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 {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]

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MessageSujet: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Mar 20 Sep 2011, 20:35

Le Soleil si brillant s’éveille doucement, nous éblouissant de ses rayons matinaux. Il devait quoi… 5h00 du matin ? J’ai chaud, si chaud, mais tout va bien, Rei est à côté de moi. Je cligne des paupières, la lumière me fait mal aux yeux. Mon jumeau toujours aussi gentil ne m’éternue pas dessus, je glousse un peu puis, je tousse encore une fois, me raclant la gorge avec douleur… Je sue à grosses gouttes et respire péniblement. Putain, je crois que je me suis vraiment choper un sale truc. Je reste à contempler mon Sôseiji et l’astre solaire puis, un rire nerveux.

« C’est vrai je l’avoue, je suis coupable de ton rhume ! Ne m’en veux pas trop hein ? »

Un baiser sur la tempe en retour au mien. Je continue de sourire bêtement mais un mal de crâne violent me prend, je camoufle une grimace et fronce les sourcils discrètement. La clarté devient éclairante, je ne te savais pas si violent mon cher ami. La nuit de ton amie nous a rendus malade, mais toi tu ne nous aides pas tant que ça ! Nos peaux nues l’une contre l’autre, je rougis… La fièvre ? Pas que. Ses mains contre moi, ses lèvres frôlant mes clavicules, je le fixe. Mon souffle appuyé et chaud fait virevolter ses cheveux doucement… Je suis vraiment mal en point. Je me tords un peu le cou pour regarder l’état de nos habits, toujours aussi mouillé. En même temps, vu le froid qu’il a fait, ça ne m’étonne pas.

Ma peau glacée et s’électrisent lorsque je quitte les bras de mon ami pour me mettre debout. Je vacille et manque de tomber, étourdi par la crève mais très vite, je me rattrape sur l’épaule de Rei et ramasse finalement les vêtements échoués. Froids, bien trop humides… Je soupire et déglutis.


« Rentrons… »

Je le lève, attrape sa main et garde sous le bras les fringues. Je nous tire dans un petit chemin, une petite montée nous permettant de rejoindre la falaise. Arrivé sur le caillou où nous sommes retrouvés, je me tourne vers Rei et lui sourit. L’étoile ardente continue sa lente montée progressivement. J’accélère le mouvement, nous faisans dévaler les pentes rocheuses, vérifiant si mon compagnon suit bien et qui ne se blesse pas. Ma vision est légèrement floue mais, je connais le trajet par cœur. Arrivé enfin sur le goudron, je cours, empoignant fort Rei. Tous deux torses nus, personne à la ronde, je suis soulagé qu’on ne nous voit pas. Nous enfournant dans le premier train, au dernier wagon, en queue. Seul. Sur des bancs de mousses, je mets le sweat moite du timide sur ses épaules. Je sais qu’il n’a jamais supporté montrer ses cicatrices à qui que ce soit… Pas même à moi. L’un contre l’autre, je l’enlace, cachant nos têtes dans sa capuche du peu de regards indiscrets à la gare. Quelques contrôleurs, 2 as. Et alors ? Je ne laisse pas les employés observer le visage de mon double. Mon regard noir. Le train repart, laissant de l’incompréhension et aussi de la frayeur sur les faces des inconnus. Nous ne parlions pas. Nous ne parlons pas. Nous ne parlerons pas, tant qu’il y aura des yeux, des oreilles…

Le centre-ville.

Je nous dirige, le tenant toujours, vérifiant que sa capuche fait bien son travail puis, parcourt les trottoirs, rasant les murs, destination le château de cartes… La tête baissée, le tee-shirt blanc trempé dans la main… Mes pas faiblissent plus on se rapproche de l’endroit convoité. Je vais rarement ici, je déteste savoir que le Joker est dans le même bâtiment que moi. Je traîne vite Rei dans les escaliers, à une allure frénétique, je transpire encore plus. Mon front me brûle. J’ai mal au crâne. Je trouve l’appartement de ma moitié. Je n’y suis jamais allé, mais je le surveille souvent… C’est normal de savoir où il vit pour moi… Je prends ses clés dans sa poche et ouvre la porte hâtivement, nous enfermant à double tour après qu’on soit rentrés. Je me poste accroupi devant, mon cœur bat la chamade… Je balaye la salle du regard. Ordonné, si bien rangé… C’est bien mon Sôseiji. Mon inverse.

Avec difficulté, je me remets sur mes jambes et court sur son lit, m’affalant dans ses draps sentant bon son odeur. Mes paupières trépignent, mes doigts serrent la couette. J’ai si mal. Ça me ronge les poumons. Je chuchote. Je l’entends bouger mais je ne vois plus rien…


« Rei… Rei… ? »

Dans mes bras, viens encore dans mes bras. Laisse-moi t’embrasser. Non ! Laisse-moi t’enlacer à t’en étouffer… Non ! Ryû… Je grogne de mal aise et toujours allongé, je retire mes chaussures avec mes pieds. Puis me force à retirer mes chaussettes. Trop humides, imbibé d’eau. Je jette mon jean sur le sol accompagné de mon haut. Maintenant en caleçon, ma température est si haute… Mais je suis gelé. Me faufilant sous la couverture, toute l’essence de Rei se fait humer en mes narines. Quel plaisir, mon petit cœur bat encore plus fort. Ma tête tourne. Il a passé ses nuits ici ? Il a rêvé ici ? Le sommeil…

« Rei… »

Un dernier vent de mes lèvres, noir. Assoupi dans le moelleux oreiller, je respire bruyamment. Mes cils tremblotant, je n’arrive pas à rêver. Je n’arrive pas à dormir complètement. C’est comme si, j’étais éveillé, sans pouvoir rien faire. L’obscurité, je peux penser et les choses se matérialisent. J’aimerais sauver Rei. J’aimerai qu’on parte loin lui et moi. Qu’on vive ensemble. J’aimerai… L’embrasser…


Dernière édition par Aoki Ryûnosuke le Ven 14 Oct 2011, 23:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Mer 21 Sep 2011, 08:34

Toujours contre lui, Rei écoutait le bruit des vagues, observant le soleil se levé tranquillement. Il tressautait lui même quand son double venait à tousser. Il était si malade que ça. Peau contre peau, il pouvait sentir la chaleur presque trop chaude. Et s'il avait vraiment attrapée quelque chose de grave ? Il savait à quel point c'était désagréable d'être malade au point de ne pas savoir si on avait trop chaud ou trop froid. Instinctivement il le serra un peu plus fort contre lui. Il était là.

« On ne peut dire qu'on ne fait jamais rien ensemble ! Même malade on l'est ensemble. »

Est-ce qu'un Sôseiji malade pouvant rendre son double aussi malade ? Oui et non. En fait, le double ressentait les même choses que lui. Les maux de tête, de ventre, ou même la nausée. Mais jamais celui qui n'était pas tomber directement malade n'allait pas pour autant les ressentir à la même intensité. Tout dépendait de la force de la maladie pour être exact. Rei sentait surtout son nez coulait et des frissons lui parcourir le cœur à cause de la fraicheur de la matinée. Mais commençait à ressentir un petit mal de tête. Était-ce lui ? Ou bien Ryû ? Il le sentait mal... Mais à ce point ?

Il desserra son étreinte pour pouvoir laisser son doubler se relever. Il fallait rentrer maintenant. Ce qui au fond, fit de la peine au plus fragile. Mais ils feraient certainement le chemin ensemble. C'était déjà ça. Il fallait profiter que très peu de personne encore n'était lever pour faire le chemin ensemble. Il fut surpris de voir Ryû si déstabilisé. Il se rattrapa à son épaule. Rei commençait à se faire vraiment du souci pour son double. Il le regarda prendre les vêtements dans ses mains. Ils marcheraient encore torse nu ? Il se sentit un peu mal à l'aise mais ne dit rien. Ils ne croiseraient personne.

Il releva le plus léger des deux, empoigna sa main brulante et le suivit sans émettre le moindre bruit. Il semblait encore mieux connaître cet endroit que le Pique. Comment ça se faisait ? Il lui poserait la question plus tard. Quand Ryû se sentirait mieux. Il surveillait chaque pas de son double avec prudence par peur que d'un moment à un autre celui-ci ne tombe. Parfois il avait l'impression que sa vue se brouillait avant de redevenir tout à fait normal. Voyait-il parfois comme Ryû ? Sa vision devait être épuisé mais il se forçait à avancer. Pour aller plus vite. Pour qu'ils soient plus rapidement en sécurité. Impressionnant. Son double le surprenait toujours. Il se mit à courir avec lui, serrant fort sa main. Il était essoufflé pas vraiment sportif mais il ne plaignait pas. Loin de là. Torses nues, leurs cœurs battant à l'unisson, personne pour les voir.
Un train. Un wagon. Le dernier. Personne. Tous les deux assis, ils se rapprochaient du centre-ville. Il voulait bien faire un effort pour Ryû, mais il refusait littéralement de se promener comme ça dans la ville même si peu seront réveiller pour le voir. Il fit un grand sourire à son double quand il posa son sweat sur ses épaules. Il le savait. Il le comprenait. Il ne supportait pas qu'on le regarde comme une bête de foire, laissant voir aux yeux de tous ses belles cicatrices au bras. Alors tant pis si le tissu était sale, moite, humide et salé. Il le mit rapidement. Ryû se chargea de rabattra sa capuche.

Ne jamais être vue ensemble. Règle de survit numéro une. Ils ne communiquaient pas devant les autres, se regardaient à peine. Ils restèrent enlacer ensemble jusqu'à leurs arrêt respectif. Rei enfonça tant bien que mal sa tête dans la capuche, la tête basse, personne ne pouvait le voir. Il devrait toujours se promener avec un masque sur lui tient. Au moins plus de problème de ce genre là. Quelques personnes. Des contrôleurs. Il supposa en tout cas. Il ne l'ai regarda pas naturellement. Il se dépêcha de suivre son double qui semblait interdit face aux inconnus. L'as de Carreaux, le plus terrifiant des As hein ? S'ils savaient seulement.

Une allure rapide, ils marchent en direction du château dans les endroits sombre et discret. L'allure ralentit un peu avant de reprendre en vitesse dans les escaliers. Merci Ryû. Il venait de faire son sport pour le mois là. Essoufflé il laissa son double prendre ses clés, ouvrir son appartement. Il referma derrière lui à double tour. Seuls. En sécurités. Rei rabattit sa capuche dans un soupire de soulagement. Leurs cœurs battant encore la chamade. Il jeta un œil à son double qui semblait avoir encore des difficultés à marcher. Mais il trouva directement sa chambre. Il s'y précipita et se jeta sur son lit, le souffle court mais bruyant. Rei retira ses chaussures tranquillement. Il éternua deux fois de suite. Prit un mouchoir dans une petite boîte réservé à cet effet et se moucha discrètement. Jeta le mouchoir. Il suivit son jumeau qui était maintenant en boxer dans son lit. Rei rougit au niveau des joues. Attrapa les chaussures et vêtements de ami, tenant toujours ses propres chaussures dans sa main.

« Ryû, je vais dans la salle de bain. Je prend une douche et j'arrive hein ? »

Il n'entendit pas les supplications de son double quand il s'enferma dans la salle de bain. Il mit les affaires de Ryû dans le lave linge ainsi que toutes ses fringues à lui dans la machine et mit tout en route. Bien, une bonne chose de faite. Maintenant une bonne douche pour enlever tout ce sel marin de son corps. Marre du froid, une douche bien chaude. Il se lava plus ou moins énergiquement, encore un peu fatigué le corps et les cheveux. Il aimait autant la douche froide que la douche chaude. Mais il avoue que c'était agréable de se sentir limite brûlé par l'eau. Non, non il n'était pas maso.

Il se dépêcha pour vite rejoindre Ryû qu'il ressentait très mal. Il faillit glisser par terre dans la précipitation. Il se sécha rapidement le corps avec une serviette propre, enfila un boxer propre et un jogging blanc... Il n'avait pas de haut. Il regarda la machine à laver qui grondait silencieusement. Après il mettrait tout au sèche linge. Ça sera au moins tout propre. Histoire que Ryû ne se promène pas encore torse nu devant tout le monde en sortant de chez lui... Et puis il n'y avait que lui qui pouvait regarder son tor... Rei rougit violemment. Il éternua encore. Hum. C'était pas bon d'être malade.

Il attrapa une petite serviette pour se sécher les cheveux, il la garda sur ses épaules et se dirigea dans sa chambre. Il baissa ses stores pour éviter que Ryû ne se fasse désintégrer par la lumière et s'approcha avec beaucoup de douceur de lui. Il toucha son front. Brûlant. Il devait être entre trente-huit et trente-neuf au moins. Il le couvrit avec une couverture supplémentaire et alla chercher dans sa boite à pharmacie quelque chose. Bon... Du paracétamol. Ça devrait un peu calmer tout ça. Il lu avec précaution ce qui était indiqué: pour l'adulte, un minimum de quatre heures entre chaque prise. Rei commençait lui même à avoir mal à la tête. Il prit un doliprane et se dépêcha de retourner voir son double. Il posa tout sur la table à côté de lui et le secoua doucement.

« Ryû... Tiens prend ça, ça devrait t'aider à faire baisser ta fièvre. »

Il lui caressa doucement les cheveux en lui souriant avec douceur. Il ne savait pas si ça l'aidait à se calmer, mais il lui montrait qu'il était là pour lui au moins. Qu'il veillait sur lui en mauvais état. Faible lumière n'illuminait vraiment pas la pièce mais il arrivait à distinguer une chose qui le fit rougir. Ses lèvres pulpeuses. Augmentation de sa propre chaleur corporel tellement il avait honte. Mais il fit comme si de rien n'était et continua de caresser ses cheveux avec douceur. Ça devait être la fièvre de Ryû mélangeait à sa fatigue qui devait le faire penser et réagir comme ça.

Mais pourtant... Il avait envie de se lover encore contre lui. Encore et encore.
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Mer 21 Sep 2011, 21:03

Rei, où est Rei ? J’entends l’eau couler, mon sternum me pique, ma gorge me tiraille… Où sont mes rêves ? Je somnole et mes doigts se perdre sur l’oreiller voisin, vide. Bon Dieu, qu’ils sont doux les draps de mon Sôseiji. Frais et moelleux. Je déglutis et respire à grande bouchée le parfum. Je pousse un soupir et me tourne sur le dos, le torse dénudé à l’air libre, tremblotant et gémissant de souffrance. Mon crâne est si lourd, j’ai l’impression qu’on appuie sur mes yeux… Qu’est-ce que je déteste être malade. Ça ne m’arrive pas souvent d’habitude ! Jamais pour dire en fait. Je suis en parfaite santé. Mais au moins, ce n’est pas mon Rei qui est en piètre état. C’est déjà ça de gagné.

Bon allez sommeil, essaye de me faire taire parce que ça m’énerve… Enfin, ça ne m’embête pas tant que ça, parce qu’imaginez mon double sous sa douche… Mais euh, non attends. Pourquoi je ? Roh,non mais Ryû ! Reprends-toi ! Je me tourne sur le côté, attrapant ma tête entre mes bras et enfermant un bout de la couette entre mes cuisses. Brûlant, ardent. La peau de ma moitié sous mes doigts, ses vibrations, ses sursauts, ses gênes… Mes joues encore plus rouges que toute à l’heure, je me remets sur le dos, attrapant la housse d’oreiller entre mes doigts, la serrant fort, tentant de me rattacher à la réalité. Ma poitrine se soulève dangereusement, l’eau s’éteint.


« Rei… »

Je ne sais pas si c’est par désir ou par complainte. Je ne sais pas ce que je fais. Je suis perdu. Les lèvres grandes légèrement entre-ouvertes, de temps en temps, quelques grognements s’en échappent. Je veux le serrer fort dans mes bras, happer ses lèvres avec les miennes, capturer ses hanches, le sentir faiblir sous mes caresses, le voir redemander mes cajoles. Rei, pourquoi me tortures tant l’esprit…

J’entends des pas se diriger par ici, puis du silence, de la douceur. Un poids sur le matelas, ma main trouve très vite la sienne et la suit jusqu’à mon front. Respirant bruyamment, je cligne des paupières et fronce les sourcils pour m’habituer à la luminosité tamisée. Au moins, je n’ai pas perdu mes iris à coup d’éclats du Soleil. Encore dans le gaz, je surveille les faits et gestes de mon jumeau, le visage antipathique. Une deuxième couette ? Je grimace et fais la moue, j’ai assez chaud comme ça… Je passe mes bras au-dessus et le regarde s’en aller une nouvelle fois vers la salle de bain. Je balaye la salle du regard, c’est sobre, c’est propre. Etourdi et ne contrôlant plus vraiment mon corps, je reste sans rien dire et finalement, je replonge mes pupilles dans le noir. La tête penchant sur le côté, une main libérée de la couverture, je ronronne suavement. Des lèvres roses, des dents blanches et bien alignées, une langue sensuelle… Si tentant… Je rouvre les écoutilles subitement lorsque je sens des mains m’agripper et me secouer délicatement.


« Rei ?...

La voix toujours faiblarde, je regarde le cachet et le verre juste à côté sur la table de chevet puis apprécie les caresses de mon hôte, mes cheveux pleins de sel ne doivent pas être des plus glamour tout de même. Péniblement, je me remets sur les fesses, le dos droit contre le mur. J’inspire, grigne sous les flammes ardentes de mon buste et attrape la pastille pour l’avaler d’un coup. Je déglutis et descend le récipient d’eau d’un trait. Je reprends mon souffle, m’essuie la bouche avec mon poignet et le repose sur la petite table. Un peu plus réveillé, je scrute de haut en bas mon bel ami. Quel physique… Fin, menu, tiraillé sous les supplices qu’il a subit… Je me rabaisse pour me recoucher puis attrape son bras, le tirant vers moi. Je l’installe sous la couette à mes côtés et me love contre lui, mon front contre sa clavicule gauche. J’aimerai lui parler, lui dire qu’il n’est qu’à moi, mais j’ai l’impression que ça ne me suffit plus. Qu’est-ce que je raconte ?... Je l’enlace, attrapant son bassin avec fermeté et le colle contre moi. J’ai chaud, voir même trop chaud, mais ce n’est pas ça qui m’arrêtera bien au contraire, la température au plus haut, je ne peux m’empêcher de … De vouloir… Appliquer ma bouche sur sa joue droite… Puis je glisse avec mes pulpeuses sur ses pommettes puis son cou. Je souffle fort. Je remonte finalement sur son menton et me stoppe. Nez contre nez, commissures frôlant commissures… Ma vue se ternie, mes sens sont en alertes, je resserre plus fort Rei contre moi, faisant nos ourlets rouges de désir s’entrechoquer et s’épouser avec perfection. Je le retourne sur le dos et lui grimpe dessus pour continuer voir même approfondir le baiser.

Je ne sais pas ce qui se passe, mon cœur chante à un rythme effréné, mon sang circule à une vitesse que je ne peux mesurer, frappant sous mes tempes et jusqu’aux pulpes de mes doigts. Son poitrail contre le mien, je gémis de désir et de frustration. Est-ce la réalité ou ? Dis le moi, je me sens paumé. Je souhaite tellement plus à l’instant présent. Avoir bravé l’interdit m’a donné envie de dépasser d’autres limites toujours plus de frontières, je suis un explorateur, ne l’oublie pas ! Toutes émotions, tu les ressens non ? Elles sont si prenantes, si présentes. Tu ne peux y échapper et je dois sûrement brouiller ton esprit. Mais s’il le faut repousse, je n’arrive plus à empêcher mes mouvements si charnels, mes mains sur tes hanches, l’une passe sur ton ventre puis ton torse, tes cheveux, je les capture sauvagement. Nos bouches l’une ouverte à l’autre, ma langue cherchant la tienne… Rei. Rei. A chaque seconde, je te vois ; à chaque minute, je te ressens ; à chaque quart d’heure, je t’entends… Comprends-tu ? Chaque instant de ma vie est rempli par toi. Pourquoi tant de dépendance, pourquoi notre relation ne pouvait pas s’arrêter simplement à ami ? Pourquoi a-t-il fallu que je sois ton Sôseiji ? Tout aurait été plus facile ! Quelques larmes coulent, je suis si fatigué tout ça, j’aurais tant voulu que toi et moi soyons unique et que nous nous aimions, simplement pour ce que nous sommes réellement… Passionné, langoureux, je mets fin à cet attouchement et me glisse à tes côtés, haletant… Et couvrant mes yeux, honteux.


« Rei… Je ... »

J’hoquète de chagrin et me tourne complètement dos à lui…

« Je ne regrette pas ce que je viens de faire… »

Il va sûrement m’abandonner ici, prendre peur de moi… De mes sentiments. Je ne les comprends pas non plus… Mais cette pulsions était plus forte que moi, mais cette crève me tue, cette fièvre m’achève… Je divague, je ne suis plus moi, je suis fou… Et pourtant, j’ai encore envie de m’emparer de mon voisin… Et ne plus jamais le lâcher… Je t’en prie, ne me quitte pas. Nous sommes un, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Jeu 22 Sep 2011, 15:50

Le voir si faible, si malade faisait de la peine à Rei. Il voulait prendre soins de lui jusqu'à ce qu'il aille mieux. Le garder dans son appartement pour des semaines. Non. Des mois même. Ils s'occuperaient l'un de l'autre, avec douceur chacun. Ils seraient là l'un pour l'autre. Ils ne se quitteraient plus jamais. Pas même une seconde. Rien que le fait de savoir qu'il était là, ça lui faisait du bien. Il ne pensé pas au futur. Non. Pas la peine de penser à la douleur une fois qu'il sera partie de son appartement. S'ignorant comme des étrangers. Ressentir la douleur de l'autre. Ressentir le bonheur de l'autre. Mais ne pas être avec lui dans ces moments là... Une torture à laquelle ils n'échapperaient certainement jamais.

Il le regardait avec tendresse alors qu'il essayait de combattre son virus. Certes ce n'était pas lui qui l'avait. Mais il aurait préféré l'avoir pour éviter ça à Ryû... Quoi que. Si ça avait était Zero, son Sôseiji ne l'aurait jamais quitté aussi. Pour eux, même si ça l'embêtait, n'importe qu'elle situation, n'importe qu'elle excuse était une bonne raison pour pouvoir rester une seconde, une minute, une petite heure de plus avec lui. Ne pas vouloir l'étouffer. Mais il était un être dépendant d'une autre. Et il ne supporterait pas de le voir s'éloigner de lui définitivement non. C'était égoïste. Terriblement égoïste. Mais il n'y pouvait rien. Car sans Ryû, il n'y aurait pas Rei. Et sans Rei, il n'y aurait pas Ryû. C'est la logique des choses.

Il lui tendait la pastille qu'il avala d'un seul coup. Il lui tendait l'eau qu'il avala d'un autre seul coup. Rei observa pendant ce court instant son ami. Un torse bronzé, musclé. Un nez peu écrasé, pas comme celui de Rei. Des sourcils sombres. Des prunelles brûlantes et noir. Des lèvres pulpeuses. Le plus fragile détourna les yeux, un peu honteux de son... Retardement sur ce point essentiel du visage de sa moitié. Bien. Il allait le laisser dormir et se reposer en allant trafiquer dans la cuisine ou dans le salon pour aller lire. Oui, il n'avait pas encore finit sa lecture de Candide. Un chapitre par jour. Ce qui faisait entre deux et cinq pages par jour. Il aimait prendre son temps pour lire. Oui. Très bonne idée. Ça l'empêcherait d'avoir des idées bizarres près de Ryû.

Il ne résista pourtant pas quand son double le tira sous la couette avec lui. Leurs corps l'un contre l'autre se complétaient étrangement. Sa tête sur sa clavicule, Rei continua de lui caressait la nuque avec douceur. Ça n'allait pas faire descendre la fièvre mais qui sait... En ce qui le concernait, sa température augmentait doucement contre le corps brûlant de sa moitié. Bouillant oui. Le pauvre. Une mine inquiète sur le visage il le serra un peu contre lui avant de sentir son bassin se coller à celui de Ryû comme s'il ne pouvait plus s'en détacher sans la volonté de son double. Il en hoqueta de surprise. Les pulpeuses de sa moitié se promenait sur son visage et dans son cou. C'était agréable... Mais... Mais... Rei eut un violent coup de chaud.

Ouaw. Il se passait quoi là ? Rei rougit quand leurs yeux se rencontrèrent. Des Sôseijis avant un lien privilégié. Un lien unique... Mais un lien déviant sur l'amour était-il possible ? Ou en tout cas sur le désir ? Il ne savait pas. Il divaguait ce n'était pas possible. Jamais assez proche. Jamais assez tactile. Jamais sans contact. Il fallait qu'ils soient l'un contre l'autre pour combler un peu le trou immense qu'était leur séparations pouvant durer des jours. Peut-être même des semaines. Alors ils en profitaient. Il sentit un sentiment l'envahir. Sa vue se brouilla quand il sentit ses deux bouts de chère rose se faire attraper par les lèvres de son ami. Il se retrouva rapidement en dessous de lui, leurs baisers s'approfondissant.

Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Des tas de sentiments entrés et sortaient de lui. Les siens ? Ceux de Ryû ? Il n'arrivait pas à distinguer. Tout se tordait. Tout augmentait et prenait de l'ampleur. Son esprit se brouillait avec une facilité déconcertante sous l'emprise des désirs et des frustrations naissant en lui. Ça ne lui ressemblait pas. N'allaient-ils pas trop loin ? Peut-être. Il découvrait un sentiment qui n'était peut-être pas le sien: dépasser les limites de l'interdis. Était-ce vraiment lui ? Ou bien Ryû ?

Les mains de son partenaire sur ses hanches. Sur son torse, dans ses cheveux. Rei était gêné d'être comme ça. Gêné... D'en vouloir plus à son tour. Il fit la moue quand il lui attrapa les cheveux violemment pour pouvoir laisser sa bouche s'entrouvrir. Leurs langues se mirent à se chercher. A se découvrir avant de commencer une danse endiablé. Il perdait ces propres repaires. Il ne savait plus. Il ne comprenait plus. Il n'était plus lui. Envahit par la nouveauté et la découverte. Il se surprit à penser qu'il était triste que cet échange unique s'arrête. Pour respirer certes. Mais...

Et si ce n'était qu'illusion ? Délirait-il seul dans son lit ? N'avait-il jamais était sur la falaise avant de plonger dans l'eau son double s'accrochant à lui. Il resta inerte, récupérant son souffle, le visage rouge de honte mais aussi de... De plaisir. Honte d'avoir aimer. Sa poitrine battait à une allure folle comme celle de son Sôseiji. Il l'entendait. Il lui tournait le dos. Non. Pas après ça. Rei se redressa légèrement sur ses coudes respirant légèrement plus calme, et glissa timidement son regard sur le dos de Ryû. Nouvelle vague de rougeur. Il baissa la tête.

Pour être honnête... Lui non plus.

Il avait aimé. Mais il n'osait pas le dire. Qu'allait penser Ryû ? Il ne voulait pas poser de question idiote. Hormis un « pourquoi » qui se promener encore dans sa bouche. Ses lèvres si fines soient-elles étaient encore rouge de leur échange. Il approcha doucement sa main de l'épaule de Ryû. Il ne pouvait définitivement pas lui en vouloir. Pour n'importe qu'elle raison. Jamais il pourrait lui faire cette peine là. Il appuya légèrement sur son épaule pour le forcer à se rallonger sur le dos. Rei se rapprocha un peu timidement de lui et l'encercla de ses bras meurtrie comme il le pouvait.

« ...Moi non plus... » souffla t-il.

Il cacha sa tête dans l'épaule de Ryû mal à l'aise. Il lui jeta un regard, le cœur reprenant un rythme effréné.

« Serre-moi encore dans tes bras... S'il te plait. »

Rei n'était pas du genre entreprenant. Il préférait depuis toujours laisser son double décider de comment ils feraient. De la marche à suivre. Il donnait son avis pour l'en informer. Il en tenait compte ou non. Son double y comptait beaucoup. Parce que...

Ils étaient Un. Et un seul... Un malheur.
Mais aussi le plus beau des bonheurs.
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Ven 23 Sep 2011, 15:45

Effervescence d’émotions. A qui sont-elles, sont-elles les miennes ? Je ne sais plus, je m’en fou, j’aime tant mes gestes, j’aime tant ses réactions. Je ne ressens pas de haine, ni de dégoût. De l’embarras, de la gêne et même du plaisir… J’en rougis mais j’ai peur d’aller trop loin. Il faut que je m’arrête, il faut que je me pose… Pourtant, je n’ai vraiment pas envie, je n’arrive pas à décrocher mes lèvres de ses siennes, le rythme est si effréné, tout m’a l’air si sauvage, j’ai tant envie de m’approprié Rei. Je grogne et me poste sur le côté, lui tournant le dos. Je me sens si, libéré mais aussi, apeuré… J’ai dit des mots que je pense, est-ce qu’il les prendra bien ? Est-ce qu’il… Sa main sur mon épaule, j’imagine le pire. Des larmes, des sanglots, du chagrin, j’ai dû le blesser… Et c’est une vague de désir qui m’envahit une nouvelle fois lorsque je me retrouve sur le dos, mon double dans mes bras, me serrant et lâchant avec, j’imagine, beaucoup de courage, que lui non plus, ne regrettes pas… Je déglutis. Saleté de maladie, je délire, je déconne, mes doigts dérapent sur ses épaules et devant ses yeux suppliant, je le serre de toutes mes forces, me mordant avec impétuosité ma lèvre inférieure, qui ne souhaite que reprendre son bien… Je me rigidifie et pendant quelques secondes, reste pétrifié, à en ne plus respirer, enlaçant avec une passion enflammée et beaucoup de mesure ma moitié… Et finalement, ça devient vraiment désagréable, j’ai l’impression que mon corps va fondre, je pue le sel, mes cheveux sont collants et je … Non je dois me changer les idées surtout. J’ouvre donc la bouche pour lâcher en chuchotant :

« Rei je… Je vais prendre une douche, je reviens de suite hein ? »

Avec délicatesse, je le dépose à côté de moi et m’échappe vers la salle de bain, guidé par le bruit de la machine à laver. J’allume la lumière et avec une violence prévisible, je ferme les paupières, éblouie par la clarté soudaine. Je grogne, fronce les sourcils et finalement entre dans la petite cabine. Bien entendu, je vais devoir utiliser les produits de mon Sôseiji… Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre me dirais vous. Non, mais ne pensez pas ça ! Je ne suis même pas sûr de ce qui est en train de se passer. L’eau chaude commençant à couler le long de ma nuque, de mon échine, de mes fesses, de mes cuisses, s’étalant sur mes cheveux, je soupire, ma tête se remet à tourner comme c’est par permis, je tangue un peu, m’affale sur la paroi de verre et les yeux, vides de sensations, je tente de récupérer le contrôle de mes nerfs. Je m’assois par terre et refroidit un peu la température. Je lève le bras pour attraper le shampoing et réussi, malgré les hauts le cœur à choper la bouteille en plastique. Frottant avec dirons-nous, une certaine énergie frustrée, je tente un tant soit peu de convaincre mes pulsions qu’elles n’ont pas besoin d’être aussi prenantes car, je ne pourrais pas les retenir trop longtemps si ça continue. C’est vraiment atroce, je ressens encore les fines commissures de mon tendre… Et euh… Ah… Je reprends une couleur rouge et m’appuie sur le tuyau pour pouvoir me relever. Maintenant sur mes pieds, je rince ma tignasse et frotte avec un savon tout le reste. Bon, je dois bouger. J’éteints tout après m’avoir bien nettoyé puis m’enroule les hanches dans une serviette de bain blanche. Je fixe mon caleçon et grimace. Sachant qu’il est a été dans la mer lui aussi, je vais en piquer un à Rei. Une deuxième serviette plus petite pour mes cheveux et me voilà reparti dans la chambre, cherchant au hasard dans les tiroirs un boxer propre. Enfin trouvé, je repars dans le couloir pour m’habiller et me sèche un peu les cheveux. Je pose les tissus de coton sur un radiateur et retourne dans la chambre.

« Ah ! Je me sens plus propre… »

Mes yeux fixent une nouvelle fois ceux de mon jumeau et, avec le plus grand naturel malgré l’estomac noué, l’esprit en pagaille et le cœur étincelant de mille feux, je m’installe à ses côtés, récupérant le garçon fragile entre mes robustes bras, puis l’embrasse à nouveau, plus tendrement, plus doucement. Je fais ramper mon radius sous la nuque du châtain et permet donc à nos visages de se retrouver tous deux l’un en face de l’autre. Je lui souris et avec une voix suave et chaleureuse, lui déclare avec confiance :

« Je crois que tu n’as pas compris… J’ai vraiment aimé ce que je viens de faire. »

Ce n’est plus mon corps qui décidé alors ? Ce n’est plus de l’instinct animal ? Ce n’est plus de la débilité profonde… Non juste cette profonde ambition de posséder mon Sôseiji. Je ne m’empêche même plus de l’attraper, l’ardent Ryû est réveillé, merci à ce cher paracétamol, je ne tombe jamais malade et bien sûr, les symptômes ne restent pas bien longtemps. Même si j’ai encore de la fièvre, qu’importe, ce n’est pas des vertiges ou des bouffées de chaleur qui vont m’empêcher de faire ce que j’ai envie d’accomplir. Ma main de libre sur sa chute de reins, je l’amène à mon bassin et passe ma jambe entre les siennes.

« Tu sais, que je ne suis pas le genre de personne à réfléchir et y aller par quatre chemins… Mais, j’aimerai juste pouvoir profiter de mon temps libre avec toi… Et même si parfois mes pulsions peuvent te paraître bizarre… Ce que je t’ai dit est vrai. »

Je plonge mes pupilles dans les siennes, même si mes pommettes sont devenues aussi rouges que… Que… Qu’une pomme… Non c’est con comme comparaison. Comme le sang ! Non c’est glauque… Aussi rouge que les fraises alors ! J’ai si faim que ça ou quoi ? Aussi rouge que du pivoine. C’est classique et ça passe. Enfin, je remonte ma mimine de libre sur sa tête et colle mon front contre le sien, fermant les paupières et écoutant nos respirations. Je ne suis plus sûr de mes sentiments pour Rei. J’ai cru que c’était simplement de l’amitié, de la fraternité. Mais après ce que je viens de faire et de dire, je ne peux pas nier que quelque chose ne tourne pas rond dans mon âme de détraqué… Oh, qu’advienne ce qui adviendra. Dans tous les cas, nous serons ensemble et je peux l’assurer, que je ne le laisserai jamais tomber. Un sourire au coin, je somnole à l’écoute de mon jumeau s’il le faut…
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Sam 24 Sep 2011, 18:15

Rei ne comprenait pas. Il se jetait limite dans les bras de son Sôseiji animé d'un désir qu'il ne contrôlait pas et qui l'envahissait de plus en plus. Mais aussi des questions qui allaient entrainer diverses réflexions. Il sentait déjà le mal de crâne qui allait se taper à la suite de ses interrogations. Mais il y réfléchirait bien plus tard. Il était l'heure de profiter de son double. Il céda à sa demande. Il se sentit étouffer dans ses bras. Peu importe que ce n'était pas agréable de sentir le sel. Il s'en fichait. Il voulait rester comme ça encore et encore. Sentir son corps se fondre en lui. Devenir Un. Mais Ryû brisa cet espoir en décidant d'aller prendre une douche. Maah maah... Il ne pouvait pas lui en vouloir. Lui même ne supporterai pas de rester comme ça.

Il s'écarta donc des bras de Ryû qui le reposait doucement à ses côtés. Il surveilla sa silhouette musclé se diriger dans la salle de bain et s'enfermer à l'intérieur. Rei se redressa légèrement pour pouvoir pose sa tête confortablement sur l'oreiller qui lui était destiné. Il ressentie d'un coup l'odeur de son double mélangé à celle du sel. Mais ce n'était pas dérangeant dans le fond. Il ferma quelques instants les yeux. Que c'était-il passé ? Il passa sa main sur son visage, respirant avec un calme olympique. Il avait chaud. Il n'avait plus d'eau à sa portée.

Il pourrait aller dans la salle de bain... Il reprit un peu de couleur. Non, il y avait Ryû qui était entrain de prendre sa douche. Et quand on prend une douche... Ben on n'est pas habiller. Quel logique ! Rei se donna une claque psychologique. Il se rappelait encore des lèvres de sa moitié sur les siennes comme si elles y étaient encore, des mains se promenant sur son ventre et son torse. Rei ouvrit violemment les yeux et se mit sur le ventre, la tête enfoncé dans l'oreiller. Non mais ça allait pas bien dans sa tête. Fallait se faire soigner. Il se frotta vigoureusement les cheveux avant de se remettre sur le dos, les yeux fixant le plafond qu'il voyait à peine. Il voulait dormir. Non. Il voulait voir Ryû. Le tenir dans ses bras. Rester bloquer à l'intérieur. Encore sentir ses lèvres sur les siennes jusqu'à ne plus pouvoir en respirer.

Pourquoi le voulait-il ? Ils étaient Sôseiji. Pas amant. Et puis ils étaient deux garçons. Non, ça ne le gênait pas, chacun faisait ce qu'il voulait mais lui il s'imaginait... Imaginé... Comment ? Jamais il ne c'était fait d'avenir. Toute sa vie et son existence tourner autour de la même et seul personne depuis presque dix ans: Ryû. Il ne se voyait pas ailleurs avec une autre personne. Il ne pensait pas à quelque chose de physique... Enfin pas comme ils venaient d'avoir. Mais d'être toujours ensemble quoi qu'il se passe. Il n'avait jamais penser vivre sans Ryû loin de lui. C'était tout simplement impossible pour des gens comme eux. C'était comme un sentiment de vide en permanence et qui vous rongez au plus profond de votre âme...

Aimait-il Ryû ?

Pas le temps d'y réfléchir. La porte s'ouvrit sur Ryû propre. Rei lui rendit son sourire avec douceur. Bien... Et s'iiiiiiiiiiils... Ah ben non. Ils n'allaient pas encore dormir. Les battements de son cœur s'emballèrent encore quand il s'approcha du lit. Une petite explosion quand il sentit le lit s'affaisser sous son poids. Ils étaient si près. Un battement loupé quand il le prit dans ses bras. Il ne put s'empêcher de le toucher à son tour comme pour être sûr qu'il était là.

A nouveau.

Un baiser très doux. Plein de tendresse. Leurs visages face à face, Rei décrypta le visage de son double. La voix suave et sensuel de son double. BOUM. Un énorme battement dans son corps venait d'y résonner. Alors... Il n'était pas indifférent à son jumeau ? Avec douceur sa main approcha du visage de Ryû. S'arrêta en cours de route pour le regarder parler. Indescriptible. Ses mots résonnaient en lui comme des paroles curatives. Il avait aussi envie de lui dire des choses dans ce genre. Avoir le courage de les dire. Sa main repris sa main. Alors qu'il visait sa joue, elle atterrit dans le coup sous le coup violent quand il se retrouva front contre front. Bassin contre bassin. Jambes entremêler.

Coup de chaleur. Il avait chaud. Très chaud. Il ne le quittait pas des yeux une seconde, la bouche à demi ouverte. Il ferma les yeux en même temps que son jumeau et clos sa mâchoire. Ils s'écoutèrent mutuellement respirer. Rei avait envie … Et il le fit. De pleurer. Il ne savait pas ce qu'il avait. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues pour aucune raison. Mais ce n'était pas de la tristesse. Pas du chagrin. Pas du regret. Il se sentait bien. Il souriait même. Il souriait en caressant la joue de sa moitié avec douceur. Il ouvrit doucement ses yeux et essuya son visage.

Il était... Content. Heureux. Dans les bras de son Sôseiji. Comme s'ils étaient les seuls aux monde. Avec des sentiments qui se trouvait être plus fort qu'il ne le pensait.

« Merci... Ryû. »

Bien qu'il était timide, il passa ses mains autour du cou de son double et cette fois-ci, toucha par sa propre volonté les lèvres de Ryû avec les siennes. Il ne savait pas, mais il savait que ce contact lui faisait du bien. Qu'il aimait ça. Que l'autre aussi en voulait. Son cœur battait si fort. Il se sépara au bout d'un certain temps, rouge pivoine. Il n'avait pas l'habitude de montrer ce genre d'affection. Il attrapa la main de Ryû et la posa sur sa poitrine et posa la sienne doucement contre son poitrail pour écouter leurs cœurs battre la même mélodie ensemble.

« On sera toujours un... Quoi qu'il arrive. Pas vrai ? »

Il l'aimait oui. Mais il ne savait pas de quel genre d'amour. Il voulait se reposer. Trop d'émotions. Trop de révélations. Il sentit ses paupières se baisser. Non. Il voulait encore le regarder. Encore un peu. Un tout petit peu.
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Lun 26 Sep 2011, 22:28

De la gêne, de l’embarras, qu’importe, ne nous arrêtons par sur ses détails, passons outre. J’ai tellement envie d’être près de lui, tellement ce besoin d’être à ses côtés… Jamais je ne pourrais m’arrêter, jamais je ne pourrais faire taire ce désir si impérieux ! Et dans un sens, je ne veux pas le faire et au contraire, je veux le cultiver, développer cette frustration, l’appréhender, la découvrir, la comprendre et la maîtriser. Pouvoir embrasser encore et encore Rei, qu’importe les sentiments, les conséquences, j’en ai envie. Même si je sais que je me prendrais la tête avec plus tard, ou plutôt mon Sôseiji, même si je sais qu’à force de réfléchir on va patauger dans de la semoule et n’avancer à rien, je m’en contre-fiche. Dans mes bras, sur moi, ses lèvres, sa bouche, son cœur, ses cheveux, son odeur, j’aimerai m’approprier tout de lui. Son corps, son esprit, son âme… Ses yeux, ses mains, son torse, ses épaules. Encore une fois, ses doigts attrapent les miens et nos jambes l’une entre l’autre, le front contre le front, je souris. Quelle douce chaleur, quelle volupté. Je suis encore un peu affolé par tout ça, et j’aimerai ne pas m’arrêter, mais au fond, je ne veux pas brusquer les choses et rien que de sentir son souffle contre mes lèvres, me rend heureux.

Les rues commencent à se faire entendre, le Soleil toujours plus haut, la chaleur s’augmentant encore, pourtant, rien. Je ne fais rien… Mais je n’arrive plus à m’ôter ses images de la tête. Sa cambrure, sa douceur, pourquoi a-t-il fallu que je commence, que j’ose faire ce geste si provoquant ? Un baiser ? Ryû, as-tu au moins idée de ce que peux ça peut représenter pour certains ? Ce n’est pas comme si j’avais connu l’amour avant, non pas le temps, trop embarrassant, trop captivant… Mais avec Rei, j’ai cette nécessité de posséder tout de lui et… Vouloir appliquer mes lèvres sur sa peau si souple et belle… Bon Dieu, mes pulsions sont si grandes… Je continue de respirer, moins bruyamment, la réflexion bouffant mes hallucinations fantasmagoriques, ma main se resserrant sur celle de ma moitié, ressentant une sensation de sérénité mais excessive… Mes yeux me piquent et une paume s’appose délicatement sur ma joue. Caressant prudemment, j’ouvre mes paupières, m’extirpant de ma demi-somnolence. Les yeux brillants, le châtain me fixe intensément, me faisant bouillir de mon intérieur. Et…

Ce merci ne me fait qu’exiger encore et toujours plus.

Ses bras glissent autour de ma nuque, les miens à ses hanches et, un baiser. Son initiative. Je reste pétrifié un petit moment, ne pouvant fermer les yeux, fixant le vide… Ma poitrine se remet à battre 100 à l’heure, non, je dois me stopper, je dois rester calme. Je le resserre un peu plus fort, combattant mentalement avec mes pulsions animales, lui laissant le contrôle de la situation, appréciant simplement ce contact corporel. Quel plaisir, il faut l’avouer. Passionné et pourtant si, nouveau. Je m’apprête à approfondir et il s’écarte, nichant sur mon torse sa paluche, faisant de même avec la mienne, encore bouleversé par notre rapprochement, je déglutis et le fixe, sans rien dire…

On sera toujours un ? Mais nous ne sommes pas un… Je ne le ressens pas ainsi, c’est plus toi et moi. Mais pour toujours. Je ressens ce que tu ressens, mais je ne te comprends pas, je ne sais pas ce que tu penses, tu ne te rends pas compte combien, je peux te demander chaque jour, combien je peux méditer sur toi et m’inquiéter pour rien… Cependant, s’il ne te faut que ça, s’il ne te faut que moi, s’il ne te faut que ressentir mes bras autour de toi, alors nous ne serons qu’un. Ce qu’un qui ne sera jamais assez puissant pour moi, te contentera tu de cela seulement ?


« Je serais toujours là pour toi. Pour toujours. »

Son rythme cardiaque est reposant, berçant… Je suis fatigué et ma tête est encore lourde. Je le tire vers moi, fourrant sa tête contre moi. Je vois bien qu’il est lui aussi exténué. Il n’a pas du beaucoup dormir, il n’a pas du beaucoup se reposer mais au moins l’un près de l’autre, nous ne ferons pas d’insomnies, nous ne ferons pas de cauchemars… En espérant que j’arrive à m’endormir. Parce que c’est mal parti avec la jambe de Rei entre les miennes… Et la mienne entre les siennes… J’inspire fort et soupire, longuement… Nos ventres se frôlant l’un à l’autre à chaque gonflement, j’examine ses cils si longs et soyeux, son nez légèrement cabossé, ses yeux en amandes si craquants, ses lèvres fondantes si fraiches, ma drogue…

Un quart d’heure a dû passer et je n’ai pas bougé de position, gardant mes bras autour de son bassin et adorant les siens autour de ma nuque. Bordel, qu’on me pardonne pour toutes les pensées perverses et coquines que je peux avoir en si peu de temps, mais il faut l’avouer qu’il est vraiment attirant… Touché en plein cœur, mes commissures s’approchent de sa joue et je l’embrasse une nouvelle fois, mais un simple baiser volé, rien de pressant, juste une bise sur le coup, et je me recule vérifiant s’il dort ou pas. Une angoisse et une excitation se fait ressentir… Je fais quoi ? J’aimerai continuer, mais il doit se reposer et moi aussi. En plus je suis censé être le malade… Aaah ! Ma tête s’affale en arrière, regardant les rayons du Soleil tamisé par les rideaux, le plafond illuminé. Dormir maintenant, c’est… C’est trop beau. Avec lui… Je me colle plus fort contre lui et m’installe confortablement, humant avec puissance sa fragrance si mielleuse, et dire que je vais sentir le shampoing de Rei toute la journée… Sur ses mots, je m’endors, tenant avec ardeur mon ami, mon catalyseur, mon jumeau, celui qui me trouble, celui que j’aime.

Petit à petit, je me sens partir loin, ailleurs, dans le royaume des songes, plutôt érotique et même romantique, chaleureux et tempétueux, lascifs et provoquants… Des gémissements, par instinct, mes doigts caressent le dos de Rei durant ce rêve si charnel.

Le noir total. Je ne bouge plus, la fatigue l’a remporté.

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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Mar 27 Sep 2011, 19:14

Leur baiser était très doux. Ils apprécièrent ce contact tous les deux. Il sentait ou crut ressentir le cœur de Ryû lui aussi à son tour se mettre à battre dans sa poitrine. Quand il écouta leurs cœurs chanter ensemble Rei était heureux. Ce la montrait qu'ils étaient un. Personne ne pourrait lui enlever ça. Même pas Ryû. Ou justement. Il fallait qu'il apprenne à devenir un lui tout seul. Il voulait pour éviter d'embarrasser son double mais il ne pouvait pas s'imaginer ne pas être connecter avec lui. Il en deviendrait certainement fou.

Quand il lui posa la question, il pensait dans le sens qu'ils seraient toujours l'un là l'un pour l'autre. Et les mots de sa moitié furent les plus rassurant qu'il puisse avoir. Il prendrait tout ce que Ryû pouvait lui offrir par sa présence. Leurs rythmes cardiaques se calmèrent. Écoutant encore la respiration de l'un et de l'autre, Rei voulait dormir mais ne voulait pas encore quitter le visage de l'autre. Pourtant ses paupières si lourdes gagnèrent rapidement le combat. Mais il ne dormait pas totalement. Il était dans un demi-sommeil. Il était tellement exténué. Il voulait dormir comme ça. Il était bien. Dormir et dormir. Mais il gardait Ryû.

Peut importe la position dans laquelle ils étaient. Ses bras autour de son cou. Les siens autour de ses hanches. Il ressentait son ventre se coller contre lui quand il inspirer. La peau de son visage sentait son souffle chaud sur lui. Au bout d'un petit quart d'heure, Rei n'était plus de ce monde. Mais bien dans celui des songes. Loin. Loin de l'île et de ses malheurs. Loin de l'orphelinat. Il était... Dans un endroit baignée d'une douce lumière. Il sentit comme un baiser sur sa lèvre. Il tourna la tête pour voir le visage apaisé de son double. Ce dernier le prit dans ses bras et le serra aussi fort qu'il le pouvait. Sa tête contre lui, il laissa sa tête dans ses vêtements inspirant son odeur si particulière. Elle aussi il pouvait la reconnaître entre milles. Dans son rêve, il était parcouru de frisson quand Ryû lui caressait le dos...

Mais dans la réalité aussi. Il ne se réveilla pas pour autant, et profita de ce contact agréable. Qui avait des airs de sensualité que le plus fragile des deux ne pouvait pas encore vraiment analyser. Il crut entendre son double gémir. Il devait rêver. Son rêve se fit plus profond. Ryû devait dormir c'est pour ça. Il n'y avait pas d'autre explications.

Pas de cris. Pas d'orphelinat. Pas de pleure. Pas de malheur ni de tristesse. Son sommeil fut des plus paisible. Pour la raison simple qu'il ne ferait pas d'insomnie ce soir. Parce que son double était tout contre lui à dormir. Les jambes entremêler, les têtes côtes à côtes, ils ressemblaient à deux jumeaux dans le ventre de leur mère attendant patiemment leur venue au monde ensemble. Incapable plus tard de se quitter. Dans son rêve, ils restaient assis tous les deux sans rien faire. Leurs deux mains liées l'une à l'autre à regarder cette chaleureuse source de lumière.
Tellement beau. Il aimerait que ce soit vrai. Tellement vrai.

Rei ouvrit les yeux péniblement mais avec le sourire coller sur les lèvres. Son jumeau et lui n'avait pas changer de position. Hormis que Rei avait enlever ses mains de son cou pour les mettre contre le torse de Ryû. Un simple petit détail. Il bailla silencieusement. Il se tordit la tête pour pouvoir l'heure qu'il était... Ah. Quand même. Il était pratiquement quatre heure de l'après midi. Ils avaient vraiment besoins de dormir. Il bailla une nouvelle fois en reposant sa tête sur l'oreiller. Il en profita pour contempler son jumeau endormit. Il approcha délicatement sa main pour dégager une mèche se promenant sur son visage. Puis Rei rougit quand il tomba sur les lèvres de Ryû... C'est vrai. Ils c'étaient embrassés. Ils en avaient redemandés. Ils avaient aimés. Dans un sens c'était beau... Mais quelque part n'était-ce pas malsain ? Le garçon afficha une mine taciturne et essaya de s'extirper avec discrétion et douceur des bras du plus vieux qui n'était pas décidé à le laisser partir. Hum!

Au bout d'une dizaine de minutes, il put être libre de ses mouvements. Il se leva et se dirigea doucement vers la salle de bain. Sortie les affaires du lave linge et les mit au sèche linge. Il regarda un boxer ne lui appartenant pas à terre. Rei prit des couleurs. Il le mit à tremper dans l'eau pendant une dizaine de minute en le lavant à la main pour faire disparaître le sel au maximum et le mit avec le reste dans le sèche linge. Il lança la machine. Il repassa dans la chambre, toujours aussi discret. Comme un chat. Il attrapa un pull fin et le mit sur son torse nu. Il ne fallait pas exagérer. Il avait toujours su mal à montrer ses bras. Il eut un dernier regard pour Ryû et referma la porte derrière lui.

Il se dirigea vers sa cuisine où il fit chauffer l'eau pour le café. Il en profita pour s'envoyer un peau d'eau dans la figure histoire de bien se réveiller. Il mit en route deux cafés. Pour lui, il rajouta du lait et du sucre. Il mélangea un petit moment, les yeux perdue dans le vague. Il mit tout sur un petit plateau. Portant tout à la chambre. Avant d'ouvrir... Il eut comme un bug. Il ressemblait à quoi là ? A un couple... Mais... Ils n'étaient pas un couple. Mais ils n'étaient plus tout à fait que jumeau. Ça tournait dans la tête de Rei. Il avait toujours des trucs pour la tête dans son tiroir de table de nuit. Il prendrait ça tiens.

Il entra finalement toujours aussi doucement. Il posa tout sur une grande commode et ouvrit à peine les rideaux et les fenêtres, histoire de laisser de la lumière et de l'air nouveau rentrer dans la pièce. Il posa par la suite le plateau sur le lit à sa place devant lui. Assis en tailleurs, il remuait encore son café distraitement. Il sentie l'autre bouger un peu. L'odeur du café. Il laissa doucement sa main caresser le crâne de son double, un doux sourire sur le visage. Vraiment... Il n'y avait qu'avec lui qu'il pouvait sourire comme ça. Il le trouva affreusement... Mignon quand l'autre ouvrit les yeux, l'esprit encore brouillé par les rêves.

« Ryû... Aller... Il est pratiquement seize heures. »

Continuant de le regarder, de caresser son cuir chevelu avec douceur, il porta son café sucré à ses lèvres pour en boire un petit peu. Laissant une petit trace crémeuse sur le côté des lèvres que Ryû pouvait voir.

« Je... Je ne sais pas comment tu bois ton café... »

Sucre, vanille, lait... Tout y était pour compléter ou non le café de son double.
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Dim 02 Oct 2011, 10:34

Le sommeil fut dur à trouver, mais Rei lui avait l’air de rêver déjà. Sous mes doigts, je sentais son dos frissonner et son souffle chaleureusement s’appliquer sur ma peau. L’un contre l’autre, je ne voulais pas qu’on se sépare. Je voulais, que cette nuit soit éternelle. Même si je dois rester dans le statique, même si je dois rester dans la restreinte de mes pulsions, que demander de plus ? Le sifflement si doux de la respiration de mon jumeau, son ventre chatouillant le mien, ses mains glissant contre mon torse… Je rêve. Je pars loin, découvrant des chimères, découvrant des illusions. Mes fantasmes. Une route, seul. Où est mon Sôseiji ? Je ressens une pression, à la poitrine. Putain de fièvre casse-toi, n’hante pas mes rêves. Je lève la tête, le ciel est clair, la lune est là. Comment cela se fait-il ? Rei ! Je m’élance, tout droit. J’enlace encore mon tendre dans mes bras, je sais que ce n’est qu’un mensonge, que nous ne serons jamais seul ! A force de courir, je n’ai même pas remarqué que tu es à côté de moi. Et naturellement, tu as pris ma main et avant que je ne puisse quoi que ce soit, le décor change. Une forêt, je t’embrasse, sauvagement, un plaisir plus que dévorant, les joues rouges, tu essayes de me contenir mais, ma puissance est bien trop élevée. Bon Dieu, à quoi je pense ? Mes mains s’arrêtent dans les cheveux de ma moitié et mes paupières sont fermement closes. Je ne sais plus quoi penser. Jusqu’où va aller mon propre appétit ? Je veux simplement admirer son sourire, contempler ses yeux si doux me fixer et me supplier encore et encore de rester avec lui. Je grimace, cette sensation si charnelle est désagréable, pourquoi ai-je tant cette ambition de toucher son corps ? Je l’aime mais… De cette façon ? Un rayon de Soleil. Le temps s’arrête et nos deux regards se tournent vers l’étoile. Un profond silence, ma tête est lourde, les images s’effacent. La chaleur de mon ami contre ma peau me rassure, il est là, il ne bouge pas. Dans mes bras. Juste avec moi. Je souris bêtement pendant mon assoupissement puis, au bout de quelques minutes, alors que je ressentais la fatigue disparaître un peu et la sérénité dominer en mon sein, un mouvement. Je fronce les sourcils et fait la moue. Je retiens la personne que je considère comme « doudou » à cette heure-ci et ronchonne même un peu. Mais au final, la pression de mes mains retombent, j’ai encore une nuit à rattraper…

Mais, dormant sur une oreille, j’écoute attentivement les bruits de mon camarade, le cœur légèrement inquiet. Tu, ne va pas partir n’est-ce pas ? Pourquoi tu ferais ça de toute façon ? Je me prélasse dans le grand lit chaud et naturellement, je prends la place de mon double, enfournant ma tête dans son oreille et profitant avec une grande passion de son odeur incrustée dans les draps. Mes paumes se perdent sur la couette et je la remonte sur ma tête, après avoir entendu le bruit de la porte. J’ouvre les yeux et subitement m’assois fixant la poignet et me concentrant sur les mouvements en dehors de la pièce. Un bruit d’eau, de la vaisselle qui tinte. Je soupire de soulagement et me recouche sur le dos, fermant à nouveau les yeux. Je suis complètement fou… Un semblant d’odeur chatouille mes narines, je me tourne sur le ventre, attrapant dans mes bras l’oreiller de mon compère et lui faisant des câlins. Si je le pouvais, je crois que je ronronnerais. La porte se rouvre, ah ! Du café ! Je m’étire tel un félin et me tourne sur le côté. Les pupilles toujours dans l’obscurité, je me mets en boule et attends qu’on dédaigne me faire un câlin ! Bon, il le fera sûrement pas mais… Oh ! ~ J’ai le droit à une caresse sur la tête. J’ouvre les yeux vers lui, enfin, je tente d’ouvrir les yeux. Parce que, mon corps n’a pas l’air très réveillé et de toute façon, j’ai la tête dans le gaz. Il est que 16h00 ? Je n’ai pas encore assez dormi ! Je grogne, couine et finalement me remets sous la couette et gémis encore. Enfin, si mes calculs sont exacts, on a dormi près de 14h… Qu’importe, je voulais rester au lit avec lui, il abuse ! Mes paupières dans le noir dédaignent de me dégager la vue. Je réfléchis un instant et pose mes fesses sur le matelas, mon dos à peu près droit, la couverture autour de mes jambes. Je fixe le vide un moment et dit doucement :


« Je prends mon café noir… »

Je me tourne vers Rei, le visage encore sombre et les plis du drap sculptés sur mes joues. Mes yeux tombent sur ses lèvres, je souris bêtement et glousse légèrement. Je m’approche dangereusement de lui, lui enlève sa tasse des mains, la posant sur la table de chevet et l’encercle contre moi, déposant une bise sur le coin de sa bouche envahit par une fine mousse crémeuse. Je le garde près de moi, quelques minutes. Et me détache avec peine, pour lui redonner sa boisson et prendre la mienne. Je sonde ses iris et débute l’absorption de la caféine dans mon sang.

« C’était… Le câlin du matin ! »

Il faut l’avouer, je suis quelqu’un de très tactile… Et du peu que je m’en souvienne, mes parents m’ont élevés ainsi. Sur cette île. C’est sûrement grâce à eux que j’ai eu mon Sôseiji, donc je ne leurs en veux vraiment pas. Une risette, puis je m’extirpe du cocon ardent pour me mettre debout sur le sol et me déplace vers la cuisine pour aller mettre ma tasse dans l’évier et la laver. Je bois décidemment trop vite… Je suis accro à cette substance ! Quoi que. Le mien n’est pas aussi bon que celui de mon jumeau.

« Tu fais bien le café ! Va falloir que je vienne plus souvent moi je te le dis ! »

Je reviens dans la chambre en courant et remarquant qu’il n’a plus d’objet fragile dans les mains, je le reprends à nouveau contre moi, lui faisant des poutous dans le cou.

« Merci. Tu as bien dormi ? »

Je me recule enfin de ma victime, le pauvre. Je me frotte le visage, tentant de faire disparaître les dernières brumes de sommeil tenaces puis, actif comme je suis, je me balance de droite à gauche pour finalement m’arrêter et lui caresser les cheveux. J’entends le « bip » du sèche-linge et fait risette. Profitons de cette journée pour sortir incognito !

« Je m’habille, et on sort ! »

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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Jeu 06 Oct 2011, 16:51

Rei buvait son café au lait avec du sucre tout en continuant de caresser le cuir chevelure de sa moitié avant de la retirer quand celui-ci se releva enfin. Tout en reposant son café devant lui, il acquiesça doucement les dire de son ami sans rien dire de plus. Il s'attarda sans le vouloir sur le torse musclé de son ami. Il était tellement plus imposant. Il dégageait un charisme à toute épreuve. Il était ce qu'aurait aimé être parfois Rei. Mais quelque part... Il préférait peut-être celui qui était plus faible que l'autre. Il ne sait pas si lui aurait put supporter d'être celui qui diriger. Enfin. C'était dans les gênes ça sûrement. Ryû avait une âme de leader et de combattant. Tout son contraire.

Un parfait Ying et Yang quand on y réfléchissait. Mais c'est ce qui lui plaisait. Mais qui l'effrayait aussi. Après tous, ils étaient si différent, pourraient-ils toujours être ensemble sans qu'une dispute pour un banalité n'éclate ? Ils ne c'étaient jamais disputé pour le moment et puis ce n'était pas dans son caractère de contredire les autres de toute manière. Puis... Après tout, le Ying et le Yang étaient une harmonie en sois. Pas de mal ni de bien. Pas de faible et de fort. Ils étaient l'équilibre de l'un et de l'autre. Alors pourquoi... Pourquoi se compliquer la vie pour n'importe quoi hein ? Maa, Rei restait Rei. Toujours entrain de trop réfléchir pour tout et n'importe quoi à se donner des maux de têtes carabinés à se frapper la tête contre les murs. Alors qu'il reportait sa tasse de café sucré à ses lèvres, une main l'arrêta en mouvement. Il haussa un sourcil et tourna légèrement la tête sur le côté pour observer son double qui éloignait leurs boissons.

Avant qu'il ne le prenne dans ses bras. Bizarrement, Rei ne réagit alors pas tout de suite. Sans être gêné... Mais il se laissa aller dans ses bras si imposant par rapport aux siens sans rien dire. Souriant malgré lui. Il rougit un peu à la bise qu'il lui fit sur le coin des lèvres. Sans bouger ils restèrent quelques minutes comme ça. Il fit la moue quand l'autre se sépara de lui. Bon, il sentait que c'était à contrecœur mais bon quand même... Alors là, ca devenait carrément bizarre. Il … Enfin... Il n'avait jamais aimé quand Ryû se séparait de lui après un câlin car ils étaient habitués depuis très longtemps mais là... Il se mordit l'intérieur de joue sans rien dire et surtout en bloquant ses pensées. Il rougit encore un peu à sa phrase. Câlin du matin hein ? Ça faisait décidément trop couple. Il haussa les sourcils en voyant l'autre partir. Il en profita pour ouvrir le tiroir de sa table de nuit et prit un médicament pour calmer son mal de crâne. Il le posa sur sa langue et l'avala grâce à son café.

Il leva les yeux au ciel, un rictus au coin des lèvres. Il finit d'avaler son café, poussa le tout à terre et ne tarda pas à se retrouver de nouveau dans les bras de son jumeau. Il rit un peu à cause des baisers dans le cou, chatouillant celui-ci.

« Remercie ma machine à café surtout. Je suis pas un pro hein. Mais de rien. Avec plaisir. »

Qu'importe que ça fasse couple, mais il était heureux de pouvoir lui apporter le café. Il avait au moins l'impression d'être... Utile. Et de réellement faire plaisir à son double. Oui. C'était vraiment un petit bonheur de pouvoir lui faire plaisir. Alors si la machine à café l'aider à faire sorte que Ryû était content...Ben... Il aimerait beaucoup la machine. Voilà. Il fit de nouveau la moue quand son jumeau se sépara de lui mais ne pipa pas mot. Il allait quand même pas se plaindre hein ? Il regarda le regarda se frotter le visage pour essayer de se réveiller. Il le trouvait beau. Même avec des cernes. Même fatigué. Même s'il était blessé il le trouverait beau. Bon ok le dernier point était un poil glauque, mais on comprenait le sens de ce qu'il voulait dire hein ? Bon parfait.

« Oui... Très bien. Merci. Et toi ? Je t'ai pas trop embêter ? »

Fit-il avec un petit sourire. Merci d'avoir était là car il avait réussi à dormir. Sans rêve oui. Mais c'était un beau cadeau ça. Pouvoir dormir sans s'inquiéter des cauchemars et des souvenirs. Une nuit tranquille en somme. Il espérait pouvoir aussi bien dormir que cette nuit maintenant. Pourquoi ne pouvait-ils pas vivre ensemble ? Ça serait tellement plus pratique pour eux. Sinon ils ne se voyaient jamais.
Il tourna la tête vers la salle de bain qui était plongé dans le noir. Sèche linge terminé ? Il écarquilla les yeux devant la demande de Ryû. Sortir ? Bon le soir s'annonça déjà, ils seraient près dans une heure et les gens commençaient déjà à rentrer chez eux vers cinq/six heures du soir par crainte. Lui même ne sortait pas même en étant un As. Il n'aimait pas l'île le soir. Sauf dans les cas d'insomnies méchantes comme celle de hier soir. Mais... Pourquoi ? Ils resteraient une soirée de plus ensemble. Bon. Il fallait se préparer alors. Il se leva, se dirigea dans la salle de bain, ouvrit le sèche-linge et sortie leurs affaires. Il déposa toutes les affaires de Ryû sur le lit pour qu'il puisse s'habiller. Lui il s'enferma dans la salle de bain en attrapant au passage un jean et un t-shirt. Il l'ai enfila rapidement. Se regarda dans la glace et grimaça en voyant ses cernes.

Il ressortie enfin. Et mit un nouveau sweat shirt sur lui et en lança deux ou trois sweat à son double qui était trop grand lui. Il s'en servait de pyjama d'habitude.

« Tiens... Histoire de se faire discret. »

Dos à Ryû, il enfila une veste avec une capuche grise foncée sans motif particulier. Prit deux cachets pour la tête et les glissa dans sa poche arrière. Sait-on jamais si un des deux avaient une rechute. Il poussa gentiment Ryû à la sortie de son appartement et ferma à clé derrière lui. Il se tourna vers le plus costaud, plongeant ses iris dans les siens.

« Tu... Tu veux aller où ? »
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MessageSujet: Re: {fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]    Ven 14 Oct 2011, 23:05

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{fini} Kogoeru karada wa setsunai dake [Rei]

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