendre… Quelle douce mélopée.


« Je t’ai fait peur ? »

Une risette aux coins des lèvres. Je n’ai pas craint la chute, qu’importe le résultat, nous étions ensemble. Nous étions… Toi et moi. Longwang et Zero. Les as. Sôseijis.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Sam 17 Sep 2011, 13:45

Rei en larmes. Il pleurait. Il ne pleurait pas pour lui. Il pleurait pour Ryû. Ses larmes étaient pour lui et pour personne d'autre. Leurs larmes étaient jumelles. Les larmes de Rei était pour son double, les larmes de Ryû pour sa moitié. C'était beau quand on y réfléchissait. Mais tellement triste finalement. Il ne voulait pas qu'il s'en veuille. Il ne pourrait jamais lui reprocher quelque chose pareil. Ce n'était pas sa faute après tout. Et même si il le voyait entrain de tuer quelqu'un devant lui, il ne pourrait s'empêcher de lui pardonner. C'était impardonnable pour certain. Oui. Mais malheureusement et cela affecté beaucoup le garçon, sur cette île, c'était chacun pour sois. Les Sôseijis faisaient tous équipes. Et personnes ne pouvaient leurs en vouloir de se défendre ou de survivre. Car les autres ne savaient pas ce que c'était que de préserver deux vies.

Ils étaient deux. Mais qu'est-ce qu'ils aimeraient tous les deux devenir Un.

Ensemble. Collés l'un à l'autre. Aucun des deux ne veux partir. Rei voulait pour une fois dans sa vie rassurer son double. Ce n'était pas tout le temps à l'autre de jouer ce rôle. Il pouvait bien lui accorder quelques vacances non ? Alors il le serrait dans ses bras autant qu'il le pouvait. Ses bras le faisant souffrir mais tant pis. Ce n'était que des souvenirs. Ils l'entourent à son tour de ses bras. Il en avait tellement besoin. Ses grandes mains dans son dos le réchauffait. Encore. Il en voulait encore. Il voulait rester comme ça. Pourquoi ne pas partir ensemble sur la Lune ? Rei était sûr que son amie accepterait de les garder un peu avec elle. Histoire...Qu'on les oublie. Oui, disparaître de l'esprit de tous. Du Joker, des Figures, des Cartes, des êtres humains, des gens de l'orphelinat. N'être plus qu'une incertitude.

Essuyant ses larmes, le cœur de Rei se mit à battre plus fort dans sa poitrine quand il ressentit à quel allure allait celui de Ryû. Sa main sur sa poitrine, il bougea pas d'un poil quand il s'approcha de son visage. Bien que ces pommettes rougirent un peu quand elles rentrèrent en contacts avec les lèvres de sa moitié. Façon plutôt original d'essuyer les larmes de quelqu'un mais que Rei trouvait particulièrement agréable. Il ferma doucement ses yeux pour profiter de la proximité qu'il y avait entre eux. Il ne sentait que les deux amies de son jumeau se balader sur sa peau. Il n'avait plus froid. Ne frissonnait pas à cause des gouttes d'eau perlant parfois dans sa nuque avant d'épouser la forme de sa colonne vertébral avant d'être aspirée par le tissu noir pour disparaître. Il était si bien. Son lui le serra contre lui. Parlant doucement dans son oreille, Rei ouvrit doucement les yeux pour regarder l'autre.

Ils se suffisaient largement tous les deux. Ils n'avaient pas besoins d'autres choses.

Le cœur et l'esprit de Rei étaient plus apaisés maintenant. Il ne le détestait pas. Aucun des deux ne semblaient en vouloir à l'autre. Bien que le plus fragile des deux semblaient encore trouver qu'il n'avait agi vite. Le regard baissé vers son double qui se calmait contre lui, il caressait doucement les flancs de Ryû avant d'être relever par l'autre. Leurs mains liées. Encore et encore. Et pour toujours et toujours.

Ils regardèrent ensemble cette grosse Lune qui était une précieuse alliée encore aujourd'hui. Rei lui sourit sans vraiment le vouloir. Un sourire de remerciement. Toujours aux côtés de son jumeau, le garçon sourit, amusé de le voir faire comme s'il attrapait la Lune. Non. Laissons la en liberté. Elle le mérite cette pauvre Dame seule qui accompagnaient ces deux malheureux dans la nuit.
Quand il l'empoigna avec force, Rei compris tout de suite. Et avant qu'ils n'aillent entamer leur chutes, il dit d'une voix douce.

« Zutto. »

Se collant l'un à l'autre, ils commencèrent leur chute. Le monde sembla tourner au ralentit. La tête contre son torse, il avait l'impression qu'ils plongeaient avec lenteur. Pourtant, leurs cœurs battaient la chamade. Par peur, par excitation. S'ils mourraient, ce serait ensemble. S'ils vivaient, ce serait ensemble. Qu'importe le résultat, il serait toujours avec lui. Et ça, ça ne dérangeait pas Rei. Serrez l'un contre l'autre avec force, rien ne pourrait les séparer. Rien du tout. Même pas la Mort elle même. Bientôt, la mer les accueilles sous la Lune surveillant ses deux protégées. Rei n'appréciait pas particulièrement l'eau salée, mais il avoua que l'instant était vraiment exceptionnel. L'impression de ne rien peser dans le monde, se laisser porter par l'eau avec Lui. Ça, c'était le bonheur.

Mais bientôt leurs poumons eurent besoins d'air et son ami se chargea de le remonter à la surface pour qu'ils puissent prendre de grandes bouffées d'airs. Le rire de Ryû lui fit un bien fou. Il allait mieux. Il faisait froid dans cette eau. Mais son cœur brûlait. Le brûlait de bien être. Le garçon ne quittait pas des yeux son jumeau. Il eut un petit rire étouffé. Avant de sourire doucement pour lui. Il lui sourirais autant qu'il le voudrait maintenant. Il voulut protester. Il pouvait nager tout seul. Mais finalement, il serait au moins encore et toujours contre lui. Il s'installa donc sur son dos et le laissa l'ai mener dans une petite crique dont le Pique n'avait pas du tout connaissance. Peut-être devrait-il un jour partir en exploration.

Une fois sur le dos sur une matière dur, Rei pus respirer correctement. Pas qu'il aimait boire la tasse mais quand même. La main de son double sur son ventre, il la prit dans la sienne toujours avec douceur. Ses yeux se fermèrent quelques instants avant de s'ouvrir à nouveau quand il parla. Un rictus sur le bord des lèvres:

« Si j'attrape un rhume, je sais à cause de qui maintenant. » donna t-il en réponse.

Loin du reproche. Proche de la taquinerie. Il rit doucement. Ses vêtements le collait. Son corps entier avait un goût salé maintenant. Ses cheveux étaient encore plus mouillées que précédemment. Mais il s'en fichait. Parce qu'il était avec Ryû.

« Alors si vous le voulez bien Monsieur, vous allez devoir à votre tour me servir de radiateur ! »

Il se colla contre Ryû. La tête sur sa poitrine du côté de son coeur, il pouvait entendre les battements de son cœur. Il cala les siens sur sa fréquence pour qu'ils puissent chanter et danser ensemble tant qu'ils seraient comme ça.

« Tu me fais peur quand je ne te vois pas. Quand tu ne viens pas me dire tes malheurs. »

La peur de l'éloignement. L'éloignement physique était déjà un calvaire. Mais si on rajoutait le psychique. Alors là, il était sûr d'avoir la plus grande tristesse du monde l'envahir. Mais ça n'arriverait plus, pas vrai ?

« Plus jamais Ryû... Ne me refais pas une peur pareil. S'il te plait. »dit-il en calant son visage dans son torse.

Parce que... Ils étaient Un. Encore plus qu'avant.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Sam 17 Sep 2011, 18:11

Ses souris sont des plus beaux. Ses rires me transportent si loin et me donnent des ailes. Comme si, j’avais accompli une bonne chose, comme si je venais de faire une bonne action, comme si… Le monde s’offrait à moi. Mon monde. Lénifiant et chaleureux, maintenant sur mon dos, maintenant s’appuyant contre moi, la responsabilité de son bien-être me renforce. La fierté me revient et avec plaisir et même complétude, j’achève mon travail en nous ramenant sur terre ferme. Inspiration, expiration. Doux souffles à l’unisson, harmonie et eurythmie, de l’hypocoristique au simple fait d’avoir de l’effort, mes paupières lourdes, le sommeil ne vient pas, mais je me sens reposé. Rei me tient la main, sa peau est si lisse, si souple, si velouté. Petite et fine, je tiens celle d’un chérubin. L’eau sur nos corps gouttent, faisant quelques ploc répétitifs et incessants. Je pourrais rester ainsi pour toujours. La lumière entrant facilement dans cette crevasse, je somnole profitant de la musique qui m’est chère. Cette brise a une valeur inestimable pour moi et sentir son abdomen se gonfler et se dégonfler régulièrement me berce…

Puis, une vibration, ça résonne. Cette taquinerie, cette malice me fait pouffer de rire. C’est vrai que maintenant, même si les bourrasques de vent ne nous atteignent plus, nous voilà bien ruisselants… Et moi qui me plaignait d’avoir froid…


« Oui c’est plutôt ironique, je te dis de ne pas attraper froid… Et je vais te rendre malade. Ben, je préfère que ça soit moi de toute façon !»

Je tourne la tête vers lui et passe mes doigts libres dans ses cheveux. Et lorsqu’il se rapproche de moi, appliquant sa joue sur mon pectoral gauche, je… Je rougis. Mes deux mimines se nichent sur sa tête et finalement je l’enlace contre moi, me lovant de ce contact. Même si j’ai l’impression d’être devenu une éponge géante, au moins, nos températures respectives se complètent et nous maintiennent à des degrés Celsius acceptables. Par curiosité, je lui demande gentiment, est-ce que je t’ai fait peur ? Suis-je quelqu’un d’étrange et effrayant ? Et ta réponse, ne me choque pas. Au contraire, au fond, j’espérais qu’il me déclare que tout peut être dit entre nous, que tout est abordable. Qu’il me croit, qu’il voit le réel moi. Qu’il m’apprécie pour ce que je suis. Pour qui je suis. Mais au final, sa demande me fait grimacer. Je ne sais pas si je pourrais me sentir capable de lui dire spontanément que j’ai dû encore torturer des gens, les faire saigner, leurs… Couper les doigts… Des cruautés que je n’aurais jamais imaginé pratiquer un jour. Moi qui suis solidaire et serviable, me demander de faire souffrir d’autre personne, tant d’injustice… Nonobstant, la loi du plus fort règne sur cette île et même si cela me répugne, je ne peux m’y révolter seul. Ni même à deux… Toutefois, si je le dois, je ferais la rébellion par moi-même, je trouverais un moyen de vaincre le mal, même si pour cela je dois me pourrir. J’irais au cœur du problème est l’éliminerais.

Enfin, je dois lui promettre. Lui jurer. Plus jamais je ne lui ferais peur et je me forcerais à lui dire. Je me forcerais à lui avouer mes problèmes, mes horreurs, mes erreurs. Même si ça me fait mal, même si je trouve que ça m’entache… La pression qu’il exerce sur mon torse me chatouille, je me trémousse un peu de gauche à droite et puis le soulève, le remettant assis. Je m’étire et baille.


« On va se choper une toux énorme si on garde nos vêtements comme ça ! »

J’attrape le col trempé de mon tee-shirt et tire dessus pour le retirer. Je secoue ma tête, mes cheveux éclaboussant aux alentours. Je rigole, laissant mes dents s’exposer à Rei. Torse nu, brillant par la lune, mes iris tentatrices et ardentes plongent dans celles de mon ami.

« Dis, tu veux rester regarder le lever du Soleil avec moi ? »

Les rayons célestes m’éblouissent, j’attrape les joues de mon ami et le bascule sur le sol, faisant semblant de le mordre son cou, laissant des gloussements s’échapper de mes lèvres. J’avais envie de jouer avec lui, de le faire rire encore et encore. Qui me laisse admirer et contempler ses rictus si joyeux… Mon poitrail contre le sien, mes abdominaux plaqués à une de ses hanches, les points de ma chevelure retombantes sur son cou et ses épaules… Nous n’avons que 19 ans, nous ne sommes encore que des enfants… Loin d’être grand, nous avons perdu notre jeunesse et j’en profite d’être avec lui, pour la revivre encore un peu. Pour m’amuser et le taquiner. Mais cette sensation… Le battement rapide, la rougeur sur mes joues s’enflamment et sans le vouloir, mes mordillements se transforment en bises, envahissant son encolure, le bas de sa mâchoire, sa tempe, son front. Je me stoppe et recule, me tenant sur mes coudes.

« J’ai failli oublier… Rei, je te le promets, si je vais mal… Il n’y a que toi qui pourra voir mes sanglots… Et les sécher. »

Je m’affale sur lui, respirant doucement, calmement.

« Là, je suis un bon radiateur ? »

Je laisse une risette et laisse mon index et mon majeur se balader sur son bras, remontant comme s’ils étaient des petites jambes. C’est la petite bête qui monte, qui monte… Et qui redescend… Silencieux, juste à l’écoute des « Badam » de Rei. La nuit sera longue et suave.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Dim 18 Sep 2011, 10:16

Allongé sur le dos, Rei avait presque le sentiment qu'il allait pouvoir s'endormir. Peut-être pour ne pas se réveiller mais tant pis. Il était si bien comme ça. Sa joue contre la poitrine de Ryû. Ses battements le berçait comme une douce mélodie qu'il n'écoutait pas assez souvent d'après lui. Il se fichait bien de l'eau présent sur leur corps, leur chaleur corporel respectives les réchauffaient l'un et l'autre avec douceur. Les mains de son jumeau sur son crâne, il le serrait à nouveau contre lui dans une douce étreinte. Dans ses bras, il ne réfléchissait pas. Il aurait tout le reste de la journée arrivant pour se torturer l'esprit à des problèmes sans intérêt ou les concernant tout deux. Oui, pas la peine de se faire du mal au crâne maintenant. Ils étaient ensemble. Trop peu au goût du plus fragile des deux.

Rei ne pouvait pas voir Ryû autrement que celui qui l'avait sauver de son enfer à l'orphelinat. C'était quelqu'un de serviable, gentil, solidaire... Il avait des défauts oui, mais jamais Ryû ne se montrerait sadique ou malveillant. On le forçait tout simplement. Parce que... Parce que sinon il mourrait. Et si Ryû disparaissait, Rei aussi. Cette malédiction leur étant infligée était horrible. Tellement monstrueuse. Ryû n'aurait pas eu à tuer. Ni à torturer des gens pour le simple plaisir d'un être n'existant peut-être même pas. Le Joker était-il vraiment ce qu'il prétendait être ? Ou... Non. Rien. Ce n'était pas le moment de penser à ça. Mais au fond de lui, ça l'attristait tellement de voir les gens parler de l'as de Carreaux comme s'il était un monstre ou quelqu'un de sans cœur.

Alors qu'il resserrait sa prise, sa moitié de releva. Il se mit droit à son tour à ses côtés, en le regardant faire. Ses pommettes redevinrent un peu rouge en voyant le torse de son ami. Hum. Bizarre ça. Il lui sourit en retour. Il frotta un peu les manches de son sweat noir, un peu mal à l'aise. Avant de finalement se battre avec et le quitter. Son corps frêle semblait ridicule à côté de celui de Ryû. Ses bras contre lui, il n'aimait pas être mis les bras nus. Et ça se comprenait quand on apercevait les vieilles cicatrices encore visible. C'était Ryû. Mais finalement c'était le pire. Car il ne voulait pas que Ryû se mette à nouveau à avoir des regrets sur le passé. Il fallait le laisser là où il était. Un jour, ses cauchemars disparaitraient.

Il leva les yeux vers son amie qui dans quelques heures allaient disparaître pour laisser sa place à l'astre brûlant. Rei ressemblait à la Lune, silencieux, observateur, mélancolique, imaginaire. Ryû ressemblait au Soleil, plein de vie, admirable, combattant, sûr de lui. Si la Lune n'était pas éclairer par le Soleil, la Lune ne serait point visible pour eux. Si Ryû n'était pas là, Rei ne serait plus depuis longtemps. Il tourna la tête vers son jumeau:

« Bien sûr. Avec plaisir. Et puis, je comptai pas partir si vite ! »

Il lui sourit, les bras le tenant en arrière, admirant encore son astre favoris. Qui fut de courte durée quand il se sentit basculer à nouveau contre le sol. Les mordillements dans son cou donnèrent une teinte plus vif à ses pommettes que précédemment. Mais ça le chatouillait. Il bougea un peu contre son ami. Un jeux. Ils jouaient à leur manière certes, mais ça ressemblait à des jeux d'enfants dans le fond. Ils n'étaient pas majeur. On les avait forcé à devenir adulte précocement. Alors ils pouvaient un peu rire comme des enfants... Pour un rien. Chatouilleux et sensible, Rei réagissait bien aux chatouilles de son ami.

Quels gamins ils étaient. Un jeux d'enfant oui. Mais qui un jour... Risquerait de se retrouver chez les adultes.

Cette phrase lui vint en tête quand les mordillements se transformèrent un petite bise dans son cou. Toujours aussi chatouiller. Il était un peu gêné oui. Mais son torse nu contre le sien était un moyen de réchauffement plutôt efficace. Le regardant se reculer, Rei fit de son mieux pour qu'il évite de voir ses rougeurs.
Une expression douce s'installa sur son visage entier. Oui. Il allait mieux maintenant.

« Merci... »

Encore une fois sur lui, Rei sentit sa poitrine battre plus fort mais toujours aussi lentement. Il tressauta légèrement sous l'effet d'un rire.

« Oui très. Je devrais t'engager comme radiateur. »

Il regarda ses doigts se promener sur son bras. Deux petites jambes montant et descendant ses bras blessés. Mais Ryû arrivait à calmer cette douleur. Faire partir cette illusion de brûlure constante. Il avait juste honte de lui montrer. Mais ils étaient ensemble. Alors ce n'était pas le plus grave. Rei ferma les yeux, la respiration calme, sa main chercha inévitablement celle de son double. Caressant doucement le dos de celle-ci du bout de ses doigts.

« Tu vois... Je t'avais dis que la Lune nous aimait bien. »

Il le regarda silencieusement avant de sourire.

« Car depuis qu'on est ensemble, elle à toujours était avec nous pour nous aider. »

Rêve d'enfant. Rêve d'adulte. Des enfants coincés dans le corps d'adultes. Rêvant sous la Lune.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Dim 18 Sep 2011, 19:52

Lorsque c’est au tour de Rei de retirer son haut, je le scrute. Mes battements de cœur s’était accéléré lorsque je m’étais retourné vers lui après avoir enlevé le mien mais… Pourquoi ai-je l’impression que ses pulsations ne sont pas qu’à moi ? Sûrement le froid. Cependant, son poitrail fragile révélé, ces cicatrices qui me font pincer le cœur… Je rougis et détourne mon regard. Ce n’est que le froid. Ecartons le sujet. Je suis réjoui. Mon jumeau a accepté de regarder le lever du Soleil avec moi et a même rajouté qu’il n’avait jamais eu l’intention de partir rapidement… Si on le pouvait, nous resterions ici, à l’abri des regards indiscrets et aurions vécu clandestinement. Enfin, je lui aurais proposé cette idée. Mais c’est inutile puisque c’est impossible. Toujours, on nous retrouvera toujours. Maintenant sur lui, des tonnes de sensations prennent le contrôle, mes impulsions transforment mon jeu innocent en une certaine passion dévorante. Je secoue la tête et achève là ma torture charnelle. Que ? Rei pourrait donc… M’attirer ? Enfin, c’est… Chut Ryû ! Il pourrait tout comprendre, ton torse fait un boucan du Diable. Je relève la tête et crée une nouvelle promesse, un nouveau lien. Puis un silence. Les marques de supplices me chagrinent mais au fond, il est là, il est avec moi. Et cette souffrance moi aussi je l’ai survécu. Rei… Pourquoi je n’arrive pas à calmer mes sensations ? Mon plastron me brûle, mes lèvres en demandent plus. C’est... Non. Chut Ryû ! Ces caresses, ces cajoles, je les aime tant. Ne pensons plus à rien et profitons de cet instant. Qui ne durera malheureusement pas éternellement. De toute façon, je ferais en sorte que je puisse le revoir plus souvent, même si je dois devenir l’homme le plus odieux, même si je dois encore et toujours illégalement planquer les gens, faire semblant d’en avoir tué pleins, disparaître de la surface de cette putain d‘île. Je veux. Et j’aurais.

Dans mes oreilles, les vibrations de la voix de mon Sôseiji se font entendre. Mes paupières se ferment. La Lune dis-tu ? Elle nous a porté chance, c’est elle qui m’a éclairé pour te voir dans ce couloir si obscure, c’est elle qui t’a permis de me retrouver ce soir. Tu as sûrement raison. Moi qui préfère le Soleil, je devrais peut-être plus considéré la Lune que ce dernier… Mais sans le Soleil, elle n’existerait pas. Rei… Sans moi, tu ne serais pas ? Nonobstant à cause de moi, tu souffres… Et je ne peux même pas te faire briller. Tu brilles par toi-même selon moi. Tu es encore plus beau qu’une étoile, plus généreux et doux qu’un nuage, plus tolérant et rassurant que le Ciel en lui-même. Tu es la mer, mystérieux et spirituel, tu es la nature, tu persistes dans ce monde qui change de saison. Et moi derrière, je suis ton petit Soleil. Celui qui te guide et fait éclore tes belles fleurs. J’annonce le jour, tu annonces la nuit. Nous formons une paire imbattable !


« J’en déduis qu’on se voit souvent la nuit ! »

Je rigole doucement, faisant entrechoquer nos nombrils l’un contre l’autre puis me mets à califourchon sur lui, plaquant ses mains sur la roche.

« Je veux te voir tous les jours ! Même la journée ! »

Je me baisse et frotte mon nez contre le sien. Mon front se pose sur le sien et je ferme les yeux. Au bout d’une petite minute sans rien dire, juste perché ainsi, je glisse mon crâne sur le côté, mes hanches et mes cuisses suivent. Couché à côté de lui, je le ramène sur moi et l’enlace, fourrant mon nez dans sa chevelure sentant le champoing, mais aussi le sel marin.

« Je veux dormir comme ça… »

D'abord une calment sensation puis un dérangement. Des pensées toutes plus inconnues que d'autres... Pourquoi j'ai ce soudain désir ? Un rythme lent et lourd gangrène dans mon poitrail. Mes doigts glissent sur la peau de son dos clair, traçant et retraçant sa colonne vertébrale. Mes convoitises deviennent plus fortes. Un désir incertain, mes paumes ressentent cette enveloppe corporelle comme une tentation à l’érotisme. Non, arrête Ryû ! Ma respiration commence à saccader et mon pouls reprend cette allure incontrôlable. Impulsif comme je suis, il est clair qu’il est impossible de stopper mes extrémités qui sont maintenant sur ses hanches si moelleuses… Bordel non, je remonte le jeune homme sur moi pour que mes lèvres puissent atteindre ces clavicules et avec une profonde contenance, je me mords l’inférieure pour ne pas aller plus loin. Je dois me retenir. Je le repose sur le sol et me remet mon torse droit, les jambes droite sur le sol. Je tiens mon sternum et regarde dans la direction opposée à Rei. Je… Pourquoi je ?

« Excuse-moi, je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris je … Je suis fatigué, je dois avoir un peu de fièvre…
Euh, je ne sais pas. »


Avant qu’il se relève pour s’inquiéter pour moi, je me dépêche de revenir sur son torse et clos fermement mes pupilles, pensant à n’importe quoi pour faire passer toutes ces images si provocantes que mon esprit peut m’envoyer.

« Dormons ! »

J’ignore les bruits et les sons. S’il me parle ou non, je fais semblant de dormir, concentré à contrôler mon corps, chose très difficile pour moi… J’insiste sur ce point, je dois vraiment me surveiller dorénavant. Mes muscles se crispent et je déglutis. Je vais réussir à dormir… Même si je n’ai pas sommeil !
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Lun 19 Sep 2011, 16:07

Quoi que pouvait penser son double, Rei pensait vraiment dans le fond que sans Ryû, il aurait déjà fait le grand plonger pour rejoindre la Lune depuis longtemps. Peut-être que elle et le Soleil c'était mis en accord pour les protéger tous les deux. Comme le Soleil faisait tout pour éclairer sa belle amie avec qui il ne pouvait jamais converser sauf en de rares occasions où on pouvait voir les deux astres au même moment. Il espérait un jour pouvoir voir se spectacle avec son jumeau. Comme la Lune, il avait besoins que sa lumière vienne de quelqu'un, et cette intensité c'était bien Ryû qui lui en donnait à revendre. Et il faisait tout pour en être digne et fière. La peur de toujours décevoir son ami était un terrible geste. Il faisait toujours attention pour la raison simple qu'il ne voulait pas que son jumeau lui aussi en souffre. Mais parfois... Ça lui tombait dessus et il n'y pouvait rien.

Ses yeux se plissèrent légèrement sur le fait mis en évidence par sa moitié. C'est vrai. Ils ne se voyaient que la nuit. Jamais le jour. S'ils se rencontraient, il fallait s'ignorer pour faire comme si ils ne se connaissaient pas aux yeux de tous. C'était trop dangereux quand on savait que des As étaient trop proche. Pire encore si on apprenait qu'ils étaient le Sôseiji l'un de l'autre. Ils étaient sûr d'être la cible de tous par la suite. Ils se serviraient de Rei pour pouvoir blesser son ami car il était plus faible que Ryû. Un boulet oui. Mais il ne pouvait pas se séparer de lui. Il ne pouvait pas imaginer un jour si la maladie venait à disparaitrait. Qu'ils ne ressentent plus l'un et l'autre les sensations de leur double. Qu'elle étrange ça ferait. Et inimaginable. Une liberté. Mais une douleur dans le fond. Le choix était dur.

Il fait entrechoquer leur hanche. Rei regagna des couleurs vives aux joues. C'était un peu bizarre quand même comme situation non ? Ryû au dessus de lui, il le trouvait... Beau. Bon, c'est vrai qu'il trouvait toujours le jeune homme beau mais là... C'était différent. La position était étrange, l'ambiance agréable et pourtant. Hum. C'était pas bon ça. Leurs corps encore ruisselant d'eau. Il s'ordonna littéralement de stopper ses pensées et de les enfermer loin dans son esprit quand l'autre le mit sur lui.

Ses caresses dans son dos l'apaisait dans ses réflexions tardives et non approprié sur l'instant. Il voulut lui dire pendant qu'il se détendait que son jumeau ferait certainement un parfait matelas. Il voulait bien l'engager aussi pour ça tiens. Comme ça il resterait enfermé chez lui toute la journée pour rester sur lui et dormir. Que voilà une bonne idée ! Irréalisable malheureusement parce qu'ils étaient humains mais c'était beau de rêver non ?
Les douceurs que lui prodiguait son jumeau était tellement agréable qu'il était capable de s'endormir dans les minutes qui suivraient pour ne se réveiller qu'au lever du jour. Plaisant, simple comme plan non ? Dommage...

Remontait sur lui, Rei eu l'impression que l'autre allait faire quelque chose ou lui murmurer quelque chose. Il ressentit comme un sentiment de retenue. Faible et contenue. Mais il le ressentie quand même. Il leva un sourcil avant de se retrouver à nouveau sur le dos aux côtés de Ryû qui lui tournait le dos. Gneee ? Panique à bord. Qu'est-ce qui se passait là ? Il voulut savoir, les mots n'eurent pas le temps de franchir ses lèvres roses que Ryû se chargea de donner une explication à son changement brusque de comportement... Plutôt bateau à son goût. Il fronça les sourcils, inquiet. Il avait fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Il partait pour se relever, prêt à lui demander ce qui se passait qu'il fut à nouveau écrasé par le poids du plus costaud.

Il le regarda un peu étonné sur son torse. Les yeux fermés, les cheveux sur son visage. Une sorte de ton sans appel se laisse entendre. Dormir ? Pourquoi pas. M'enfin il était mieux sur Ryû et il avait du mal à saisir son changement de position. Mais s'il préférait... Pourquoi pas.

« Da...D accord. »

Hésitant, sa main entre le sol et la chevelure de son jumeau, il finit par se décider en la posant doucement sur la tête de Ryû qui venait sois-disant de s'endormir en top chrono. Mouais. Il y croyait moyen. Il ne dormait pas, il en était sûr. Il haussa à peine les épaules et posa doucement sa main sur le crâne de Ryû, caressant les pointes de ses cheveux. De plus en plus lentement. De moins en moins régulièrement. Sa respiration calme, le bruit de la mer se brisant sur les rochers réguliers, la douce lumière de la lune finit par avoir raison de lui. Sa main s'arrêta de bouger doucement, restant dans la nuque de sa moitié. Le visage endormie, l'esprit s'éloignant.

Une nuit sans rêve et alors ? Il savait qu'en sa présence, Rei pouvait dormir sans craindre de nouveaux cauchemars ou des insomnies pour de diverses raisons. Il ne bougeait pas d'un pouce. Gardant proche de lui cette chaleur, il gémissait de mécontentement s'il sentait l'autre trop bouger. Non. Qu'il reste. Il ne sait combien de temps il dormit une minute ? Une heure ? Peut-être deux ? Pas trop en tout cas, car il savait qu'il avait un Soleil a voir avec lui. Il ne le manquerait pour rien au monde. Bougeant légèrement pour faire part à son jumeau de son réveil, il ouvrit lentement ses yeux amande pour voir...
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Lun 19 Sep 2011, 20:11

Inquiet. Rei est nerveux face à mes réactions. Peut-être a-t-il lui-même ressenti mes troubles ? Je reste paralysé sur son torse, écoutant le rythme de son profond souffle, je regrette déjà. Mais ses doigts caressant ma chevelure ne calme pas l’ardeur qui s’éprise de mon corps. Bon sang, reprends toi Ryû. Ton double va avoir des doutes et… Est-ce qu’il dort ? J’aimerai qu’il puisse entendre mes pensées, qu’il puisse comprendre chacune de mes émotions. Mais, je ne suis pas un être simple. Impulsif, mes actes sont souvent irréfléchis, ne pesant pas le pour et le contre, je fais des choses que je ne souhaite pas, quotidiennement. Cependant, ce que je désire profondément en cet instant, c’est pouvoir prendre ce garçon dans mes bras à l’en étouffer, faire disparaître en fumée d’une pensée les autres humains, être seuls… C’est sûrement de la possessivité ? Sûrement de l’égoïsme ? Nonobstant, si ce n’était que ça, je n’aurais pas envie autant envie d’happer ses lèvres, de faire danser nos deux corps l’un contre l’autre, de l’entendre haleter sous mon poids. La panique qu’il m’a laissé lorsque mes sens me dévoraient… Ce fut l’une des plus horribles choses. Non, Rei, ne pense pas que je veux te fuir c’est juste que… J’ai peur de franchir une limite.

Celle de l’amour.

Sommes-nous amis ? Sommes-nous frères ? Sommes-nous juste jumeaux ? Que veut donc dire notre lien si fort ? Je suis perdu. Cette peur, cette crainte qui me consume lorsque je ne t’ai pas avec moi. Réponds moi Rei, est-ce la tienne, ou la mienne ? Je m’embrouille… Et qui suis-je ? Ces émotions étaient-elles toutes les miennes ? Ces rébellions que j’ai faites, ces coups de gueules et ces bagarres… Etaient-elles toutes les miennes ? Alors ce que je ressens maintenant, ce n’est pas à moi, si ? Toutefois, je n’arrive pas à douter sur cette probabilité. C’est bien moi et moi seul, qui t’imagine me souriant, m’embrassant, me touchant encore et encore. Prendre possession de ton corps, de ton cœur et ton âme. Rien de tout cela n’est possible.

Mes mains se serrent sur la roche pâle et ton sommeil m’envahit. Je me tords pour mieux contempler la lune, te faisant légèrement grogner… Je ne m’en vais pas, je te l’assure. Je n’irais nulle part sans toi. Tu es à moi. Ou du moins, je l’espère de tout mon être. Le cercle lumineux me fixe et divague. Ma vision reste claire mais, cette lumière danse comme un mirage. Je me frotte les paupières. Serais-je en train de rêver ? Comme dans un songe, elle se floute, se dessinant à droite et à gauche. Je déglutis de surprise et me tenant au bras de Rei passé maintenant sur mon torse, moi sur le dos, je soupire, peut-être va-t-elle me conseiller ? Muet comme une carpe, je répète inlassablement dans ma tête. « Aidez-moi. Comment faire ? Quels sont ses sentiments ? Je ne réclame que lui. Pas même mes propres parents, pas même ma liberté. Juste sa présence. » Trouble, elle flotte là-haut sans rien faire. J’abaisse mon menton et fronce les sourcils. Puis, une étoile filante me fait remonter vite les yeux ciel. Je ne comprends pas ce signe. Je ne pense pas qu’il est une signification mais pourquoi ne pas faire comme d’habitude ? Même si j’ai des remords, même si je détruis quelque chose d’important, je sais que Rei, ne m’en voudra jamais.

Je me remets face à lui calmement pour ne pas le réveiller et l’examine en train de dormir. Je ne te ressens pas faire de rêve, je n’ai pas de picotement au niveau du cœur, ces visions si sanglantes qui peuvent t’habiter parfois, je ne les ressens pas… Tu es mieux à mes côtés n’est-ce pas ? Mes deux mains s’appliquent aux côtés de sa tête et j’avance mon visage face au sien, admirant ses traits fins. Sa peau lisse et satinée, ses cils longs et courbés, ses pommettes saillantes et sa maigre mâchoire… Puis ses lèvres… Peinturlurées avec précision et grâce, j’approche mes pulpeuses, taillées grossièrement et je m’arrête, frôlant les siennes, sa respiration chatouillant le mien. Quelques larmes tombent sur ses joues et à cette vue, je me terrorise moi-même. Lui en train de souffrir, je fixe ses bras, lui en train de pleurer, j’examine ses épaules, lui m’appelant… Je me recule subitement les ongles s’enfonçant dans ma poitrine brûlante. Le sommeil n’arrivera pas à éteindre tous ces regrets là… J’apaise mes inquiétudes en m’installant à côté de lui et le prend dans mes bras, laissant son oreille nicher sur mon cœur parlant pour moi. Dans ton repos si paisible, entends-tu l’affolement de mon cœur ? Ne vas pas t’y méprendre, je suis tellement heureux de t’avoir à mes côtés… Que je ferais tout pour rallonger les secondes et les minutes… Mes iris se retrouvent recouverts, le noir. Je m’endors, épuisé.
Durant cette nuit, la brise souffle, la mer gronde, l’humidité et l’air frais me fait suer, j’ai chaud, je suis bouillant. Je le serre fort contre moi par réflexe même en plein assoupissement… Je l’aime. Je peux en être sûr. Et même si je ne suis pas quasiment sûr de quel genre d’amour, je tiendrai ma promesse. Ma moitié remonte un peu sur mon corps et dépose sa tête au creux de ma nuque et comme connectés, nos deux mains se retrouvent. Plus longue, la nuit doit être plus longue… Pourquoi la clarté revient ? Le bleu s’éclairci… Et un mouvement de mon compagnon qui me fait hâtivement ouvrir mes yeux, j’ai peur qu’il s‘en aille. Je me mets assis le tenant fort dans mes bras et m’écriant :


« Rei ! … »

Puis très vite, le silence et reprenant mon souffle dû à la chaleur qui a gangréné, un sourire s’affiche sur ma bouille. Mes bras entour mon Sôseiji et je dépose mon menton sur son épaule, fixant les premiers rayons du Soleil. Brille, brille encore pour moi ! Redonne moi l’énergie que cette île me vole. Sauve nous, brûle nous, rends moi plus fort ! Malade à en crever, je tousse en faisant attention à mettre ma main devant ma bouche.

« Bonjour Rei… Le Soleil est bien là pour nous. Nous allons devoir… Bientôt nous séparer ? »

Une déception mais aussi, un plaisir de me dire, que ça me permettra d’être encore plus joyeux pour la prochaine fois. Et je pourrais réfléchir à mes actes. Réfléchir à mes vrais sentiments. A celui qui fait battre mon cœur comme personne ne l’a jamais fait. Ma voix un peu raillée retentit dans la petite crevasse éclairée :

« Encore un peu… Restons encore un peu ensemble. Tu as bien dormi ? Tu n’es pas trop malade ? »

Je lui fais mon plus beau sourire et dépose un baiser sur sa joue. Même si, j’aurais voulu viser… A côté…
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Mar 20 Sep 2011, 17:14

Aucun rêve ne vint perturber Rei cette nuit là. Pas de rêve. C'était paisible et sombre. Tellement calme. Il voulait dormir comme ça tous les jours. Ressentant son double bougeait au dessus de lui, il grognait sans le vouloir de mécontentement et quelque par de peur. Peur qu'il s'en aille sans lui et qu'il le laisse tout seul dans cette endroit où il n'y avait que son amie astral pour le surveiller de tout danger. Pas de crainte à avoir. Jamais Ryû ne le laisserait tout seul comme ça. Il sentait encore sa présence toute proche de lui. Il lui tenait le bras. Il le ressentait sans vraiment en avoir conscience. Tout ce qu'il voulait c'était dormir un peu. Un tout petit peu. Une heure. Peut-être deux au côté de celui qu'il adoré.

Adorer. Il adorer Ryû. Mais n'y avait-il pas autre chose avec ça ? Rei consciemment vous direz que non, et qu'il ne voyait pas ce qu'il pourrait y avoir d'autre entre eux. Il pouvait dire qu'il aimait son jumeau mais d'un amour qu'il qualifiait d'unique en son genre. Il ne pouvait pas encore penser à un amour qu'avait les amoureux. Et il ne pouvait pas le définir puisqu'il ne l'avait jamais été de toute manière.

Pour être amoureux il fallait avoir une confiance aveugle en l'autre. Il ne connaissait personne hormis Ryû qui avait un rôle important dans sa vie. Pour être amoureux il fallait penser sans arrêt à cette personne. Son doublé était toujours présent dans ces pensées... Mais c'était son Sôseiji ! C'était normal ! Un lien unique les liés l'un à l'autre. Prêt à souffrir à la place de l'autre pour ne pas qu'il subisse une quelconque torture... Rei avait tout prit enfant et adolescent pour Ryû mais il l'avait ressentit lui aussi. Sauf que chaque fois que le garçon se déshabillait le haut du corps, il voyait les marques. Et tout revenait dans sa tête. Toutes ses nuits de cauchemars et d'insomnie. Et c'est Ryû qui le ressentait. Et pour ça il se détestait. De faire souffrir la personne qu'il aimait le...

LA PERSONNE QU'IL AIMAIT LE PLUS ?! Il ne connaissait personne d'autre. Serait-il possible que lui, le fragile Rei soit amoureux d'un dragon indomptable ? Mon dieu. Mon dieu. Non il délirait dans un rêve oui. Ça ne pouvait pas être possible. Autant se replonger dans ces songes sans fin et sans images. Il le valait mieux.
Il ressentit la chaleur de son jumeau contre lui le serrant fort. Une douce berceuse qu'était son cœur, trop épuisé, il ne prit pas attention à la danse folle que faisait le battant de sa moitié. Elle résonnait juste comme une douce musique l'enfonçant encore plus dans ses rêves. Dormait-il lui ? Rei n'en n'était pas vraiment sûr mais lui passait quelques instants de bonheur. Éphémère. Il savait qu'il ne dormirait pas aussi bien dans la semaine qui allait suivre alors autant en profiter non ?

Par réflexe, le plus fragile des deux c'étaient avançaient sur le corps de Ryû plus ou moins consciemment. Sa tête sur son épaule. Leurs mains se lièrent à nouveau ensemble dans une douce étreinte. Connecté pour toujours. Même endormie, leurs corps se reconnaissaient et se cherchaient... Mais... Si un jour les corps désiraient plus que ce qui n'était permis par l'esprit ? Est-ce que la conscience suivrait ou non ? Question plutôt intéressante mais effrayante au sens de Rei. Qui aurait une réponse assez rapidement.

Enfin ses yeux s'ouvrirent lentement. Il ne fut pas surprit de sentir l'odeur des cheveux de son double lui chatouiller les oreilles. Mais le fut quand Ryû lui cria limite dans les oreilles en les relevant lentement pour être assis. Il fit la moue avant de sourire. Il était dans ses bras au moins. Il cligna plusieurs fois des yeux. Il regarda le profil de son ami avant de tourner sa tête dans le sens inverse pou voir le lever du Soleil avec lui. C'était tellement beau. Il tourna une nouvelle fois la tête vers Ryû et le détailla en silence. Brillant. Il brillait de cette lumière solaire.

Il hausse un sourcil, inquiet.

« Ryû ! Tu vois t'es ma...ma... ATCHOUM »

Il éternua sur le côté ne voulant pas donner ses microbes à son jumeau. Il n'avait pas de mouchoir. Il renifla juste. Hum. Pas beautiful mais il ne pouvait pas faire autrement pour le moment. Tant qu'il n'avait pas le nez qui coulait... Il sourit à Ryû avant de rire en lui faisant face.

« Je suis malade moi aussi. Mais juste un mauvais coup de froid hein. Je sais qui est le coupable. »

Il rougit à sa bise sur la joue. Son sourire était le plus beau. Il semblait encore plus rayonner sous le levée du jour. A son tour, il embrassa la tempe avec douceur de sa moitié.

« Oui...Très bien. Pas longtemps mais ça me suffit tant que je suis avec toi. »

Il se mit d'une autre manière. Pour mieux voir le coucher de soleil tout en restant sur lui. De travers en somme. Il posa sa tête dans le cou de Ryû et regarda encore et encore l'astre brûlant. La mer commençait à se réveillait, les oiseaux commençaient à crier dans le ciel. Il soupira. C'est vrai. Cette île ne l'ai oubliée pas. Ses bras encerclèrent la poitrine musclé du dragon, le visage enfouit dans son cou, respirant son odeur.

« Et toi ? Tu as pus dormir ? Je ne t'ai pas gêné ? »

Il frissonna. C'est qu'il faisait un peu froid quand même.
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MessageSujet: Re: {Fini} Under the Moonlight [Rei]   Mar 20 Sep 2011, 20:37

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