Partagez | 
 

 Sorbet à la fraise. [Chôko]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Dim 18 Sep 2011, 15:17

Pourquoi s'amuser quand on ne peut pas rigoler ? Non... Ici il n'y avait strictement rien à faire, pas le moindre petit divertissement. Rien ne valait la peine, du moins pour cette heure-ci. Aujourd'hui était un jour de congé pour notre jeune louve vagabonde. Elle n'avait strictement rien à faire et les rues, activités et joies, de cette partie de l'île ne l’inspiraient pas pour le moment. Les gens passaient, rigolant à voix haute, parlant comme s'ils étaient les seuls au monde. Mais rien ne les détournerait de cette pensée, même si on leur faisait ouvrir leurs yeux. Peu importe. Pauvres humains pathétiques… Sa main caressa la tête de l’un de ses chiens, alors que ses sourcils se fronçaient en voyant tout ces êtres à deux pattes marcher, déambuler dans ces rues, sans regarder autre chose que la zone proche qui entourait leur corps. Etait-ce à cause de la pluie ? L’orage grondait au-dessus des têtes, et les gouttes tombaient de plus en plus fort. Sans doute était-ce pour cela que tous riaient et courraient… Bien cachés dans leur ruelle sombre, les trois amis observaient cette vie qui s’agitait, par peur des éclairs. La matinée venait à peine de commencer.

Mais rester là serait inutile. Les deux huskies regardèrent Omi, avant d’aller se coucher sous leur petit abri de fortune, qui les protégeait de toute cette pluie. Elle comprit alors qu’ils resteraient là jusqu’à ce qu’elle passe… Elle se leva alors et les rejoignit, pour leur faire un bon câlin, avant de partir. Marchant sous la pluie, les cheveux trempés, ainsi que ses vieux vêtements, elle errait sous ce temps qui n’entamait pas son moral toujours aussi rigide. Et elle arriva devant une structure imposante… Un complexe commercial ? Omi se regarda dans les vitres des voitures puis se regarda elle-même. Mouais… Elle avait besoin de changer de vêtements, ceux-là était à peine portables. Alors elle entra dans ce complexe. Il était vraiment spacieux, chaud et assez accueillant. Il semblait encore plus immense vu de l’intérieur… Elle marchait lentement, regardant autour d’elle. Il y avait vraiment de tout ici, illuminé et décoré de végétations, des espèces de lampadaires pour donner un côté vieillot et un certain charme à cet endroit. En plein centre, une zone verte, avec des palmiers, des bancs de bois, et quelques bacs d’eau avec leur faune et flore. Tout cela avait du coûter une fortune, mais le plaisir des yeux était là.

Les échoppes ? De belles vitrines luxueuses, qui avaient de quoi attirer l’œil et le captiver pendant un long moment. Chacune de ces boutiques défendaient avec ardeur leurs produits, les mettant en valeur, de quoi charmer le client. Même les mannequins semblaient dire d’entrer et d’acheter, que ces vêtements étaient faits pour eux. Il en était de même pour les boutiques de chaussures. De belles godasses mises en évidence, reluisantes comme si elles venaient à peine d’être cirées, ou pire encore, qu’elles sortaient à peine de leur usine de fabrication. Son regard alla vers les restaurants. Leurs cartes étaient magnifiquement présentées, avec une décoration de luxe, des tables dressées avec fierté et goût, comme un restaurant hautement renommé. Il n’en était pas loin d’être la même chose pour les simples snacks, qui dévoilaient leurs produits dans les vitrines. Des petits gâteaux qui paraissaient à peine sortir du four, créés par les plus grands chefs de toute une génération. Les viennoiseries, quant à elles, donnaient l’impression qu’elles croustillaient alors qu’elles étaient à peine regardées, la douceur visible de cette gourmandise était alléchante et donnait faim. La vue des sorbets aux fruits était tout aussi délicieuse, la crème glacée semblait d’une fraîcheur exquise et les fruits, tout juste sortis de la terre, après avoir été lavés bien entendu. L’odeur des boissons venait envenimer la situation et la rendre encore plus appétissante, avec ses arômes chauds qui donnaient envie de plonger les lèvres dans ce liquide et le laisser parcourir le corps afin de le désaltérer et de lui offrir chaleur et réconfort. Ou bien fraîcheur, si l’on choisissait une boisson fraîche. Un vrai délice pour les yeux, qui ne demandait qu’à être suivi des papilles. Mais trempée comme elle était, elle ne voyait pas l’utilité de faire ceci… pour le moment. Oui car elle sentait ses narines la tirailler, et son estomac commencer à s’y mettre lui aussi.

Le froid commençait à se faire sentir, et tout aussi humaine qu’elle était, tout aussi mortelle et vulnérable, elle savait parfaitement qu’il lui fallait se dépêcher et changer ses vêtements. Alors, elle entra dans une boutique, après avoir regardé plusieurs vitrines afin de faire son choix. Elle parcourut les rayons et s’acheta des habits dans différents magasins, car un seul ne suffisait pas pour lui apporter ce qu’elle désirait réellement. Et à la fin, après avoir parcourut une bonne dizaine de boutiques de vêtements, et au moins trois magasins de chaussures, la jeune louve avait fini par trouver son bonheur. Se réfugiant dans les toilettes pour hommes, elle se changea. Oui, elle n’allait pas dans les toilettes pour femmes, mais bien dans celles qui étaient d’habitude exclusivement réservées aux humains de sexe masculin. Mais ils étaient vides et l’attente n’était pas longue. Alors autant en profiter. Elle avait acheté de quoi se rhabiller entièrement, même les sous-vêtements. Il fallait savoir qu’Omi s’habillait en majeure partie chez les hommes, les vêtements féminins ne trouvant aucun attrait à ses yeux. Elle se déshabilla alors entièrement et s’habilla avec les habits fraîchement achetés : un boxer, un jean au noir aussi sombre que la nuit, un haut noir avec du tissu bleu par devant, des bottes à semelles compensées de cuir noir et à l’allure rock. Elle mit également un long manteau de cuir noir à la doublure rouge, au col haut et avec des décorations en forme de larges marques de griffures dévoilant un tissu blanc. Fin prête, vêtue de vêtements secs, elle put sortir des toilettes… après s’être brièvement regardée dans la seule glace qui était présente. Hm…

Ses cheveux avaient également besoin d’attention, alors il fallait qu’elle… trouve un coiffeur. Chance, il y en avait quelques-uns ici. Omi prit le premier, car il n’avait aucun client. Alors elle allait pouvoir être prise tout de suite, sans la moindre attente. Elle expliqua alors ce qu’elle voulait : des reflets bleus et donner un coup de fraîcheur à sa coupe, en l’effilant et en la raccourcissant légèrement, car ils étaient un peu trop longs à son goût depuis quelques temps. Et au bout de deux bonnes heures, elle pu ressortir avec sa nouvelle coupe, qui était parfaitement réussie. Coup de bol pour cet homme qu’elle n’aurait pas hésité à frapper s’il avait raté… Tiens d’ailleurs, comment avait-elle pu se payer autant de choses aussi rapidement et facilement ? Le vol ? Non du tout. Enfin… Pas vraiment en fait. C’était juste qu’elle payait en liquide, et du portefeuille d’une de ses victimes de vol. Une bonne victime qui avait eu un portefeuille bien garni. Mais bon, passons. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir, et trouva qu’elle avait eu bon goût, ça lui allait bien tout ça.

Maintenant qu’elle avait tout ce qu’elle voulait, elle pouvait se détendre avec son estomac. Alors, elle alla dans un des petits snacks, et s’installa à une des tables vides, et prit la carte. Il y avait un peu de tout, et à entendre son ventre, il valait mieux prendre quelque chose de bien consistant. Alors… Hm… Qu’est-ce qui pourrait allier gourmandise et satisfaction de la faim ? Un bon sorbet à la fraise. Il avait l’air suffisamment bon pour pouvoir remplir son estomac et faire plaisir à ses papilles. Et comme boisson ? Une bonne bière tiens. Ca ira et puis, elle comptait la boire avant… Quoi qu’elle aurait peut-être soif après le sorbet… Bon pas grave, elle verra bien. Alors, elle interpella une serveuse et fit sa commande. Une commande qui ne mentait pas, le sorbet n’était pas le petit sorbet qu’on trouvait dans les restos qui vous faisaient payer très cher les trois bouchées. Non, là c’était au moins une vingtaine de bouchées pour quelques pièces… Miam !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Dim 18 Sep 2011, 16:00

Where is my minde -Pixies

La pluie battait son plein. Le coeur morose, la jeune étudiante s'était rendue à la bibliothèque du coin. Heureusement pour elle, ce bâtiment regorgeait de quelques milliers de livres, elle pouvait ainsi satisfaire sa soif de connaissance. Aujourd'hui se penchant sur l'espagnol. Cependant elle n'était que trop peu concentrée, se demandait si elle n'avait pas perdu une part d'elle en jouant sur différentes facettes depuis le temps. Si elle n'avait pas perdue sa connaissance d'elle même, si elle savait encore qui elle était et pourquoi elle se trouvait ici? Quel était son but?

Car certes, elle voulait partir de cette île mais pour aller où et faire quoi? Pour ensuite crever de faim et se laisser mourir sous un pont? Avait-elle réellement un jumeau? Et ce Joker, pourquoi faisait-il tout cela? Il n'était qu'un malade qu'on devrait enfermer jusqu'à sa mort. Qu'on le fasse souffrir autant de fois qu'il a tué des personnes. Un beau crevard qui n'ose même pas se montrer en publique. Car en effet, que peu de gens voyaient son visage. Il paraissait que seulement les rois en avaient le privilège, si on pouvait nommé cela comme tel.

Finalement, elle emprunta plusieurs libre et sortit de l'immeuble. L'orage grondait. Elle resta quelques dizaines de minutes sous le porche de la bâtisse à observer le spectacle que le ciel lui offrait. C'était d'un charme fou, hypnotique et fantasmagorique. Comme elle aurait aimé être un orage, lançant ses éclairs sur la Terre et la détruire afin que plus rien n'y règne, ni paix, ni guerre, plus rien.

Puis elle se décida à bouger, son ventre criant famine, son corps se gelant. Elle courut tout en ouvrant son parapluie bleu marine à poids blanc. Non loin de là ce situait une grande galerie commerciale. Elle connaissait bien cet endroit, s'y rendant souvent après avoir lu un ou deux bouquins. Elle entra donc, basculant sa tête de gauche à droite rapidement comme un petit chien. Elle s'installa directement à son snack favoris, là où les aliments avaient réellement un goût de fruit. Et elle commanda:

-Un sorbet à la fraise, un fraisier, un parfais au chocolat et un capuccino chocolat s'il vous plait.

Le serveur répondit:

-Comme à l'habitude.

Et la gratifia d'un sourire ravageur. Elle répondit aussi hypocritement qu'elle savait le faire et rangea son parapluie trempé dans un sachet puis dans son énorme sac à main. Elle était coiffée d'un queue de cheval sur le côté, laissant ses long cheveux telle une chute d'eau parfaite. Elle portait des lunettes à montures noires lui donnant un air sérieux. Elle retira son parqua noir, dévoilant alors un pull en laine rouge et une mini-jupe noire couvrant des bas résille de la même couleur que le vêtement. Elle ne portait, en guise de chaussures, que de simples ballerines rouges.

Un homme se trouvait à ses côtés, il avait les cheveux bleus cependant, elle n'e pensait pas plus que ça. Le serveur lui donna sa commande et elle commença par le parfais au chocolat, gardant le meilleur, c'est-à-dire, les fraises pour la fin.

-Merci.

Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Dim 18 Sep 2011, 17:54

Omi entendit quelqu’un s’installer non loin d’elle. Elle pouvait pas aller voir ailleurs plutôt que venir aussi près de la jeune louve ? Non ? Rah vraiment… Elle ne put alors qu’entendre la commande qu’elle avait faite et ne put s’empêcher d’ouvrir en grand les yeux, prise sur le coup de la stupéfaction. Rien que ça. Elle ne voulait pas plutôt un plat de chaque chose qu’ils proposaient dans ce petit snack plutôt ? C’était hallucinant. Mais en tout cas, elle semblait aimer en particulier les fraises et le chocolat.

Elle reprit sa cuillère, qui venait à peine d’arriver dans sa main, et plongea pour avoir la première bouchée, l’avalant. Bon sang que c’était délicieux ! Ils faisaient vraiment de très bonnes choses ici ! Omi reviendra sans doute, pour commander des petits gâteaux et / ou plats à emporter, qu’elle pourrait alors manger chez elle, et nourrir ses chiens de petites friandises. Ca leur ferait certainement plaisir. Elle les imaginait déjà, jappant, heureux, mangeant avec appétit. Mais bon. Pour le moment, c’était son estomac qu’il fallait remplir. Ses chiens avaient sûrement du se trouver quelque chose à manger depuis, ou alors, ils ne devraient plus tarder. Mais bon, ils savaient se débrouiller tous seuls alors inutile de penser à eux pour le moment.

Elle ne pouvait pas s’empêcher d’observer cette jeune femme qui avait commandé tant de petites sucreries. C’était assez… inhabituel ? Non, peut-être pas. Elle ne fréquentait pas beaucoup de gens alors bon. Peut-être que c’était tout à fait normal, et que c’était elle qui n’était pas normale de manger aussi peu ? Bof, ça n’avait aucune importance au final. La jeune louve gardait cependant son regard sur cette fille, et finit par se décider. Allez, pourquoi pas ! Elle prit son sorbet et sa bière, et alla s’installer à la même table que cette fille, se mettant face à elle
.

" Salut toi. "

Bon, ça ne sera sans doute pas facile de la faire parler, sauf si elle est du genre à s’ouvrir facilement aux autres. Mais pour l’instant, enfin du moins de ce qu’elle en avait vu, elle était plutôt le genre de fille… ou plutôt de femme vu son allure, à être calme et souriante. Mais bon, peut-être pas en fait, qui sait. Elle le verra bien avec le temps, du moins, si cette fille acceptait la conversation. Omi regarda les nombreuses friandises qui étaient là, sur la table, et qui n’attendaient que leur nouvelle propriétaire pour les engloutir au fond de son estomac, passant par les papilles gustatives qu’elles se feront un plaisir de chatouiller.

" Tu manges beaucoup. T’es gourmande ? "

Ah oui, précisons que Omi n’était pas le genre de personne qui montrait son respect. Et encore moins par un stupide vouvoiement qu’elle trouvait parfaitement inutile. Alors elle tutoyait. Et puis, de toute façon, qu’est-ce que c’était que le respect ? Quelque chose de parfaitement hypocrite qui ne servait strictement à rien, à part se cacher derrière des mots. C’était un peu comme les politiciens. Vous savez, ces gens qui vous font de belles promesses pour vous endormir et vous faire miroiter un avenir plus glorieux, et qui, une fois élus, se servent sur votre dos, en vous faisant croire que c’est une guerre contre votre mal qu’ils mènent. De l’hypocrisie pure et dure, voilà ce qu’était le respect de nos jours.

" C’est quoi ton p’tit nom ma jolie ? "

Directe aussi oui. Inutile de passer par quatre chemins. Quand on sait ce qu’on veut, on le prend, on le dit, et on ne fait pas de détours inutiles et stupides, qui ne font que vous faire passer pour des gens sournois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Dim 18 Sep 2011, 18:17

Elle venait de terminer son parfais au chocolat et commencer son sorbet que l'homme au cheveux bleus s'installa à sa table, en face d'elle. Elle lui sourit, la bouche fermée, valait mieux à moins de prendre le risque de dévoiler quelques résidus de gâteaux par ci par là entre ses dents. Elle passa sa langue sur ses dents afin de les vérifier, une fois fait, elle ouvrit la bouche:

-Bonjour, Madame? Monsieur?

Finalement elle avait quelques doutes mais que cette personne soit une femme ou un homme lui importait peu. D'ailleurs, elle n'avait que très peu envie de se la coltiner, mais ici, il valait mieux soit connaître personne, soit devenir en quelque sorte amis avec les personnes qu'on rencontrait. Enfin, ensuite, tout dépendait du caractère de chacun aussi.

Alors qu'elle mâchait tranquillement son met délicieux, ses yeux se plantèrent dans le regard de son opposé. Elle avait quelque chose dans ses orbes de rebelle et de courageux. Quelque chose de triste et de violent. Comme si tout son passé resplendissait à travers ces orbes pétillantes.

-C'est peut-être vous qui mangez peu.

Elle n'avait pas conscience qu'elle mangeait trop, ne grossissant pas. Pour, elle s'était un repas tout à fait normal pour une petite faim. C'était une sorte de boulimie dont elle ne subissait pas les méfaits physiques. Cependant, sûrement qu'un jour le diabète pointerait le bout de son nez. Le ton qu'elle employait n'était en rien hostile, il était calme et bas, serein et honnête. Elle ne mentait pas... Du moins pas encore.

Ses yeux se baissèrent sur son cappuccino qui attendait patiemment qu'on le boive. Les petites vagues qui se formaient dans son élixir chaud lui faisaient penser à celles qui se confrontaient aux roches hostiles des falaises de son côtés de l'île. Allait-elle un jour partir d'ici ou devrait-elle mourir ici dans la plus triste des existence.

-Je m'appelle Chôko et vous?

Quant à elle, elle préférait utiliser le vouvoiement qui gardait cette distance entre les autres et elle intacte. Elle pensait bien que cela ne servait à rien, qu'une distance n'allait pas la faire avancer dans ses relations. Que discuter avec les gens simplement pour ne pas s'attirer d'ennui n'allait pas l'aider à partir, du moins, pas sur cette île.

Mais alors que toutes ses pensées noires divaguaient dans son esprit, que ses larmes coulaient à l'intérieur de son être, que son âme chantaient désespérément son mal, rien ne paraissaient de cela dans ses yeux, ni son sur visage. Elle continuait à manger, fixant sans cesse le regard de la personne aux cheveux bleus.

-Pourquoi venez-vous me parler?

Quelque chose en elle l'intéressait? Ou plutôt quelque chose sur elle? Car avec toutes ses fausses facettes, qui pouvait bien lire en elle du premier coup d'oeil? Qui pouvait la cerner réellement? S'il n'y avait eut personne, elle aurait sûrement eut un rire noir, trouvant cela bien idiot. La Chôko d'avant n'existait plus.
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Lun 19 Sep 2011, 11:29

Madame ou monsieur ? Ce serait plutôt Mademoiselle. Mais... Elle ne voyait pas quel genre elle était ? C’était plutôt amusant ça… Et si elle la laissait planer dans le doute ? Oui… Ce serait particulièrement amusant de ne rien dire et de la faire réfléchir sur le fait qu’elle était un homme ou une femme.

" Peu importe. "

Elle la regardait dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres. Toujours en la fixant, Omi reprit sa cuillère une nouvelle fois, la plongeant dans la crème glacée au petit goût de vanille qui surplombait la glace crémeuse à la fraise, et qui était décorée de quelques moitiés de fraises. Elle prit de quoi emplir sa cuillère et mangea ce qu’elle avait récolté, toujours en fixant la jeune femme, ne la lâchant pas du regard. Hm ? Si c’était elle qui mangeait peu ? Bah… Ouais pourquoi pas après tout. Mais tout n’était qu’une question de point de vue. Elles avaient peut-être toutes les deux raison comme elles avaient possiblement toutes les deux tort. Mais bon, on s’en fichait complètement de toute façon. Ce n’était pas du tout important de savoir quelle était la quantité dite normale de nourriture qu’on mangeait en un seul repas.

" Ou alors c’est juste que t’es gourmande. "

Un petit sourire amusé, avant de prendre une nouvelle bouchée de sa propre friandise. Les fraises n’étaient pas son fruit favori, mais tant pis. C’était quand même très bon les sundaes à la fraise. Omi leva les yeux vers la jeune femme, qui venait tout juste de se présenter. Ah oui… Un point important dans la politesse, enfin, si on trouvait essentiel de se présenter. La jeune louve n’en voyait pas l’intérêt alors elle ne s’était jamais donné la peine de se présenter en premier. Elle ne donnait son nom et son prénom, ou juste l’un des deux, que lorsque l’autre faisait le premier pas. Pour quelqu’un de plutôt fonceur, c’était une attitude étonnante, n’est-ce pas ? Chôko hm ? Joli prénom, ça lui allait bien, il fallait le dire. Omi eut un petit sourire et passa sa langue sur la cuillère, avant de jouer avec entre ses doigts.

" Omi. Je m’appelle Omi. "

Un nom qui ne l’aidera sans doute pas à deviner son sexe, ce prénom étant androgyne. Quoi que plus utilisé pour les hommes, d’après ce qu’elle avait comprit… Mais certaines femmes portaient ce nom. Oh et puis on s’en fout de toute façon. C’est un prénom androgyne, c’est tout ce qui importe.

Leur regard était toujours plongé l’un dans l’autre, ce qui faisait assez sourire la jeune louve. Qu’avait-elle pour la fixer ainsi ? Etait-elle tout aussi curieuse qu’elle l’était ? Sans doute, à moins qu’elle ne soit méfiante à son égard, son esprit envahi de question sur ses intentions. Et sa question, à cette demoiselle répondant au prénom de Chôko, ne l’aiguilla pas sur ses pensées et sentiments qui pouvaient faire comprendre pourquoi un tel regard. Mais peut-être, et même sûrement, elle ne devait pas comprendre pourquoi Omi la fixait. Hm… Pourquoi était-elle venue lui parler ? Voilà une question… qui ne manquait pas de bon sens quand on y réfléchissait. Oui, pourquoi était-elle venue à sa table, alors qu’elle était parfaitement tranquille à la sienne, seule, loin de toute personne qui pouvait venir l’enquiquiner ? La réponse était parfaitement simple.


" Une envie. La curiosité aussi je dirais. "

Et après ces mots, son sourire un tantinet sadique s’agrandit. Oh non, elle ne lui voulait pas de mal. Elle avait juste eu cette soudaine envie de s’asseoir face à elle, et de… faire connaissance ? Oh si elle n’avait pas parlé, ça n’aurait pas été grave après tout. Ce n’était pas ça qui allait détruire sa journée.

" Ca te gêne ? Moi j’ai pas envie de partir par contre. "

Son sourire changea, devenant comme carnassier, comme un animal sauvage, un prédateur, ayant trouvé sa proie. Que ce soit pour la chasser, jouer avec et donc s’amuser à ses dépends, ou bien pour la dévorer. Ce n’était rien de plus que le sourire d’un prédateur qui avait trouvé de quoi se divertir, mais qui n’avait pas la profonde envie de causer le moindre mal. Elle ne lui avait rien fait après tout, alors pourquoi vouloir l’agresser ? Non, il n’y avait là aucune raison.

" Qui t’es toi ? T’es une quoi ? "

Mais peut-être ne voudrait-elle pas trop parler d’elle, alors c’était sans doute à Omi de faire le premier pas cette fois. Et tant pis pour elle, elle ne risquait rien de toute façon. Enfin, peut-être que si, mais à vrai dire, elle n’en avait strictement rien à faire. Elle avait rencontré une As, ces bourreaux, donnant la mort à leurs victimes désignées dans le pire des cas. Et la mort qui lui tendait les bras ne trouvait qu’attente auprès de la louve. Elle ne craignait pas de mourir, et dire qu’elle n’y pensait pas de temps en temps serait mensonge. Mais que la mort vienne, elle sera la bienvenue. Sa vie n’était que déchéance, qu’avait-elle à perdre ? Dans la foulée, elle donna des précisions sur elle.

" Moi je viens de l’Ouest, le quartier des jeux, là où vivent ceux qu’on appelle dans cet immense jeu de Cartes, les Trèfles. "

Et elle ? Cœur ? Pique ? Carreau ? D’où venait-elle ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Mar 20 Sep 2011, 16:19

-Donc je peux décider ce que tu es?

C'était étrangement dit. Son regard était neutre et pourtant sa voix exprimait un amusement, comme un air hautain, défiant. C'était inhabituel de sa part mais sûrement car elle ne savait déceler son sexe alors qu'elle était censée pouvoir percevoir n'importe quelles informations même la plus minime en observant une personne. Elle hocha la tête négativement, fermant les yeux et se remit quelques mèches de cheveux en places, ceux-ci ondulaient à cause de l'humidité qui régnait dans l'atmosphère.

-Je ne suis pas gourmande, je me nourris quasiment que de ça.

Elle attendait alors, les yeux dans les yeux, la réponse de l'inconnue. Pas qu'elle désirait à tout prix ce qu'allait lui répondre la bleue - si cela ne la concernait pas spécialement, elle s'en serait hautement moqué- mais tout simplement pour continuer cette conversation. Si déjà cette personne était venue, autant passer le temps en sa compagnie non?

Ce petit sourire en coin qu'avait son opposée la rendait perplexe. Avait-elle de malsaines intentions envers elle ou bien souriait-elle ainsi à l'habitude? Cependant, elle trouvait que cette expression s'associait très bien à son visage sans défauts et à l'allure androgyne. Finalement, elle se fit une idée en entendant son prénom et en le conciliant à ses précédentes constatations. Ses mains étaient très fines, tout comme sa nuque et sa tête n'était pas carrée comme celle d'un homme. Cette Omi était une femme. Néanmoins, celle-ci semblant se complaire dans son androgénie, elle décida de ne faire aucune remarque afin de ne pas la vexer et surtout de ne pas paraître trop indiscrète.

-C'est joli Omi.

Finalement, elle aurait pût facilement être une Geisha de haut rang à l'époque si l'on y repense. Elle qui pouvait s'adapter aux autres, ainsi oubliant peu à peu sa propre existence avait tout ce qu'il fallait pour devenir prostituées de premier grade. Elle pouvait mentir comme elle respirait. Mais ici, était-ce réellement un mensonge? Elle ne pensait pas grand chose de ce prénom. Elle savait seulement qu'il était bien plus masculin que féminin. Mais si on s'en suivait à l'allure de cette femme, son prénom n'était pas si surprenant qu'on pourrait le croire à première vue.

Le regard de Chôko parut soudainement plus intéressé par les nouveaux dires de la garçonne. Par curiosité? Que cela voulait-il dire? Que quelque chose en elle ou bien sûr elle l'avait attiré? Elle finit son sorbet et entama le fraisier. Elle mangeait sans s'arrêter, ne prenant même pas en compte tout le volume qu'elle avalait. Tout ce qui lui importait était le sublime goût que lui apportait ses mets.

Elle pencha légèrement la tête, se disant que c'était bien la première fois que quelqu'un lui demandait si quelque chose la gênait. Cela aurait pu la surprendre si la garçonne n'aurait pas ajouté qu'elle ne désirait partir. Au final, ici, c'est comme si tout le monde était pareil. Mais au final, cela changeait-il du reste du monde? N'empêche qu'elle ne désirait rester ici.

-Ça ne me dérange pas.

Mais il ne fallait pas non plus que sa présence empiète sur son moment de détente, qu'elle devienne lourde à supporter ou même pire, omniprésente. Comme cela c'était bien et elle espérait que la bleue la laisserait partir si l'envie lui en venait, sinon, elle serait contrainte de jouer encore et encore la comédie.

Le sourire de la garçonne la rendit quelque peu mal à l'aise. Etait-elle tombée sur une détraquée dont les besoins étaient incontrôlables? Elle déglutit intérieurement, repensant à son passé parfait devenu bien trop lugubre. Enfin, elle ne laissa rien paraître comme à l'habitude et préféra caresser la bleue dans le sens du poil pour mieux s'en sortir par la suite. Elle regarda autour d'elle et il lui semblait évident qu'elle vienne de cette partie de l'Île. Enfin, si elle avait été réellement expressive, elle aurait haussé les épaules avant de répondre d'un ton désinvolte " Ben... D'ici". Cependant elle n'en fit rien et préféra répondre gentillement:

-Je viens de cette partie de l'île. Je suis une pique. Une petite carte qui souhaite garder son peu d'importance.

Un infime sourire vint border ses lèvres. Allez savoir pourquoi.
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Mer 21 Sep 2011, 10:18

Hein ? Alors c’était pas par gourmandise ? Elle mangeait que des trucs sucrés ? Bon pourquoi pas après tout. Tous les goûts sont dans la nature. Ca vaut pas un bon steak bien saignant mais bon, pourquoi pas après tout. Elle n’avait rien à dire et se contenta de hausser les épaules, reprenant une bouchée de sa propre friandise. Elle ne disait rien, ne trouvant rien à dire de toute façon. C’était son problème, pas celui de Omi. Qu’en avait-elle à faire ? Rien du tout. Si elle voulait se nourrir de friandises, de ces petites gourmandises, c’était que ça regardait et personne d’autre.

Joli ? Son prénom ? Il était simple et plutôt original. Les prénoms androgynes n’étaient pas tellement courant, surtout lorsque l’un d’entre eux, à consonance masculine, était attribué à une personne de sexe féminin. Mais à vrai dire, elle n’en avait rien à faire. Ce n’était que des questions sans importance.

Bon, tant mieux, ça ne la dérangeait pas. Au moins, Omi ne se ferait pas incendier parce qu’elle avait l’intention de rester pour tenir encore compagnie à cette femme qui avait quelque chose dans le regard qui l’intéressait. Au début, c’était juste une envie de parler, comme la curiosité qui l’avait attirée par rapport au fait que cette Chôko avait commandé pas mal de petites friandises, ce qui l’avait, on peut l’avouer sans problème, fortement intriguée.

Une Pique. D’accord. Qu’est-ce que Akeko lui avait dit à propos des Piques ? Rien. A part l’endroit où ils vivaient, et le fait que comme chaque autre « type de carte » ils avaient un caractère bien précis. Mais quel type de caractère était-ce donc ? Allez savoir. Elle le découvrira bien en temps voulu, surtout par le temps qu’elle passera dans ce quartier-ci. Et peut-être même en la compagnie de cette jeune femme. Elle verra bien. Il ne fallait pas précipiter les choses, c’était inutile. Une petite carte qui souhaitait garder son peu d’importance… Avait-elle peur de viser trop haut ? Avait-elle peur de tomber plus bas après avoir grimpé des échelons ?


" T’as peur ? "

Ce n’était pas impossible après tout. Apparemment, beaucoup de gens avaient peur de beaucoup de choses ici, et particulièrement de ceux qui vivent au centre de cette île. Alors peut-être que gagner de l’importance leur attirerait leurs foudres ? Qui sait. Omi s’en fichait royalement. La vie n’était pas totalement gouvernée par soi-même, d’après ce qu’elle avait apprit et comprit, et particulièrement ici. Alors qu’importait ? Elle ferait ce qu’elle avait envie de faire, sans se soucier des conséquences. Si on devait encore la mettre en prison car elle était allée trop loin, soit. Si on devait supprimer sa vie, même par pur caprice, soit. Elle s’en fichait complètement, personne ne la pleurerait… à part ses deux fidèles amis huskies.

" T’étais où avant d’arriver ici ? Ou… peut-être que t’es née ici ? "

Omi non. Omi était née plus loin, dans ce pays qu’on nomme le Japon. Elle avait été mise de force dans un bateau qui l’avait amenée ici. Et ça n’avait pas changé grand-chose à sa vie. Voire même rien du tout. Même le fait de savoir qu’on la surveillait, qu’on avait une forte emprise sur sa vie, ne la brusquait pas plus que ça. Elle se disait juste que désormais, elle n’était pas seule à diriger sa propre vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Mer 21 Sep 2011, 11:39

On pouvait sûrement dire qu'il y avait une chose qui la rendait gourmande, un plat qui se nommait le riz cantonais. Elle ne comptait pas, elle se servait et se resservait jusqu'à que le saladier soit vide et se plaignait par la suite de ne pas avoir assez mangé. Mais cela, personne, mise à part elle ne le savait. Le Joker peut-être mais qu'est-ce que cela pourrait lui apporter à lui?

Alors qu'Omi semblait réfléchir au compliment factice de la jeune carte noire, celle-ci repensait à son prénom. Ces parents, enfin, ceux qui l'avaient l'avaient nommé avaient-ils une raison bien concrète pour avoir choisi ce prénom là? Car à la différence d'Omi, Chôko n'avait pu choisir son prénom. Si l'on s'en suivait à ses idéogrammes, elle se nommait Enfant du crépuscule. Mais qu'est-ce que cela pouvait-il bien dire? Et si elle avait vécu avec sa mère biologique, quel serait son nom à l'heure qu'il est?

Elle ferma les yeux un instant, il n'y avait aucune raison qu'elle pense à tout cela. Elle chercha trop loin, s'embrouillait l'esprit et oubliait de ce fait la personne se trouvant en face d'elle. Cependant, son masque était rigide et intransigeant, rien ne se laissait transparaître, encore.

-Je n'ai pas peur. Je ne désire simplement pas m'embêter avec des problèmes trop importants voire même insignifiants. Je veux mener ma vie tranquillement.

Qu'elle meurt ou non, là n'était pas la question. Elle s'en souciera sûrement le jour où la faucheuse viendra la saluer en personne. Elle aspirait à une vie paisible, loin de tous soucis. Une vie utopique qui ne se réalisera jamais. Mais pour tenter de réaliser une minime parcelle de ce rêve, il fallait éviter les ennuis.

-Avant je vivais au Japon, dans la préfecture de Mie, à Toba. Je ne suis pas née ici.

Elle aurait peut-être dû mentir et s'enfuir loin afin qu'on ne la questionne plus mais cette femme androgyne l'intriguait. Peut-être qu'elle pourrait jouer un peu, passer le temps. Une éclair lumineux et pétillants traversa son regard et elle ajouta avec une légère intonation d'intérêt dans la voix:

-Et vous?

D'où venait cette femme à l'habitude vestimentaire androgyne? Pourquoi se vêtait-elle de la sorte? N'avait-elle pas confiance en sa féminité ou bien la rejetait-elle? Son regard était dur comme faire et son sourire carnassier, on aurait dit une louve. Pourtant une louve qui avait besoin de compagnie. Car nous le savons tous, les loups vivent en meute et Chôko trouvait étrange qu'on énonce l'expression "Loup solitaire". Enfin quoique, avec son style, son manque de politesse et de tact, elle pouvait très bien être rejetée de la norme sociale et de ce fait, cette expression prendrai tout son sens, surtout pour l'androgyne. Omi était une louve et non une femme. Elle était une louve au pelage gris bleu et au regard sombre et glacial. Ces pensées firent trésaillir la pique en un frisson indiscret et dérangeant. Elle simula alors le fait d'avoir froid.
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Mer 21 Sep 2011, 15:38

Mener une vie tranquille… C’était plutôt étrange… Enfin, de tous les gens qu’elle avait vus ici, jusqu’à présent, aucun n’aspirait à mener une vie tranquille, mais plutôt à tout faire pour avoir une bonne vie, quitte à écraser les autres. C’était plutôt suspect non ? Ou peut-être que c’était simplement dans son caractère. Peut-être Chôko était-elle quelqu’un de tout à fait passif ? Oui, ça pouvait être ça. Mais bon. Après tout, qu’est-ce que ça lui apporterait de savoir qui était cette fille ? Beaucoup ? Peu ? Est-ce que ça lui apporterait quoi que ce soit de toute façon ? Et puis surtout, est-ce qu’elle en avait quelque chose à faire que ça lui serve dans sa vie ? Non pas vraiment en fait.

Toba ? Dans la préfecture de Mie ? Euh… Ouais… Omi haussa simplement les épaules. Elle ne savait pas du tout où c’était alors si jamais elle mentait ou si elle disait la vérité, elle ne remarquerait absolument rien. Elle ne connaissait rien du Japon, à part le petit endroit dans lequel elle avait vécu pendant toute son enfance. Alors la géographie… Qu’est-ce qu’elle en avait à faire puisqu’elle n’y connaissait strictement rien ? Et elle ? D’où elle venait… Eh bien…


" Je sais plus. Et j’m’en fous. "

Elle ne savait pas où elle était née. Elle se souvenait juste de cet orphelinat stupide, où on croyait pouvoir la formater et la mettre dans une famille. Mais Omi n’était pas de ce genre, elle n’était pas effacée. Elle avait choisi de mener sa vie par le bout du nez, et non l’inverse. Elle ne se souvenait plus de la ville dans laquelle elle avait grandi et cela lui importait vraiment peu. Elle n’y retournerait sans doute jamais. Pourquoi faire de toute façon ? Elle n’était pas si mal ici. Personne n’était encore venue l’emmerder, elle avait une petite vie rien qu’à elle, et elle vivait avec quelque chose qu’elle aimait. Alors pourquoi partir ? Et puis, le pourrait-elle seulement ? Un bateau qui part en pleine nuit… Mouais… Peu importe. Elle n’avait pas envie de s’attarder là-dessus.

Elle vit Chôko frissonner, alors que la jeune louve mangeait un morceau de fraise, qui faisait partie de son sorbet. Elle avait froid ? En même temps, elle mangeait des trucs froids et n’était pas tellement couverte. Omi se leva alors, et ôta son manteau de ses épaules, avant de le déposer sur celles de la jeune femme qui avait accepté de partager sa table avec elle. Pourquoi faisait-elle ça ? Oh elle n’était pas méchante alors aucune raison de la laisser trembler de froid. Et puis… qui sait… ça pourrait peut-être lui servir un jour. Alors autant le faire. Elle verra bien.


" Couvre-toi la prochaine fois. Ou mange pas des pâtisseries froides. "

La jeune louve eut un petit sourire amusé. Elle leva ses yeux vers ceux de Chôko, la regardant dans les yeux, un regard en biais. Ce regard n’avait rien de mauvais, juste un air normal, pour quelqu’un comme Omi était. Mais bon, la jeune Pique qui lui faisait face devait sans aucun doute l’ignorer. Mais bon, elle s’en fichait totalement, ce n’était pas son problème.

" T’es frileuse ? "

Pendant qu’elle lui répondait, et même après, la jeune louve mangea au moins la moitié de son sundae à la fraise, s’en délectant. Elle qui n’aimait pas ce genre de fruits en temps normal, elle trouvait ce met particulièrement succulent. Mais… continuons dans les présentions. C’était amusant de rencontrer des gens, autant continuer de faire connaissance.

" Tu faisais quelque chose avant de venir ici ? Genre un métier ou autre, n’importe quoi quoi. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Jeu 22 Sep 2011, 17:49

-Tu t'en fous?

Il était rare voire quasiment impossible de voire une réaction réelle sur le visage de la jeune pique. De ce fait la louve bleue pouvait bien s'étonner de voir le visage de Chôko ébahit, la bouche en cul de poule et les yeux rond. La cuillère lui tomba des mains, elle se racla la gorge et but quelques gorgées de son élixir chaud au bon goût chocolat mêlé de café.

Elle ne comprenait pas. Se plaisait-il ici? Comment pouvait-on apprécier la vie sur cette île? Mais en y repensant, cela ne changeait pas grand chose de leur habitat d'avant. Ils vivaient sur une île, avec trop de gens et surtout trop de gens malveillant. Puis elle touilla, encore et encore. Ici, rien était amusant, elle s'ennuyait. Ils ne traînaient que des dépravés dans les rues, les personnes dignes de confiance étaient rares.

-La vie ici ne te dérange pas?

Elle remit son masque neutre et fini son dernier dessert avant de boire à nouveau son cappuccino. Elle sourit rapidement à l'androgyne qui lui couvrit ses épaules de sa veste. Chôko ne se gêna pas pour enfiler ses bras dans les manches du vêtement.

Cette femme avait le don étrange de mettre la femme miroir dans un drôle d'état. Elle qui pouvait refléter les âmes à travers ses yeux ne semblait pas fonctionner correctement aujourd'hui. Cependant, il fallait qu'elle garde son calme. Elle ne voyait pas en quoi elle devait perdre la face, cette femme ne lui avait rien dit de si perturbant, si? On dirait bien.

-Oui. J'ai les pieds et le nez froid quand je dors.

Pourquoi venait-elle de dire cela? Elle ne savait pas vraiment, une envie subite. Son ventre, lui était pourtant bouillant quand elle sommeillait mais cela n'était vraiment pas important. Cette bleue la troublait et cela l'énervait au plus haut point. Mais rien ne lui faire savoir était son but de la journée. De toutes manières, si elle passait pour une fille sans personnalité et sans conversation, sûrement que la louve ne viendrait plus la voir par la suite. Sauf que Chôko venait déjà de déballer un élément la concernant.

Devait-elle réellement lui dire quel métier elle effectuait avant d'être séquestrée et envoyée sur cette île maudite? Elle préféra obstrué cette partie de sa vie pour le moment et ne lui parler que de ses études qu'elle affectionnait tant, ce qui lui aurait permis de fuir loin de tout ce mensonge qu'étaient ses "parents".

-J'étais étudiante dans une fac de langues étrangères et toi? Mais je continue à apprendre les langues ici, les bibliothèques regorgent de livres étrangers très intéressant.

Elle lui offrit un infime sourire et replongea son nez dans la tasse mousseuse de crème de cappuccino. C'était délicieusement chaud et réconfortant. Quoi de mieux par un tant pluvieux?
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Ven 23 Sep 2011, 09:26

Omi hocha simplement la tête. Oui, elle s’en foutait. Quelle importance ça avait de toute façon ? Elle était née indésirée, une enfant conçue lors d’un viol par un homme qu’elle ne connaîtra jamais, sur une femme qui n’a accouché que pour préserver son corps des séquelles que causeraient un avortement à cette période de la grossesse. La jeune louve ne devait sa vie qu’à cela. Elle ne devait sa vie qu’à l’égoïsme d’une femme, aussi superficielle que l’on puisse l’être sans le moindre doute. Et que dire de son enfance ? Rien de plus glorieux. Un orphelinat où les cas étaient plus dépravés, misérables, les uns que les autres. Non, il n’y avait pas de quoi être fière et encore moins de quoi conserver des souvenirs et les chérir. Il n’y avait strictement rien. Sa vie, elle ne la devait qu’à elle-même et à personne d’autre. Qui se soucierait de sa vie de toute façon ?

Elle haussa un sourcil à la nouvelle question de Chôko, la cuillère dans la bouche, alors qu’elle était en train d’avaler une nouvelle bouchée de son sundae. Si… Si elle se plaisait ici ? C’était ça que ça sous-entendait non ? Si une vie ne dérangeait pas, c’était qu’elle plaisait un minimum. Pas vrai ? La réponse était simple. Alors, Omi poussa un soupir, jouant avec sa cuillère sur une partie de crème glacée, avant d’ouvrir la bouche pour répondre.


" Elle n’est pas différente de ma vie d’avant. La seule chose qui change… c’est que je ne suis plus seule à diriger ma propre vie. "

Sinon, il n’y avait pas la moindre différence. Elle vivait toujours dans la rue, sans personne avec elle, à part ses deux fidèles amis, ses deux chiens, deux huskies qui l’accompagnaient presque partout où elle allait et avec qui elle pouvait vivre dans l’insouciance. Ah oui, et aussi…

" Et que je vis en faisant ce que j’aime. "

Ses deux boulots, tous deux en relation proche avec la guitare, l’instrument dont elle jouait depuis plus d’une dizaine d’années environ. Professeur de guitare dans un magasin de musique, où elle faisait un peu de vente et de tenue de caisse quand elle n’avait rien d’autre à faire, pendant ses après-midi. Et l’autre ? Un boulot de guitariste dans un bar où il y avait une scène et où des petits groupes venaient se produire pour une ou deux chansons, histoire de mettre juste l’ambiance ou bien des anonymes qui formaient des groupes sur le tas pour s’amuser. Omi s’en fichait, tant qu’elle pouvait jouer.

Hm ? Elle lui avait juste demandé si elle était frileuse, et voilà que Chôko se mettait à lui dire qu’elle avait les pieds et le nez froids quand elle dormait. Cette phrase, sortie sans aucun doute spontanément, détendit l’atmosphère aussi facilement qu’on éclate un ballon avec une aiguille. Et la réaction de la jeune louve fut tout aussi bruyante. Elle fut prise d’un fou rire, se mettant à rire naturellement, s’en donnant à cœur joie, sans forcer en quoi que ce soit. Qu’elle était marrante, cette Chôko ! Omi mit une bonne minute à se calmer de son fou rire, et du commander de l’eau fraîche pour retrouver une respiration convenable. Elle finit par retrouver enfin son souffle et put se remettre à parler normalement, bien que le sourire était toujours présent sur ses lèvres aussi pâles que son teint.


" T’es une comique toi. Ha ha ! "

Elle avait mangé un clown avec ses pâtisseries ou quoi ? Allez savoir. Pourtant, elle avait semblé plutôt sérieuse. Elle devait bien cacher son jeu alors. Et une nouvelle information, demandée par la jeune louve, bien entendu. Etudiante ? Et une fac de langues étrangères. Ah mais… C’est quoi déjà une fac ? Ah oui, elle s’en souvenait. Ben oui, ayant vécu dans la rue, elle n’était jamais allée à l’école. Elle avait juste regardé ici et là, et avait apprit avec les autres enfants, les bases, et plus avec les autres sdf quand elle était dans la rue. Sinon, elle ne saurait rien. Mais bon, revenons à Chôko.

" Moi, j’étais ce que je suis toujours aujourd’hui, le taf en moins. "

Elle but une nouvelle gorgée de sa bière, plusieurs même allez. Autant bien se désaltérer le gosier. Omi remarqua le petit sourire de Chôko, et ne manqua pas de lui faire remarquer.

" Ah ! Tu souris enfin ! "

La jeune louve avait toujours le sien, de sourire. Elle était de bonne humeur avec la « blague » qu’avait dite la jeune femme qui était assise face à elle.

" T’étudies quoi comme langues ? Et tu sais en parler d’autres aussi ? Moi, perso, non. J’sais parler que ma langue natale, sinon, j’suis une inculte quoi. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Ven 23 Sep 2011, 15:33

-Je vois.

Elle n'en demanderait pas plus, après tout, cela ne la concernait pas, la bleue pouvait en parler si elle le désirait. Elle haussa les sourcils en entendant la louve parler, alors elle pouvait faire ce qu'elle aimait? Il y avait alors un point positif sur cette île, on pouvait nous faire plaisir avec nos passions.

-Quelle est cette chose que tu aimes faire?

C'était étrange, cette femme androgyne commençait sérieusement à l'intriguer. Finalement, parler avec elle était plaisant, mais ça, elle ne voulait pas qu'on le découvre, il en était hors de question, il en allait de sa tranquillité et de sa solitude volontaire qu'elle aimait tellement.

Elle manqua de s'étouffer en buvant son élixir chaud lorsqu'Omi se mit à rire de part ses dires. Elle fut quelque peu vexée, ne trouvant pas ses propos un soupçon comique. Non, cela l'avait même gêné alors pour l'autre riait à gorge déployée? Se moquait-elle d'elle? Ou bien était-ce réellement parce qu'elle avait dit avait l'air trop dégagé par rapport au contenu de la phrase?

-Ne te moque pas de moi.

Elle avait oublié d'user du vouvoiement, légèrement contrariée. Ah! Ses trèfles, comment faisaient-ils pour fendre les masques des gens. Et oui! Chôko n'aimait pas qu'on se moque d'elle.

-Je vois.

Dit-elle alors que la bleue reprenait, toujours vexée. Cependant, elle ne put s'empêcher de rougir et de sourire un peu lorsqu'Omi lui fit une remarque sur son sourire.

-Oui, ça peut m'arriver.

Elle sourit un peu encore une fois, se laissant totalement aller, se disant que tant pis, de toutes manières, elle ne reverrait sûrement pas cette femme androgyne dont les allures masculines intriguaient Chôko. Elle respira un grand coup et répondit:

-Je suis encore en apprentissage pour le chinois et le coréen, j'ai un bon niveau en espagnol et français, en anglais je me débrouille. J'aimerais apprendre le portugais, l'italien et le russe. J'espère pouvoir le faire dans les prochains temps.

Elle fini sa tasse de cappuccino, peut-être qu'elle venait de trop parler, que sa parole avait écrasé les épaules de cette femme et qu'elle s'en voulait donc à mort de lui avoir adressé la parole. Son regard se planté à nouveau dans les orbes grises de la bleue, s'y perdant quelque peu, s'y attardant. Elle rougit et dévia son regard sur la boutique à sa droite. Une boutique de macaron dont les prix ex-orbitaient les yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Mar 27 Sep 2011, 10:55

Cette chose qu’elle aimait faire… Cette fille semblait bien curieuse. Mais bon, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, c’était normal d’être curieux quand on y pense. Ca prouve qu’on s’intéresse à quelque chose, à la vie, aux autres. Par exemple. Et là, c’était à elle qu’elle s’intéressait. Mais il y avait aussi un intérêt malsain, et non pas innocent. Et elle, cette Chôko, quel était son intérêt à lui demander tout ça ? A lui poser des questions à son tour ? Omi essayait de lire dans ses yeux, mais ne trouvait pas grand-chose qui pouvait l’aiguiller. Alors elle décida de simplement hausser les épaules, avant de répondre à sa question.

" La guitare. "

Cet instrument magique, mythique même pour elle. Elle adorait sentir les notes s’échapper sous les cordes qu’elle faisait vibrer de ses doigts, glissant le long de celles-ci avec dextérité. Mais bon, ça, Chôko devait ignorer que la jeune louve avait de longues années de pratique et donc savait désormais manier cet instrument avec complexité. Elle continuait de sourire, buvant quelques gorgées de sa bière par la suite.

" Je ne me permettrai pas voyons… "

Ce n’était que taquineries après tout, rien de bien méchant. Alors il ne fallait surtout pas le prendre mal. Enfin, elle espérait qu’elle ne le prenne pas mal…

" Tu es très jolie quand tu souris. Vraiment. "

Non vraiment. Elle était même assez belle, il fallait le dire. Omi lui fit d’ailleurs un petit sourire charmeur, pour lui prouver sa sincérité sur le fait qu’elle la trouvait très jolie et donc attirante. Elle devrait sourire plus souvent, ça lui allait très bien. Mais pourquoi souriait-elle donc si peu ? Car d’après ce qu’elle disait, elle n’avait pas l’air de sourire souvent…

Vint ensuite les langues. Ouah ! Elle étudiait vraiment tout ça ?! Eh ben… Elle avait vraiment de quoi faire… C’était… impressionnant. Oui, c’est le mot. Omi hallucinait. Toutes ces langues… Elle était vraiment sûre d’être capable de toutes les retenir ? Mais aussi, à quoi ça pourrait bien lui servir tout ça ? Ce n’était pas utile si ? Mais dans un endroit comme celui-là, ça l’étonnerait que ce soit vraiment d’une grande utilité… Enfin bon. Après tout, la jeune louve ne connaissait pas tellement de choses par ici, juste ce que Shi lui avait dit. Et encore, elle n’était pas sûre qu’elle lui ait vraiment tout dit. Peut-être y avait-il des tabous par ici… Elle verra bien en temps et en heure. Ce n’était pas important pour l’instant.


" A quoi ça va te servir de connaître autant de langues ? Ca fait pas un peu beaucoup ? Et puis, t’es sûre que t’as pas besoin de plus ? "

Ben oui, ça fait déjà énorme tout ça… Enfin bon. Si ça lui plaisait hein. Omi plongea à nouveau sa cuillère dans le sundae à la fraise, mangeant encore un peu. Elle avala la dernière bouchée, laissant tomber la cuillère dans le verre magnifiquement construit. Elle leva ses yeux vers Chôko, ses coudes sur la table, ses mains devant sa bouche.

" Tu n’as pas l’air heureuse. "

Elle avait dit ça en la fixant, l’air sérieux. Elle l’avait remarqué. Sur son visage, planait une certaine tristesse, comme si elle n’était pas réellement heureuse, et encore moins au fond d’elle.

" Quelque chose te tracasse ? Ou bien est-ce que tu fuis un moment de ton passé ? "

C’était compréhensible. Omi elle-même passait par là, abandonnant ce qu’elle était. Une enfant abandonnée, indésirée. Elle ne le savait que trop bien mais ne voulait jamais y penser. Parfois, elle reniait jusqu’à sa féminité, afin de pouvoir être libre et de ne penser plus à rien. C’était étrange, mais c’était car on l’avait traitée de faible car elle était une femme. Ca l’avait marquée, comme au fer rouge, et depuis, elle ne voulait pas qu’on sache au premier coup d’œil qu’elle était une femelle. Fuir son passé... elle connait ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Invité
Invité

avatar


MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Ven 07 Oct 2011, 18:39

La guitare? Il était vrai que la passion de beaucoup de gens était de jouer de la musique. Mais fallait-il encore qu'il sache en jouer. Et puis même, qu'est-ce qu'il prouvait que même en sachant de la musique ceux-ci étaient musicien? Car certains ne cherchaient que la notoriété, voulant s'asperger de lumière en cherchant la technicité suprême sans émettre une once d'émotion, sans un soupçon de sensibilité. Alors de quel côté faisait partie cette femme androgyne? Etait-elle musicienne ou jouait-elle simplement de la musique?

-Est-ce que c'est dur d'apprendre à en jouer?

Après tout, pourquoi pas? A part lire et relire et encore lire et relire, Chôko ne faisait quasiment rien de ses journées. Elle rendait parfois visite à Tasurô ou a Naru mais c'était tout. Ces derniers jours, elle s'essayait à la cuisine. Juste la veille, elle avait tenté de réaliser un roulé au chocolat. Il était laid et le goût n'était pas encore ça mais c'était mangeable, alors elle s'était dit qu'elle s'entraînerait encore afin de pouvoir en cuir un très bon! Donc elle se demandait si c'était pareil à la guitare, si c'était simplement une notion d'entraînement.

Elle détourna le regard de la louve, le feu aux joues, les lèvres serrées. Elle jouait avec ses cheveux, effectuant une tresse qui tenait assez bien malgré le fait qu'il manquait un élastique pour les maintenir en forme.

-Merci... T'es belle aussi tu sais, avec ton air androgyne.

Puis son coeur rata un battement alors que la jeune femme lui demandait la raison de cet apprentissage de toutes ces langues. Elle déglutit quelque peu, son passé était son passé et elle n'avait que très peu envie de le dévoiler mais cependant, l'envie d'en parler à quelqu'un la démangeait même si c'était une parfaite inconnue. Finalement, elle opta de conter que quelques bribes. Son histoire ne regardait définitivement pas cette bleue.

-Quand je partirai d'ici, je ne retournerai pas au Japon. De ce fait, je dois apprendre le plus de langues possibles pour m’intégrer au mieux dans le pays dans lequel je m'installerai.

Chôko avait totalement délaissé ses mets, se sentant repus et pensant que si elle continuait son estomac lui en ferait baver. Elle baissa le visage, faisant mine de s'intéresser avec émerveillement sur les miettes de son parfait au chocolat. Elle n'avait pas l'air heureuse? Mais pourtant, son côté mélancolique, elle n'avait désiré le montrer à personne alors pourquoi cette inconnue l'avait-elle remarqué aussi rapidement? Elle ne devait pas se démonter face à elle, non!

-Je ne vois pas en quoi ça te regarde! De quoi je me mêle!

Elle se leva afin de se diriger vers la sortie en oubliant que son manteau était encore sur la chaise, ainsi que son sac à main et que la veste d'Omi résidait sur ses propres épaules. Lorsqu'elle le remarqua, elle se trouvait près de la boutique de macaron. Finalement, elle se rendit simplement aux toilettes car si cette femme se comportait comme un homme, elle ne devait sûrement pas entrer dans ce genre d'endroit, si?
Revenir en haut Aller en bas
Kimura Omi
♣ Chiisana Karto ▬
† Wolf Demon †

avatar

Messages : 342
Avatar : Omi [exist†trace]

Brièvement : 23 ans # Club # Homosexuelle
Activité : Guitariste (dans un bar la nuit, en prof le jour)
Autre : N'aie pas peur... Je mords juste à sang.

MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   Lun 17 Oct 2011, 16:11

Si c’était dur ? Omi se mit à sourire, et haussa simplement les épaules. Mais bon, sans aucun doute que cette réponse ne satisferait pas cette demoiselle, et la jeune louve en était bien certaine. Elle fit tournoyer le bout de son index sur le haut de la coupe en verre qui avait servi de récipient au sorbet à la fraise.

" Il suffit… d’avoir envie. "

Tout n’était qu’une question de motivation, de volonté de se dépasser. Sinon, on risquait d’abandonner oui.

" C’est loin d’être facile oui, mais si on se donne à fond, il n’est rien qui ne puisse être surmonté. Et on progresse, pas à pas, jusqu’à atteindre la maîtrise. Alors… je ne dirai pas que c’est dur, mais qu’il suffit d’avoir envie d’apprendre… envie de jouer. "

Et le reste se faisait tout seul. Ca avait été comme ça pour elle. Elle avait eu l’envie, le désir, alors elle avait passé nombres de ses moments à apprendre, à pratiquer, et elle était parvenue à la maîtrise de cet instrument. Oh bien sûr, elle n’avait pas non plus la science infuse dessus, elle avait encore à apprendre, elle le savait, elle était réaliste. Mais elle n’était plus une débutante, elle savait jouer des accords compliqués désormais, et s’en donnait à cœur joie. Elle aimait ça…

Omi sourit, lui prenant lentement la main, afin d’en embrasser le dos, à la manière de la galanterie que sont les baisemains.


" Merci du compliment… "

Les femmes aimaient son côté androgyne, et elle, elle en était très fière. Elle se sentait à l’aise, Omi ne s’étant jamais sentie femme ou homme. Elle rejetait tout d’elle. Sans doute ce traumatisme qu’on ait jamais voulu d’elle… Mais jamais elle n’acceptera de dire une telle chose, car c’était déjà bien loin de son esprit. Elle se disait juste qu’elle faisait partie de ces gens qui ont une identité qui leur est propre, et qui ne se détermine pas par leur sexe. Mais par leur âme.

Elle n’avait pas envie de retourner au Japon peut-être ? Et pourquoi ? C’était plutôt étrange non ? Enfin, c’était peut-être une envie d’aventure qui la tiraillait. Chacun avait soif de quelque chose, et cette fille, cette femme plutôt, avait sans doute soif de connaissance, ou simplement de voyages. Mais peu importait ce que c’était, les faits étaient là, et amenaient des tonnes de questions toutes plus poussées les unes que les autres, mais toujours commençant par le même mot : Pourquoi ? Elle doutait qu’elle y réponde, surtout vu sa réaction assez vive. Cependant, Omi restait impassible, neutre même. Elle ne faisait que se questionner devant une telle réponse de sa part. Aurait-elle touché un point sensible ?

Elle la regarda partir, avant d’hausser un sourcil, remarquant que son manteau était sur les épaules de Chôko, et que les affaires de celle-ci étaient restées là. Avait-elle fait cela inconsciemment ? Dans le doute, elle préféra prendre les affaires de la brune, et alla à sa suite. Où était-elle allée ? Ah oui. C’est vrai. Les toilettes… Omi commença à se demander… Elle qui avait l’habitude d’aller dans les toilettes pour hommes… Hm… Oh et puis après tout, elle avait un corps de femme non ? Alors elle avait également sa place là-dedans. Et bingo ! Elle avait retrouvé la petite fugueuse. Elle lui tendit ses affaires, la regardant avec calme.


" T’as oublié ça. Et moi… j’aimerais bien récupérer mon manteau, si ça te gêne pas. "

Elle s’approcha pour les lui rendre.

" J’ai touché un point sensible on dirait. "

Omi sourit et approcha son visage du sien, déposant ses lèvres sur les siennes, avant de se reculer.

" C’est pour me faire pardonner de t’avoir vexée. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://souseijinonoroi.forumactif.org/t38-kimura-omi-100#79 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t40-kimura-omi-rp-open#86 http://souseijinonoroi.forumactif.org/t41-kimura-omi-links-of-a-demon-wolf#89
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sorbet à la fraise. [Chôko]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Sorbet à la fraise. [Chôko]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AfterAfter ▬ 後 :: 
Archives
 :: Rps
-